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vendredi, 16 novembre 2007

Le Hamas ou la paix impossible/Edito Par Guy Senbel

Le Hamas ou la paix impossible

Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur les violences palestiniennes, les malheurs qu’elles suscitent et les blocages qu’elles génèrent tant sur le plan politique que diplomatique.

  Guysen TV ne diffusera pas les images que nos courageux reporters de Gaza parviennent à transmettre, clandestinement, au siège de la rédaction de Guysen à Jérusalem.
Les règles de l’autorité de régulation, le CSA, sont scrupuleusement respectées.
Devant l’atrocité et l’horreur, la censure souvent déclamée fait, ici, sens.
Nous ne montrerons pas non plus sur Guysen TV les ignobles images de massacres d’hommes allongés, la tête enfouie dans la poussière qui les recouvrira bientôt, membres du Fatah accusés de trahison à la patrie, qui attendent pétrifiés d’angoisse, la mort.

La technique employée par les miliciens du Hamas n’est pas nouvelle : celui qui bouge ou tente de s’enfuir sera exécuté. Alors, ils attendent et attendent encore, ceux qui auraient voulu faire partie du camp du dialogue. Et lorsque leurs gémissements se taisent, que toutes les mains des malheureux condamnés recouvrent leurs têtes assourdies, surgissent les exécuteurs qui passent à la mitraille trente hommes au moins, qui ont commis le crime de croire qu’il était possible de négocier avec l’Etat hébreu pour discuter de leur avenir, pour parler de paix, d’indépendance et d’espoir.

La scène est terrible. La mitraillette de l’homme encagoulé aux couleurs de l’Islam tire ses balles assassines de droite à gauche et de haut en bas. Une première rafale blesse plus qu’elle ne tue. Chaque homme mis à terre est touché. S’il n’est pas mort, il souffre le martyre de la balle, qui dans le dos, qui dans la jambe, annonce une fin certaine. Il n’est plus possible d’échapper à la folie des deux bourreaux qui, Kalachnikov à la main, passent en sautillant sur les morts et les mourants. Aucun des pères, frères, fils, maris allongés et condamnés, ne survivra.

Le Hamas exécute. Sous l’œil d’une caméra, le Hamas tourne un film qui sera envoyé aux familles des victimes. Histoire de leur faire comprendre qu’à Gaza, la revanche est improbable, le défi impossible, le courage inespéré. Difficile de croire que ces inhumaines séquences ne sont parvenues qu’à la rédaction de Guysen.

A défaut de montrer la barbarie, nous la décrivons.

A dix jours de la conférence d’Annapolis, dont on a du mal à définir les véritables enjeux, Mahmoud Abbas hausse le ton, premier informé des atrocités commises par le Hamas à l’encontre de son peuple, conscient que la sauvagerie de ses ennemis politiques risque d’entraîner une nouvelle fois la région dans le sang et la haine.

Lors d'un discours prononcé à Ramallah, à l'occasion du 19ème anniversaire de la proclamation symbolique de l'Etat palestinien, il a appelé le peuple à « faire chuter » le Hamas et affirmé que les Palestiniens étaient prêts à une « réelle paix » avec Israël : « Nous devons faire chuter cette clique qui a pris le contrôle de la Bande de Gaza par la force des armes et qui exploite les souffrances et les tragédies de notre peuple », a-t-il déclaré jeudi 15 novembre.

Voilà pourquoi le Hamas a imposé mercredi 14 novembre de nouvelles restrictions aux journalistes de la Bande de Gaza. Le mouvement a affirmé que ces mesures étaient nécessaires après les violences survenues lundi à Gaza lors du rassemblement à la mémoire de Yasser Arafat.
Selon le nouveau décret, le gouvernement n'autorisera pas les journalistes ou photographes à travailler s'ils ne sont pas titulaires d'une carte de presse délivrée par les autorités. Dans la foulée du décret publié, la police du Hamas a arrêté un caméraman de la chaîne de télévision allemande ARD, Sawwah Abou Sayef.

Le reporter ne sera pas en mesure de retransmettre les atrocités inter-palestiniennes, il ne sera pas non plus en mesure de montrer les missiles Qassam tirés par des Palestiniens de la Bande de Gaza et qui se sont abattus par dizaine cette semaine sur Sdérot et ses environs. Il ne montrera pas non plus les Israéliens en état de choc ou les dégâts matériels dans les rues, les maisons, les bâtiments.

Le reporter de la chaîne allemande, ni aucun de ses confrères d’ailleurs, ne montrera les images du jeune israélien de 36 ans, poignardé jeudi 15 novembre par des Palestiniens, près de la localité de Porat.

On sent, du côté de Jérusalem, comme un souffle de désinformation qui évente la liberté d’informer, et le droit de savoir, alors que la vérité sur l’affaire Al-Dura devrait bientôt être dévoilée.

La folie assassine du Hamas empêche la paix, mais n’empêchera pas l’espoir. A Kfar Kassam, des dizaines d'arabes israéliens ont participé mercredi 14 novembre à une manifestation en faveur des soldats israéliens enlevés. Le père du soldat Guilad, Noam Shalit, y a prononcé un discours d’espoir, une prière en sorte.

Ce soir, et depuis 510 jours, nous pensons à Guilad Shalit, Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser, otages du Hamas et du Hezbollah, deux mouvements radicaux islamistes qui les privent de liberté, et empêchent la paix.

 
Guy Senbel

www.guysen.com 

07:26 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

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