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vendredi, 30 novembre 2007

Bouteflika recadre son ministre

Bouteflika recadre son ministre

C.J. (lefigaro.fr) avec AFP et AP
29/11/2007 | Mise à jour : 17:52 |
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Abdelaziz Bouteflika. (Le Figaro/Soriano)
Abdelaziz Bouteflika. (Le Figaro/Soriano)

Les allusions antisémites du ministre des Anciens combattants sur les origines juives de Nicolas Sarkozy «ne reflètent en rien la position de l’Algérie», affirme le président algérien.

Etouffer la polémique avant qu’elle ne compromette la visite de Nicolas Sarkozy, prévue le 3 décembre, en Algérie. Tel est l’objectif d’Alger. Alors que Paris a demandé jeudi des clarifications après les propos du ministre algérien des Anciens combattants, Mohammed-Chérif Abbas, sur les origines juives du président français, le président algérien s’est empressé de rassurer son homologue français. Les propos du ministre «ne reflètent en rien la position de l’Algérie. Le Président français sera reçu en ami », lui a-t-il assuré au téléphone.

Affichant clairement son désaveu, Abdelaziz Bouteflika a souligné que «la politique extérieure de l’Algérie» relève de son domaine réservé et du ministre des Affaires étrangères», à l’exclusion de tout autre membre du gouvernement. «En dehors des positions exprimées par ces autorités, toute déclaration ou spéculation n’engage que ses auteurs ou ceux qui les publient», a insisté le président algérien.

 

Pression de la part des anciens combattants

 

Une mise au point cinglante à l’égard du «noyau dur» des vétérans de la guerre d’indépendance auquel Mohammed-Chérif Abbas appartient. Lundi, dans un entretien au quotidien «El Khabar», le ministre a accusé le chef de l’Etat français d’obéir aux orientations du «lobby juif ». « Vous connaissez les origines du président de la France et vous savez quelles sont les parties qui l’ont amené au pouvoir», déclarait le ministre algérien au journal.

Des propos qui ont suscité de vives réactions en France. Jean-Marc Ayrault du PS, a estimé que Nicolas Sarkozy ne pouvait «pas aller à Alger sans obtenir avant des excuses». Plusieurs ONG françaises, dont La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et la Licra ont également condamné ces déclarations tandis que des rumeurs sur une annulation de la visite commençaient à courir.

En revanche, la sortie du ministre des Anciens combattants n’a pas forcément suscité une levée de boucliers en Algérie. Mohammed-Chérif Abbas a reçu le soutien de plusieurs vétérans de la guerre d’indépendance algérienne, notamment celui du chef de la puissante Organisation nationale des Moudjahidine, Said Abadou. Mohamed El-Korso, historien qui milite pour la reconnaissance comme «crimes contre l’humanité» des massacres de Sétif a quant à lui qualifié de «baiser empoisonné» la prochaine visite de l’hôte de l’Elysée. Des tensions similaires autour de la reconnaissance par Paris des « crimes » du colonialisme avaient déjà fait capoter le projet d’un traité d’amitié qui devait être signé fin 2005 entre les deux pays

 http://www.lefigaro.fr/international/2007/11/29/01003-20071129ARTFIG00571-bouteflika-recadre-son-ministre.php

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08:10 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

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