Avertir le modérateur

vendredi, 28 décembre 2007

2007 ,UNE ANNEE TRISTE /PAR GUY SENBEL

2007, une année triste

      624cf513b2d7b63972e4d3326a9d357f.jpgTriste fin d’année 2007 qui s’achève dans le sang au Pakistan où Benazir Bhutto a été assassinée jeudi 27 décembre. De retour dans son pays après huit ans d’exil, l’ancienne Premier ministre pakistanaise incarnait l’opposition à Pervez Musharaf. Après avoir échappé à un attentat à Karachi le 28 octobre dernier qui avait fait 139 morts, elle est la nouvelle victime des crimes lâches qui servent les intérêts du régime dictatorial. La poudrière islamique qu’est le Pakistan n’a pas fini d’inquiéter.

  Triste année 2007, deux régions continuent d’ébranler le monde : l’Asie et le Moyen Orient. A quelques mois des Jeux Olympiques qui se dérouleront en Chine, la crise Birmane en augure bien d’autres, sur des terres où la démocratie n’est pas encore née. L’instabilité et l’extrémisme ont frappé un Moyen Orient qui cherche à échapper au fatalisme de la haine : un camp de la modération est en train de naître, mais l’accouchement des modérés semble sans fin ; tandis que des mains se serrent à Sharm El Shek, des missiles Qassam n’en finissent plus de s’abattre sur Sdérot et le Néguev occidental. Au Darfour, à Alger, en Mauritanie, en Irak, c’est le terrorisme islamiste qui gronde.

  Le formidable virage atlantiste de la nouvelle politique étrangère de la France incarnée par Nicolas Sarkozy ne va pas sans poser de véritables interrogations : comment ne pas s’inquiéter par exemple de la fourniture au monde arabe, de la Lybie à l’Algérie, du nucléaire civil ?
La crise iranienne n’a toujours pas servi de leçon à l’Occident qui refuse souvent de croire que la menace du Président iranien Ahmadinejad se limite à Israël. Comme pour prendre ses distances avec l’Orient compliqué, face à une opinion publique américaine lasse d’entendre dire que l’Irak n’est pas un bourbier, l’administration américaine s’en est allée utiliser un rapport de la CIA pour relativiser le danger iranien. Et assurer qu’elle n’interviendrait pas.

  A l’heure où le gouvernement israélien semble s’engager dans la voie imposée par les nations qui ont participé à la conférence d’Annapolis, et qui au nom de la légalité internationale font habilement pression sur Israël pour un retour aux frontières de 1967, aucune garantie n’est donnée à l’Etat juif, aucun signe n’encouragerait finalement la majorité que sont les indécis à soutenir avec enthousiasme un quelconque plan de paix.

  En outre, la question de l’acceptabilité d’Israël par le monde arabe est la clé de voûte de la vraie et seule paix que toute la région devrait non plus rêver, mais réalisée : une paix fondée sur le franchissement symbolique des frontières culturelles. En Egypte, la coopération culturelle avec Israël est proscrite. Triste rappel, à l’heure où l’on célèbre trente ans de paix entre les deux pays.

  La paix ne réussira pas à s’ancrer sans l’échange des cultures qui favorise la connaissance et l’acceptation de l’autre. Nous aurons une paix véritable le jour où les œuvres des musées israéliens seront exposées au musée de Damas, lorsque les galeries phéniciennes du musée de Beyrouth seront exposées à Jérusalem, le jour où les survivants de la Shoah donneront des conférences dans les écoles de Téhéran ou de Bagdad.

  La paix théorique reste l’apanage des diplomates. La paix véritable se décide dans les rues de Jérusalem, du Caire, de Ramallah ou de Karachi.

  Riche en déceptions, l’année 2007 en effet aurait pu satisfaire nombre de fidèles optimistes.  Seules les infirmières bulgares ont été sauvées d’une injustice qui frappe aussi les otages des FARC, ceux du Hezbollah et du Hamas par exemple.
L’hyper médiatisation de la terrible détention d’Ingrid Betancourt, la passionaria franco-colombienne, devrait inspirer à tous les partisans de la liberté et aux militants de la justice le désir de manifester leur refus que l’année 2008 ressemble pour les trois otages israéliens à l’année 2007.  

  Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, Ehoud Goldwasser et Eldad Reguev, les grands oubliés de l’année 2007. Triste sort qu’ils subissent, depuis 552 jours.

Guy Senbel

WWW.GUYSEN.COM



07:10 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Au 2è tour, je n'ai pas voté, je me doutais que la France ne changerai jamais sa politique pro-arabe!

Écrit par : Michelle | vendredi, 28 décembre 2007

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu