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dimanche, 18 mai 2008

Le Miracle, à 60 ans . ISRAEL

Le Miracle, à 60 ans

 


Par Charles Krauthammer

 


http://jewishworldreview.com/cols/krauthammer051608.php3

 


Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

 


Avant d’envoyer Lewis et Clark à l’Ouest, Thomas Jefferson dépêcha Meriwether Lewis à Philadelphie pour rencontrer Benjamin Rush. L’éminent docteur préparait une série de questions scientifiques à faire poser par l’expédition. Parmi celles-ci, écrit Stephen Ambrose : « Quelle affinité entre les cérémonies religieuses des Indiens et celles de Juifs ? ». Jefferson et Lewis, comme beaucoup de gens en leur temps et à notre époque, étaient fascinés par les Dix Tribus perdues d’Israël, et pensaient qu’elles pouvaient se trouver là dans les grandes plaines.

 


Ce n’était pas le cas. Elles ne sont nulle part. Leur disparition dans les brumes de l’histoire depuis leur exil d’Israël en 722 avant l’ère chrétienne n’est pas un mystère. C’est la norme, la règle pour tout peuple antique vaincu, détruit, dispersé et exilé.

 


Avec une exception, une histoire miraculeuse de rédemption et de retour, non pas après un ou deux siècles, mais 2.000 ans. De façon remarquable, ce miracle est survenu à notre époque. Cette semaine marque son 60ème anniversaire : le retour et la restauration des deux tribus restantes d’Israël – Judah et Benjamin, plus tard connus sous le nom de Juifs, dans leur antique patrie.  

 


En plus de la restauration de la souveraineté juive, l’établissement de l’Etat d’Israël a incarné beaucoup de miracles dérivés, depuis la création de la première armée juive depuis l’époque romaine, jusqu’au seul exemple jamais enregistré de résurrection d’une langue morte – l’hébreu, devenu la langue de tous les jours d’une nation vibrante de 7 millions d’habitants. Une historienne, Barbara Tuchman a écrit un jour, qu’Israël est « la seule nation au monde qui se gouverne elle-même sur le même territoire, sous le même nom, avec la même religion et la même langue qu’elle le faisait il y a 3.000 ans ».

 


Pendant ses premières années, on parlait souvent d’Israël en termes aussi romantiques. Aujourd’hui, un pareil discours est considéré naïf, anachronique, même dépourvu de tact, rien de plus que le mythe sioniste conçu pour cacher la vraie histoire, à savoir la narration palestinienne de la dépossession.

 


Pas tant que cela. La souffrance palestinienne est, bien sûr, réelle et déchire le cœur, mais ce que la narration arabe déforme délibérément, c’est la cause de sa propre tragédie : la folie de sa propre direction fanatique – depuis Hadj Amin al-Husseini, le grand mufti de Jérusalem, (collaborateur nazi, qui passa la Deuxième Guerre Mondiale à Berlin), en passant par l’Egypte de Gamal Abdel Nasser, jusqu’à Yasser Arafat et au Hamas d’aujourd’hui – qui ont choisi la guerre à répétition plutôt que le compromis et la conciliation.

 


La dépossession palestinienne est le résultat direct du rejet arabe, naguère et aujourd’hui, d’un Etat juif, quelle que soit sa dimension, sur quelle que partie des vastes territoires que les Arabes prétendent être leur patrimoine exclusif. Cela a été la cause de la guerre depuis 60 ans qui, à son tour, à provoqué le problème des réfugiés. Et cela demeure la cause de la guerre aujourd’hui.

 


Six mois avant la naissance d’Israël, les Nations Unies avaient décidé (1) à une majorité des deux tiers, que la seule solution juste après le départ des Britanniques de ‘Palestine’ (2) serait l’établissement d’un Etat juif et d’un Etat arabe, côte à côte. Le fait indéniable demeure : les Juifs acceptèrent ce compromis ; les Arabes le rejetèrent.

 


Avec une vengeance. Le jour où les Britanniques amenèrent leur drapeau, Israël était envahi par l’Egypte, la Syrie, le Liban, la Transjordanie et l’Irak – 650.000 Juifs contre 40 millions d’Arabes.

 

Israël l’emporta, autre miracle. Mais à un coût très élevé – non pas seulement pour les Palestiniens déplacés comme conséquence d’une guerre conçue pour étouffer Israël dès sa naissance,mais aussi pour les Israéliens, dont les pertes à la guerre étaient bouleversantes : 6373 morts. Un pour cent de la population ! En termes américains, cela représenterait 35 Mémorials du Vietnam (3) pour atteindre des pertes aussi monumentales.

 


Vous entendez rarement parler de la terrible souffrance d’Israël au cours de cette année 1948-49. Vous n’entendez que le son de cloche palestinien. Aujourd’hui, dans la même veine, vous entendez que les implantations israéliennes et les points de contrôle et l’occupation sont les causes permanentes à l’origine du terrorisme et de l’instabilité dans la région.

 


Mais en 1948, il n’y avait pas de “territoires occupés”. Pas plus qu’en 1967, quand l’Egypte, la Syrie et la Jordanie s’étaient jointes dans une seconde guerre d’annihilation contre Israël.

 

Regardez Gaza aujourd’hui. Pas d’occupation israélienne, pas d’implantations, pas un seul juif qui y demeure. La réponse palestinienne ? Des tirs incessants de roquettes tuant et estropiant des Israéliens. Le casus belli déclaré du gouvernement palestinien à Gaza derrière ces roquettes ? L’existence même d’un Etat juif.

 


On entend constamment parler de la complexité invalidante  du conflit arabo-israélien. Il est complexe en effet, mais la cause à son origine ne l’est pas. Le crime d’Israël n’est pas sa politique, mais son entêtement à vivre. Le jour où les Arabes – et les Palestiniens en particulier – prendront la décision collective d’accepter l’Etat juif, il y aura la paix, comme Israël l’a prouvé par ses traités avec l’Egypte et la Jordanie. Jusqu’à ce jour, il n’y aura rien d’autre que la guerre. Et chaque « processus de paix », qu’il soit cynique ou bien intentionné, n’aboutira à rien.

 

 


letters@charleskrauthammer.com

 


Notes du traducteur :

 


(1)Résolution 181 de l’ONU du 29 novembre 1947, appelant au partage de la “Palestine” en un Etat juif et un Etat arabe (et non pas « palestinien »)

 


(2) Palestine : nom donné par les Romains en 70 de l’ère chrétienne, après la dispersion – diaspora. Nom dérivé de « Philistins », peuplade de la mer probablement d’origine grecque qui occupait la bande côtière de ‘Canaan’. A noter que les Arabes vivant dans la région à l’époque du Mandat britannique se considéraient comme Syriens du Sud, et se révoltèrent en 1920, quand les Britanniques voulurent les séparer de leurs frères Syriens du Nord. Cf Steven Plaut : Comment la nakba’ prouve la fiction d’une Nation palestinienne : http://www.jewishworldreview.com/0508/nakba.php3

 


(3) On estime à 58.000 le nombre de soldats américains tués pendant la Guerre de Vietnam.

21:59 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Donc, résister à un quelquonque envahisseur est mal, d'apres ce texte qui dit que la faute revient aux arabes de s'etre défendus du don des britaniques?
Un peu comme si maintenant Bush décidait de donner une partie d'Israel aux tziganes, et vu comme les Israeliens réagissent des qu'il s'agit de leur soi disant terre promise (par qui au fait? ou sont les papiers signés??) ca m'etonnerait fort que la résistance soit faible.
Il est vrai que leur réaction fut un peu violente à ces arabes, mais de toute maniere les methodes employées par les envahisseurs pour arriver à leurs fins l'étaient tout autant.
Quel miracle en effet, alors que les arabes vivaient simplement, sans etre pollués par les technologies modernes à base de pétrole et autres produits Monsantoniens, et en face une armée soutenue par les USA etc, devinez qui l'emporte, mais quel miracle.....
Ce n'est pas parce qu'une race vient d'etre terriblement attaquée par une autre que celle ci a les droits de se comporter ainsi.
Pas mal l'argument disant: Ils n'ont pas voulu de nous sur leur territoire (Résolution 181) et ont voulu nous repousser alors on va leur faire la guerre....
Tout à fait l'esprit IIIeme Reich.

Il faudrait aussi savoir regarder des deux cotés avant de rejeter la faute à ceux d'en face.

Écrit par : kiss | mardi, 27 mai 2008

Les commentaires sont fermés.

 
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