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dimanche, 28 octobre 2007

Nicolas Sarkozy s'explique avec les cheminots

Le chef de l’Etat s’est rendu vendredi matin dans un centre d'entretien de la SNCF à Saint-Denis pour rencontrer des salariés de l’entreprise. Un face-à-face tendu.

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«Avec vous, c'est ‘travaillez plus pour gagner moins’ !» Dès son arrivée au centre SNCF de medium_Nicolas_Sarkozy_et_Caballero_Luis.jpgSaint-Denis pour une visite-surprise sous l’œil des caméras vendredi, Nicolas Sarkozy a été cueilli à froid par des cheminots mécontents. «Pas un cheminot ne gagnera moins», a répliqué le chef de l’Etat. «Instrumentalisation ! Avec votre réforme on est en train de s’appauvrir», lui a rétorqué un autre employé de la SNCF, avant d’évoquer la pénibilité de l’emploi, les trois-huit, les fins de semaines travaillées, les bas salaires…
 
Mais Nicolas Sarkozy était venu délivrer un message : celui de la nécessité de financer les retraites. «Je ne peux pas croire que vous êtes à ce point inconscients de la réalité. Il faut qu'on cotise plus longtemps» même «si c'est pas marrant à entendre», a-t-il martelé. Avant d’ajouter : «On peut tout dire de moi, sauf que je suis un lâche et un hypocrite. Je ne vous prends pas en traître. La réforme des régimes spéciaux, j'avais dit que je la ferai».
 
«Je ne céderai pas»
 
«Je ne céderai pas» sur les régimes spéciaux, a répondu Nicolas Sarkozy. «En revanche, je m'engage à ce que personne ne perde de sa retraite en cotisant plus. Votre statut de cheminot, vous le garderez. On peut discuter de tout: la politique de l'emploi et des salaires, la pénibilité, la décote, la date d'application».
 
Peine perdue. Pour un syndicaliste de Sud-Rail, «c'est la rue qui va parler. On n'arrivera pas à se mettre d'accord aujourd'hui». Et Sarkozy de répliquer : «Le choix de la rue dans une démocratie, ce n'est pas un bon choix. Ca montera une partie des Français contre les cheminots».
 
«Stratégie de confrontation»
 
Les sifflets des syndicalistes ont marqué la fin de la visite présidentielle. Pas de quoi troubler Nicolas Sarkozy. «Quand quelqu'un vient vous parler, quel qu'il soit, on ne le siffle pas», a-t-il répliqué. «Les Français vous regardent. Si vous voulez que les cheminots soient respectés, ne donnez pas une image qui n'est pas la vôtre».
 

Mais que donc allait faire le chef de l’Etat dans cette galère ? Pour Benoît Hamon, qui s’exprimait au nom du PS, ce n’était rien d’autre qu’une «stratégie délibérée de confrontation avec le mouvement social». «C'est une curieuse conception du dialogue social que de dire aux salariés de la SNCF que l'on mène une négociation mais que rien ne changera dans le projet du gouvernement», a ironisé le porte-parole socialiste.

Nicolas Sarkozy avec Caballero Luis en photo  

http://www.lefigaro.fr/politique/20071026.WWW000000361_ni...

20:45 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

la pénibilité du travail en un livre :
http://www.travailleravecdescons.com

bises, nath

Écrit par : Nath | lundi, 29 octobre 2007

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