Avertir le modérateur

dimanche, 31 mai 2009

Le gel d’une amitié/Victor Perez

Analyse librement reproductible accompagnée de la mention de l’url suivante : http://victor-perez.blogspopt.com

 

Victor PEREZ

 

Le gel d’une amitié

 

Barak Obama exige de l’état d’Israël qu’il gèle définitivement « la colonisation des territoires occupés » et, par ce fait, l’accroissement naturelle des implantations existantes. La première interrogation qui vient à l’esprit, est de savoir ce que deviendront les milliers d’habitants qui devront attendre un supposé traité de paix avant de voir leur ville s’épanouir à nouveau ? Auront-ils la patience d’attendre le bon vouloir des ennemis d’Israël ou, ce qui est probablement souhaité par la communauté internationale, devront-ils déménager dans les « frontières de 1967 » pour avoir une vie décente ?

 

La deuxième question est de s’apercevoir si ces « colonies » bloquent réellement la progression d’un quelconque processus de paix sachant que l’état d’Israël, quelque soit son gouvernement, n’a guère hésité à les détruire dans l’objectif d’une paix, quelle soit réelle ou, malheureusement, imaginaire ?

 

La troisième question, de loin la plus importante, est de savoir si ce gel fera avancer sincèrement la paix dans la région, voire au-delà ? Pour cela, il suffit d’établir une petite liste d’attentes israéliennes irrévocables et d’analyser leurs réponses

 

a) La communauté musulmane est-elle prête à reconnaître, tôt ou tard, l’état d’Israël comme la nation du peuple juif ?

b) La communauté musulmane est-elle prête à abandonner son exigence d’un « droit de retour » d’individus n’ayant jamais habité, pour la très grande majorité d’entre eux, « l’entité sioniste » ?

c) La communauté musulmane est-elle prête à cesser toutes violences et terreurs ainsi que l’enseignement de la haine à l’encontre de l’état d’Israël ? 

 

A ces trois petites revendications somme toute très logiques, la seule réponse obtenue est NON, malgré qu’Israël gèlerait, selon la demande US, toutes expansions des implantations existantes.

 

Quel peut donc être l’intérêt des Israéliens à céder sur ce point ?

 

Au vu de ces réponses négatives, Benjamin Netanyahou se doit de poser ces exigences publiquement afin que le débat soit lancé sur la volonté des uns et des autres, que la pression soit également sur le monde musulman et que Barak Hussein Obama n’évacue pas, tout simplement le 04 juin prochain lors de son discours au Caire, ce qui assurera l’avenir d’Israël sur sa terre ancestrale.

 

Sur un tout autre plan, on peut méditer sur l’action du Président américain exigeant d’un allié indéfectible de son pays une concession sans exiger une contrepartie de ses innombrables ennemis ! Au vu du nombre de ses conseillers, il est plus qu’étonnant de le voir agir en ce sens sans imposer, pour le moins, une reconnaissance formelle et définitive d’Israël comme état juif ou le simple arrêt de la violence !

 

Certains Israéliens n’ayant pas voté par le cœur Obama, en viennent à supposer que Barak a disparu, englouti par Hussein. Ce qui serait une réponse rationnelle à cette politique à sens unique.

 

Ce qui est sûr, c’est que l’amitié entre les deux peuples risque d’en prendre un sacré coup si cette politique américaine devrait se poursuivre et si Israël serait désigné comme fauteur de guerres.

 

Les Juifs américains, dans leur très grande majorité, devront, dans cette hypothèse, se questionner quant à leur appui à leur Président, alors que leurs frères israéliens avaient choisi son opposant.

 

Victor PEREZ ©

10:14 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

Israël et l’axe du mal

Israël et l’axe du mal


27 mai 2009

Caroline Glick , THE JERUSALEM POST

 

 

http://www.jpost.com /servlet/Satellite?cid=1243346492707&pagename=JPArticle%2FShowFull


Adaptation française de Sentinelle 5769


La Corée du Nord est aux antipodes d’Israël. Pourtant le test nucléaire qu’elle a réalisé lundi a fait lever les bras des hauts responsables de la défense israéliens et sourire sa Némésis* iranienne comme le chat du Cheshire. Saisir pourquoi est la clé de la compréhension du danger posé par ce que quelqu’un a qualifié un jour impoliment d’axe du mal.

Il y a moins de deux ans, le 6 septembre 2007, les forces aériennes d’Israël ont détruit à Kibar en Syrie une installation de production de plutonium construite en Corée du Nord. L’installation détruite était un clone virtuel du site de production de plutonium de Yongbyon en Corée du Nord. 


En mars dernier, le quotidien suisse Neue Zuercher Zeitung a relaté qu’Ali Reza Asghari, qui servait comme général dans les Gardes Révolutionnaires Iraniens et de ministre adjoint de la défense avant sa défection aux USA en mars 2007, a divulgué que l’Iran avait payé l’installation nord coréenne. Téhéran considérait cette installation en Syrie comme une extension de son propre programme nucléaire. Selon les estimations israéliennes, Téhéran a dépensé de 1 à 2 milliards de $ pour le projet.


On peut supposer que des personnels iraniens assistaient au test en  Corée du Nord lundi. Au cours des années passées, les officiels du nucléaire iranien ont participé à tous les tests majeurs de la Corée du Nord,  y compris son premier essa i nucléaire et son essai de missile balistique intercontinental en 2006.


De plus, il ne serait pas tiré par les cheveux de penser que la Corée du Nord a mené un certain niveau de coordination avec l’Iran concernant l’agenda des essais de sa bombe nucléaire et de ses missiles balistiques cette semaine. Il est difficile de croire que les actions de la Corée du Nord soient survenues comme simple coïncidence une semaine seulement après que l’Iran ait testé son missile Seiji-2 à combustible solide avec une portée de 2000 km.


A part leur proximité chronologique, la principale raison qui confirme l’hypothèse que l’Iran et la Corée du Nord ont coordonné leurs essais, c’est que la Corée du Nord a joué un rôle central dans le programme de missiles de l’Iran. Bien que  les observateurs occidentaux proclament que le Seiji-2 iranien repose sur une technologie chinoise transférée à l’Iran via le Pakistan, le fait est que l’Iran doit une grande partie de sa capacité de missiles balistiques à la Corée du Nord. Le missile Shihab 3, par exemple, qui constitue la colonne vertébrale de l’arme stratégique iranienne menaçant Israël et ses voisins arabes, n’est rien d’autre qu’une adaptation iranienne de la technologie du missile nord-coréen Nodong. Depuis au moins le début des années 1990, la Corée du Nord n’a été que trop heureuse de faire proliférer cette technologie à tous ceux qui en veulent. Comme l’Iran, la Syrie doit la plus grande part de son propre arsenal massif de missiles à la prolifération nord-coréenne.


Réagissant lundi  à l’essai nucléaire nord coréen, le président des USA Barack Obama a déclaré : “Le comportement de la Corée du Nord augmente les tensions et sape la stabilité dans le nord-est de l’Asie.


C’est vrai, mais les liens intimes de la Corée du Nord avec l’Iran et la Syrie montrent que le programme nucléaire de la Corée du Nord, avec ses têtes nucléaires, ses missiles et ses composantes technologiques, n’est pas une menace lointaine, limitée dans sa portée à l’Asie  d’Extrême Orient. C’est un programme multilatéral partagé à différents niveaux avec l’Iran et la Syrie. Par conséquent il met en péril non seulement le Japon et la Corée du Sud, mais toutes les nations dont le territoire et les intérêts sont à portée de missiles iraniens et syriens.


Au-delà de son impact sur les installations technologiques et de matériel de l’Iran, le programme nucléaire de la Corée du Nord a eu une influence singulière sur la stratégie politique de l’Iran pour faire avancer son programme nucléaire au plan diplomatique. La Corée du Nord a défriché le sillon dans l’utilisation d’un mélange d’agression=2 0diplomatique et de semblants d’arrangement pour alternativement, intimider et convaincre ses ennemis de ne pas prendre de mesures contre son programme nucléaire. L’Iran a suivi assidûment le modèle de Pyongyang. De plus, l’Iran a utilisé la réponse internationale – et en particulier américaine – à diverses provocations nord coréennes au cours des années pour déterminer comment se positionner à tout moment de manière à faire progresser son programme nucléaire.  


Par exemple, quand les USA ont réagi aux essais nucléaires et à celui du missile intercontinental (ICBM)) de la Corée du Nord en 2006, en remettant en  place les pourparlers à six parties dans l’espoir d’apaiser Pyongyang, l’Iran en a tiré la leçon qu’en démontrant de l’intérêt à parlementer avec les USA sur son programme d’enrichissement de l’uranium, elle pourrait gagner un temps précieux. De même que la Corée du Nord a pu dissoudre la résolution de Washington à agir contre elle en gagnant du temps pour faire progresser encore pl us son programme grâce aux pourparlers à six, de même l’Iran, semblant agréer un cadre pour discuter de son programme d’enrichissement de l’uranium, a pu garder à distance les USA et l’Europe au cours des années écoulées.


La réponse impuissante de l’administration Obama à l’essai ICBM du mois dernier, de même la réaction bégayante à l’essai nucléaire lundi de la Corée du Nord, ont démontré à Téhéran qu’il ne doit même plus faire mine de prêter intérêt aux aspects diplomatiques de son programme nucléaire avec Washington ou ses homologues européens. Alors qu’apparaître intéressé pour parvenir à un arrangement avec Washington avait du sens pendant la présidence Bush, quand les faucons et les colombes se disputaient l’oreille du président, aujourd’hui, avec l’administration Obama peuplée uniquement de colombes, l’Iran comme la Corée du Nord, considère qu’elle n’a plus rien à gagner en prétendant se soucier d8 0un compromis avec Washington.


Ce point fut rendu bien clair en Iran, aussi bien  par la  réponse verbale immédiate du président Mahmoud Ahmadinejad à l’essai nucléaire nord-coréen lundi, que par le lancement provocant par l’Iran de bateaux de guerre dans le golfe d’Aden le même jour. Comme Ahmadinejad l’a dit, pour le régime iranien, « le problème nucléaire de l’Iran est terminé ». 

Il n’y a aucune raison de parlementer davantage. Comme Obama a fait savoir clairement qu’il n’a aucune intention de faire quelque chose en réponse à l’essai nucléaire nord-coréen, de même l’Iran croit que le président ne fera rien pour gêner son programme nucléaire.


Bien sûr, ce n’est pas seulement la politique de l’administration envers la Corée du Nord qui démontre à l’Iran qu’elle n’a aucune raison de se soucier d’une remise en question de ses aspirations nucléaires par les USA. La politique générale des USA au Moyen-Orient, qui conditionne l’action des USA contre le programme des armes nucléaires de l’Iran, fondée sur la priorité donnée à la réalisation d’un accord de paix israélo-palestinien impossible à atteindre, rend évident pour Téhéran que les USA ne prendront aucune mesure pour l’empêcher de suivre les traces de la Corée du Nord et devenir une puissance nucléaire.


Pendant sa conférence de presse avec le Premier Ministre Benyamin Netanyahou le lundi précédent, Obama déclara que les USA reconsidèreraient leur engagement dans un compromis avec l’Iran à la fin de l’année. Et au début de la semaine, on a rapporté quE2Obama a donné l’ordre au ministère de la défense de préparer des plans pour attaquer l’Iran. De plus, le président des chefs d’Etat Major Interarmes, l’amiral Michaël Mullen, a fait plusieurs déclarations récentes prévenant du danger qu’un Iran doté de l’arme nucléaire posera à la sécurité mondiale – et par extension, à la sécurité nationale des USA.  


Superficiellement, tout cela semble indiquer que l’administration Obama pourrait vraiment vouloir faire quelque chose pour empêcher l’Iran de devenir une puissance nucléaire. Hélas, du fait de l’agenda qu’Obama a posé, il est clair qu’avant qu’il ne soit prêt à lever le petit doigt contre l’Iran, la mollacratie sera déjà devenue une puissance nucléaire.


Israël a évalué que l’Iran dispos era d’une quantité suffisante d’uranium enrichi pour fabriquer une bombe nucléaire d’ici la fin de l’année. Les USA croient que cela pourrait prendre jusqu’à la mi-2010. Lors de sa conférence de presse la semaine dernière, Obama a déclaré que si les négociations sont considérées comme un échec, l’étape suivante pour les USA sera d’étendre les sanctions internationales contre l’Iran. On peut présumer que là encore, Obama permettra la poursuite de cette politique pour au moins six mois avant qu’il ne veuille la reconsidérer. A ce stade, selon toute probabilité, l’Iran sera déjà en possession d’un arsenal nucléaire.


Au-delà de l’agenda d’Obama, au cours de la semaine, deux autres évènements ont fait apparaître que quoi que fasse l’Iran, l’administration Obama ne révisera pas sa politique consistant à mettre l’emphase au Moyen-Orient pour affaiblir Israël plutôt que d’empêcher l’acquisition d’armes nucléaires par l’Iran. D’abord, vendredi dernier, le Yediot Aharonot a rapporté que l ors d’une conférence récente à Washington, le Lt-Général américain Keith Dayton, responsable de la formation de forces militaires palestiniennes en Jordanie, a indiqué que si Israël ne cède pas la Judée et la Samarie d’ici deux ans, les forces palestiniennes que lui-même et ses collègues officiers américains forment actuellement, au prix de plus de 300 millions de $, pourraient commencer à tuer des Israéliens.


Dans l’hypothèse où l’article du Yediot est vrai, il est même encore plus préoccupant que la certitude de Dayton : d’ici peu de temps, ces forces formées par les USA pourraient commencer à assassiner des Israéliens, et c’est sa sérénité apparente face aux conséquences de ses actes. La perspective de forces militaires formées par les USA et massacrant des Juifs ne conduit pas Dayton à reconsidérer la sagesse de l’engagement des USA pour bâtir et former une armée palestinienne.


La déclaration de Dayton a posé brutalement le fait que même si l’administration est parfaitement consciente des coûts de son approche du conflit palestinien avec Israël, elle continue de refuser de la réviser. Le secrétaire d’Etat à la défense, Robert Gates, vient d’augmenter la durée de l’assignation de Dayton pour deux années supplémentaires, et lui a confié en plus la responsabilité de servir d’adjoint de George Mitchell, le médiateur d’Obama pour le Moyen-Orient.   


Quatre jours après la publication des remarques de Dayton, des officiels américains et israéliens de haut rang se sont rencontrés à Londres. L’objectif mentionné pour cette rencontre à haut niveau était de discuter comment Israël se plierait à l’exigence de l’administration interdisant toute construction au sein des communautés israéliennes en Judée et Samarie.


Le plus remarquable dans cette réunion fut son timing. Elle eut lieu le jour suivant l’essai de la bombe nucléaire de la Corée du Nord, et après l’annonce du rejet par l’Iran de l’offre des USA de négocier son programme nucléaire : l’administration démontra que quoi que fasse l’Iran, l’engagement de Washington pour serrer la vis à Israël n’ était pas sujet à modification.


Tout cela est bien sûr une douce musique aux oreilles des mollahs. Entre l’impuissance américaine contre leurs alliés nord-coréens, et leur attachement inébranlable à garder Israël sur un siège brûlant, les Iraniens savent qu’ils n’ont aucune raison de se soucier d’Oncle Sam.


Aussi pour Israë l, c’est une bonne chose que Tsahal ait programmé le plus grand exercice de défense civile de l’histoire du pays la semaine prochaine. Entre l’essai nucléaire de la Corée du Nord, le bellicisme éhonté de l’Iran, et la trahison de l’Amérique, il est clair que le gouvernement ne peut rien faire pour influer la stratégie politique de Washington envers l’Iran. Aucune destruction des communautés juives ne convaincra Obama d’agir contre l’Iran.


Aujourd’hui, Israël demeure seul contre les mollahs et leur bombe. Et cela, comme la décision des USA de rester sans réagir contre l’axe du mal, n’est pas sujet à changement.


caroline@carolineglick.com

 

Notes du traducteur :


*Némésis : déesse de la vengeance dans la mythologie grecque


** chat de Cheshire : personnage fictif dans ‘Alice au Pays des merveilles’, qui apparaît et disparaît

09:02 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 15 mai 2009

Monsieur Éric RAOULT attire l'attention de Madame la Ministre de l'Intérieur sur la pratique municipale des citoyens d'honneur dans certaines villes. QUESTION ECRITE

 

Monsieur Éric RAOULT attire l'attention de Madame la Ministre de l'Intérieur sur la pratique municipale des citoyens d'honneur dans certaines villes. En effet, si cette pratique ne pose aucun problème dans un contexte national pour des citoyens français et peut donc être organisée librement, son extension à des citoyens étrangers peut poser des difficultés d'interprétation et susciter des polémiques voire des conflits. Ainsi, si de nombreuses villes ont pu élire citoyenne d'honneur, Ingrid BETENCOURT, citoyenne franco-colombienne et Guilad SHALIT, citoyen franco-israélien, un citoyen d'honneur d'une ville doit présenter ce caractère de citoyenneté, même bi-nationale. L'initiative de la mairie d'Ivry d'élire citoyen d'honneur Marwan BARGHOUTI, militant palestinien, jugé et condamné en Israël pour plusieurs crimes terroristes, est donc plus que contestable, car elle donne lieu à une vive polémique au sein de la population de cette Ville et de la communauté israélite d'Ile de France. Il conviendrait donc que des directives puissent être données aux Préfets, pour qu'ils puissent déférer ces décisions au Tribunal Administratif et que les Préfets puissent rappeler aux Maires qu'une citoyenneté d'honneur ne peut être donnée à un ressortissant étranger. Une démarche parallèle pourrait être menée auprès de l'Association des Maires de France et de son Président.

Il lui demande donc sa position sur ce dossier ?

Éric RAOULT

22:21 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 11 mai 2009

Israel ne restituera jamais le Golan par Barak Ravid, Haaretz

Israel ne restituera jamais le Golan par Barak Ravid, Haaretz

Le 1er ministre Natanyahu a déclaré Jeudi à un groupe de journalistes russophones qu’Israel n’évacuera jamais les hauteurs du  Golan. Rester sur le Golan assurera Israel de conserver un avantage stratégique en cas de conflits avec la Syrie”. Ses commentaires ont été publiés vendredi sur plusieurs sites web  israéliens de langue russe.

A une semaine et demie de la visite de Netanyahu à Washington, le Premier ministre a souligné qu'il était prêt à résister au Président américain Barack Obama et qu'il ne cèderait  pas à son avis critique pour ce qui touche à la sécurité d'Israël.

Il a également indiqué son intention de souligner à Obama la nécessité de négocier avec l’Iran et son programme nucléaire, obstacle majeur à la paix au MO.


Si l’Iran devient une puissance nucléaire, cela obligera tous les états arabes à s’allier avec lui et le régime extrémiste iranien qui a révélé ses plans d’éliminer Israel ne permettra pas aux états arabes de normaliser leurs relations avec Israel.

Il a aussi déclaré aux journalistes qu’il ne présenterait pas de conditions préalables aux négociations avec les palestiniens et qu’il n’accepterait pas de conditions préalables de leur part.

Les relations avec la Russie sont importantes mais la fourniture d’armes à l’Iran est une erreur.

http://www.haaretz.com/hasen/spages/1084194.html

10:37 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

Dieudonné, le possédé de l'« antisionisme »Par Emmanuel Berretta

Dieudonné, le possédé de l'« antisionisme »

Soufre. Enquête sur un humoriste en pleine dérive.

Publié le 07/05/2009 N°1912 Le Point

Emmanuel Berretta

A la télévision, il n'est plus question de l'inviter nulle part. Ses spectacles sont régulièrement interdits au nom du maintien de l'ordre public, le contraignant à se produire dans un bus retapé en salle de spectacle. Et voilà que, dimanche, Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, accorde un entretien à Radio J (la radio de la communauté juive), dans lequel il confie étudier l'interdiction de la liste « antisioniste » présentée par Dieudonné aux élections européennes du 7 juin... Aussitôt, c'est la controverse. A l'UMP, le député chiraquien François Baroin s'interroge : « Pas sûr que le remède ne soit pas pire que le mal. » Toujours à droite, Nicolas Dupont-Aignan juge « inadmissible » la sortie de Guéant qui risque de transformer l'humoriste politisé en « martyr » . A gauche, Benoît Hamon, le porte-parole du Parti socialiste, s'interroge : « A quoi cela sert-il et quels sont les calculs derrière cela ? Pourquoi ce coup de pub ? » D'autant qu'à ce jour la liste Dieudonné n'a pas publié de profession de foi. Sur quoi, donc, se baser pour l'interdire ?

Bref, la campagne européenne s'engage sur le terrain dangereux des antagonismes communautaires. Une diversion, diront certains, qui place Dieudonné au centre de débats enfiévrés : l'antisionisme revendiqué de ce dernier est-il un antisémitisme déguisé ? La question est régulièrement débattue devant les tribunaux saisis par le CRIF, le MRAP, la Licra et SOS Racisme.

« Je ne suis pas antisémite », clame Dieudonné, que Le Point a rencontré le 4 avril dans son Théâtre de la Main-d'Or, une petite salle au centre névralgique de sa vie artistique et politique. Ce jour-là, à la fin de l'entretien, il lâche un scoop : le 3 mars 2009, Dieudonné a rencontré Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) au cabinet de l'avocat Yvon Thiant, le président de la Fadom, une association représentant les personnes originaires de l'outre-mer. Version confirmée par Sammy Ghozlan, un ancien commissaire de police qui occupe sa retraite à relever toutes les attaques antisémites.

« Heil Israël »

« Dieudo » était prêt à renoncer à des années de provocation et à signer un texte de pacification. Il aurait ainsi mis un terme à un long « malentendu » né d'un sketch raté chez Marc-Olivier Fogiel où, encagoulé, en treillis, affublé de papillotes, il avait caricaturé un juif orthodoxe et terminé son sketch par un glaçant « Heil Israël », mimant le salut nazi... « Nous nous sommes mis d'accord sur un protocole, raconte-t-il. Si j'ai pu choquer, si j'ai pu heurter des gens de la communauté juive, profondément, dans leur croyance, dans leurs souffrances, je m'en excuse volontiers. » En contrepartie, Sammy Gohzlan devait reconnaître que l'humoriste, à la suite de son sketch douteux, avait été victime d'une agression « disproportionnée ». En effet, seize mois plus tard, le 2 mars 2005, à Fort-de-France, en Martinique, quatre individus, munis de passeports israéliens, l'ont bastonné sur le parking d'Antilles Télévision. Ces quatre personnes ont été poursuivies et condamnées à six mois de prison, dont un mois ferme.

Mais, selon l'humoriste, les discussions ont achoppé sur le terme « disproportionné ». « Ce mot-disproportionné-m'a été refusé. Sammy Gohzlan voulait y substituer le terme "sévère". Moi, j'ai un problème avec ce mot qui me renvoie à la condition d'esclave. "Tu as fait un sketch qui ne nous a pas fait rire, on te frappe. C'est une réaction sévère." Non, ce n'est pas pareil ! C'est uniquement en réaction à ce mot-là que, après, j'accepte avec d'autres amis de participer à une liste antisioniste... comme une "réaction sévère" envers Sammy Ghozlan. Me bastonner, c'est normal, même si c'est un peu sévère... »

Manipulateur

Interrogé par Le Point , le président du BNVCA livre une version très différente : « A la suite de la première réunion du 3 mars, une autre réunion était prévue le 26 mars. Sauf que, le 19 mars, Dieudonné annonce qu'il lance une liste antisioniste aux européennes. J'ai tout annulé. C'est un manipulateur qui se serait servi de ce texte comme d'un alibi. »

Manipulateur, Dieudonné ? « Il est très fort en dialectique. C'est un super-commercial. Un grand malin. Il peut retourner tout le monde comme une crêpe », confie Elie Semoun, son partenaire et ami des débuts. Entre eux, le divorce est plus que consommé. Pour Semoun, il n'y a plus de débat, Dieudonné est « antisémite » . « Elie sait très bien que Dieudonné n'est pas antisémite. Ses doutes apparents me font sourire. L'amalgame "antisioniste = antisémite" a fait long feu », souligne Josiane Grué, la mère de Dieudonné, témoin du coup de foudre amical entre les deux hommes quand ils avaient 17 ans. Dieudonné terminait son lycée où il s'était péniblement traîné jusqu'au bac. « On riait exactement des mêmes choses », se souvient Semoun, qui pousse Dieudonné à se produire sur une scène ouverte. Dieudonné enchaînait les petits boulots de vendeur. Leur premier sketch, « Maurice », s'inspire de cette expérience professionnelle : un garagiste arnaqueur.

Dès ses premiers pas dans le show-biz, Dieudonné se braque contre ce qu'il considère être une forme d'exploitation de son talent. L'idée qu'un producteur puisse décider à sa place du graphisme de ses affiches et des orientations de sa carrière lui est insupportable. Claude Martinez, leur premier producteur, est rapidement mis sur la touche. Premier d'une longue liste.

Pour conserver le contact avec son public et contourner sa mise au ban du show-biz, Dieudonné a aujourd'hui trouvé la parade : à la Main-d'Or, un numéro de portable est affiché sur le mur. Les spectateurs sont invités à envoyer leur prénom par SMS. Ils reçoivent ensuite par texto les informations sur son prochain spectacle et des réductions sur ses DVD. De l'avis de tous, Dieudonné a toujours été ingénieux pour les affaires. « Je ne suis pas un redoutable homme d'affaires, je suis plutôt un redoutable comique », rétorque-t-il. « C'est quand même le seul comédien qui m'a posé un arrêt maladie de 8 à 20 heures un jour de tournage, se souvient Dominique Farrugia, qui l'a fait jouer dans "Le clone", en 1997. Il avait décidé de ne pas tourner ce jour-là car il se produisait en spectacle le soir. » Farrugia assure que Dieudonné lui a aussi demandé de l'argent au moment d'assurer la promo du film...

Pour les mêmes raisons, il se heurte rapidement au monde de la télévision. « Il réclamait 10 000 à 15 000 francs pour un passage télé », affirme un attaché de presse. C'est de là que date son antagonisme avec Arthur, qui, au tout début de sa carrière, fait appel à Semoun et Dieudonné dans ses émissions. « Arthur, lui, se faisait payer grassement alors qu'on lui fabriquait des parties de son émission. Donc, la moindre des choses, c'était que le temps passé soit rétribué, assène Dieudonné . C'était des sketchs spécialement conçus pour son émission. » Ce qui n'était, à l'origine, qu'un contentieux commercial assez banal dans le show-biz va former les bases d'un ressentiment plus profond au fil des années à mesure que Dieudonné, à partir des attentats du 11 Septembre, glisse subrepticement d'une position antiraciste, combattant le Front national urbi et orbi, vers un positionnement antisioniste, épousant la cause palestinienne comme si c'était la sienne. Le contentieux est tel que, bien des années plus tard, quand Arthur se lance à son tour sur scène, des sympathisants de Dieudonné viennent empêcher la tenue de ses spectacles, l'accusant de soutenir l'armée israélienne contre les Palestiniens. « C'est grotesque ! Comme si mon nom était inscrit sur un char de Tsahal », se défend Arthur. La haine entre les deux hommes est palpable. Ainsi, quand Dieudonné se rend au congrès du Front national, Arthur déclare, en novembre 2006, au micro d'Europe 1 : « Même les mecs du Front national ont honte que Dieudonné soit venu les voir, c'est-à-dire que même le Front national n'en veut pas, [...] c'est bien la preuve que c'est la dernière des pourritures. » Une injure publique dont Dieudonné vient d'obtenir réparation : la cour d'appel de Riom a condamné Arthur à 3 000 euros d'amende et à verser 1 euro symbolique à Dieudonné, lequel avait lui-même été condamné pour avoir offensé Arthur en 2003 pour son soutien imaginaire à Tsahal...

Banni des médias, Dieudonné ne cache pas son jeu. Dans son dernier spectacle, « J'ai fait l'con », il dit lancer « de la viande froide » aux médias afin qu'ils se jettent dessus et parlent de lui. Il s'applique un « marketing du scandale » qu'il théorise et assimile à une démarche proche de l'art contemporain. Il se vit « incompris » aujourd'hui et disséqué demain. Il serait une sorte de Maurizio Cattelan du rire, du nom de cet artiste italien dont les installations provocatrices (une statuette d'Hitler en enfant qui prie, un éléphant en tenue du Ku Klux Klan...) font débat. C'est ainsi qu'il prétend avoir eu l'idée de demander à Jean-Marie Le Pen d'être le parrain de son dernier-né. Il en a fait un sketch de son dernier spectacle où il prétend avoir appelé le vieux leader frontiste, un dimanche matin, l'interrompant « au milieu d'une séance de torture de chats » . Puis, pour « faire plus fort », il décide d'inviter, le 26 décembre 2008, le négationniste Robert Faurisson à monter sur scène au Zénith afin de lui faire remettre un « prix de l'infréquentabilité et de l'insolence » . La vidéo prise par un téléphone portable fera le tour du Web et provoquera une nouvelle plainte bientôt jugée. De cet événement il tire matière à un sketch dans lequel il se moque de... Faurisson ! Peu importe que l'historien nie à la fois la Shoah et l'existence de Gorée, l'île symbole de la traite négrière, si chère à Dieudonné...

Haineux

« Une des forces de Dieudonné est justement cette distance étonnante qu'il peut avoir par rapport aux problèmes de ce monde, y compris les siens », explique sa mère, à la retraite après avoir passé trente ans dans l'audiovisuel d'entreprise. Plus grand malaise encore quand il joue « l'hystérie de la mémoire de la Shoah » et fait monter sur scène son assistant, Jacky, vêtu d'un pyjama fantaisiste et affublé d'une énorme étoile jaune. « J'en fais des tonnes, oui, reconnaît-il. Je stigmatise l'utilisation indécente et obscène, ne serait-ce que par le respect qu'on doit aux victimes. Il faut parfois faire taire les fanfares et les feux d'artifice et laisser le silence pour que reposent en paix toutes ces victimes. » La compétition victimaire entre l'Holocauste et l'esclavage qu'il alimente et rejette en même temps forge la trame de ses convictions qu'il met, toutefois, entre parenthèses quand, lui qui se dit anticommunautariste, il se met à fréquenter les radicaux noirs du mouvement de Kémi Séba ou, lorsque lui, l'homme profondément antireligieux, il s'acoquine avec les radicaux chiites de Yahia Gouasmi... Tous unis dans une haine de la politique d'Israël. « Il ne faut pas faire tout un plat de la Shoah comme il ne faut pas faire tout un plat de la traite négrière parce que, pour qu'il y ait des esclavagistes, il faut aussi des esclaves. L'humanité est des deux côtés du fouet, malheureusement », lâche-t-il. Qui sait si son public, fidèle en dépit des polémiques au point de remplir un Zénith, a compris où il voulait en venir...

10:26 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (1)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu