Avertir le modérateur

mercredi, 06 juin 2007

NICOLE GUEDJ ,CANDIDATE AUX ELECTIONS LEGISLATIVES DANS LE XIV

medium_NICOLE_GUEDJ.jpgNicole Guedj, candidate aux élections législatives dans le 14 ème.

Nicole Guedj, candidate aux élections législatives dans le 14ème  arrondissement de Paris (11ème circonscription).

 

 

« Cette circonscription, laboratoire de la politique Verts / P.S., mérite qu'on lui redonne l'éclat et la qualité de vie qu'elle avait avant... »

 

 

Parcours d'excellence pour cette native de Constantine, avocate pendant 25 ans et qui a vu ses compétences de juriste reconnues par ses pairs avec son entrée au Conseil d'Etat.

 

Femme politique depuis1997, elle a été Conseillère municipale de Pantin depuis 2001. Candidate de la majorité présidentielle dans le 14ème, elle vient de démissionner de ce poste.

 

Très concernée par tout ce qui se rapporte aux Droits de l'Homme dans le sens le plus large possible, et militante de longue date, elle est devenue très rapidement  Secrétaire nationale de l'UMP, chargée des Droits de l'Homme. Et est entrée au gouvernement comme Secrétaire d'Etat aux programmes immobiliers de la Justice avant d'être Secrétaire d'Etat aux Droits aux victimes sous le gouvernement Raffarin. Elle siège également au Conseil Général d'Ile de France.

 

Elle nous parle ici de ses engagements, ses actions, dont certaines sont primordiales mais trop peu connues...

 

 

Téléj. : Vous êtes candidate UMP dans le XIVème arrondissement, fief actuel du député Vert, Yves Cochet, qui y travaille avec le P.S. Pourquoi cet arrondissement ? 

 

Nicole Guedj : Parce qu'il a été perdu par la droite qui était divisée lors des dernières élections législatives. Aujourd'hui nous sommes unis et rassemblés et nous voulons reprendre cette circonscription qui mérite qu'on lui redonne l'éclat et la qualité de vie qu'elle avait avant. Cet arrondissement qui était celui de la culture a perdu ses atouts, bien que beaucoup d'artistes continuent à y vivre.

 

Cette qualité de vie disparue actuellement est réclamée de tous. Je l'ai constaté et ressenti en menant campagne depuis longtemps, à travers les nombreuses rencontres que j'ai pu avoir.

 

TéléJ : Comment la situation a-t-elle pu se dégrader ainsi aussi rapidement dans le XIVème ?

 

N.G. : Parce que cette circonscription a été un laboratoire expérimental de la politique Verts / P.S., menée sans concertation. Et que l'on peut résumer ainsi : il faut faire le bonheur des gens malgré eux et avec un effet contraire !

 

Des changements ont été imposés, par exemple dans la circulation. Ce qui a eu pour résultat de créer des embouteillages tels qu'il est devenu impossible de se garer, même pour les médecins ou autre professions libérales qui ne décolèrent pas. Médecins pour qui il et devenu difficile d'utiliser leur voiture à titre professionnel pour leurs visites à domicile. Il y a même des embouteillages la nuit.

 

Quant aux commerçants, ils ont vu leur chiffre d'affaire chuter de 30 % en 3 ans, ce qui est un record absolu et ne se voit nulle part ailleurs. On ne peut plus vivre librement dans l'arrondissement.

 

Téléj : L'autre candidat dans la 11ème circonscription est Marielle de Sarnez du « Modem »

 

N.G. : Elle n'a pas encore commencé sa campagne et je ne la connais pas. Elle est conseillère municipale du XIVème mais on ne la voyait jamais et elle n'a rien fait pour stopper la politique Verts / P.S.

 

TéléJ : Vous étiez déjà entrée en politique mais être candidate aux législatives marque une nouvelle étape pour vous. Pourquoi cette décision ?

 

N.G. : Ma bataille, mon engagement depuis toujours ont été la lutte contre les discriminations,  l'antisémitisme et le racisme, pour les Droits de l'Homme. Après 25 ans de cabinet d'avocate et deux ans de vie politique j'ai vite compris que l'impulsion politique est absolument nécessaire. Et cette vie politique m'a donné le goût de poursuivre mon engagement et mon action.

 

TéléJ : Comment a débuté cet engagement actif pour les Droits de l'Homme ?

 

N.G. : J'ai toujours eu pour objectif de sauver des gens et j'ai commencé ma carrière d'avocate avec la défense des Droits de l'Homme. A l'époque il y avait beaucoup de détenus des juntes militaires en Amérique du Sud, notamment en Uruguay. Les personnes enlevées étaient soit exécutés immédiatement, soit torturées puis exécutées ou finissaient par mourir.

 

Je suis partie en mission avec 5 ou 6 avocats européens et quelques mots d'espagnol appris pou l'occasion pour défendre notamment la cause d'un détenu du nom de Teti. Les autres avocats ont laissé tomber au bout d'une semaine car nous n'avions rien obtenu. Mais je suis restée et ai pu obtenir un rendez-vous de quatre heures avec le Général Raimondez qui a fini par accepter que je rencontre ce prisonnier. Cette rencontre lui a sauvé la vie. Et cela a conditionné toute ma carrière et mon activité professionnelle.

 

TéléJ : Contribuer à sauver des gens vous le faîtes à travers toutes vos actions, notamment lorsque vous étiez au gouvernement. Pouvez-vous nous en rappeler quelques unes ?

 

N.G. : Il y a eu, par exemple, la mise en place de l’« Alerte enlèvement » pour faciliter la recherche des enfants disparus, le 08 Victimes, 08 84 28 46 37, numéro d’appel pour écouter et aider et accompagner les personnes ayant vécu des accidents de la vie. Ou la publication du « Guide du Droit des Victimes » et de « Ressources et Handicaps, » préfacé par Bernadette Chirac.

 

TéléJ : Et il y a votre projet phare, « Casques Rouges, » reconnu par la France et présenté à l'ONU.  Innovation qui marquera un tournant décisif dans l'histoire de l'humanitaire.

 

N.G. : C'est un projet que j'avais de longue date et cela faisait des années que j'en parlais. Mais seul le Président Jacques Chirac m'a entendue et m'a encouragée depuis 2002.

 

Et il y a eu le Tsunami de 2004. Le projet été adopté par le gouvernement dans le volet humanitaire de l'international. Et la France l'a présenté à l'ONU à Kofi Annan qui m'a envoyé ses équipes avec qui j'ai travaillé.

 

Aujourd'hui, une réflexion est menée sur ce projet  dans le cadre de la réforme de l'ONU. Avec, je l'espère, des « Casques rouges » pour l'humanitaire. Les « Casques Bleus » étant des forces armées du maintien de la paix.

 

TéléJ : En quoi cela consiste-t-il et en quoi est-ce véritablement révolutionnaire ?

 

N.G. : Il s'agit d'un outil au service des ONG ou équipes gouvernementales pour aider à rétablir les communications qui sont souvent interrompues lors de catastrophes humanitaires de toute nature. Ce qui entrave considérablement le travail des équipes sur place avec la pagaille que l'on connaît alors. Cet outil permettra donc aux forces sur place, mais pas seulement, de sauver des vies.

 

Il a été mis au point avec le CNRS et Alcatel Space. Et j'ai négocié avec les opérateurs de réseaux de communication qui sont très cher.

 

Cet outil est un container, d'environ 500 à 700 kilos, avec antenne satellite. Il a d'autres objectifs aussi et permettra également de localiser les victimes, d'organiser des évacuations de populations, de faire de la télémédecine, d'analyser l'eau pour savoir si elle est potable.

 

Je viens de créer une Fondation, « Casques Rouges » pour pouvoir récolter des fonds afin de pouvoir mettre ces containers à disposition dans les 24 heures là où il y a crise. Ils seront transportés par des avions français. Et je suis fière de savoir qu'il y aura des drapeaux français dans ces lieux pour sauver des vies. Ma manière à moi de rendre à la France ce qu'elle m'a donné, moi qui suis arrivée ici d'Algérie à l'âge de six ans.

 

TéléJ : L'ONU examine le projet. Mais y a-t-il  manifestation d'un intérêt tangible?

 

N.G. : Oui, un accord est prévu incessamment avec le Haut Comité aux Réfugiés

 

Par ailleurs, un container doit être déposé à proximité du Darfour. Darfour pour lequel je me suis engagée également.

 

TéléJ : Fin mars, vous représentiez, en effet, Nicolas Sarkozy  à la Mutualité pour la signature d'un engagement pour le Darfour demandé aux candidats à la présidentielle par le Collectif Urgence Darfour et SOS Darfour.

 

Vous venez d'évoquer votre amitié avec Jacques Chirac. Pouvez-vous nous parler de votre amitié avec le nouveau Président, Nicolas Sarkozy ?

 

N.G. : J'ai eu deux amis politiques depuis le début de ma carrière politique, même si le cercle s'est élargi depuis : le Président Chirac et Nicolas Sarkozy. Cela en toute transparence. Je n'ai jamais renoncé en rien à ma loyauté envers le Président Chirac. Elle est intacte.

 

Et j'ai des relations d'affection et de confiance avec Nicolas Sarkozy et me suis engagée à ses côtés depuis le départ. J'ai été une de ses porte-paroles. Il est le seul qui permette espoir et élan à la France et aux Français.

 

J'ai travaillé et conduit avec lui une réflexion sur les Droits de l'Homme et les Droits aux victimes. Et vous voyez la place accordée à ce sujet aujourd'hui. Avec Ingrid Betancourt, par exemple, ou encore les familles des infirmières bulgares que j'ai fait venir ici et qu'il a rencontrées.

 

TéléJ : Quel espoir y a-t-il pour elles, dans ces deux cas ?

 

N.G. : Il y a un immense espoir pour Ingrid Betancourt. Il faut bien comprendre qu'avec ce territoire enclavé où sont les forces des FARC, il n'est pas simple d'agir pour le Président, Alvaro Uribé, que j'ai rencontré l'an dernier. Mais le Président de la République; Nicolas Sarkozy est intervenu, ce qui est d'un grand poids et peut aider dans la négociation.

 

Quant aux infirmière bulgares, une négociation sur l'indemnisation des victimes peut être un point de déblocage.

 

Téléj : Vous êtes membre du Consistoire de France et Vice-présidente du Consistoire de Paris. Vous organisiez récemment dans le XIVème une rencontre inter-religieuse. Quelle est votre action en la matière ?

 

N.G. : Je suis pour un Etat laïque, ce que j'ai montré en faisant partie de la Commission Stasi. Mais je me bats aussi pour dire que le fait de garder sa foi n'est pas du communautarisme, bien au contraire. Un homme de foi peut être un guide, même s'il ne fait pas de politique. Il faut parler ensemble et convaincre à l'intérieur et à l'extérieur.

 

Je suis convaincue que le meilleur espoir de paix, dans certaines régions, commence quand il y a ce dialogue et la conviction des hommes de foi.

 

J'ai une vie communautaire qui n'est pas communautariste. J'ai des liens avec des membres du CFCM, notamment son Président, Dalil Boubakeur. J'ai des liens aussi avec des catholiques comme le cardinal Lustiger, qui n'est pas bien et pour qui j'ai une pensée en vous parlant, ou Monseigneur Vingt-Trois.

 

Je suis à l'initiative d'un projet avec la Grande Mosquée de Paris. Il s'agit d'une exposition artistique sur les signes religieux des trois grandes religions. Les Colloques inter-religieux sont importants, mais il faut ouvrir le débat plus largement. Avec l'expression artistique, par exemple.

 

Téléj : Dernière question : est-ce difficile d'être une femme en politique ?

 

N.G. : Cela va de mieux en mieux, regardez le gouvernement !

 

 

Propos recueillis par Hélène Keller-Lind pour TélèJ.info Photo: Alain Azria

 

 

 

23:40 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Allez-les femmes !

Peut importe que votre nom soit Ségolène Royale, Yvettre Roudi, Rachida Dati ou Nicole Gedj, l'essentiel c'est que vous nous apportiez une touche d'humanité et de douceur dans un univers de brutes

Avec tous mes respects
Mohamed Pascal Hilout
Initiateur du nouvel islam en France

Écrit par : Mohamed Pascal Hilout | jeudi, 07 juin 2007

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu