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mardi, 31 mars 2009

les « témoignages » à charge des soldats israéliens étaient totalement bidons !ParHélène Keller-Lind

les « témoignages » à charge des soldats israéliens étaient totalement bidons !

La police militaire israélienne a mené une enquête pour vérifier les accusations de soldats israéliens ayant fait état de tirs de l’armée israélienne sur des civils palestiniens. Accusations reprises très -trop- largement dans la plupart des médias. Or ces accusations ne tiennent pas : les soldats accusateurs ont admis pendant l’enquête qu’ils n’avaient rapporté, en fait, que des rumeurs…Rumeurs sans fondement nous disent les enquêteurs….
 

C’est une demie-page que Le Figaro du 21 mars a consacré à ce que le quotidien qualifie carrément de « crimes de guerre. »Plus «soft » Libération parle de « crimes »commis par DES soldats israéliens . Idem pour Le Nouvel Observateur . Le Monde, lui, globalise et met en cause, ni plus ni moins, « le comportement de l’armée israélienne ».
La télévision s’y est mise, bien entendu.
Bref beaucoup d’encre et de place pour faire haro sur le baudet israélien en cette mi-mars 2009 alors que la nouvelle administration américaine bouge sur l’Iran ou l’Afghanistan, que les conflits font rage en Afrique, qu’il y a une situation d’urgence en Asie-Pacifique pour cause de « désordres civils et militaires » et « catastrophes naturelles »  dixit l’UNICEF.
Proportionnel ? Le pire est que cette volée d’indignation vertueuse vient…d’une source et de deux cas concrets rapportés par une personne…anonyme !

Au début il y a eu un long article du quotidien israélien de gauche Haaretz qui relatait la réunion de réflexion du 13 février dernier à propos de l’Opération Cast Lead et à laquelle ont participé des « dizaines » de soldats israéliens ayant fait une préparation militaire dans le cadre d’une Académie fondée par Danny Zamir, aujourd’hui officier de réserve.
Un rapport a été publié à la suite de la réunion. On y lit d’emblée ces paroles de Danny Zamir : « cette action a provoqué des destructions massives parmi les civils. Il n’est pas certain qu’il aurait été possible qu’il en soit autrement…. » Déclaration capitale qui replace l’opération dans son contexte de guérilla urbaine, provoquée, on s’en souvient, par les tirs nourris de roquettes lancés depuis des années par le mouvement terroriste du Hamas sur les populations civiles du Sud d’Israël. Hamas qui, pendant l’opération israélienne et de son aveu même, a utilisé très largement et délibérément la population civile de la Bande de Gaza comme boucliers humains.

Dans cet article initial seules quatre prises de paroles anonymes – les prénoms ont été changés ainsi que les détails qui pourraient permettre d’identifier les unités concernées - sont rapportées. Or, si les extraits cités sont lus attentivement il en ressort que, dans un cas longuement exposé par « Ram, » à la fin de l’opération Cast Lead, un ordre aurait été donné de tirer sur une femme âgée, semble-t-il, se dirigeant vers des soldats et dont on ne sait si elle était « suspecte ou pas. »
Dans un second cas « Ram » rapporte qu’un soldat aurait tiré sur une femme et deux enfants se trouvant dans une zone où ils ne devaient pas se trouver après que, de surcroît, un tireur d’élite n’ait pas été prévenu qu’ils avaient été autorisés à sortir d’une maison. La femme n’ayant apparemment pas compris qu’elle ne devait pas se rendre dans cette zone là mais partir dans une autre direction. Il semble donc y avoir eu une double erreur avec un soldat qui semble avoir tiré sur un groupe qui se trouvait là où il n’aurait pas dû être. Erreur tragique, certes, mais on est loin du « crime » ou du « crime de guerre… » Ce « Ram » exprime ensuite son opinion, formée à la suite de discussions qu’il a eues avec « la plupart de ses hommes » : « la vie des Palestiniens, bon, est quelque chose de bien moins important que la vie de nos soldats…. » Crime de guerre ? Perte de moralité ? Ce même « Ram » dit ensuite que le sergent de l’unité a réuni son unité pour prier et qu’un rabbin est venu prier avec des soldats pendant l’opération, ajoutant « qu’ils » leur ont envoyé des « livrets avec des tonnes de Psaumes… » Ce qui, toujours selon lui, aurait envoyé « un message très clair : nous sommes le peuple juif, nous sommes venus sur cette terre grâce à un miracle…. » Il parle ensuite de « combat pour expulser les non-juifs qui entravent la conquête de cette terre sainte. » Son opinion, toujours. Qui n’a rien à voir avec les buts exprimés par les autorités israéliennes ni avec la conduite de l’opération dans les faits.
Un pilote, « Gideon, » pour sa part, répond à des accusations venues de la salle, à propos de tirs ayant tué des policiers du Hamas : « Ils sont armés et appartiennent au Hamas. …en des temps meilleurs pour eux ils attrapent des membres du Fatah et les jettent de toits pour voir ce qui se passe… » Il explique ensuite que, pour sa part, il tire sur des objectifs déterminés par les responsables militaires, soulignant au passage que les civils palestiniens ont été prévenus par tracts de quitter les lieux où devaient avoir lieu des combats. Objectifs abstraits en ce qui le concerne étant donné que ce qu’il voit depuis son cockpit va de Haïfa à la Bande de Gaza en passant par le Sinaï. Il ne dit rien qui puisse remettre en question la légitimité des cibles choisies.
Un sergent dans les parachutistes, « Yossi, » raconte ensuite comment ses hommes et lui ont sympathisé avec une famille restée dans une maison où elle n’était pas censée être et où ils s’étaient installés. Partageant cigarettes, café et discussions sur le bien-fondé de l’opération. Pour s’apercevoir ensuite qu’un des hommes et son fils étaient membres du Hamas. La discussion porte alors sur le fait se savoir si les soldats israéliens qui quittent une maison où ils ont été stationnés devraient….replier les couvertures, remettre les matelas sur les lits, nettoyer les sols et effacer les éventuels graffiti! Le dénommé « Aviv, » toujours le même, raconte alors que ses hommes ont tout jeté par la fenêtre pour faire de la place dans une maison… Crimes de guerre ?

Danny Zamir qualifie alors ce « débat »  de  « consternant et de déprimant » parle de « une armée avec bien peu de valeurs…. »
Et depuis la mayonnaise a monté et on a parlé de « crimes, » voire de « crimes de guerre…. » Le Chef d’Etat-Major israélien, Gabi Ashkenazi, réaffirmait le 22 mars que « l’armée israélienne est la plus morale au monde, » annonçant des enquêtes pour les cas de violations évoqués. Il parlait d’actes isolés, rappelant par ailleurs les conditions dans lesquelles cette opération s’était déroulée,  le Hamas ayant transformé des zones résidentielles en zones de combat

L’un des commentaires à l’article de Haaretz, paraphrasant Shakespeare disait éloquemment « beaucoup de bruit pour rien. » Au pire quelques cas d’erreurs tragiques dont se sont saisis avec empressement bien des médias français….La question étant dès lors de se demander pourquoi.

 

Hélène Keller-Lind 31/3/2009

http://www.resiliencetv.fr/?p=3851#more-3851


09:48 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 30 mars 2009

Grand succès du lancement du projet Aladin a l’Unesco

Le Crif en action
 
Grand succès du lancement de l’opération Aladin a l’Unesco
30/03/09
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- - Thème: Shoah

 

 
 

 

1 (109).jpgLa conférence de lancement du projet « Aladin », le 27 mars 2009, dans le grand amphithéâtre de la Maison de l’Unesco, a constitué incontestablement un  immense succès si l’on s’en tient au nombre et à la qualité des personnes présentes : présidents, anciens présidents, ministres, anciens ministres, ambassadeurs, dont celui d’Israël, S.E. Daniel Shek, responsables religieux, juifs, chrétiens et musulmans, intellectuels prestigieux, journalistes ainsi qu’une délégation importante du CRIF conduite par son président Richard Prasquier.
 Le projet « Aladin », une initiative complètement inédite, initiée par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah que préside David de Rothshild et que dirige Anne-Marie Revcoleschi, a pour objet de lutter contre le négationnisme et l’antisémitisme qui en découle, qui sévissent en terre d’islam. C’est pourquoi, des programmes traitant de l’histoire de la Shoah, de la culture juive, des relations entre Juifs et Musulmans, des traductions en arabe, en persan et en turc d’ouvrages classiques comme « Le journal d’Anne Frank » ou les textes de Primo Levi seront proposés sur les sites www.aladdinproject.org et www.aladdinlibrary.org. Avec l’espoir qu’ils finissent par remplacer, dans les bibliothèques et sur les étals des libraires, les « Protocoles des Sages de Sion », « Mein Kampf » et autres horreurs très en vogue dans de nombreux pays arabo-musulmans.
Animée par Serge Moati, la séance de lancement, après une minute de silence en mémoire des six millions de mort de la barbarie nazie, a été l’occasion pour les intervenants prestigieux qui se sont succédés à la tribune, de dire leurs espoirs et leurs attentes.
Intervenant en premier, le directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura a émis le vœu que l’interculturalité et la diversité permettront une mémoire vivante de l’Holocauste dans un rapport apaisé entre civilisations en promouvant un message universel de tolérance pour les générations futures. David de Rothschild a insisté sur la volonté commune des participants de ne pas se résigner devant la prolifération du négationnisme et de l’antisionisme. Après la projection d’un petit film explication sur le projet, Anne.Marie .Revcolevschi, très émue, a rappelé que le 27 mars 1942, un premier convoi de déportés se dirigeait vers Auschwitz, le 27 mars 1943, un autre allait vers Sobibor, autre camp de la mort et le 27 mars 1944, le convoi n°70 emportait 1000 Juifs vers la mort. « Et, si nous sommes ici, un 27 mars 2009, c’est pour lutter contre l’insulte faite à la mémoire des morts ».
Le président du Sénégal et président de l’Organisation de la Conférence Islamique, Abdoulaye Wade, rappelant que le mot « Aladin » vient de l’arabe, a considéré que la Shoah est un affront à l’humanité et attaqué avec virulence le révisionnisme établissant au passage un parallèle avec celui qui concerne l’esclavage et la colonisation.
La ministre de la Justice Rachida Dati a lu une lettre du président Nicolas Sarkozy soulignant "l'urgence d'agir contre les falsifications de l'Histoire" ainsi que celle de "renforcer le dialogue interculturel" qui est, a-t-il souligné, le "sens profond" du projet d'Union pour la Méditerranée qu'il a lancé en juillet dernier.
 
Pour Jacques Chirac, un des parrains du projet,  « Aladin » est légitime. « Aladin, c’est la lumière, le symbole de cette connaissance à laquelle nous croyons ensemble ».
L’ancien président, tout comme d’ailleurs d’autres orateurs qui lui ont succédé a choisi d’introduire le conflit proche-oriental dans son discours : « J’ai dit aux Israéliens que la colonisation était une faute. On ne construit pas la paix avec son voisin en expropriant ses terres, en arrachant ses arbres, en bouclant ses routes… ». L’ancien président a également reproché  à certains de « vouloir faire porter aux pays musulmans une culpabilité qui n’est en aucun cas la leur ».
Les orateurs se sont succédé jusqu’à la clôture de la cérémonie de lancement par Madame Simone Veil, présidente d’honneur de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Photo : © 2009 Alain Azria

www.crif.org

 

 

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samedi, 28 mars 2009

Communiqué de L'UPJF /Des associations pro-palestiniennes se sont rendus dans plusieurs Carrefour de la région Parisienne, pour y supprimer les produits israéliens.

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Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France

COMMUNIQUE DE L’UPJF

Des associations pro-palestiniennes se sont rendus dans plusieurs Carrefour de la région Parisienne, pour y supprimer les produits israéliens. Ils appellent par la force la grande distribution à ne plus acheter et distribuer de produits israéliens.

Ces actes de vol et de terreur et ces appels au boycott sont punis par l’article 225-2 (2°) du code pénal et l'article 23 de la loi du 29 juillet 1881.

L’UPJF demande au gouvernement de tenir avec fermeté et sans délais les engagements exprimés dans sa réponse ministérielle du 12 août 2002 (Assemblée nationale - Question écrite n° 1491 - Garde des Sceaux, ministère de la justice) qui rappelait :

« Il appartient aux parquets de veiller à engager des enquêtes pénales afin de caractériser les éléments constitutifs de ces infractions et de faire connaître aux victimes de ces actes les suites judiciaires qui leur ont été réservées. Enfin, le garde des sceaux entend assurer à l'honorable parlementaire que les services de la Chancellerie veilleront à ce que de telles procédures reçoivent le traitement pénal le plus approprié et ne subissent aucun retard injustifié. »

Les associations et participants à ces manifestations haineuses et illégitimes qui sont en totale violation du pacte républicain peuvent aisément être identifiés, au vu des nombreuses vidéos que l’UPJF tient à la disposition de quiconque.

Afin d’assurer la cohésion nationale et de faire prévaloir les principes de la république sur la terreur, que les palestiniens et leurs supporters veulent importer de Gaza en France, L’UPJF demande de façon urgente à ce que le Parquet soit saisi sans délai, pour poursuivre les associations et participants à ces actes de terreur et de vandalisme illégaux.

www.upjf.org


 

23:25 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 27 mars 2009

«24 jours», le plaidoyer de la mère d’Ilan Halimi.

«24 jours», le plaidoyer de la mère d’Ilan
26/03/09
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- - Thème: Assassinat


 

 

Le 29 avril prochain, s’ouvrira le procès des 28 membres du "Gang des barbares", accusés d’avoir enlevé, séquestré et torturé à mort Ilan Halimi à l’hiver 2006. Le Nouvel Observateur publie en exclusivité, jeudi 26 mars 2009, des extraits du livre choc que la mère du jeune supplicié publie au Seuil le 2 avril.
«  La nuit est tombée depuis un moment déjà. Le shabbat se termine (…) Je me trouve avec Noa dans sa chambre (…) quand, subitement, des hurlements atroces envahissent l’appartement. Ce sont mes filles, elles poussent des cris (…) si violents qu’on pôurrait croire qu’on leur arrache le cœur. Le mien s’arrête (…) David s’avance vers moi, il prend mes mains dans les siennes. « Ilan a été enlevé ». Enlevé ? C’est absurde… »
Ruth Halimi, aidée par la plume d’Emilie Frèche, y raconte ses "24 jours" d’angoisse et de calvaire. Le témoignage est poignant, racontant en détail les traitements cruels infligés par Youssouf Fofana et ses complices sur son fils. Il est aussi un réquisitoire ferme et sans appel contre la police qui, dit-elle, ne voulant pas reconnaître d’emblée le caractère antisémite de l’enlèvement, s’est fourvoyée dans une impasse et a commis des erreurs irréparables. Par ailleurs, interviewée par les stations d’Europe1 et de RTL, le 26 mars au matin, Ruth Halimi a réaffirmé qu’elle souhaite que le procès qui doit s’ouvrir dans un mois sur l’assassinat tragique de son fils, puisse être public et ait une vertu pédagogique.
 
Photo : D.R
 

00:47 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (2)

mercredi, 25 mars 2009

Scénario surréaliste ? Par Olivier Rafowicz

Scénario surréaliste ?

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5 juillet 2009, onze heures du matin. Les télévisions du monde condamnent Israël. L'Etat juif vient de lancer une opération militaire sur l'Iran. On lui reproche d'avoir enfreint tous les droits et bafoué toute morale en s'attaquant à un pays souverain qui ne lui avait pas déclaré la guerre.


Photo: JPost

Depuis son offensive menée à Gaza, l'Etat hébreu n'a cessé de voir son image se ternir. Cette atmosphère plus que préoccupante entraîne dans son sillage une nouvelle vague d'antisémitisme et de déligitimation de l'Etat juif. Elle s'exprime dans la presse mondiale, ou par la voix d'artistes et pamphlétaires de tous bords qui ne cessent de mélanger les mauvais genres.

Ce soir, le Vatican est hors de lui, Israël a osé frapper l'Iran. Une multitude d'ONG clament haut et fort que l'aviation israélienne a bombardé des villes et des sites civils, créant un début de chaos humanitaire dans les villes de Bushehr, Téhéran et Ispahan. Des images des raids montrent des milliers de réfugiés, surtout des femmes et des enfants, en pleurs, se demandant pourquoi ils doivent fuir sur les routes iraniennes.

Sur les grandes chaînes de télévision occidentales, on s'interroge sur le bien-fondé de l'attaque israélienne sur l'Iran. Commentateurs chevronnés, analystes militaires et politiques se relaient sur les plateaux afin d'expliquer et comprendre les objectifs de l'action militaire israélienne avant d'en déduire les conséquences géopolitiques.

Du nucléaire pour du pétrole

Les chaînes d'information arabophones se déchaînent. Les Juifs envisageraient de détruire la chiaa (chiisme), l'aviation israélienne aurait d'ailleurs pour objectif de raser la ville sainte de Qods et peut être même de bombarder la Mecque. En l'espace de quelques heures, l'Iran symbolise le monde musulman tout entier à qui l'on interdit le droit de vivre et d'exister.

De par le monde, des centaines de milliers de musulmans et de pacifistes manifestent devant les ambassades israéliennes. Les cortèges anti-israéliens se font de plus en plus nombreux dans les rues de Londres, Paris, Stockholm, Berlin. Des portraits à l'effigie d'Ahmadinedjad, Nasrallah, Ismail Hanyeh ou l'évêque Williamson sont arborés.

Les ayatollahs, en particulier Ali Khamenei et Ali Rafsandjani, apparaissent devant les caméras des agences de presse et se présentent comme les victimes de l'ordre sioniste mondial et de son allié américain. Comment est-il possible, d'ailleurs, que des avions de chasse israéliens, 200 de type F-22, F-15 et F-16, tous de fabrication américaine, soient impliqués dans la mort de centaines de civils iraniens. "L'Iran, qui aspire à la paix et à un islam juste et pacificateur, ne mérite pas un tel châtiment", entend-on.

Aux questions des journalistes sur la politique nucléaire iranienne et sa volonté exprimée dans le passé de rayer Israël de la carte, Ali Khamenei répond : "L'Iran n'a jamais voulu employer l'arme nucléaire contre qui que ce soit, mais voulait montrer au monde entier qu'une nation chiite qui croit en Allah, qui veut promouvoir un Djihad positif pour les peuples et libérer la Palestine, a le droit à l'arme suprême." Il poursuit : "Un chef suprême doit détenir l'arme suprême. C'est ce que Khomeiny nous avait déjà enseigné à l'époque, à Nofle-le-château."

La Russie a placé ses troupes en état d'alerte et exige un arrêt immédiat de l'action israélienne qui n'a toujours pas été commentée du côté de Jérusalem. De source militaire proche des Gardiens de la révolution, deux tiers des installations nucléaires du régime auraient été détruits ou mis hors d'état de fonctionnement. Un nuage radioactif se propagerait même d'un réacteur fissuré, près de la ville d'Ispahan. L'Iran accuse Israël d'avoir produit une catastrophe nucléaire, menaçant directement des millions d'habitants. Selon le président Mahmoud Ahmadinedjad, tout juste réélu, son pays a été attaqué injustement par l'entité sioniste "illégale" et "le monde entier doit désormais s'unir pour détruire la raison du mal et des guerres dans cet univers".

Toutes les télévisions occidentales évoquent une action disproportionnée menée à l'encontre de l'Iran et parlent désormais d'un risqué de conflit à l'échelle planétaire. Israël est mis au banc des accusés. Les dirigeants occidentaux se réunissent en urgence pour mettre sur pied un plan d'aide à l'Iran, intitulé "Du nucléaire pour du pétrole". Selon ce programme, l'Iran aurait le droit d'obtenir la capacité nucléaire sous contrôle de l'OTAN et de la Russie, en échange d'une exportation d'or noir continue vers l'Ouest.
Au même moment, les roquettes du Hamas et du Hezbollah, et plusieurs fusées iraniennes, frappent les grandes métropoles de l'Etat hébreu. Mais les caméras sont inlassablement tournées vers Téhéran ou Bushehr et omettent de relater les centaines de victimes civiles israéliennes.
L'évêque Williamson est le premier à dénoncer le "génocide iranien". Pour lui, non seulement les Juifs n'ont pas connu la Shoah, mais au contraire, ce sont eux qui la mettent à exécution contre tout un peuple et une nation respectueuse.

Quelques prises de position courageuses des amis d'Israël se font entendre, qui, chiffres à l'appui, expliquent que Jérusalem a décidé cette opération contre l'Iran au moment opportun, avant d'être anéantie par une frappe nucléaire. Mais pour la communauté internationale, il fallait continuer à discuter. C'est la diplomatie qui doit rester la règle, pas la force. Des organisations des droits de l'Homme appellent à un embargo total de l'Etat hébreu et à ce que les dirigeants israéliens soient jugés.

Invraissemblable et pourtant tellement réel

Benoît XVI tend la main au président iranien et lui exprime son soutien dans cette épreuve terrible à laquelle il fait face. "Le monde n'oubliera jamais la tragédie de Téhéran", lui dit-il.
Un tel scénario relève davantage de la fiction noire que de la réalité rationnelle. Mais que cherche réellement à obtenir le président iranien ? A force de menacer Israël de destruction, d'aller à l'encontre de la communauté internationale, ne met-il pas en place lui-même les conditions d'une frappe militaire préventive contre son pays ?

Quelque part, ceci ne ressemble-t-il pas aux années de bombardements intensifs du Hamas sur la région sud d'Israël ? A force de frapper Israël et de le mettre au défi, Tsahal a réagi le 27 décembre 2008. Contre toute attente, le Hamas, surpris par l'ampleur de la réaction, n'a pas assumé sa responsabilité dans ce conflit. Pire même, il n'a eu ni le courage politique, ni la volonté militaire de combattre. Le mouvement islamiste a préféré fuir et se placer en victime totale face à un Israël redevenu l'agresseur parfait.


Photo: JPost

Les Iraniens cherchent leconflit avec Israël mais seront-ils en mesure de l'assumer réellement ?
Il semble que dans ce Moyen-Orient de plus en plus instable et dangereux, ceux qui veulent la guerre la mènent par l'intermédiaire de leurs propres femmes et enfants, sacrifiant leur population et leurs infrastructures, en endossant le rôle des victimes éternelles qui n'ont, ni les moyens, ni les capacités, de se défendre. Par conséquent, il n'est pas impossible, comme dans le scénario imaginaire précédemment décrit, que l'Iran aille jusqu'au bout de sa politique irrationnelle de production et peut-être même d'utilisation de la bombe, mais pour autant, soit incapable d'assumer une réaction militaire, israélienne ou internationale.

Il y a néanmoins un trio de certitudes dans un tel schéma. D'abord, une réaction israélienne sera disproportionnée ou jugée telle qu'elle par la presse internationale. Ensuite, dans tous les cas de figure, Israël sera de nouveau dénoncé avec vigueur, tel un Etat voyou. Enfin, Mahmoud Ahmadinedjad et son régime seront perçus comme inoffensifs et faibles, qui méritent toute la compassion de la communauté internationale et un vaste programme de soutien pour le renforcer et le légitimer.

Parfois, il me semble judicieux de prêter attention aux scénarios les plus invraisemblables pour cerner les vrais enjeux et éviter le pire.

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1237727526206&a...

08:31 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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