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jeudi, 11 octobre 2007

AFFAIRE AL DURA SUITE

Souvenez-vous du reportage de France 2, montrant la mort « en direct » du petit Mohamed Al Dura, soi-disant tué par l’armée israélienne.

Ces images ont été à l’origine du massacre de deux soldats israéliens égarés à Ramallah, et qui ont été énucléés, défenestrés, et lapidés dans un commissariat palestinien devant une foule déchaînée.

 

Malheureusement cette scène a été à l’origine de centaines d’attentats en Israël, de centaines de morts et de  milliers de blessés, d’handicapés, et d’orphelins en Israël et dans les territoires.

Mohamed Al Dura a été une icône. Et c’est en son nom par exemple, que Daniel Pearl a été décapité en Afghanistan.

Les attentats et les actes antisémites se sont multipliés en France et en Europe, après ces images.

 

Il se trouve que les rushs filmés par le cameraman palestinien de France 2, vont être examinés par la Cour d’appel de Paris à la demande d’un journaliste Philippe Karsenty, qui n’a jamais cessé de puis de 7 ans, avec Stéphane Juffa de suspecter une « mise en scène », version contestée par France 2.

 

Vous trouverez en cliquant ce lien un petit reportage réalisé par la Mena ( 13 mn), et visible sur le site de Guysen TV très intéressant qui, au moins, s’il ne prouve rien, a le mérite au moins de semer le doute sur les conditions de tournage et l’honnêteté intellectuelle du cameraman et des journalistes de France 2

 

 

 

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23:21 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

On reparle de l’affaire Al-Dura. Il y a 7 ans, aux premières heures de la deuxième Intifada, un enfant palestinien était fauché par les balles israéliennes, devant la colonie de Netzarim à Gaza. Le petit Mohamed al-Durra, 12 ans, qui expire dans les bras de son père devant la caméra de France 2, n’est pas la dernière jeune victime de la répression implacable du soulèvement palestinien. Mais cette mort-ci bénéficie du hasard d’être fixée sur pellicule. Les images font le tour du monde. L’Intifada en a fait une icône. Très vite, la contre-information israélienne, tant étatique que non-gouvernementale, va mener une offensive médiatique intense pour semer le doute auprès d’une opinion mondiale de plus en plus hostile à Israël. Les tirs viendraient du côté palestinien. Le reportage ne serait qu’une mise en scène. Mohamed serait vivant et bien portant. Expertises orientées et contre-enquêtes non-officielles, relayées par une campagne sur Internet, ne ménagent aucun effort pour disculper Tsahal. Une violente entreprise de calomnie est dirigée contre Charles Enderlin, le correspondant de France 2, à qui une association d’extrême droite juive remet le Prix Goebbels de la désinformation pour sa complicité présumée dans la supercherie. Il s’agit de détruire le mythe Al-Dura pour créer un nouveau concept : Pallywood. Désormais, à chaque bavure israélienne, les accusations, souvent de simples présomptions, sont formulées contre les Palestiniens, qui seraient passés maîtres dans l’art de simuler les tueries de civils.
Argument suprême des partisans de la conspiration : France 2 refuse de montrer les rushes de l’agonie de Mohamed Al-Dura. Preuve selon eux de la complicité de Charles Enderlin alors que ce dernier refusait simplement de montrer ces documents à des militants partie prenante dans l'affaire. Enfin, un tribunal français chargé de rejuger un des calomniateurs de Charles Enderlin, a décidé de visionner les images dans leur intégralité, au grand soulagement du journaliste.

Aussi tragique que soit cette mort, le débat est sorti de la question vaine de savoir ce qu’il s’est passé ce jour-là. En admettant même que les tirs soient venus des positions palestiniennes, Mohamed al-Dura serait toujours en vie, si des colons ne s’étaient pas installés sur des terres volées, rendant la vie impossible à leurs légitimes propriétaires. Mais que cherchent donc les partisans de la thèse du complot, récemment rejoints par un porte-parole du gouvernement ? Pourquoi ne mettent-ils pas en œuvre autant d’efforts pour prouver l'innocence de Tsahal dans les centaines de cas d’enfants tués par balles ces dernières années ? En usant d’arguments grotesques, comme le fait d’accuser France 2 et les Palestiniens d’entretenir sciemment le mythe antisémite du sacrifice rituel d’enfants non-juifs, Israël a du mal à cacher cette vérité là : oui, son armée tire sur des civils désarmés qui ne menacent en rien la vie des soldats. Oui, l’armée tire à balles réelles, même sur des enfants. Les soldats le font et ils savent qu’ils ne risquent rien. Cette vérité, documentée et établie par les associations de défense des droits humains, sera rappelée au procès de l’affaire Al-Dura. Les tentatives de diffamation se retourneront finalement contre leurs auteurs.

Écrit par : Alexandre | jeudi, 18 octobre 2007

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