Avertir le modérateur

jeudi, 24 avril 2008

L’itinéraire médiocre de Jimmy Carter .Par Guy Millière

L’itinéraire médiocre de Jimmy Carter (info # 012404/8) [Analyse]

 

Par Guy Millière © Metula News Agency

 


Durant la brève période où il fut président des Etats-Unis (quand bien même il les rectifie assez vite, l’électorat américain peut parfois faire des erreurs calamiteuses), Jimmy Carter avait déjà eu l’occasion de faire la démonstration de sa nuisible incapacité politique. Adepte de la « détente » la plus niaise face à l’Union Soviétique et d’une forme de lamentable de répétition d’erreurs, il a, quatre années durant,  rencontré les dirigeants soviétiques, s’entendant dire, chaque fois, par ceux-ci, qu’ils n’envisageaient aucunement d’envahir ou de déstabiliser un pays ou un autre sur la carte du monde. Carter a docilement rendu publiques, avec un imperturbable sourire d’idiot du village, les promesses qui lui avaient été faites, et quand les promesses se révélaient ne pas avoir été tenues, il est, chaque fois, revenu dire aux media qu’on l’avait trompé.

 

 

 

Ce qui ne l’empêchait pas de repartir, de plus belle, chercher sa dose de mensonge auprès des mêmes prescripteurs. Il en a résulté la plus grande avancée sur la planète du totalitarisme soviétique depuis les lendemains de la Seconde Guerre Mondiale. Ont été concernés, entre autres, le Nicaragua, la République Dominicaine, l’Ethiopie, le Congo, la Guinée, l’Angola,  le Yémen, le Laos et le Cambodge.

 

 

 

Incapable de saisir les signes avant-coureurs des émeutes initiées par les fanatiques anti-occidentaux et antisémites de la planète, Jimmy Carter a ainsi abandonné le shah d’Iran et démontré son impuissance face à l’installation par l’ayatollah Khomeiny d’un régime dont les nuisances multiples et dramatiques se font sentir jusqu’à ce jour. Et lorsque les Iraniens khomeynistes ont pris en otage le personnel de l’ambassade américaine de Téhéran, Carter a protesté très mollement, ce qui a beaucoup impressionné les geôliers, qui se sont empressés d’exhiber leurs prisonniers dans les rues comme des pantins grotesques.

 

 

 

L’unique tentative de libération militaire tentée par Carter fut un fiasco absolu ; on eût dit que ses concepteurs étaient des pitres de la stratégie, qui avaient étudié l’art de la guerre en visionnant les films des Marx Brothers.

 

 

 

Ceux qui insistent pour se dire que, dans le vide sidéral d’une intelligence politique défaillante, il existe malgré tout un élément moins navrant à citer évoquent l’accord de Camp David, entre Israël et l’Egypte. Ces irréductibles optimistes omettent de se rappeler que cet accord existait déjà dans la volonté de Sadate, qu’il était accepté par les dirigeants israéliens, et avait juste besoin d’un maître de cérémonie, un majordome en quelque sorte, rôle dans lequel Carter s’est à peu près montré à la hauteur.

 

 

 

Si, saisi par un bref éclair de lucidité, et voyant qu’outre les désastres internationaux qu’il avait provoqués, il avait aussi conduit son pays vers les impasses de l’inflation et de la stagnation économique, Carter avait discerné où se situait son seuil maximal de compétence, il aurait renoncé à se présenter pour un second mandat. Il aurait gardé un smoking propre et se serait proposé à servir le champagne et les canapés au saumon dans les soirées mondaines de la capitale américaine. Il a préféré s’infliger à lui-même une campagne électorale humiliante et une défaite qui a eu peu de précédents.

 

 

 

Mû bien moins par la volonté de voir son très insigne prédécesseur suivre le dossier jusqu’à son dénouement que par le désir amusé de le voir boire le calice jusqu’à la lie, Ronald Reagan, le jour de sa prise de fonctions, a permis à l’ancien planteur de cacahuètes d’aller chercher lui-même, à l’aéroport, les otages dont lui, Reagan, venait d’obtenir la libération. Les plus fanatiques et les plus fous, me disait un ami psychiatre, gardent une part de rationalité, ainsi les khomeynistes firent très vite fait la différence entre un abruti impuissant et un vrai président.

 


Plutôt que de prendre sa retraite et de se cacher dans sa campagne, Carter a voulu, faute de ressentir le moindre sentiment d’échec, montrer qu’après avoir été le pire président des Etats-Unis au  vingtième siècle, il pouvait se montrer égal à lui-même et devenir le pire ancien Président de toute l’histoire de son pays. On l’a vu, donc, rencontrer tout ce qui, dans les années 1980 et 1990 restait de dictateurs d’extrême-gauche, de crapules, de truands et d’assassins politiques sur cette terre, ce qui a fini par lui permettre de recevoir le « prix Nobel de la paix ». De voir son nom ajouté à la douteuse  liste où se trouvaient déjà les noms de Le Duc Tho, totalitaire sans scrupules, ayant apporté au Vietnam une « prospérité qui a fait l’envie de toute l’Asie », Yasser Arafat, le baba cool proche-oriental bien connu, ou Rigoberta Menchu, la fausse opprimée professionnelle d’Amérique centrale. Al Gore, le prêcheur d’apocalypse et vendeur de remèdes inutilisables n’avait pas encore reçu sa distinction, tandis que Joko le clown, qui ne l’a toujours pas, ne perd pas espoir, pensant que cela ne saurait tarder.

 


Ces dernières années, la cause palestinienne est devenue particulièrement chère à Carter, trois fois hélas ! Cela nous a valu un livre – ne devrait-on pas mieux dire un véritable torchon ? - publié voici un peu plus d’un an, où Israël était accusé de tous les maux et maléfices imaginables. Où il était question d’une alternative qui n’existe que dans la tête d’un Carter ou de ceux qui sont passés par la même essoreuse de neurones : la paix ou l’apartheid.

 

 

 

Les terroristes islamistes du Proche-Orient s’y sont trouvés décrits comme de pauvres gens, imprégnés d’un amour si débordant qu’il lui arrivait d’exploser dans un autobus ou un magasin de jouets. Où l’amour, selon Carter, ne va-t-il pas se nicher de nos jours ? La démocratie juive se trouvait dépeinte, elle, comme un régime épouvantable, vampirique, raciste. Avec une lucidité de boussole inversée, qui n’appartient qu’à lui (et à ceux qui présentent les mêmes signes de pathologies politiques que lui), Carter montrait, une fois de plus, de la compassion pour les bourreaux et du mépris pour les victimes.

 


Ne résistant pas au désir irrépressible de se ridiculiser et de se rendre odieux une dernière fois, Carter s’est à nouveau rendu au Proche-Orient. Après avoir brièvement visité Sderot et tenu des propos infâmes sur le traitement de la bande de Gaza par Israël, il a visité le Caire puis Damas, aux fins de rencontrer les dirigeants du Hamas.

 

 

 

L’ancien occupant de la Maison Blanche est revenu de ses entretiens avec quelques uns des pires antisémites que la terre ait portés depuis le temps d’Hitler, en affirmant que ceux-ci étaient prêts à reconnaître Israël ; des propos immédiatement démentis par Khaled Machal, sous une forme sournoise qui a pu faire les gros titres des journaux européens. Cet archi-terroriste a parlé de trêve : n’est-ce pas beau, une trêve ? Est-ce que cela ne donne pas de l’espoir ? Seuls ceux qui savent ce que le mot trêve signifie pour des islamistes émettront des doutes, bien sûr…

 

 

 

Machal a encore parlé des frontières de 1967, de retrait des territoires occupés et du retour des « réfugiés ». Là encore, seuls ceux qui savent que cela signifie la destruction, sans restes, d’Israël s’alarmeront. Les autres trouveront les propositions de ce génocidaire en puissance « raisonnables ».

 

 

 

Dois-je absolument terminer cet article en disant ma profonde et absolue répugnance envers Jimmy Carter ? Il était déjà situé bien en dessous du plancher de mon estime minimale, il a réussi, ce que je pensais difficile, à descendre encore un peu plus bas. Depuis longtemps, notait très récemment, à propos de Carter, Alan Dershowitz, c’est « un homme qui vend son intégrité, et plus du tout des arachides ».

 

 

 

Je reprendrais volontiers la formule à mon compte, encore faudrait-il que je puisse me persuader qu’il y ait eu, chez Carter, une trace, même microscopique, d’intégrité. Le principal conseiller en politique étrangère de Carter, au temps où il se livrait à ses basses œuvres du côté de Connecticut Avenue, a repris du service en conseillant aujourd’hui Barack Obama. Cela devrait donner à réfléchir à ceux que l’écoute des vociférations du pasteur Jeremiah Wright n’aurait toujours pas convaincu de qui est vraiment le probable candidat Démocrate à la présidence en cette année

 

 

 

 

 

Metula News

 

Agency ©

 

15:57 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu