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dimanche, 30 mars 2008

Il paraît que le peuple palestinien vient de remporter " une grande victoire".

VICTOIRES POSTHUMES

 

 

Par Gérard Biard

 

Paru dans Charlie-Hebdo – 28/03/08

 

 

Il paraît que le peuple palestinien vient de remporter " une grande victoire".

 

C'est le Hamas qui le dit. Si l'on s'en tient à l'observation des faits, ça ne saute pas aux yeux. Après plusieurs jours d'une opération menée par l'armée israélienne dans la bande de Gaza, pour tenter de mettre fin à la pluie de roquettes que les islamistes "légitimement élus" balancent sans discontinuer sur Israël, le bilan, côté palestinien, ne prête pas vraiment à la liesse : plus de cent trente morts et un gros tas de ruines supplémentaires.

 

Aujourd'hui, selon un rapport publié par plusieurs ONG, la situation humanitaire dans la bande de Gaza est la pire que les Palestiniens aient connue depuis 1967. 80%de la population est dépendante d'une aide humanitaire qui n'arrive qu'au compte-gouttes. Qui plus est, l'Egypte, guère candidate à une ruée de crève-la-faim - comme ce fut le cas en janvier dernier- est en train de consolider sa frontière avec la bande de Gaza en érigeant un mur de trois mètres de haut et de quatorze Kms de long. A  ce rythme les murs de séparation seront les seuls à être debout dans la région....

 

Bref, pour un esprit logique, tout cela ressemble plutôt à une tragédie dont on désespère de voir un jour la fin. Mais un esprit logique ne voit pas le monde à travers les poils de barbe du Prophète. Cent trente morts de plus pour la bonne cause, un désespoir qui ne cesse de croître, le chaos comme routine, un territoire coupé de tout, des attentats qui répondent à des raids, des raids qui répondent à des attentats, ce sont autant de raisons de faire la fête et de brandir avec vantardise les cadavres des "martyrs" ...La rhétorique du Hamas est la même que celle du Hezbollah, qui, après que 1300 libanais aient laissé leur peau dans la guerre contre Israël, s'est réjoui d'une " victoire divine " .

 

 

Le Hamas et le Hezbollah ne sont pas des mouvements qui se battent pour la construction d'un état, la Palestine , mais pour la destruction d'un pays, Israël. Ils ne luttent pas pour que tous les Arabes vivent en paix, mais pour que tous les Juifs meurent, ce qui n'a rien à voir.  Et s'il faut en passer par la réduction en bouillie de tout ce qui respire au Proche Orient, après tout, tant mieux.

 

Dans le tartare général, Dieu reconnaîtra les siens. Quitte à être nihiliste, autant ne pas mégoter.

 

 

Qu'a fait le Hamas depuis qu'il a pris le pouvoir à Gaza ? A-t-il essayé de rebâtir, ne serait-ce que symboliquement, des institutions ? Non, il a mis des milices dans la rue, il a fait arrêter des journalistes- dont le rédacteur en chef du quotidien Al-Ayyam, pourtant combattant historique de la résistance à Israël - et il s'est arrangé pour que le score des morts pour le glorieux dessein de Dieu ne chute jamais en dessous de la moyenne.

 

Qu'a fait le Hezbollah à la suite de sa "victoire divine" ? Il a travaillé à la reconstruction de Beyrouth ? Non il s'est ingénié, épaulé très activement par la Syrie et l'Iran, à ce que le Liban continue d'être ingouvernable, à coups d'attentats et de blocages institutionnels.

 

" Chaque Palestinien prie Allah pour tomber en martyr" a affirmé un membre du Hamas, vendredi dernier, au lendemain de l'attentat "héroïque" de Jérusalem-Ouest, contre huit enfants d'une école talmudique. Et quand le champ de ruines sera transformé en Himalaya de gravats, quand toute la Cisjordanie baignera dans le sang des "martyrs", alors la "victoire" sera vraiment totale

15:01 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (1)

HATIKVA PAR FRANCKY PEREZ

Cliquez sur le lien : www.hatikva.fr5b58bc82f30b16a9ed5405f9ba9fac72.jpg

13:50 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (1)

Israël/ Le droit à la survie

http://michelgurfinkiel.com/articles/164-Isral-Le-droit-a-la-survie.html

Israël/ Le droit à la survie

Il serait temps qu'Israël et les pays démocratiques prennent au sérieux la résolution 242 adoptée le 22 novembre 1967 par le Conseil de sécurité de l'Onu.


PAR MICHEL GURFINKIEL


Voici près de quarante et un ans, du 5 au 11 juin 1967, Israël remporte une victoire décisive contre trois de ses voisins, l'Egypte, la Jordanie et la Syrie, et prend le contrôle d'un triple glacis territorial : le Sinaï, la Judée-Samarie ou Cisjordanie et le plateau du Golan. Le 22 novembre de la même année, la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies formule trois considérations générales :

- « L'inadmissibilité de l'acquisition d'un territoire par la guerre » ;
- « La nécessité d'œuvrer à l'établissement d'une paix juste et durable dans laquelle chaque Etat (de la région) pourrait vivre en sécurité » ;
- « L'engagement de tous les Etats membres de l'Onu de respecter l'article 2 de la Charte de cette organisation ».

La première de ces trois considérations semble constituer, a priori, une mise en garde contre toute annexion unilatérale par Israël des territoires conquis (reste à définir si ces territoires ne comprennent que le Sinaï et le Golan ou incluent la Cisjordanie et Gaza).

La deuxième fait de la sécurité d'Israël le critère fondamental d'une paix réelle au Moyen-Orent, et dispense donc implicitement cet Etat de toute concession tant qu'il n'aura pas obtenu des garanties tangibles dans ce domaine.

La troisième fait obligation aux Etats arabes de tenir leurs engagements envers Israël en tant que membres de l'Onu, c'est à dire à reconnaître son existence en droit et en fait, et à mettre fin à tout comportement hostile ou menaçant à son égard.

En vertu de ces considérations, la résolution 242 avance plusieurs principes en vue d'un règlement de paix :

- « Un retrait israélien de territoires occupés » au cours du conflit du mois de juin ;
- « La fin de toute revendication ou état de belligérance, ainsi que le respect et la reconnaissance de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'indépendance de chaque Etat de la région et de son droit de vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues le mettant à l'abri de toute menace et acte de violence » ;
- « L'établissement éventuel de zones démilitarisées ».

La résolution 242 est considérée depuis près de quarante-et-un ans comme la pierre angulaire du processus de paix israélo-arabe au Proche-Orient. Elle constitue la référence première et ultime de tous les textes, résolutions, traités, accords ou déclarations rédigés et adoptés par les diverses parties depuis cette date, y compris les Accords d'Oslo de 1993 et la Feuille de Route de 2002.

Faisons le compte : Israël a répondu à 100 % aux exigences ou recommandations de cette résolution.

En 1979, l'Etat juif a rétrocédé à l'Egypte sa principale conquête de 1967, le Sinaï, moyennant un traité de paix et la création de zones démilitarisées. En 1993, il a accepté le principe d'un retrait de Cisjordanie et de Gaza, moyennant l'établissement par étapes de relations pacifiques avec un Etat palestinien autonome puis indépendant, à capacités militaires limitées. Depuis 2000, il a indiqué qu'il était prêt à rétrocéder le Golan à la Syrie contre un traité de paix. En 2005, il a totalement évacué le Territoire autonome palestinien de Gaza. Quand il décide aujourd'hui, selon les paroles de son premier ministre Ehud Olmert, de poursuivre la construction d'unités d'habitations dans des localités israéliennes crées en Cisjordanie depuis 1967, il se conforme toujours à la résolution 242, qui ne prescrit pas l'évacuation intégrale des territoires conquis à cette date, mais subordonne tout retrait aux impératifs de sécurité du pays juif.

Les voisins arabes d'Israël n'ont répondu au mieux qu'à 50 % des exigences de la résolution 242 (cas de la Jordanie, qui applique presque intégralement ces exigences en tant qu'Etat, mais ne fait rien pour éduquer sa société dans le respect de la paix et la reconnaissance d'Israël) ou 25 % (cas de l'Egypte qui, sous Hosni Moubarak, applique le traité de paix de 1979 selon la lettre mais non selon l'esprit).

Quant à l'Autorité palestinienne créée en 1993, elle a constamment violé ces exigences. Il n'y a malheureusement aucune différence à cet égard entre Yasser Arafat et son successeur, Mahmoud Abbas. Je ne parle pas d'Etats intervenus plus tard dans le conflit, mais devenus des protagonistes majeurs, comme cet Iran khomeiniste dont l'appartenance à l'Onu constitue en soi un scandale.

Il serait temps qu'Israël et les pays démocratiques prennent acte de ces comportements. Qu'Israël, en conformité absolue avec la résolution 242, place désormais son droit à l'existence reconnue et à la sécurité – en clair : son droit à la vie - au dessus de toute obligation de retrait. Et que les Etats démocratiques refusent désormais de cautionner ce qui aurait pu être un processus de paix mais n'est plus guère que le cache sexe d'un génocide à venir.

© Michel Gurfinkiel, 2008


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13:35 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 28 mars 2008

Au nom de la vie. Israël et le don d’organes.

 

 

    Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur le vote d’une loi à la Knesset relative à la « mort clinique » qui favorise désormais les dons d’organes en Israël. Les enjeux qu’elle révèle et les débats qu’elle suscite, au sein du monde religieux notamment, montrent une liberté de pensée et d’expression dignes d’une grande démocratie.

  Seuls 4% des Israéliens possèdent aujourd’hui une carte de donneur d’organes, la fameuse carte « Adi ». Et le taux de refus des familles israéliennes de prélever des organes sur des proches décédés est encore de 60%, contre 30% en France par exemple ; le respect de l’intégrité du corps du défunt est la première raison invoquée par les familles. Chaque année, une centaine d’Israéliens meurent dans l’attente de greffes d’organes vitaux tels que le rein et le cœur.

  Lundi 24 mars, pour encourager et faciliter les dons d’organes, le Parlement israélien a adopté une loi décrétant la mort clinique comme une mort légale. Or la mort clinique, contrairement à la mort par arrêt de la circulation cardiaque, préserve certains organes assez longtemps pour les transplanter, et sauver des vies. La nouvelle loi permettra aux médecins d’avoir recours aux dons d’organes d’individus dont le cerveau a cessé de fonctionner, mais dont le cœur continue de battre.

  La loi encourage aussi le don d’organes de personnes vivantes en leur faisant bénéficier d’une indemnité. Le système de rémunération des donneurs, bien qu’il présente le risque de voir les plus misérables se porter candidats aux dons d’organes de leur vivant, pour toucher des indemnités prévues par la loi, est sans doute la meilleure façon de pallier à la pénurie. De même, le commerce de dons d’organes, désormais reconnu comme une infraction passible de trois ans de prison, empêchera les trafics de s’organiser.

  Le débat suscité en Israël n’oppose pas les religieux d’une part et les laïcs d’autre part. Porté essentiellement par les religieux qui participent volontiers aux grands débats de société, la question des dons d’organes ouvre une discussion éthique sur la vie et la mort. Le débat confronte ceux qui croient qu’une personne est considérée comme morte si et seulement si son cœur a cessé de battre, à ceux qui considèrent qu’une personne est morte si son cerveau ne fonctionne plus, et qu’il est par conséquent légitime de prélever des organes sur une personne en état de mort clinique.

  Le débat israélien, a impliqué l' invitation des religieux à y participer, pour l’enrichir. Le débat sur le don d’organes, provoqué par les formidables progrès scientifiques qui contribuent au prolongement de la vie humaine, ne peut échapper aux valeurs et aux principes qui fondent la civilisation judéo-chrétienne. Au cœur du débat, deux des dix commandements au moins sont pris en compte : l’un est positif, c’est l’amour du prochain ; l’autre est négatif et concerne l’interdiction de tuer.

  Il a donc été décidé que la mort cérébrale d’un individu serait prononcée par des médecins nommés par un Comité composé de trois médecins, de trois experts (éthique, philosophique, juridique), et de trois rabbins. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »…

Le grand rabbin sépharade d’Israël Shlomo Amar et le leader spirituel du Parti Shass, le grand rabbin Ovadia Yossef ont apporté leur soutien à la nouvelle loi.  Rappelons aussi que pour le rabbin Léon Ashkenazi, la mort selon la loi juive se définit par l’arrêt du souffle, le moment où l’âme quitte le corps. Cependant, face à la nécessité de sauver une vie, il rappelait que donner une importance excessive à un corps qui vit artificiellement pourrait s’interpréter comme une forme d’idolâtrie…

  Si le respect des morts existe bel et bien dans le judaïsme, leur culte est interdit. Au-delà de ces considérations strictement religieuses, c’est le devoir de porter assistance à toute personne en danger de mort qu’il convient ici d’invoquer. Au nom de la vie, les parlementaires israéliens ont tenu compte des considérations éthiques, et non strictement morales.

  Par-delà le bien et le mal, le respect de la vie, et son éloge, continuent de triompher en Israël. Chaque missile qui tombe sur le Néguev occidental et sa ville symbole, Sdérot, présente un risque de mort insupportable.
Chaque jour depuis 643 jours, l’on s’interroge sur le sort des soldats d’Israël pris en otage par le Hamas et le Hezbollah. Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser.

  Chabbat Shalom,

A la semaine prochaine,

Guy Senbel
WWW.GUYSEN.COM



redaction@guysen.com

 

Qui adoptera mon frère Charles Gurfinkiel, né à Paris le 8 décembre 1933, raflé à Paris le 16 juillet 1942,

Qui adoptera Charles Gurfinkiel ?
MICHEL GURFINKIEL
michelgurfinkiel.com, 17 février 2008


Qui adoptera mon frère Charles Gurfinkiel, né à Paris le 8 décembre 1933, raflé à Paris le 16 juillet 1942, déporté à Auschwitz par le convoi numéro 21 à la date du 19 août 1942, gazé sur place dès l'arrivée, avec 816 autres personnes dont 372 enfants de moins de treize ans ? Car c'est cela qui est en jeu dans le projet que le président de la République, Nicolas Sarkozy, a évoqué mercredi dernier au cours du dîner annuel du Crif. Les élèves de CM2 seraient invités à aller à la rencontre de jeunes destins assassinés. Non pas à travers un récit abstrait, mais en passant une sorte de pacte, de personne à personne, d'individu à individu, d'enfant à enfant, avec une ombre.

Ma première réaction : de quel droit ? De quel droit dispose-t-on de la mémoire de mon frère ?  Charles Gurfinkiel est devant moi tous les jours. Au sens propre. Sa photo – l'une des trois photos qui restent de lui – est sur mon bureau, en face de moi, au moment où j'écris ces lignes. Autrefois, elle était dans le petit atelier de mon père, juste en face de la machine à coudre. Un grand frère, mon aîné de quinze ans, qui est pourtant toujours un petit garçon, et le restera pour toujours. Ses yeux sont magnifiques. Son sourire, radieux. Cet enfant était aimé de ses parents, et le savait. Petit garçon, grand frère, dis-moi, de quel droit seras-tu « adopté » , au hasard d'une initiative gouvernementale ? Comme si tu n'as pas eu une famille réelle. Comme si moi, qui te regarde chaque matin et chaque soir, je n'existais pas ?

Ma seconde réaction ? Le président de la République et ses conseillers ont-ils mesuré ce qu'ils faisaient en imaginant un tel pacte ? Croient-ils que le petit enfant français de 2008 qui « adoptera » un petit Juif de France assassiné en 1942 passera ensuite, comme si de rien n'était, aux jeux vidéos ? Les forces de l'esprit existent, comme l'a confessé un autre président de la République. On peut tout envisager. Que le souvenir de Charles soit une source d'inspiration pour le petit garçon et la petite fille qui le reçoivent en héritage provisoire. Ou que l'enfant de 2008 rejette de toutes ses forces ce qui lui apparaisse comme une sorte de dibbouk, de fantôme déroutant, et veuille à tout prix s'en défaire.

Ma troisième réaction ? Charles, du haut de ses neuf ans, était à la fois un petit Juif exemplaire et un petit Français exemplaire. A l'automne 1940, juste après la promulgation du Statut des Juifs par le gouvernement de Vichy, il avait rossé un camarade de classe qui l'avait insulté. Le directeur de l'école avait convoqué mon père : « Monsieur, je dois renvoyer votre fils pour vingt-quatre heures », avait-il commencé à lui dire, d'un air sévère. Avant d'ajouter, en lui serrant la main : «  Monsieur, vous avez un brave petit gamin. C'est avec des enfants comme ça que la France, un jour, renaîtra ». A ce titre, son destin peut être, en effet, un enseignement : contre la culture de renoncement que certains voudraient imposer.

Ma quatrième et dernière réaction ? Nous verrons ce qu'il en sera du projet présidentiel, et s'il prend forme. La bonne volonté et la sincérité de Nicolas Sarkozy ne sont pas en cause. L'homme que le suffrage universel – et Dieu – ont porté à la tête de la France est un ami véritable, sincère, du peuple juif et du pays d'Israël.  Si ce projet est mis en application, je m'engage à l'avance à recevoir l'enfant français inconnu qui « adopterait » Charles Gurfinkiel, 1933-1942. Que dis-je ? J'exige de le rencontrer. Je jouerai jusqu'au bout le jeu de l'histoire républicaine. Et gare aux tricheurs, quels qu'ils soient.

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