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mardi, 14 avril 2009

Non à Durban II : la LICRA organise un grand meeting citoyen pour dénoncer les enjeux de cette conférence onusienne et en appeler à la responsabilité de la France! Par Hélène Keller-Lind

Non à Durban II : la LICRA organise un grand meeting citoyen pour dénoncer les enjeux de cette conférence onusienne et en appeler à la responsabilité de la France<!-

« Si la France reste à Durban II et si les choses deviennent intolérables, le Pays des Lumières deviendra le pays de la pénombre, » lançait Patrick Gaubert, Président de la LICRA et député européen, en conclusion de la réunion organisée le 8 avril à Paris. Réunion rassemblant de nombreuses organisation et membres de la société civile, qui s’est tenue à l’initiative de la LICRA et au cours de laquelle « tout a été dit, » constatait-il. Avec quelques nuances dans les prises de position et un sel bémol.<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

« Mascarade. » Le mot a été utilisé à mainte reprise pour décrire ce qu’est et sera Durban II. « Nous ne voulons pas assister à Durban II qui sera sexiste, antisémite et homophobe et s’attaquera à la liberté, » affirmait Baki Youssoufou, Président de la Confédération Etudiante.

Pour Jean-Michel Quillardet, ancien Grand Maître du Grand Orient de France, il y aura  « hypothèque des Droits de l’Homme, détournement…on va tenter d’imposer la supériorité de l’Islam, d’institutionnaliser l’antisémitisme, de promouvoir les thèses sexistes, de refuser toute condamnation des Etats pratiquant une répression intérieure, les Droits de l’Homme seront rejetés, le communautarisme exacerbé…et il ne faut pas cautionner cette mascarade. » « En y allant, la France cautionnerait une Conférence qui verra le dévoiement de l’antiracisme et nous fera reculer de plus de 200 ans, » redoutait à son tour Philippe Foussier, Président du Comité Laïcité République.

Le journaliste Buhrer, auteur de « L’ONU contre les droits de l’homme ? » dressait la cadre de cette conférence onusienne dite de suivi de Durban I. Qui est typique de la dégradation constatée dans cette institution après 1993. On y a utilisé une « novlangue à la Orwell, » avec des mots qui ont perdu leur sens comme celui de Holocauste mis à toutes les sauces, des mots inventés ne signifiant rien ayant pour but de vider les termes existants de leur sens comme « antiarabisme » s’opposant à « antisémitisme, » où l’on a vu la Sharia transformée en « Droits de l’Homme islamiques, » et des pays comme la Chine, l’Arabie Saoudite, Cuba ou l’Iran se posant en patries des Droits de l’Homme.

Aux « Droits de l’Homme musulmans figurant dans la Constitution iranienne, » il faut opposer « dans un message au monde… les Droits de l’Homme Universels, qui ne sont pas des valeurs occidentales car il y a des démocraties partout…, » affirmait Michel Taubmann, rédacteur en chef du « Meilleur des Mondes. » Ajoutant que si l’on va à Genève « il faut exiger un engagement pour les Droits de l’Homme. » Et un respect de « la laïcité, du droit des femmes, » précisait Sihem Habchi, Présidente de Ni Putes ni Soumises, se définissant comme un « être universel, libre de choisir ses origines et sa religion. »

« Combattre Durban II, c’est combattre pour des valeurs, » en effet, pour Richard Prasquier, Président du CRIF, qui précisait qu’il ne s’agit là nullement d’un combat juif. Et s’exclamait :  « nos enfants verront avec stupéfaction que dans le comité préparatoire de la Conférence il y avait la Libye, Cuba ou le Pakistan… » Aurait-on affaire ici se demandait-il, à l’ONU « ou à la Société des Nations qui dans les années 1932, 33 aurait laissé le régime nazi participer à cette conférence préparatoire. »

Durban II qui, quelles que soient les modifications apportées à la déclaration finale grâce aux pressions diplomatiques, avec, notamment « à un facilitateur russe, » notait-il, « accepte totalement Durban I…inqualifiable, inacceptable. » Cette première conférence prétendument contre le racisme qui « assimilait la religion à une race avec la notion d’islamophobie,…alors qu’une religion est un système de pensée auquel on peut croire ou ne pas croire….et être libre de critiquer une religion est l’une de nos grandes conquêtes, » rappelait l’écrivain Pascal Bruckner. Qui est en faveur du boycott de Durban II, car il y voit « une attaque contre la laïcité à la française, contre les musulmans éclairés, libéraux, laïques… un Occident émancipateur, une remise en cause de l’égalité homme/femme et pour la répression de l’homosexualité. »  Islamophobie, une « idée de Khomeini, » rappelait le journaliste Mohamed Sifaoui. Il y a « confusion volontaire, » en effet, « le racisme concernant les gens et le blasphème les idées, » disait Michèle Vianès, Présidente de Regards de Femmes dont le message a été lu lors de cette rencontre..

Si Laurent Joffrin, directeur de Libération, partageant l’opinion générale, disant de Durban I que cela avait été « une tentative de meurtre de l’idée d’universalité, » et de Durban II que cela chercherait à « tuer la neutralité de l’Etat, » il se prononçait contre l’idée d’un boycott car il serait contreproductif à ses yeux. Menacer de boycotter, oui, mais le faire, non, car, pour lui, il « serait dangereux de sembler appartenir au club des riches. »

Une prise de position contestée par la salle. Mohamed Sifaoui, pour sa part, y a vu là l’expression d’un « bon sentiment, » certes, mais aussi « d’une certaine naïveté politique. » Et il déplorait par ailleurs que « les grandes démocraties n’aient plus de leviers de pression sur les grandes dictatures… » Durban, dit-il, a été « le révélateur de quelque chose, une dérive, qui se dessine depuis plusieurs années…avec des pays islamistes qui tiennent un langage anti-occidental commun alors que les démocraties occidentales ne peuvent se mettre d’accord. » D’où la nécessité d’une réflexion à mener « sur les valeurs des grandes nations démocratiques… » partagées « dans d’autres pays, y compris des pays musulmans. » Il évoquait une collusion entre une partie de la gauche et les islamistes avec, notamment, « des manifestations surréalistes » lors de la guerre Hamas Israël.

Quant au Président de l’UEJF, Raphaël Haddad, il estime que c’est au nom des « principes que la France ne peut participer à cette Conférence. » Laurent Joffrin ayant donc tort, selon lui, de parler tactique. Et, pour dénoncer le cirque que sera Durban II il appelle « les militants à se rendre à Genève déguisés en clowns, » à l’instar des militants de l’UEJF. Pour « enlever sa légitimité à cette mascarade. »

Hélène Keller-Lind

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