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mercredi, 23 juillet 2008

Un conducteur de bulldozer palestinien abattu à Jérusalem /Par Ilan Tsadik

 

 

(info # 012207/8) [Réinformation]

 

Par Ilan Tsadik © Metula News Agency

 

 

 

A quelle vitesse couraient les Juifs lorsqu’ils ont défoncé votre pelle mécanique, M. le conducteur palestinien ?

 


Il n’y avait pas, en début de cette après-midi, de reporter de la Ména à proximité, lorsque s’est joué le remake de l’attentat du 2 courant. Même décor que la fois précédente : le centre de Jérusalem, tout près de l’illustre Hôtel King David, témoin privilégié des avatars de cette ville.

 

 

 

Le terroriste est un habitant de la partie orientale de la capitale, il s’appelle Ghassan Abou Tir. Il vient du village d’Oum Tuba et est au bénéfice d’une carte d’identité israélienne.

 

 

 

Oum Tuba est un endroit assez particulier dans la périphérie de Jérusalem, puisque tous ses ressortissants font partie de la famille Abou Tir. Comme le cousin du terroriste, Mohamed Abou Tir, un député du Hamas, actuellement en détention administrative, bien connu des Israéliens pour sa barbe rouge détonante.

 

 

 

Ne pas se tromper à propos d’Oum Tuba que nous connaissons bien, c’est, en principe, un village sans histoires, dirigé par des municipaux pragmatiques, et dont la vaste majorité des habitants travaille avec les Juifs dans des postes de fonctionnaires de la grande ville. Si tous les bourgs arabes du périmètre hiérosolomytain ressemblaient à Oum Tuba, la vie dans la région serait une sinécure.

 

 

 

Quant à Ghassan Abou Tir, à l’instar du terroriste de la Rue de Jaffa, voici trois semaines, il avait également un casier judiciaire bien garni. Il serait peut-être temps que, dans un premier stade, les autorités limitent la conduite des bulldozers aux Arabes ayant un passé judiciaire vierge.

 

 

 

On vient de voir, à deux reprises, avec quelle facilité ces engins évoluant naturellement au sein de la foule peuvent se transformer en chars d’assaut meurtriers. Pendant qu’on y est, on pourrait même exiger de tout le monde un certificat de bonne vie et mœurs – comme cela est le cas dans d’autres professions – pour autoriser les gens à monter sur ces monstres de chantiers.

 

 

 

Un lecteur de la Ména du Liban, un certain Ignace Râla, a envoyé à la rédaction la proposition suivante : "pour éviter qu’ils renversent d’autres véhicules, transférez les repris de justice arabes de Jérusalem à la conduite des camions citernes".

 

 

 

On y pensera, merci M. Râla ! Mais l’heure n’est pas à la plaisanterie, 17 personnes ont été blessées, dont une sérieusement aux membres inférieurs.

 

 

 

Le terroriste d’aujourd’hui était laïc, une rareté par les temps qui courent. Il avait plusieurs fois été arrêté pour usage et commerce de drogue et était soupçonné de participer au trafic de voitures volées.

 

 

 

Son geste ? Une crise de nationalisme, probablement. Et si l’énergumène s’était blindé les narines à l’héro, juste avant de commettre son crime, ça a pu lui donner du courage.

 

 

 

L’attentat de ce mardi démontre à l’envi que le mur de sécurité fonctionne. Les assassins récents demeurent intra-muros. De plus, ils ne sont pas syndiqués aux organisations criminelles palestiniennes, ils agissent seuls, avec leurs outils de travail habituels.

 

 

 

Grâce au mur, on a tourné une page dans le mode opératoire des assassins collectifs de Juifs. Désormais, ils lancent des roquettes sur les Israéliens du pourtour de Gaza et ils comptent sur des desperados tel celui d’aujourd’hui pour Abou Tir à maintenir la pression sur la société civile israélienne.

 

 

 

Reste que c’est moins dangereux que les débiles bardés d’explosifs qui venaient se faire sauter dans nos restaurants et nos autobus. Il faut regarder en arrière pour savoir où l’on se trouve. De plus, en prenant des mesures administratives et policières adéquates, on peut réduire les attentas comme celui de cette après-midi au strict minimum ; c’est juste une question d’analyse adéquate des "cracks" (du langage informatique : des fissures. Ndlr.) du dispositif sécuritaire.

 

 

 

Croyez-en un officier de réserve qui se frotte souvent à l’ennemi, grâce aux opérations coup de poing à répétition en Cisjordanie, le terrorisme palestinien a du plomb dans l’aile. Les grandes cellules de la Rive Occidentale ont toutes été démembrées, leurs chefs et leurs artificiers sont sous les verrous pour un bout de temps.

 

 

 

Ce qui n’est pas en train de cesser, en revanche, c’est la guerre des mots. Une guerre visant à conditionner la compréhension de notre conflit auprès des opinions publiques occidentales et arabes. A ce titre, l’agence semi-officielle française d’information est toujours très malade et continue de tenir la corde de la course à notre stigmatisation par bidonnage de la réalité.

 

 

 

Aujourd’hui, dans son premier bulletin sur l’attentat, l’AFP titrait "Un conducteur de bulldozer abattu à Jérusalem".

 

 

 

Dans la suite de la dépêche, ça ne s’arrangeait pas pour notre déontologie : "Un conducteur de bulldozer a été abattu mardi dans le centre de Jérusalem par un Israélien qui pensait qu'il allait perpétrer un attentat avec son véhicule, ont indiqué à l'AFP des témoins".

 

 

 

Bon, on ne va pas, chaque fois, pousser des cris de vierge effarouchée, c’est lassant à la fin : ces gens sont des militants primitivement pro islamistes et antisémites, on l’a compris déjà depuis un certain nombre d’années.

 

 

 

Le câblogramme de cette après-midi constitue toutefois un exemple anthologique de rétromimétisme, selon la théorie de Juffa : transformer les victimes en assassins et les assassins en victimes.

 

 

 

On remarque :

 

 

 

1.      Que pour l’AFP, l’Israélien qui a abattu le "conducteur" du bulldozer s’imaginait (pensait) que ce dernier allait perpétrer un attentat.

 

 

 

2.      Donc, pour cette consoeur, le "conducteur" n’avait pas encore culbuté de voitures et agressé des passants lorsqu’il fut abattu ; cela faisant de lui une victime. A en croire Marius et ses camarades, il s’agissait assurément d’une projection, probablement hystérique, d’un Israélien – ne le sommes-nous pas tous un petit peu aux yeux de Schattner ? – qui a coûté la vie à un brave ouvrier palestinien victime de cette lubie.

 

 

 

3.      J’aimerais tout de même bien rencontrer les "témoins" de l’AFP, qui ont, à la fois, vu que les tirs de l’ "Israélien" étaient antérieurs à l’acte du terroriste et qui ont réussi à décrypter les "pensées" du tireur ! Lorsque l’on dispose de témoins de cette qualité, on ne les laisse pas partir, Marius et Patrick (Anidjar, directeur du bureau de l’AFP de Jérusalem. Ndlr.), on les conserve pour les réutiliser.

 

 

 

4.      C’est très fort, car, en réalité, deux Israéliens sont intervenus, mais ce ne fut qu’après que le terroriste Ghassan Abou Tir eut déjà donné la chasse à un autobus avec sa pelle mécanique et renversé trois voitures sur leurs occupants. Le premier Israélien à tirer fut un habitant d’une implantation de Judée-Samarie, qui passait par là, muni d’un pistolet et l’autre, un garde-frontières qui surveillait la capitale.

 

 

 

Un garde-frontières arabe-israélien, répondant au nom d’Amal Ganem, qui courut pour se porter à hauteur du conducteur, occupé à verser le sang et à semer la destruction, le visa de son fusil mitrailleur et fit feu, à plusieurs reprises et avec précision.

 

 

 

Plus tard dans l’après-midi, le bureau de l’AFP installé dans les Jerusalem Capital Studios a diffusé un second communiqué, un peu plus en symbiose avec la réalité des événements. Mais c’était trop tard, le mal recherché, la stigmatisation systématique d’Israël et de ses citoyens, s’était déjà répandu chez les détaillants français de l’actualité : LCI et Le Figaro avaient déjà repris et diffusé les termes du rétromimétisme aeffpien. Ces cinglés d’Israéliens, qui prennent plaisir à maltraiter les Palestiniens, ont encore dégommé un malheureux conducteur arabe de pelle mécanique.

 

 

 

Dire qu’il y a des gens qui se demandent encore, honnêtement, pourquoi il se produit tant d’agressions antijuives en France et quels sont les moyens pour y mettre un terme. Ilan, quant à lui, pense, en revanche, que l’on doit au solide bon sens du public français qu’il n’y en ait pas plus.

 

    

 

 

 

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02:11 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Merci pour ce billet, je reviendrai régulièrement vous lire. Auriez-vous des forums ou blogs à me recommander ?

Écrit par : hotel a nice | lundi, 05 avril 2010

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