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jeudi, 31 juillet 2008

Un Américain peut-il faire des commentaires sur Israël ?Par Daniel Pipes

 


JERUSALEM POST

 

 

http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1215331115371&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

 


Adaptation française* de Sentinelle 5768 ©

 


Puis-je, en tant que citoyen américain vivant aux Etats Unis, faire des commentaires publics sur le processus de décision israélien ?

 


Récemment, j’ai critiqué le gouvernement israélien pour son échange avec le hezbollah dans le texte “Samir Kuntar et qui rira le dernier » (‘Jerusalem Post’ du 21 juillet) ; par rapport à cela, l’éminent expert de l’antiterrorisme à l’université de Tel Aviv, Yoram Schweitzer, a mis en cause l’adéquation de la présentation de mes avis sur le sujet. Dans “Un échange pas si mauvais que cela” (du 24 juillet), il a expliqué aux lecteurs du ‘Jerusalem Post’ combien le « contenu et le ton » de mon analyse étaient « condescendants et insultants, négligeant le fait que le gouvernement et le public ont le droit de décider eux-mêmes…, et d’endosser le prix résultant ». Il m’a aussi critiqué pour avoir donné mon opinion sur les questions israéliennes depuis mon « havre sûr à des milliers de kilomètres au loin ».

 

 

Schweitzer n’explique pas clairement la raison derrière son ressentiment, mais cela sonne familièrement : à moins qu’une personne ne vive en Israël, y paie ses impôts, n’y circule dans ses rues à ses propres risques, avec ses enfants dans les forces armées, il ne devrait pas anticiper le processus de prise de décision israélien. Cette approche, au sens large, est celle tenue derrière les positions de l’AIPAC** et d’autres institutions juives de premier plan.

 

 

Je respecte cette position sans accepter sa discipline. Répondre à ce que font des gouvernements étrangers est mon pain quotidien en tant qu’analyste de politique étrangère américain, qui a passé du temps au sein des ministères des affaires étrangères et de la défense, ainsi que comme membre du bureau de l’Institut américain de la Paix, et qui, comme éditorialiste, depuis près d’une décennie, a émis ses opinions. Une revue bibliographique rapide retrouve mes jugements sur de nombreux gouvernements, dont celui de Grande Bretagne, du Canada, du Danemark, de France, d’Allemagne, d’Iran, du Népal, de Corée du Sud, de Syrie et de Turquie.

 

 

Bien entendu, je n’ai pas d’enfants servant dans les forces armées de tous ces pays, mais j’évalue leur développement pour aider à éclairer la pensée de mes lecteurs. Personne dans ces autres pays, il vaut la peine de le noter, ne m’a jamais demandé de retirer un commentaire sur leurs affaires intérieures. Et Schweitzer lui-même prodigue des conseils aux autres ; en juin 2005 par exemple, il donna pour consigne aux dirigeants musulmans « d’être plus énergiques dans leur rejet de l’élément islamique radical ». Les analystes indépendants font tous cela.

 

 

Ainsi, Schweitzer et moi pouvons commenter les développements à travers le monde, mais, quand cela concerne Israël, mon esprit devrait se vider de toute pensée, ma langue être réduite au silence, et mon clavier rester tranquille ? Difficile.

 

 

A un niveau plus profond je conteste l’ensemble du concept d’information privilégiée – qui veut que le lieu de vie, l’âge, l’ethnie, les diplômes universitaires, l’expérience ou toute autre qualité valide les opinions de quelqu’un. Le livre récent de Christopher Cerf et Victor Navasky intitulé « J’aurais aimé avoir dit cela : les experts parlent – et se sont trompés ! » remémore et démontre avec humour cette suffisance. Vivre dans un pays ne vous rend pas nécessairement plus avisé à son sujet.

 

 

Pendant la réunion du sommet de Camp David II en 2000, quand Ehud Barak dirigeait le gouvernement d’Israël, alors que j’étais en désaccord avec sa politique, plus d’une fois ma critique recevait des réponses indignées : « Comment osez-vous ? Barak est le soldat le plus décoré dans l’histoire d’Israël – et qui êtes-vous ? » Pourtant, les analystes sont généralement d’accord sur le fait que Camp David II a eu des effets désastreux pour Israël, précipitant les Palestiniens dans la violence qui commença deux mois plus tard.

 

 

C’est une faute de rejeter l’information, les idées ou l’analyse sur la base des qualifications. Des pensées correctes et importantes peuvent provenir de partout – même depuis des milliers de kilomètres de distance. Dans cet esprit, voilà deux réponses concernant la prise  de position de Schweitzer sur l’incident Samir Kuntar. Schweitzer met en avant que « échouer à faire le maximum pour secourir tout citoyen ou soldat qui tombe aux mains de l’ennemi briserait l’un des préceptes fondamentaux de la société israélienne ».

 

 

Je suis d’accord sur le fait que secourir des soldats ou leurs restes est une priorité opérationnelle utile et moralement noble, mais le « maximum » a ses limites. Par exemple, le gouvernement ne devrait pas rendre des citoyens vivants à des terroristes en échange du cadavre de soldats. De cette manière, les actions du gouvernement Olmert il y a deux semaines sont allées bien trop loin.

 

 

Autre détail : Schweitzer prétend que « de façon relative, le récent échange avec le hezbollah s’est fait à un prix bon marché. On peut discuter si la libération de Kuntar a valu la moindre victoire morale au hezbollah ».

 

 

Si cet accord a été bon marché, je crains d’imaginer quel aspect aurait un échange coûteux. Et avec Kuntar arrivant au Liban en entraînant le gouvernement dans une fête nationale vertigineuse, dénier une victoire au hezbollah constitue une cécité volontaire.

 

 

 

L’auteur est directeur du “Middle East Forum” et membre en visite de haut niveau de l’organisation Taube à l’Institution Hoover de l’Université Stanford.

 

 

 

 

Notes du traducteur :

 

 

*Alain Jean-Mairet, traducteur habituel et talentueux de Daniel Pipes, m’a fait savoir récemment qu’il « allait à la pêche », illustrant son propos d’un ours bernois pêchant le saumon sur son site www.ajm.ch.

 

Ce site très riche de documents et de textes vaut d’être consulté en attendant le retour d’Alain Jean-Mairet 

 

 

** AIPAC = American Israel Public Affairs Committee : principal lobby pro-israélien aux USA

 

23:44 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (1)

mercredi, 23 juillet 2008

Un conducteur de bulldozer palestinien abattu à Jérusalem /Par Ilan Tsadik

 

 

(info # 012207/8) [Réinformation]

 

Par Ilan Tsadik © Metula News Agency

 

 

 

A quelle vitesse couraient les Juifs lorsqu’ils ont défoncé votre pelle mécanique, M. le conducteur palestinien ?

 


Il n’y avait pas, en début de cette après-midi, de reporter de la Ména à proximité, lorsque s’est joué le remake de l’attentat du 2 courant. Même décor que la fois précédente : le centre de Jérusalem, tout près de l’illustre Hôtel King David, témoin privilégié des avatars de cette ville.

 

 

 

Le terroriste est un habitant de la partie orientale de la capitale, il s’appelle Ghassan Abou Tir. Il vient du village d’Oum Tuba et est au bénéfice d’une carte d’identité israélienne.

 

 

 

Oum Tuba est un endroit assez particulier dans la périphérie de Jérusalem, puisque tous ses ressortissants font partie de la famille Abou Tir. Comme le cousin du terroriste, Mohamed Abou Tir, un député du Hamas, actuellement en détention administrative, bien connu des Israéliens pour sa barbe rouge détonante.

 

 

 

Ne pas se tromper à propos d’Oum Tuba que nous connaissons bien, c’est, en principe, un village sans histoires, dirigé par des municipaux pragmatiques, et dont la vaste majorité des habitants travaille avec les Juifs dans des postes de fonctionnaires de la grande ville. Si tous les bourgs arabes du périmètre hiérosolomytain ressemblaient à Oum Tuba, la vie dans la région serait une sinécure.

 

 

 

Quant à Ghassan Abou Tir, à l’instar du terroriste de la Rue de Jaffa, voici trois semaines, il avait également un casier judiciaire bien garni. Il serait peut-être temps que, dans un premier stade, les autorités limitent la conduite des bulldozers aux Arabes ayant un passé judiciaire vierge.

 

 

 

On vient de voir, à deux reprises, avec quelle facilité ces engins évoluant naturellement au sein de la foule peuvent se transformer en chars d’assaut meurtriers. Pendant qu’on y est, on pourrait même exiger de tout le monde un certificat de bonne vie et mœurs – comme cela est le cas dans d’autres professions – pour autoriser les gens à monter sur ces monstres de chantiers.

 

 

 

Un lecteur de la Ména du Liban, un certain Ignace Râla, a envoyé à la rédaction la proposition suivante : "pour éviter qu’ils renversent d’autres véhicules, transférez les repris de justice arabes de Jérusalem à la conduite des camions citernes".

 

 

 

On y pensera, merci M. Râla ! Mais l’heure n’est pas à la plaisanterie, 17 personnes ont été blessées, dont une sérieusement aux membres inférieurs.

 

 

 

Le terroriste d’aujourd’hui était laïc, une rareté par les temps qui courent. Il avait plusieurs fois été arrêté pour usage et commerce de drogue et était soupçonné de participer au trafic de voitures volées.

 

 

 

Son geste ? Une crise de nationalisme, probablement. Et si l’énergumène s’était blindé les narines à l’héro, juste avant de commettre son crime, ça a pu lui donner du courage.

 

 

 

L’attentat de ce mardi démontre à l’envi que le mur de sécurité fonctionne. Les assassins récents demeurent intra-muros. De plus, ils ne sont pas syndiqués aux organisations criminelles palestiniennes, ils agissent seuls, avec leurs outils de travail habituels.

 

 

 

Grâce au mur, on a tourné une page dans le mode opératoire des assassins collectifs de Juifs. Désormais, ils lancent des roquettes sur les Israéliens du pourtour de Gaza et ils comptent sur des desperados tel celui d’aujourd’hui pour Abou Tir à maintenir la pression sur la société civile israélienne.

 

 

 

Reste que c’est moins dangereux que les débiles bardés d’explosifs qui venaient se faire sauter dans nos restaurants et nos autobus. Il faut regarder en arrière pour savoir où l’on se trouve. De plus, en prenant des mesures administratives et policières adéquates, on peut réduire les attentas comme celui de cette après-midi au strict minimum ; c’est juste une question d’analyse adéquate des "cracks" (du langage informatique : des fissures. Ndlr.) du dispositif sécuritaire.

 

 

 

Croyez-en un officier de réserve qui se frotte souvent à l’ennemi, grâce aux opérations coup de poing à répétition en Cisjordanie, le terrorisme palestinien a du plomb dans l’aile. Les grandes cellules de la Rive Occidentale ont toutes été démembrées, leurs chefs et leurs artificiers sont sous les verrous pour un bout de temps.

 

 

 

Ce qui n’est pas en train de cesser, en revanche, c’est la guerre des mots. Une guerre visant à conditionner la compréhension de notre conflit auprès des opinions publiques occidentales et arabes. A ce titre, l’agence semi-officielle française d’information est toujours très malade et continue de tenir la corde de la course à notre stigmatisation par bidonnage de la réalité.

 

 

 

Aujourd’hui, dans son premier bulletin sur l’attentat, l’AFP titrait "Un conducteur de bulldozer abattu à Jérusalem".

 

 

 

Dans la suite de la dépêche, ça ne s’arrangeait pas pour notre déontologie : "Un conducteur de bulldozer a été abattu mardi dans le centre de Jérusalem par un Israélien qui pensait qu'il allait perpétrer un attentat avec son véhicule, ont indiqué à l'AFP des témoins".

 

 

 

Bon, on ne va pas, chaque fois, pousser des cris de vierge effarouchée, c’est lassant à la fin : ces gens sont des militants primitivement pro islamistes et antisémites, on l’a compris déjà depuis un certain nombre d’années.

 

 

 

Le câblogramme de cette après-midi constitue toutefois un exemple anthologique de rétromimétisme, selon la théorie de Juffa : transformer les victimes en assassins et les assassins en victimes.

 

 

 

On remarque :

 

 

 

1.      Que pour l’AFP, l’Israélien qui a abattu le "conducteur" du bulldozer s’imaginait (pensait) que ce dernier allait perpétrer un attentat.

 

 

 

2.      Donc, pour cette consoeur, le "conducteur" n’avait pas encore culbuté de voitures et agressé des passants lorsqu’il fut abattu ; cela faisant de lui une victime. A en croire Marius et ses camarades, il s’agissait assurément d’une projection, probablement hystérique, d’un Israélien – ne le sommes-nous pas tous un petit peu aux yeux de Schattner ? – qui a coûté la vie à un brave ouvrier palestinien victime de cette lubie.

 

 

 

3.      J’aimerais tout de même bien rencontrer les "témoins" de l’AFP, qui ont, à la fois, vu que les tirs de l’ "Israélien" étaient antérieurs à l’acte du terroriste et qui ont réussi à décrypter les "pensées" du tireur ! Lorsque l’on dispose de témoins de cette qualité, on ne les laisse pas partir, Marius et Patrick (Anidjar, directeur du bureau de l’AFP de Jérusalem. Ndlr.), on les conserve pour les réutiliser.

 

 

 

4.      C’est très fort, car, en réalité, deux Israéliens sont intervenus, mais ce ne fut qu’après que le terroriste Ghassan Abou Tir eut déjà donné la chasse à un autobus avec sa pelle mécanique et renversé trois voitures sur leurs occupants. Le premier Israélien à tirer fut un habitant d’une implantation de Judée-Samarie, qui passait par là, muni d’un pistolet et l’autre, un garde-frontières qui surveillait la capitale.

 

 

 

Un garde-frontières arabe-israélien, répondant au nom d’Amal Ganem, qui courut pour se porter à hauteur du conducteur, occupé à verser le sang et à semer la destruction, le visa de son fusil mitrailleur et fit feu, à plusieurs reprises et avec précision.

 

 

 

Plus tard dans l’après-midi, le bureau de l’AFP installé dans les Jerusalem Capital Studios a diffusé un second communiqué, un peu plus en symbiose avec la réalité des événements. Mais c’était trop tard, le mal recherché, la stigmatisation systématique d’Israël et de ses citoyens, s’était déjà répandu chez les détaillants français de l’actualité : LCI et Le Figaro avaient déjà repris et diffusé les termes du rétromimétisme aeffpien. Ces cinglés d’Israéliens, qui prennent plaisir à maltraiter les Palestiniens, ont encore dégommé un malheureux conducteur arabe de pelle mécanique.

 

 

 

Dire qu’il y a des gens qui se demandent encore, honnêtement, pourquoi il se produit tant d’agressions antijuives en France et quels sont les moyens pour y mettre un terme. Ilan, quant à lui, pense, en revanche, que l’on doit au solide bon sens du public français qu’il n’y en ait pas plus.

 

    

 

 

 

Metula News

 

Agency © 

 

 

 

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lundi, 21 juillet 2008

Un 'docteur' dans votre poche.

 

Judy Siegel-Itzkovich , JERUSALEM POST                                                                                         Jul. 19, 2008


 

http://www.jpost.com /servlet/Satellite?cid=1215331023346&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

 

 

Adaptation française du Dr Simon Pilczer ©

 



Imaginez - un jour dans un avenir pas si lointain – que vous êtes tombé et vous êtes cassé une jambe sur le trottoir désert d’une ville inconnue – avec uniquement un téléphone cellulaire en poche. Pas de souci ! La mé decine électronique viendra à votre secours.

 


Appuyez sur un bouton pour appeler votre mutuelle santé, qui saura avec une exactitude de tête d’épingle, par repérage GPS, le lieu précis où vous êtes localisé. Peut-être votre téléphone sera aussi en mesure de transmettre votre pression artérielle, votre pouls et les autres signes vitaux. Un représentant vous assurera, trouvera une clinique de soins d’urgences à proximité, arrangera votre couverture des frais, appellera une ambulance et demandera l’autorisation de donner au médecin sur place l’accès à votre dossier médical électronique.

 


Bien que l’infrastructure d’une telle révolution ne soit pas encore en place dans le monde occidental, la technologie pour la réaliser – et bien plus encore – existe déjà potentiellement. La question est de savoir si le Ministère de la S anté, les hôpitaux, les assureurs et les facultés de médecine sont déjà prêtes pour elle. Ce sont eux qui en Israël et à l’étranger, devront décider bientôt s’ils sont intéressés dans l’investissement de sommes importantes dans les logiciels, le matériel informatique et l’infrastructure qui améliorera de façon indiscutable les soins et sauvera des vies.

 


L’une des quelques personnes qui tâtent le pouls de ces développements étonnants ne fait pas partie des ministères de la santé ou de la Science et de la Technologie, mais de TEREM, le réseau privé de cliniques de soins urgents dont le siège est à Jérusalem. Le Dr. Nahum Kovalski, un chirurgien urologiste né et formé au Canada, qui commença par un diplôme dans les ordinateurs avant même de songer à étudier la Médecine, poursuit ces développements chaque jour depuis le siège de TEREM dans le quartier Romema de la capitale. Kovalski, adjoint au directeur de TEREM le Dr Joe Djemal, déclare dans un entretien au ‘Jerusalem Post’ qu’il consacre au moins une heure par=2 0jour à passer Internet au peigne fin pour trouver les informations les plus récentes sur la technologie qui peut être appliquée à la révolution médicale électronique.

 


Lors d’un congrès récent de trois jours à Eilat sur les communications, Kovalski a emballé les 250 participants avec une conférence et une présentation PowerPoint sur ce qui va advenir, et le Dr. Brendon Stewart-Freedman, un spécialiste de la Médecine Générale et directeur de la clinique Tayelet (Arnona) de TEREM, a parlé de la façon dont cette technologie – qui effraie beaucoup de gens – pourrait affecter la relation médecin-patient.

 


La question des dossiers médicaux électroniques uniformes – qui simplifierait grandement le traitement de patients aussi bien dans les centres de traitement d’urgence et les hôpitaux, et apporterait une information médicale vitale telle que les alle rgies aux antibiotiques ou les radiographies et dossiers médicaux déjà réalisés – est le sujet de controverses, remarque Kovalski.

 

« Les systèmes médicaux en Grande Bretagne et au Canada y investissent une fortune, mais il y a une forte résistance parmi certains médecins et patients, et il reste un long chemin avant que nous y parvenions, de même qu’il existe des problèmes techniques et de protection de la vie privée ».

 

Kovalski et ses collègues de TEREM ont déjà introduit un peu cette technologie dans leur clinique, dont les radiographies digitalisées et un système informant automatiquement les médecins quand les images sont prêtes.

 


« Dans notre précédente clinique dans un poste du ‘Magen David Adom’, quand une radiographie était prête, le film était déposé sur une table et le médecin concerné l’examinait. Mais dans notre nouvelle clinique principale, il y a de longs couloirs, de sorte que les médecins ne savent pas si une radiographie est disponible », dit-il. « Nous avons mis en place un système avec un écran d’ordinateur, et quand la radiographie est prête, le nom du médecin qui l’a prescrite apparaît. Si elle n’est pas examinée dans les 15 minutes, l’écran se modifie en une seule couleur, puisse passe au rouge ».

 


Dans son bureau, Kovalski utilise un ordinateur dote d’une tablette avec écran tactile, sur lequel il attache un clavier en caoutchouc. Ce médecin orthodoxe moderne a aussi un téléphone Nokia spécial coûtant 4.500 shekels (~ 850 € ou 1300 $) et appelé HTC Tytan2 Tilt, qu’il utilise même le Shabbat. L’appareil charge des radiographies digitalisées et des électrocardiogrammes que le personnel de TEREM lui envoie pour une consultation urgente.

 


« J’ai été l’un des premiers en Israël à recevoir ce modèle », dit-il. « Il dispose d’un clavier, d’un grand écran qui s’incline comme un mini ordinateur portable, de la connexion wi-fi, de l’hébreu, d’une caméra intégrée, et de la manipulation de l’image sur une touche de l’écran ». Les membres de sa communauté à la synagogue ne sont plus surpris de la voir le tapoter en cas d’urgence.

 


Stewart-Freedman, avec son approche et son travail moins technologiques en tant que médecin libéral des services de santé des mutuelles ‘Clalit’, n’aime pas le fait que de nombreux médecins soient si occupés à intégrer du texte dans les dossiers sur leur ordinateur pendant les consultations, si bien qu’ils regardent à peine leurs patients dans les yeux. B Cela provoque de la frustration chez les patients, qui ressentent qu’ils sont devenus presque invisibles. Ils pensent que le médecin ne leur prête pas une attention personnelle. « Pour faire changer cela à sa consultation, il a taillé un orifice rectangulaire dans son bureau, installé une vitre, et enfoncé un ordinateur incliné en dessous, de façon à pouvoir regarder ses patients tout en entrant ses données via le clavier tiré de sous le bureau.

 


« Je n’ai pas vu un tel dispositif ailleurs, mais  je crois que cela peut apporter une révolution dans la communication avec les patients », a souligné le spécialiste de Médecine Générale né en Grande Bretagne. « Vous pouvez perdre la forêt pour des arbres isolés avec la technologie » ajoute Kovalski, « mais vous pouvez faire des changements mineurs pour transformer son usage. La technologie ne devrait pas se mettre en travers de la Médecine ».

 


Stewart-Freedman est préoccupé par l’incompatibilité des dossiers médicaux. Les dossiers sur papier remontant à des décennies ne peuvent pas être digitalisés même en les scannant, et sont abandonnés à la détérioration aux archives, remarque-t-il. Des dossiers médicaux digitalisés rassemblés ces dernières années sont stockés séparément  par chaque organisme assureur de santé, et ils ne sont pas accessibles aux hôpitaux qui ne sont pas la propriété de ces organismes, ou par les cliniques détenues par d’autres assureurs. « Le ministre de la santé n’a pas insisté là-dessus. Vous pouvez facilement changer de compagnie de téléphone portable, mais si vous changez de compagnie d’assurance santé, ou consultez dans une installation de santé en dehors de cet organisme, vous ne pouvez pas transférer automatiquement votre dossier. Il vaudrait mieux que la Knesset adopte une loi ».

 


Beaucoup de médecins encouragent déjà leurs patients à con server leurs antécédents médicaux personnels sur un ordinateur. Google et Microsoft investissent d’énormes montants pour apporter des services de dossiers médicaux basés sur Internet pour la population mondiale.

 


La sauvegarde de la vie privée est une question majeure, mais Kovalski déclare : « il y a une décennie, on a dit que la banque en ligne ne réussirait pas parce que personne n’aurait confiance en elle ; vous pouvez en apprendre plus sur les habitudes d’une personne et ses maladies à partir de données financières qu’à partir d’enregistrements médicaux. Les données financières sont une fenêtre sur l’âme. Si vous apprenez qu’une personne a utilisé sa carte de crédit pour acheter un antibiotique spécifique, vous pouvez bien plus facilement en conclure qu’il (elle) a contracté une maladie sexuellement transmissible. Le danger existe que quelqu’un puisse s’introduire dans vos enregistrements électroniques et y trouve des choses. Mais nous sommes confrontés à ces dangers chaque jour ».

 


Non seulement le stockage, mais aussi la manipulation de données visuelles et textuelles sera révolutionnée par les ordinateurs, prédisent les docteurs de TEREM. Déjà, l’ingénierie industrielle et les chercheurs en gestion de l’Université Ben Gourion du Neguev ont développé un système de reconnaissance par geste de la main qui permet aux médecins de manipuler des images digitalisées pendant des interventions médicales, y compris la chirurgie, en faisant des signes plutôt qu’en touchant un écran, un clavier ou une souris ; testé récemment dans un hôpital à Washington D.C., le système Gestix peut réduire la diffusion d’infections mortelles.

 


Le principal chercheur, le Dr Juan Wachs, a remarqué : « Une interface stérile homme-machine est d’une importance suprême parce qu’elle est le moyen par lequel le chirurgien contrôle l’information médicale, en évitant la contamination des patients, de la salle d’op érations et des autres chirurgiens. Cela pourrait remplacer les écrans tactiles utilisés aujourd’hui, qui doivent être scellés pour prévenir la diffusion de contaminants, et requiert des surfaces lisses qui doivent être très soigneusement nettoyées après chaque intervention – mais parfois ne le sont pas. Avec des taux d’infection dans les hôpitaux américains aujourd’hui à des niveaux élevés de façon inacceptable, notre système offre une alternative potentielle ».

 


Kovalski prédit que dans l’avenir prévisible, les patients se verront remettre un « bracelet » électronique de faible coût, avec les données digitalisées de leur nom et antécédents médicaux, et partout où ils iront dans une clinique ou un hôpital, des écrans livreront et présenteront au personnel médical l’information nécessaire pour les traiter, avec les maladies médicales en cours, les médicaments pris pour des affections chroniques et les allergies aux antibiotiques ; cela dit-il, réduira considérablement les erreurs médicales.

 


Les prescriptions deviendront de plus en plus informatisées. Chaque jour, les médecins de Terem-Tayelet peuvent cliquer sur un diagnostic et se voir proposer les médicaments pertinents disponibles.

 


« Dans nos cliniques de soins urgents, nous disposons de 50 médicaments de base que nous utilisons tout le temps », dit Kowalski. « Comme médecins, l’écriture manuelle est un gros problème, les prescriptions sur ordinateur sont bien meilleures. Nous imprimons un autocollant, le plaçons sur le papier, puis le médecin signe son nom sur chacun des deux ».

 


Des fiches d’explication peuvent être données aux patients sur la manière de prendre soin d’eux-mêmes après la sortie, quels problèmes surveiller et quand revenir – amélioration sur les quelques phrases gribouillées par le médecin sur les compte-rendu de sortie. Des ordinateurs dotés d’une forte puissance, tenus à la main, emportés partout par les médecins et les infirmières, et nettoyés régulièrement à l’alcool pour prévenir la diffusion de l’infection seront indubitablement utilisés en routine ; « Le médecin se déplacera avec, et n’aura pas besoin de demander de quel patient il s’agit, parce qu’u identifiant par radio-fréquence sur le bracelet au poignet apportera une identification instantanée » dit Kovalski. 

 


Consulter votre médecin référent ou obtenir une information de suivi par e-mail se met déjà en place, mais  Stewart-Freedman pense que la plupart des médecins n’aiment pas cela, parce qu’ils ne sont pas payés pour le faire. Cependant, si un paiement est arrangé via les organismes de santé, cela pourrait devenir très populaire ».

 

Une importante étude britannique a démontré que des patients se présentant avec des motifs variés acceptent volontiers de payer plus s’ils bénéficient de

la continuité des soins d’un médecin ; ils sont aussi prêts à payer un supplément pour avoir un examen physique complet », ajoute Stewart-Freedman, qui remarque que les Israéliens peuvent être un peu différents, de sorte qu’une telle étude devrait être réalisée ici.

 


Une étape plus avancée dans la révolution médicale électronique serait la notification par téléphone cellulaire, qui vous prévient quand votre pression artérielle ou votre glycémie sont trop élevées, et vous rappelle votre prochain rendez-vous  pour une coloscopie  ou une mammographie. Les organismes payeurs et le ministère de la santé seront facilement en mesure de  tracer l’utilisation médicale, et de notifier si, par exemple, trop de radiographies ou trop peu de vaccinations pour le bébé sont faites en un certain lieu. Cela épargnera de l’argent et des vies.

 


« Nous avons fini d’apprendre comment collecter les données » conclut Kovalski, « et nous entrons maintenant dans la phase où nous apprenons à partir de ces données. Avec une analyse avancée des données, nous serons capables d’observer les courants médicaux qui étaient simplement invisibles avant. Nous serons finalement capables de commencer à planifier des services de santé fondés sur des faits plutôt que sur des impressions personnelles ».

 

Paris: mobilisation pour les otages des Farc et pour Gilad Shalit

Paris: mobilisation pour les otages des Farc et pour Gilad Shalit
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A l'occasion des festivités nationales de la Colombie, des rassemblements simultanés ont eu lieu à l'échelle planétaire pour appeler à la libération des otages de la guérilla marxiste des Farc. A Paris, place du Trocadéro, des milliers de personnes s'étaient rassemblées sous l'impulsion d'Ingrid Bétancourt. Sur scène,artistes et personnalités ont arboré les portraits des otages dont celui du soldat israélien Gilad Shalit.

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dimanche, 20 juillet 2008

La rafle du Vélodrome d’Hiver (16-17 juillet 1942), souvent appelée rafle du Vel’d’Hiv, est la plus grande rafle de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La rafle du Vélodrome d’Hiver (16-17 juillet 1942), souvent appelée rafle du Vel’d’Hiv, est la plus grande rafle de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

En juillet 1942, le régime nazi organise l’opération “Vent Printanier” : une énorme rafle de Juifs dans plusieurs pays européens.

 


En France, le régime de Vichy mobilise la police française pour participer à l’opération : à Paris, 9 000 policiers et gendarmes rafleront les Juifs.

 

 

 

L’organisation de la rafle

 

Les Juifs français étant normalement fichés depuis 1940 (le dernier recensement français ayant recueilli des données religieuses est celui de 1874), les autorités connaissent leur adresse.

 


Les instructions du directeur de la police municipale de Paris Émile Hennequin, le 12 juillet 1942, stipulent que « Les gardiens et inspecteurs, après avoir vérifié l’identité des Juifs qu’ils ont mission d’arrêter, n’ont pas à discuter les différentes observations qui peuvent être formulées par eux […]. Ils n’ont pas à discuter non plus sur l’état de santé. Tout Juif à arrêter doit être conduit au Centre primaire. […]. Les opérations doivent être effectuées avec le maximum de rapidité, sans paroles inutiles et sans aucun commentaire. »

 


René Bousquet, le secrétaire général de la police nationale, accompagné de Darquier de Pellepoix, commissaire général aux questions juives, rencontre le 4 juillet, au siège de la Gestapo à Paris, les SS Knochen et Dannecker, général SS qui dirige la police allemande en France.

 

La rafle vise les Juifs allemands, autrichiens, polonais, tchèques, russes et les indéterminés, âgés de seize à cinquante ans.

 

Des dérogations exceptionnelles pour les femmes « dont l’état de grossesse sera très avancé » ou « nourrissant leur bébé au sein » sont prévues, mais « pour éviter toute perte de temps, ce tri ne sera pas fait au domicile mais au premier centre de rassemblement par le commissaire de la voie publique ».

 

Les nazis prévoient de faire arrêter par la police française 22 000 Juifs étrangers dans le Grand Paris, qui seront conduits à Drancy, Compiègne, Pithiviers et Beaune-la-Rolande. Pour cela, « le service de M. Tulard fera parvenir à la Direction de la police municipale les fiches des Juifs à arrêter (…) Les enfants de moins de quinze ou seize ans seront confiés à l’Union générale des Israélites de France qui à son tour les placera dans des fondations. Le tri des enfants sera fait dans les centres primaires de rassemblement».

 


La rafle

 

Le 16 juillet 1942, à 4 heures du matin, 12 884 Juifs sont arrêtés (4 051 enfants, 5 802 femmes et 3 031 hommes).

 

Un nombre indéterminé, prévenu par la Résistance ou bénéficiant du manque de zèle de certains policiers, parvient à échapper à la rafle. Les conditions sont très dures : les personnes arrêtées ne peuvent prendre avec elles qu’une couverture, un pull, une paire de chaussure et deux chemises. De plus les familles sont séparées; la plupart ne seront plus jamais réunies.

 

Après leur arrestation, une partie des Juifs sont emmenés par autobus dans le camp de Drancy (au nord de Paris). Une autre partie est envoyée vers le Vélodrome d’hiver (situé dans le XVe arrondissement), qui sert de prison provisoire (cela avait déjà été le cas lors d’une rafle à l’été 1941). Ce sont donc environ 7 000 personnes qui devront survivre pendant cinq jours, sans nourriture et avec un seul point d’eau. Ceux qui tentent de s’enfuir sont tués sur le champ. Une centaine de prisonniers se suicident. Les prisonniers seront conduits dans les camps de Drancy, Beaune-la-Rolande (dans le département de Loiret) et Pithiviers, avant d’être déportés vers les camps d’extermination allemands.

 

Cette rafle représente à elle seule plus du quart des 42 000 Français juifs envoyés à Auschwitz en 1942, dont seuls 811 reviendront chez eux après la fin de la guerre.

 


Mémoire de la rafle

 

Le 16 juillet 1995, le président Jacques Chirac a reconnu la responsabilité de la France dans la rafle et dans la Shoah. Il a notamment déclaré :

 


« Ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’Etat français. Il y a cinquante-trois ans, le 16 juillet 1942, 450 policiers et gendarmes français, sous l’autorité de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis. Ce jour-là, dans la capitale et en région parisienne, près de dix mille hommes, femmes et enfants juifs furent arrêtés à leur domicile, au petit matin, et rassemblés dans les commissariats de police. (…)

 


La France, patrie des Lumières et des Droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMEMORATIONS

 

 

 

 

 

De nombreuses commémorations sont organisées le 20 juillet qui correspond cette année au 17 tamouz, date encore plus propice à un rassemblement de la communauté pour un moment de recueillement.

www.consistoire.org

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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