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vendredi, 12 novembre 2010

Descendre acheter des croissants et sourire au fleuriste.Par Oren Tolédano

 

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Fous héros?

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Fous ou héros?

 

Ouvrir les rideaux et savoir, savoir profondément, intérieurement, instinctivement ce qu'on va trouver derrière; descendre acheter des croissants et sourire au fleuriste en passant devant sa vitrine, sauter au dessus de l'éternelle flaque d'eau en bas de chez soi sans même y réfléchir; se rendre au bureau en passant par un raccourci que personne ne connaît, manger les plats de sa mère en les savourant naturellement - sans penser au lendemain; regarder la télévision, lire le journal, lire les enseignes des magasins, rire d'une blague à la radio, d'une imitation d'un collègue de travail. Vivre naturellement, spontanément, ouvertement et sans réfléchir au sens, à la finalité et à la perception de chacun des ses actes.

 

Qui faut-il être pour vouloir mettre un terme à cela? Pour vouloir s'écorcher à vif? Pour commencer à mélanger de la tristesse à chaque joie? Quelle sorte d'homme change le cours de sa vie afin de stopper la spontanéité et le vécu intuitif de son existence? Quel est l'être humain réfléchi qui de son plein gré irait se placer dans une situation d'infériorité? De risque? De peur? Ou même d'extrême réflexion et de doutes?

 

Peut être est il un être stupide? Son ratio ne fonctionne pas à son maximum et il n'a pas bien calculé les pertes face aux gains. Mais les gains se calculent ils toujours en argent? Et à quel terme? Moyen terme? Long terme? Long terme, c'est toute une vie… ou plus?

 

Peut-être qu'il est fou? Il faudrait être dingue pour faucher sa vie au milieu, pour infliger ce même sort à sa famille, à ses enfants. Mais alors, pourquoi sont-ils si nombreux comme lui? La folie ne fait elle pas partie intégrante des décisions les plus importantes de ce monde? Est-ce qu'être fou c'est sortir des normes? Des chemins battus, des destins tous tracés?

 

Peux être est il illuminé? Ca doit être cela, il ne différencie pas entre rêve et réalité, il pense qu'il peut transposer son subconscient au conscient et forcer Jérusalem d'en bas à être Jérusalem d'en haut. Mais… six millions de juifs en 60 ans qui se retrouvent après 2000 ans, est-ce une illumination?

 

Peut être est il amoureux? En s'endormant le soir, il pense à elle et en se levant le matin, il s'oriente vers elle. La distance entre eux le tue. Il ne peut plus vivre seulement de romantisme et d'espoir, il veut de cette relation qu'elle soit charnelle, réelle, violente, brulante et explosive!

 

S'il est amoureux alors… alors, moi aussi je l'aime. Je l'aime pour son amour et ses rêves, je l'aime pour sa folie, sa stupidité et son manque de rationalisme.

 

Je l'aime aussi pour ce qu'il n'est pas.

Il n'est pas hypocrite, il n'est pas peureux, il n'est pas lâche, il n'est pas irresponsable, il n'est pas égoïste, il n'est pas imbus de sa personne, il n'est pas narcissique, il n'est pas perdu… il n'est plus perdu. 

 

Cette année, lui aussi, comme 2000 de ses frères de France, a décidé de sauter au dessus d'une flaque immense et ainsi, transformer cette folie en la raison la plus claire, et cet amour d'adolescent en une alliance forte et fière.

Je monte donc je suis!   

 

 

 

 

 

Par Oren Tolédano  .co-directeur de l'agence juive France

08:27 Publié dans ALYAH | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 04 février 2008

Donnons un numéro de téléphone à la Diaspora : Par Pierre Besnainou

                                                                                 
3 février 2008 http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1202064572070&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull
Adaptation française de Sentinelle 5768 © Depuis la fondation de l’Etat d’Israël, un consensus tacite a existé entre la Diaspora et l’Etat juif concernant leurs prérogatives réciproques. D’un côté, le rôle de la Diaspora a été de soutenir la légitimité d’Israël de trois manières : au niveau humain par l’aliya, au niveau financier par des dons, et au niveau politique par un soutien inconditionnel contre les détracteurs d’Israël.
En même temps, les gouvernements israéliens ont toujours encouragé leurs frères de la Diaspora à revenir dans leur patrie historique. Cet équilibre entre la Diaspora et Israël a été efficace pendant 60 ans, permettant une cohésion d’ensemble de leurs devoirs mutuels.
Ces responsabilités ont été partagées selon l’idée fondamentale que la Diaspora ne pouvait pas prendre part aux décisions dont les conséquences pèseraient seulement sur le Peuple israélien. Cette règle est hautement significative en termes de sécurité : puisque les Juifs de Diaspora sont exemptés de participer aux guerres, ils ne peuvent pas décemment entraîner Israël dans des guerres qu’ils ne feraient qu’observer. Par conséquent, cette position a été non seulement constante politiquement, mais aussi éthiquement juste.
Cependant, 60 ans après la naissance de l’Etat d’Israël, nous devrions faire le bilan de ce qui a été réalisé. En ce qui concerne l’histoire du Peuple juif, le 20ème siècle a été un véritable tournant : aussi bien pour les traumas indicibles endurés que pour les énormes changements géopolitiques, tels la création d’Israël et la fin de la division entre Juifs ashkénazes et sephardim. Dorénavant, il semble réaliste de concevoir le judaïsme mondial en termes de judaïsme américain, européen et israélien. 

 


Sortie des shtetls et des communautés très unies d’Afrique du Nord, le plus grand risque qui menace aujourd’hui la Diaspora, c’est l’assimilation. Les communautés nationales n’auront ni la force ni les moyens de contrer ce raz de marée par elles-mêmes. D’un autre côté, une action concertée entreprise par la Diaspora, ainsi que par Israël, aurait d’immenses résultats et offrirait une perspective d’espoir aux Juifs de Diaspora, et par conséquent au Peuple juif dans son ensemble.
Pour maîtriser ces problèmes, nous devons prendre des décisions rapidement et ensemble. Ces décisions pourraient être mises en avant selon un « Plan Marshall » de soutien à l’éducation juive. En effet, exactement comme des moyens considérables ont été mis en jeu à travers l’Agence Juive pour promouvoir l’aliya, des ressources identiques doivent être dégagées pour permettre aux Juifs de Diaspora de préserver leur judaïsme et de renforcer la centralité d’Israël, d’augmenter les liens entre Israël et la Diaspora, et de maintenir un dialogue permanent et intense entre les deux.
Finalement, nous pourrions songer à lier les Juifs de Diaspora aux questions clés qui se développent en Israël. L’idée ne devrait pas déclencher des réactions passionnées, mais devrait être analysée avec sérieux et sérénité.
La Diaspora n’aura jamais l’arrogance de parler au nom du Peuple israélien. C’est simplement que certaines questions – telles que « Qui est juif ? » - n’impliquent pas seulement l’avenir d’Israël, mais aussi celui du Peuple juif tout entier.
Par conséquent, il ne serait pas choquant de demander au minimum l’avis de la Diaspora avant de prendre des décisions importantes. Bien qu’ils soient parvenus à des conclusions opposées, je suis d’accord sur les questions auxquelles Natan Sharansky et Schlomo Avineri ont cherché à répondre dans leurs articles récents – tels que : « Qui parle pour la Diaspora ? » et « Avec quelles institutions Israël doit dialoguer ? ».
Nous pourrions vraiment appliquer à la Diaspora la remarque d’Henry Kissinger au sujet de l’Europe : « La Diaspora – mais à quel numéro de téléphone ? » C’est précisément notre responsabilité de donner un numéro de téléphone à la Diaspora pour créer une structure qui pourrait rassembler toutes les organisations représentatives existantes, aussi bien que des Juifs de talent (philosophes, intellectuels, décideurs), qui ne seraient affiliés à aucune organisation.
Cette structure devra être un organisme consultatif (et non pas décisionnaire), permettant à la Diaspora de donner son interprétation sur les questions clés concernant l’intérêt général du Peuple juif. L’avenir du Peuple juif dépend des réponses que nous proposerons pour résoudre ces questions essentielles.
L’éducation, le dialogue entre les différentes communautés juives, et la centralité d’Israël : ce sont les fondements sur lesquels nous devons bâtir le judaïsme de demain.
L’auteur est l’ancien président de congrès Juif Européen, et le président en exercice du FSJU (Fonds Social Juif Unifié)
Notes du Traducteur :
En documents joints :
1 - L’article de Natan Sharansky traduit en Français, paru le 19 janvier dans le J. Post en réponse à Schlomoh Avineri : « Israël ne doit pas décider seul ».
2 – L’Article de Schlomoh Avineri en Anglais, paru le 12 janvier dans le J. Post « A response to Ronald Lauder », nouveau président du Congrès Juif Mondial, qui a écrit récemment à Ehud Olmert, pour demander que la Diaspora puisse se prononcer sur la division d Jérusalem.

Cette question là – l’avenir de Sion - est bien essentielle à la survie du sionisme, et par là du Peuple juif.
JERUSALEM POST 19 janvier 2008 Israel ne doit pas décider seul NATAN SHARANSKY http://www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull&cid=1200572492459 Adaptation française de Sentinelle 5768 © Au cours de mes neuf années au sein de gouvernements israéliens, j’ai servi comme ministre dans différentes fonctions. Dans chaque cas, les négociations nécessaires à la coalition pour gagner chaque position étaient ardues, certaines fois même épuisantes. Il n’y a qu’une position que j’aie reçue comme un cadeau, car elle était incontestée : le poste de président du comité interministériel pour les affaires de la Diaspora. En effet, pourquoi devrait-il y avoir une bagarre pour un poste dénué de budget, de positions, et sans influence ni importance politiques ? C’est vrai, le comité traite d’un sujet important – le dialogue et la coordination d’efforts avec les communautés juives de Diaspora. Mais qui cela intéresse-t-il vraiment ? Sans surprise, donc, la question de savoir comment une décision donnée pourrait influer sur les Juifs de Diaspora n’est pratiquement jamais parvenue en délibération au Conseil des ministres. Et quand cela survenait, c’était seulement dans le contexte de savoir comment la décision pourrait influencer l’aliya*. L’idée d’inclure des représentants de la Diaspora dans le processus d’une prise de décision était considérée parfaitement ridicule. Aujourd’hui, alors que le gouvernement du Premier Ministre Ehud Olmert s’apprête à commencer des négociations avec Mahmoud Abbas sur des questions clés, dont le sort de Jérusalem, le débat sur le rôle des Juifs de Diaspora dans le processus de prise de décision devient de plus en plus animé. Mais la vraie question est bien plus vaste : est-ce que l’Etat d’Israël appartient seulement à ceux qui y vivent, et donc est l’Etat de tous ses citoyens, ou a-t-il été établi aussi pour assurer la pérennité de tout le Peuple juif, et le rassemblement à Sion ? Dans sa lettre ouverte à Olmert, Ronald Lauder, président du Congrès Juif Mondial, a appelé le Premier Ministre à consulter les Juifs de Diaspora avant que le gouvernement d’Israël ne prenne une décision sur l’avenir de Jérusalem. En réponse, Schlomo Avineri, dans un éditorial de ‘Une’ dans ce journal, a rejeté l’appel et répété la thèse en deux parties bien connues : 1 – Nous sommes un Etat souverain ; et 2 – Qui êtes-vous, de toute façon, vous qui prétendez représenter la Diaspora  ? Peut-être aussi, dans votre grande audace, insisterez-vous pour être interrogés sur des questions telles « Qui est un Juif ? » et d’autres relatives à la religion et à l’Etat ? Schlomo Avineri a délibérément introduit ces questions pour illustrer un raisonnement par l’absurde, mais selon moi, elles ne sont pas du tout absurdes. Au contraire : Ca a été précisément des question telles « Qui est Juif ? » qui ont fait comprendre aux dirigeants d’Israël l’impossibilité de prendre de telles décisions sans prendre en compte les avis des communautés juives de Diaspora. La commission Ne'eman, que j’ai eu l’honneur de coordonner avec un représentant du gouvernement, a consacré de nombreuses heures en discussions avec des représentants de la Diaspora. Il n’y a pas eu un seul organisme élu avec lequel il a été possible de débattre et de prendre des décisions. Certaines fois, ça a été des représentants de mouvements et d’organisations de tutelle ; d’autres fois, telle synagogue ou telle fédération. 

 

Le compromis obtenu à la fin n’a pas conféré un sentiment de triomphe à quiconque. Mais plutôt, il a pris en compte les préoccupations existentielles de nombreuses communautés différentes et, ce faisant, leur a donné un sentiment d’implication dans une décision si cruciale pour elles. Parmi les décisions qui peuvent affecter notre Peuple dans sa totalité, pour le bien ou le mal, l’avenir de Jérusalem est peut-être la plus importante. Jérusalem n’est pas seulement la capitale d’un Etat souverain. Elle est une partie intégrale de l’identité de tout le Peuple juif. Des milliers d’années de prières, de larmes et d’espoir ; de désir ardent pour Jérusalem – incarné dans la promesse intemporelle : « Si je t’oublie Ô Jérusalem, que ma main droite se flétrisse » - tout cela reflète la place unique de Jérusalem dans le cœur juif. Nous Juifs de Russie avons ressenti cette place spéciale, le coeur de notre identité, quand le cri de Motta Gur** : « Le Mont du Temple est entre nos mains ! » a percé le rideau de fer, et nous a éveillés de notre sommeil. Il n’y a aucun de doute que l’Etat a le droit de prendre des décisions sur l’avenir de Jérusalem. Mais il n’y a pas de doute non plus qu’une éventuelle décision de l’Etat d’Israël – pour la première fois dans l’histoire juive – d’abandonner le cœur même de la ville sainte, influencera l’histoire de générations de Juifs, leur relation avec le Peuple juif, et leur perception d’un destin commun. Pour ceux qui doutent que, en effet, le coeur même de la cité est en jeu, je recommanderais le rappel de ce qui est arrivé à Camp David, quand les représentants de l’Etat d’Israël ont révélé leur volonté d’abandonner le Mont du Temple, et la controverse porta sur : « Qui allait garder le Mur Occidental ? » - Tsahal ou bien des forces multinationales, avec un accès pour les Juifs par des transports organisés ? Il est facile d’être cynique sur l’absence de direction reconnue au sein des communautés juives de Diaspora. Mais exactement comme dans le cas de la commission Ne’eman, les Juifs de Diaspora ont le droit de participer de sorte que les décideurs soient engagés à prendre en compte leur opinion. Pas plus – mais aussi pas moins – parce que autrement, la seule voix décisive qui sera entendue dans les discussions sur le destin du Peuple juif sera l’argument de la survie de la coalition [gouvernementale actuelle Ndt]. La dernière fois que la survie de Jérusalem s’est trouvée sur la table de négociations, c’était il y a sept ans à Camp David. Quand Arafat entendit la proposition de diviser la ville, il déclara que puisque Jérusalem appartenait à tous les Arabes et aux Musulmans, il n’avait pas le droit de prendre la décision sur l’abandon seul – et que doc il devait consulter la Ligue Arabe et musulmane. Peu de temps après, quand je reçus un appel téléphonique d’Ehud Barak (je n’étais pas le seul politicien qu’il appelait de Camp David), je lui demandai : « Pourquoi Arafat perçoit-il que Jérusalem appartient à tous les Arabes ? Pourquoi se sent-il obligé de consulter la nation arabe entière, alors que le gouvernement d’Israël ne reconnaît pas une telle obligation envers son Peuple, et ne ressent pas même le besoin de consulter les communautés juives de Diaspora au sujet d’une décision aussi fatidique » ? Malheureusement, j’attends toujours une réponse. L’auteur, Président de « l’Institut Adelson pour les Etudes Stratégiques », a servi comme ministre et premier ministre adjoint d’Israël dans des gouvernements successifs. Notes du traducteur : *Aliya : montée des Juifs en Israël

**Motta Gur : commandant en chef des troupes parachutistes qui libérèrent Jérusalem Est en juin 1967.

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dimanche, 13 janvier 2008

L'Alya des juifs de France ,Avi Zana

L’Alya des juifs de France, Avi Zana, Directeur de AMI* Avi Zana rappelle l’importance de l’Alya de France, qui est la plus forte au monde. Il souhaite focaliser les moyens de l’Agence Juive sur la France et les USA. La situation israélienne est favorable aux Alyas de France qui sont donc une réussite. Il convient d’en faire, au même titre que l’éducation ou le judaïsme, un sujet prioritaire dans la communauté juive française. Bilan chiffré et recommendations…  http://www.ami-israel.org/#    AMI : Alya et Meilleure Intégration, fondée par Pierre Besnainou à l’image de Nefesh B' Nefesh créée il y a déjà quelques années en faveur de l’Alya américaine.   AMI répond aux besoins personnalisés des nouveaux immigrants, depuis avant leur départ et tout au long de leur processus d’intégration, notamment lors de leur première année d’installation.   AMI est présent aux Salons de l’Alya : 17 février à Paris, 30 mars à Strasbourg, 29 juin à Marseille. Le 30 janvier : stages possibles en Israël. Renseignements à  Agence Juive et    http://www.ami-israel.org/#    L’Alya de France a progressé de façon stable depuis plusieurs années (9000 Alyas en trois ans : en 2006 +25%, stable en 2007). La baisse de l’Alya mondiale n’est liée qu’à la fin de l’arrivée des pelotons d’Ethiopie ou de l’ex URSS. Il ne faut surtout pas en déduire que l’Alya française ou d’autres pays soient elles aussi en baisse.   L’Alya de France constitue aujourd’hui l’un des flux les plus importants. En proportion des juifs du pays d’origine, l’Alya de France est de loin la plus importante, les 3000 juifs de France annuels équivalents, en proportion à trente mille juifs américains pour seulement trois mille Alyas annuelles des USA, soit le dixième de la France en proportion !* La baisse de l’Alya de Russie montre la difficulté des responsables de l’immigration à susciter chez d’autres populations Diaspora l’élan sioniste. Il faut focaliser les efforts sur les USAet la France afin de s’occuper de ces deux 'réservoirs' particulièrement dynamiques qui ne demandent qu’à être encouragés.   Il n’est pas question de se contenter des chiffres actuels mais de travailler encore davantage pour aider ceux qui le désirent faire leur Alya. L’Alya de France est surtout composée de jeunes en fin d’études, célibataires, ou mariés avec peu d’enfants, ou des seniors à la retraite et il existe un important potentiel non encore mobilisé (NDLR : sans doute doit on viser 5000 Alyas annuelles en visant des publics peu touchés actuellement tels les plus laïcs ou les quadras /quinquas). Je rends d’ailleurs hommage aux éducateurs en France qui effectuent un gros travail de fond pour le sionisme et à qui l’on doit aujourd’hui la réussite de l’Alya.   L’année 2007 s’est avérée une année active pour AMI en matière d’assistance, de prise en charge, de soutien moral ou d’aide financière à ceux qui en ont eu besoin, soit jusqu’à 50 % des immigrants, dont près de 800 familles ont reçu une aide financière ainsi qu’une centaine de personnes qui ont sollicité régulièrement des conseils, du soutien ou un simple contact. AMI a senti le besoin d’ouvrir des bureaux notamment à Tel Aviv, étant quasiment le seul organisme francophone de conseil et de soutien aux immigrants en Israël.   Le budget de l’État d’Israël comprend, à partir de 2008, une ligne 'AMI', et nous sommes fiers que le gouvernement reconnaisse le sérieux de notre travail. Nous aimerions aussi assumer une coordiantion au sein des associations en partie dans notre domaine, à l’intérieur du tissu associatif francophone.   Les chiffres pessimistes avancés selon lesquels un tiers ou la moitié des immigrants reviendraient en France après leur Alyah s’avèrent farfelus: Les dernières évaluations montrent que moins de 7 % des Alyas de 2005 ne se trouvaient plus en Israël en 2007. Rien d’étonnant à ce très faible chiffre : la situation économique en Israël est saine et en bonne progression, avec un taux de chômage en baisse, et un PIB en croissance double de celle de la France , induisant ainsi des possibilités d’emploi très largement supérieures en Israël.   Au global depuis 1948, des millions de juifs, le plus souvent très pauvres, se sont intégrés en Israël ayant tous trouvé leur place dans la société et dont beaucoup sont aujourd’hui devenus propriétaires, chefs d’entreprises, médecins ou agriculteurs.   Les juifs doivent retourner sur leur terre et il n’est pas normal qu’après plus de 2000 ans d’exil, autant de juifs dans le monde n’arrivent toujours pas à comprendre que l’État d’Israël fait partie intégrante de leur existence. Surtout au vu de la difficile situation en France et du très beau développement d’Israël !   Le message que nous adressons aux responsables communautaires, aux rabbins et aux dirigeants d’associations est qu’il ne faut pas grand-chose pour changer l’image de marque de l’Alya, et infléchir les résultats. . La mission d’AMI est de les aider à réaliser ce projet fondamental.

(Note du Yerouchalmi : Ne parlons pas de l’Afrique du Sud avec ses quelques Alyas annuelles pour laquelle néanmoins le World Mizrahi semble dépenser tant d’efforts. Il est vrai que nombre de ses dirigeants sont par cooptation issus de ce pays et aiment y visiter souvent leurs familles…).
source: Yerouchalmi.

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mardi, 25 décembre 2007

40 JUIFS EN PROVENANCE D'IRAN ,RETROUVENT LEURS FAMILLES..

40 juifs en provenance d'Iran sont arrivés en fin d'après-midi en Israël. Les nouveaux immigrants retrouvent leurs familles.

 

Infolive.tv

 

Quarante nouveaux immigrants juifs en provenance d'Iran sont arrivés ce mardi vers 17 heures à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv. Les nouveaux Olims etaient impatiemment attendus par leur familles, emues de revoir enfin leur proches après bien souvent de longues années d'une douloureuse séparation. Dans une interview téléphonique avec Infolive.tv, Avi Dayan nous a confié ses sentiments à l'attente de son fils, qu'il n'a pas revu depuis près de onze ans. Mon fils s'appelle Rabbi Yossef Dahan,il vient de Téhéran, et il arrive en ce moment avec sa femme et ses enfants. Un de ses enfants arrivera en Israël un peu plus tard. Je ne l'ai pas vu depuis 11 ans, je suis si impatient." Avi Dayan a remercié l'état d'Israël et le gouvernement israélien pour leur aide. Avi Dayan, habitant de Petah Tikvah, avait la voix submergée par l'émotion. "Merci Israël", a t-il répété. Selon les données de l'agence juive, 200 nouveaux immigrants en provenance d'Iran sont arrivés en Israël en 2007. A l'heure où le président iranien Mahmoud Ahmadinejad réitère jours après jours son « désir d’effacer Israël de la carte » et poursuit sans relâche sa course en avant vers l'arme nucléaire, la vie des quelques 25-30 000 juifs iraniens encore citoyens de la République Islamique semble devenir de plus en plus périlleuse. La communauté juive en Iran est en fait parmi les plus anciennes du monde. Ses membres descendent des Juifs qui sont restés dans la région après l'exil en Babylone, quand les souverains du premier empire perse ont permis aux Juifs de retourner à Jérusalem y construire le temple. Forte aujourd'hui de 25 à 35.000 membres, selon les estimations, de nombreux juifs iraniens ont quitté le pays en 1948, lors de la cré ation de l'Etat d'Israël. On estimait alors à 150.000 le nombre de juifs d’origine iranienne. A Téhéran, subsistent encore trois synaguogues, un hôpital juif, une maison de retraite et un cimetière juif. Les écoles juives existantes doivent enseigner la bible en farsi, et la majorité des professeurs sont musulmans. Toutefois, si les juifs d'Iran continuent toujours de prier en direction de Jérusalem, toutes communications, postales ou télé phoniques entre l'Iran et Israël sont totalement interdites. De nombreux Juifs iraniens ont cependant de la famille en Israël. Au niveau politique, la constitution islamique de 1979 reconnait les Juifs comme une minorité religieuse et leur accorde un siège réservé au Parlement: c'est aujourd'hui Maurice Motamed qui occupe ce poste. La situation s'était sérieusement détériorée en 1999, lorsque 13 juifs originaires des villes de Shiraz et d'Hispahan avaient été arrétés et condamnés pour espionnage au profit d'israël. Ces arrestations sont cependant monnaie courante, et on estine que depuis 1979 et l'avènement de la république Islamique, 13 juifs iranien ont été pendus. ALors que la communauté juive d'Iran est considérée comme la deuxième plus grande communauté juive du Moyen-Orient, les juifs iraniens se sentent de plus en plus isolés des autres juifs du monde entier. Ils ont toujours été regardés avec suspicion par les gouvernements de la République Islamique, et depuis l'arrivée au pouvoir du président Ahmadinejad, la situation semble se déteriorer. Efraim Meslet 25/12/2007

WWW.INFOLIVE.TV

 

 

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lundi, 24 septembre 2007

Juifs de France : Alors, heureux ?

Juifs de France : Alors, heureux ?
Par Caroll Azoulay pour Guysen International News.
Dimanche 23 septembre 2007 à 21:41
 

La communauté juive de France représente le laboratoire

de prédilection du sociologue Erik Cohen (1). Depuis de nombreuses années, il tente, à travers études et

enquêtes

, de brosser le portrait de ces juifs de Diaspora pas

comme

les autres qui entretiennent un lien particulier avec Israël

et leur judaïsme. Son dernier ouvrage, 'heureux comme juifs en France'

se

propose de retracer les grandes évolutions identitaires de cette

communauté

depuis les soixante dernières années. Extraits choisis :

"Heureux comme D ieu en France !" avaient coutume de dire les juifs d’Europe

de l’Est qui espéraient pouvoir un jour immigrer en France dans les années vingt.

"À l’aube des années 2000 nous avons voulu renverser la tendance en

demandant

aux juifs s’ils étaient heureux en France" explique Alain Michel le coéditeur

de l’ouvrage,'Heureux comme juifs en France'.
"L’idée était de regarder les choses autrement que par le prisme événementiel

en adoptant une vue plus large et plus globale".

Alors, contre toute attente, il semblerait en effet que les juifs soient heureux

en France.
Les auteurs ne nous en voudrons pas de révéler que 91 % des chefs de foyers

juifs

se déclarent heureux (23 % très heureux, et 68 % heureux).
Une minorité ne se sent pas heureuse (7 % pas heureux et près de 2 % pas

du tout heureux). 89 % des chefs de foyers juifs se déclarent satisfaits de leur vie.

Une minorité ne se sent pas satisfaite.

Mais attention, prévient l’auteur, le niveau de bonheur ressenti appelé aussi " 'bien

- être subjectif' est fortement corrélé avec le sentiment de satisfaction de la vie".



Il serait en effet prétentieux de vouloir définir aussi abruptement une notion philosophique que peu, d’élus sont parvenus à définir.

Que l’on se rassure, on parle donc bien ici d’un bonheur lié à la qualité de vie matérielle.

D’ailleurs précise E.Cohen, "se déclarer heureux ne signifie pas ne pas être inquiet".
Et de préciser, "si les juifs de France se disent globalement heureux, ils font

également état d’un sentiment profond d’inquiétude exprimant ainsi un bonheur inquiet comme le nomme Ruut Veenhoven (2)".

Mais poursuit l’auteur de l’ouvrage, "il semble que l’inquiétude soit une donnée de base de l’existence juive".

Pour preuve, les chefs de foyers juifs sont majoritairement inquiets (11 %

tres inquiets, 54 % inquiets, 28 % pas inquiets et 7 % pas du tout inquiets).
De là à penser que plus on est inquiet et plus on est juif, il n’y aurait qu’un

pas.
Mais pourquoi pas, puisque selon l’étude, ce seraient les aspects directement

liés à l’identité juive qui inquiéteraient en premier lieu les juifs : le terrorisme, l’antisémitisme, le racisme et l’avenir d’Israël.
Plus de la moitié des juifs trouvent que ces facteurs sont inquiétants en France,

et 21 % des chefs de foyers déclarent avoir personnellement souffert de l’antisémitisme au cours des 5 dernières années.

Coédité par les éditions Elkana et le site Akadem, cette nouvelle étude

sociologique - présenté en avant-première à Jérusalem le 20 septembre dernier

- a bénéficié du soutien du Fond Social Juif Unifié et a pour vocation de "devenir

la référence essentielle de toute connaissance du fait juif en France".

Une France dont la population juive représente la deuxième diaspora après

les États-Unis, dont la capitale est la 4e ville juive du monde et le plus grand

centre urbain de juifs séfarades.

Qui sont les juifs de France d’aujourd’hui ? Que croient-ils ? Quelles sont leurs sensibilités politiques ? Comment se projettent-ils dans l’avenir ?
Telles sont les questions auxquelles le sociologue apporte des réponses, dont certaines d’entre elles sont parfois éclairées par le suivi, sur plusieurs années,

du même échantillon représentatif de la population juive française.

Un fait rare dans le domaine des études sociologiques selon Erik Cohen.

"C’est la première fois que l’on prend en considération un même échantillon

interviewé pour le questionner à nouveau quelques années plus tard.
On dispose ainsi d’une mesure générale de l’évolution statistique tout

en bénéficiant d’une personnalisation de cette évolution.
Une source de données des plus précieuses sur la démographie juive.
Car pour nous sociologues, si le chiffre est important, ce qui compte c’est sa

mise en perspective et la possibilité de faire des comparaisons".

Le tableau 85 donne par exemple un bel aperçu de l’évolution identitaire

des juifs de France.

En 1988, 40 % des chefs de foyers juifs n’avaient aucune intention de faire

leur alya, en 2002 ils sont 58 %.
Par opposition, le pourcentage de ceux qui ont l’intention de faire leur alya "très prochainement" a doublé depuis 1988 (3 % en 1988 et 6 % en 2002).

Le tableau 29 est un autre cas témoignant du changement, politique, cette fois,

de la sensibilité de la communauté juive.
Alors qu’ils étaient 44 % à s’affirmer de gauche en 2002, les foyers juifs ne

sont plus que 20 % en 2007.

Mais selon Erik Cohen, l’une des plus importantes "surprises" de l’étude concerne la sphère éducative juive.

Alors qu’en 1988, 44 % des enfants de 3 à 19 ans étaient en contact avec une institution éducative formelle ou informelle, en 2002 ils sont 67 %.
En 1950, 400 enfants fréquentaient l’école juive et en 1978 ils étaient passés

à près de 8 000.

"Aujourd’hui face à un enseignement public perçu comme problématique,

les écoles juives considérées comme des refuges au plan de la sécurité,

accueillent plus de 30 000 jeunes (30 % des élèves).
Plus étonnant encore, l’enquête révèle que le choix du privé par les familles

juives se fait tout autant au bénéfice des structures éducatives de l’enseignement

privé catholique (également 30 % en 2007)."

Autre élément passé au crible : le comportement matrimonial des juifs de

France.

En 1975, 63 % d’entre eux étaient mariés contre seulement 58 % en 2002. Ils n’étaient que 1 % à être divorcés en 1975 et 9 % en 2002.
"La vie maritale, qui représente semble t-il, un fait de civilisation, a atteint une proportion importante au sein de la communauté juive de France, laquelle compte

près de 10 % de personnes vivant maritalement " explique Erik Cohen qui précise

par ailleurs, que ce comportement pourrait s’assimiler à une "stratégie de survie communautaire".

"En effet lorsque l’on croise les données on s’aperçoit que la plupart des personnes

qui vivent maritalement le font avec des conjoints non juifs. Ce statut

intermédiaire permet de ne pas blesser les parents, ou de ne pas contredire les préceptes religieux".

Autre fait hautement intéressant, la définition sémantique adoptée par les juifs au cours des trente dernières années pour designer leur identité.

En 1977, 32 % d’entre eux se désignaient comme israélite, contre seulement

5 % en 2002.
Cette modification traduirait-elle un changement profond de la nature du juif

en France ? L’auteur laisse le soin aux lecteurs de décider par eux-mêmes en leur confiant quantité de références, d’explications et de notes qui permettent à chacun de penser librement et intelligemment.

(1) Erik H.Cohen est Docteur en sociologie et enseigne à l’université Bar-Ilan

près de Tel Aviv, la culture en milieu jeune, le tourisme éducatif et les méthodes

de recherche.
Il est en autre l’auteur de l’Étude et l’Education juive en France (Cerf, 1991) et de

la Jeunesse juive entre la France et Israël (Observatoire du monde juif, numéro

5 2005 avec Maurice Ifergan).

(2) Né en 1942, Ruut Veenhoven possède une formation en sociologie et

psychologie sociale.
Ruut Veenhoven a mis en place un système complexe qui lui a permis de

réunir l’une des plus importantes banques de données sur le bonheur dans

le monde.

http://www.guysen.com/articles.php?sid=6169

12:15 Publié dans ALYAH | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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