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vendredi, 08 juin 2007

ce mois de juin 2007

06/06/07

medium_body4614WUGnUdTwkrSzfrU.jpgCe mois de juin 2007, qui marque le quarantième anniversaire de la Guerre des Six jours, est prétexte à une kyrielle d'activités européennes, sous le slogan : "40 ans d'occupation, ça suffit." Cela suffit, en effet. Depuis 1993 et les accords d'Oslo, Israël a amorcé un tournant historique en acceptant de mettre un terme à sa présence dans les territoires palestiniens, en vue d'une solution globale du conflit. En dépit de la deuxième Intifada et de ses attentats sanglants, le gouvernement israélien a réaffirmé ce principe, concrétisé sur le terrain par l'évacuation totale de la Bande de Gaza et un désengagement du nord de la Samarie. Dernièrement, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, et la ministre des Affaires étrangères, Tsipi Livni, ont clairement réitéré leur objectif, deux Etats vivant côte à côte en paix, objectif partagé et soutenu par la majorité de la population israélienne. Pour les détracteurs d'Israël, l'occupation expliquerait aujourd'hui non seulement tous les maux de la population palestinienne en Cisjordanie, dans la bande de Gaza (où il n'y a plus aucun signe de présence israélienne, ni synagogues, ni civils israéliens), au Liban, mais aussi en Iraq, dans tout le monde arabe et en Iran. L'occupation serait la cause du terrorisme international, de Barcelone à Bali, de Londres à Casablanca, de New-York à Ryad [2]. Cette vision réductrice est fausse. Pour rappel, avant ces quarante ans, on ne trouvait pas d’Israéliens à Jérusalem-est, ni en Cisjordanie, ni dans la Bande de Gaza. Ils y étaient même interdits de séjour. Et pourtant le terrorisme palestinien contre Israël était déjà très actif bien avant 1967 [3]. Quant au Président égyptien Nasser, il affirmait quelques jours avant le début de la Guerre des Six jours, « Notre objectif sera la destruction d'Israël. Le peuple arabe veut se battre ». Des propos qui rappellent étrangement les diverses déclarations du Président iranien Ahmadinejad sur Israël, et notamment lors de son dernier discours le 3 juin 2007, « Le compte à rebours pour la fin d’Israël a commencé". Quarante ans après, au lieu d'accuser l'occupation et Israël de tous les maux, de ressasser à l'envi le passé, de manier la démagogie, il serait peut-être temps d'avancer des propositions constructives qui encourageraient le retour aux négociations. Au lieu de radoter en répétant des slogans creux et des clichés éculés, au lieu de se livrer à des mascarades pathétiques en construisant de faux murs, les amis des Palestiniens devraient les encourager à construire et à ne pas détruire, à choisir la voie du dialogue et non celle de l'extrémisme. Quarante ans après, travaillons ensemble pour que la solution à deux Etats soit réalisable. Israël a besoin d'un partenaire crédible.
  • Un partenaire qui n'incite pas ses enfants à choisir la mort et non la vie, dans ses colonies de vacances, ni ne détourne [à des fins propagandistes et anti-israéliennes] l'image de Mickey, la souris américaine, dans ses programmes de télévision [4].
  • Un interlocuteur qui renonce à tirer des Kassams sur des objectifs civils, en réponse à la main tendue d'Israël.
  • Un vis-à-vis qui n'utilise pas le droit au retour des réfugiés comme un cheval de Troie pour détruire Israël à long terme.
Il faut être deux pour danser le tango. L'adhésion au principe de deux Etats vivant côte à côte doit être un objectif clairement affirmé du côté palestinien, le retour à la situation d'avant 1967 n'étant, au vu tant des déclarations du Hamas, que des développements sur le terrain, qu'une étape vers la fin d'Israël, dans la ligne d'un Nasser ou d'un Ahmadinejad. Pour mémoire, Ismaël Hanyeh déclarait, le 2 avril, sur Al Jazeera: "La question de la reconnaissance d'Israël est un sujet qui a été clos une fois pour toutes. Elle a été traitée dans notre littérature politique, dans notre pensée islamique et dans notre culture djihadiste, qui déterminent nos actions. Il est hors de question de reconnaître Israël". Et dans un communiqué du 4 juin, le Hamas précisait: "La lutte contre l'occupation continuera jusqu'à ce que tous les territoires arabes et islamiques soient libérés, y compris Haïfa et Jaffa".
Le peuple palestinien doit choisir entre la modération, qui conduira à la paix, et l'extrémisme, qui perpétuera la violence.
Si la voix des modérés devient plus audible, la solution est déjà à portée de main. Jehudi Kinar Ambassadeur d'Israël en Belgique et au Luxembourg. -------------------- Notes de la Rédaction d’upjf.org

[1] Voir, à ce sujet, l’étude approfondie de Joël Fishman : "Grand mensonge et guerre des médias contre Israël. De l’inversion de la vérité à l’inversion de la réalité".

[2] Sur cette paranoïa anti-israélienne voir la dernière partie de mon article: "Entebbe serait un coup monté par Israël et un mouvement palestinien dissident de l’OLP".

[3] A ce sujet, voir l’article de Bret Stephens, "La Guerre des Six Jours ne fut pas une victoire à la Pyrrhus".  [4] Voir la traduction, par Memri, des élucubrations calomniatrices et incitatrices à la haine des Israéliens et des Juifs, de cette version télévisuelle ludique pour enfants du Stürmer nazi : "Un Mickey arabe parle aux enfants du règne islamique mondial et de l'extermination des Juifs". 

 

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[Texte aimablement transmis par Rachel Samoul, Service d'Information, Ambassade d'Israël en Belgique et au Luxembourg.]

Mis en ligne le 6 juin 2007, par M. Macina , sur le site upjf.org

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