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mardi, 25 août 2009

CONFLIT ISRAELO-ARABE : SORTIR DU MENSONGE/Par Guy Millière

CONFLIT ISRAELO-ARABE : SORTIR DU MENSONGE

Par Guy Millière

Metula News Agency info # 011508/9 

http://www.menapress.com/article.php?sid=2457

Le spectacle odieux et lamentable qui vient d’être donné par le « Congrès » du Fatah devrait être en soi suffisant pour que l’expression « Palestinien modéré » apparaisse être ce qu’en rhétorique on appelle un oxymore : l’accolement de deux mots qui se contredisent mutuellement. Cela n’a rien d’étonnant : comme je l’ai écrit de nombreuses fois, le peuple palestinien n’existe pas.

Il existe des populations arabes qui se sont trouvées prises en otage et utilisées par les dirigeants des pays de la région autres qu’Israël aux fins de mener leur guerre contre le peuple juif.  La prise d’otages est la plus longue des temps modernes, puisqu’elle dure depuis soixante ans.

 

Ces gens infortunés ont d’abord reçu le statut de « réfugiés », et la communauté internationale a créé pour eux une catégorie à part, qui leur permet d’être réfugiés de père en fils, et même réfugiés par alliance.

On les a parqués dans des camps avec la complicité et le financement des Nations Unies, et, ni le Liban, ni la Syrie, ni la Jordanie, ni l’Egypte ne leur ont donné la possibilité de s’intégrer à leurs sociétés.

 

Dans les années 1960, les dirigeants syriens et égyptiens de l’époque ont compris que vouloir jeter les Juifs à la mer et détruire Israël ne leur valait aucune popularité dans le monde occidental et les faisait apparaître pour ce qu'ils sont : comme des gens aux appétits génocidaires. Ils ont alors procédé à la falsification de l’histoire la plus couronnée de succès des temps modernes : l’invention du peuple palestinien. Les otages sont devenus, bien sûr, membres de ce peuple inventé de toutes pièces.

Tout peuple ayant besoin de dirigeants, on a recruté divers aventuriers, formés et formatés à l’intersection du KGB, du national-socialisme arabe, façon Nasser, et de mouvements fondamentalistes, tels les Frères musulmans.

L’Egyptien Yasser Arafat a été choisi pour devenir le chef du peuple fantoche, alors qu’en dessous de lui, il y avait tout un ensemble d’apparatchiks constituant une nomenklatura orientale.

Les actions terroristes ont pu, dans ce contexte, se trouver dénommées « lutte armée », ou « lutte de libération nationale ». L’opération de politisation de suppléants terroristes - les fédayoun - aux armées arabes régulières a bénéficié du soutien de l’Union Soviétique et de l’essentiel du monde arabe. Elle a reçu, aux Nations Unies, le soutien des pays « non alignés », qui, comme leur nom ne l’indique pas, étaient les pays alignés sur l’Internationale communiste.

L’opération a aussi bénéficié des égards de la « politique arabe » de la France, de l’antisémitisme latent en Europe, de la volonté de nombreux pays de se concilier les grâces des producteurs de pétrole proche-orientaux, et de bénéficier des contrats qui vont avec les grâces.

Au fil des ans, des évolutions se sont opérées. Grâce aux bons soins du président le plus catastrophique à avoir gouverné les Etats-Unis avant Barack Obama, Jimmy Carter, l’Iran est devenu une République islamique et les milices chi'ites libanaises ont pu devenir le Hezbollah. Le Hamas, branche « palestinienne » des Frères musulmans, a pu voir le jour et, bien que né sunnite, se trouver de plus en plus téléguidé, armé et financé par les mollahs et autres fanatiques iraniens.

L’Union Soviétique s’est effondrée, et les « réalistes » du Département d’Etat américain, qui n’ont cessé d’estimer que les Etats-Unis aussi devaient avoir une « politique arabe » et ne pas hésiter, selon l’expression de James Baker, à « tordre le bras » d’Israël ont fait tout leur possible pour que se produise l’avancée en direction des accords d’Oslo, finalisés sous Bill Clinton.

Dans les années Clinton a eu lieu un « processus de paix », qui n’a cessé de revêtir les allures d’un « processus de guerre », puisque la logique consistait à répéter qu’il fallait négocier comme s’il n’y avait pas d’attentats, alors que ceux-ci n’avaient jamais été aussi nombreux ; la question que je me suis toujours posée alors à ce sujet était la suivante : les victimes d’attentats pouvaient-elles faire, elles aussi, comme s’il n’y avait pas d’attentats ? Ce processus a vu Arafat se doter d’une mini dictature totalitaire ayant son siège à Ramallah.

 

La suite est mieux connue puisqu’elle est plus récente : la construction de la barrière de sécurité, qui a beaucoup frustré ceux qui voulaient se harnacher des ceintures d’explosifs et se faire sauter en Israël et qui, bien sûr, a suscité des « protestations » de la « communauté internationale ».

Cette dernière s’est vue privée du spectacle de Juifs morts et mutilés, ce qui semble l’avoir frustrée.

L’abandon de Gaza par Israël, rendant le territoire vide de toute présence juive, qui a abouti non pas à un territoire où les Palestiniens se gouverneraient eux-mêmes mais une base arrière du terrorisme et de l’islamisme.

Des actions défensives menées par Israël contre le Hezbollah en 2006, puis en janvier dernier contre le Hamas.

Des occasions gâchées pendant la présidence de George Bush, puisque le Président des Etats-Unis le plus favorable à Israël depuis 1948 a eu pour interlocuteur principal Ehud Olmert. Et maintenant, Barack Hussein Obama et, fort heureusement, pour lui faire face en Israël, Binyamin Netanyahu.

 

Barack Hussein Obama est, ce qui marque un changement radical par rapport aux années Bush et ce qui contribue à le rendre infiniment plus populaire que Bush dans une Europe où l’antisémitisme revient sans être jamais vraiment parti, le Président le plus hostile à Israël depuis plus de soixante ans.

Sous Bush, des gens tels que Mahmoud Abbas s’efforçaient de modérer leur langage lorsqu’ils parlaient en anglais (en arabe, ils disaient tout, sachant bien que nul dans le monde occidental ne ferait la traduction) ; aujourd’hui, tandis que Barack Hussein Obama (qui a une famille musulmane, comme il ne cesse lui-même de le souligner) se trouve à la Maison Blanche, il n’a plus de raisons de se restreindre, les autres non plus.

 

Ce qui est lamentable dans cette histoire, est que personne à la Maison Blanche ne semble avoir entendu ce qui s’est dit à Bethlehem ces derniers jours, au Congrès d’une organisation « modérée ».

Ce qui est révoltant est que personne en Europe ne semble avoir vu ou entendu non plus. Ce qui est triste est que les gens qui sont pris en otages depuis soixante ans resteront dans leur situation d’otages, verront passer les voitures neuves et rutilantes des membres de la nomenklatura des « dirigeants palestiniens » professionnels, continueront à être abreuvé de propagande raciste et haineuse et à vivre des subsides de l’UNWRA. Bien sûr, on continuera à accuser Israël, et le peuple israélien devra rester sur le pied de guerre et en situation d’extrême vigilance.

Barack Hussein Obama est allé, au Proche-Orient, de déconvenue en déconvenue. Malgré ses courbettes obséquieuses et ses paroles d’auto-humiliation, il n’a obtenu aucune concession, même infinitésimale de la Syrie, de l’Iran, de l’Arabie Saoudite ou de l’Egypte.

Il semble même que les dirigeants saoudiens soient furieux contre lui, car ils discernent l’ombre de l’Iran, en train de grandir au-dessus de la région.

Les dirigeants syriens et iraniens ne voient pas pourquoi ils accorderaient quoi que ce soit à un faible.

Les procès staliniens organisés ces jours derniers en Iran montrent à quel point Ahmadinejad et Khamenei craignent la parole américaine. Si l’expression n’avait été utilisée autrefois par Mao, ils pourraient dire que les Etats-Unis sont un tigre de papier, sauf qu’à la Maison Blanche, il n’y a pas de tigre et que le papier a la consistance du papier mâché.

La Jordanie elle-même place ses pions, puisque Nayek al-Kadi, le ministre de l’Intérieur du royaume, vient de parler de la volonté du roi de retirer la nationalité jordanienne aux « Palestiniens » qui en disposent ; ce qui devrait apparaître comme le sommet de l’imposture ubuesque, puisque la Jordanie est un Etat créé sur quatre-vingt pour cent du territoire du Mandat palestinien et constitue en fait l''Etat arabe « palestinien ». Les seuls habitants de Jordanie à n’être pas des arabes « palestiniens » sont des bédouins, arrivés d’Arabie avec le roi de l’époque lors de la création artificielle du royaume par les Britanniques.

Si le monde voulait sortir du mensonge, il faudrait dire que, pour peu qu’on tienne à appeler un Etat arabe, « Etat arabe palestinien », il devrait être demandé au roi de Jordanie de changer le nom de son pays, qui pourrait devenir ainsi le royaume arabe de Palestine.

Certes, aucun Arabe ne se définissait comme Palestinien avant la création du peuple palestinien dans les années 1960… Le Fatah, mouvement qui a inventé le « peuple palestinien », a été créé par Yasser Arafat en 1964. Avant cela, surtout avant la création de l’Etat d’Israël en 1948, un « Palestinien » désignait un Juif vivant dans la région mandataire appelée « Palestine ». La brigade palestinienne ayant combattu dans l’armée britannique durant la Seconde Guerre Mondiale était exclusivement composée de Juifs.

Si le monde voulait sortir du mensonge, il faudrait mettre fin à la prise d’otages dont ont été victimes les gens qu’on appelle maintenant « peuple palestinien ».

 

La nomenklatura que constituent les dirigeants du Fatah, et au delà, ceux de l’Autorité Palestinienne, n’a pas à être entretenue avec l’argent des contribuables européens ou américains.

Elle n’a pas à être reconnue comme représentant un peuple par qui que ce soit : si les pays du monde arabe et l’Organisation de la Conférence Islamique tiennent à reconnaître cette nomenklatura, qu’ils le fassent, mais, jusqu’à nouvel ordre, ni l’Europe ni les Etats-Unis ne font partie du monde arabe ou de l’Organisation de la Conférence Islamique, même si, prenant sans doute ses désirs pour des réalités, Barack Hussein Obama a pu dire que les Etats-Unis étaient l’une des grandes puissances musulmanes du monde.

Si le monde voulait sortir du mensonge, et se conduire de manière éthique et honorable, il devrait trouver une issue pour ces gens qui composent ce qu’on appelle désormais le « peuple palestinien » : la paix, si elle doit venir, viendra lorsque ces gens seront délivrés de l’endoctrinement haineux qu’ils subissent depuis des années et lorsqu’ils seront délivrés de la position d’assistés permanents dans laquelle les maintiennent des dirigeants indignes et les Nations Unies ; quand ils seront incités à comprendre que, pour gagner sa vie, il faut avoir une activité créatrice de richesse.

Ensuite et ensuite seulement, on pourra parler d’une « issue politique ». Les frontières futures, lorsqu’elles seront tracées, ne contiendront pas, je serais prêt à le parier, un deuxième Etat palestinien. Non seulement parce que rien ne justifie qu’on crée un deuxième Etat arabe sur le territoire de l’ancien Mandat palestinien, mais parce qu’envisager de confier un Etat à des gens tels que Mahmoud Abbas, aux autres membres de la nomenklatura palestinienne ou, a fortiori, aux dirigeants du Hamas ferait autant sens que confier un dépôt d’essence et un briquet à un pyromane multirécidiviste.

Certes, je crains que le monde ne sorte pas du mensonge immédiatement. L’obsession, en Europe et dans l’administration Obama, ces derniers mois, a consisté à pointer du doigt les « colonies israéliennes ». Donc à entériner l’idée que la paix pourrait venir lorsqu’on céderait aux exigences d’épuration ethnique des dirigeants « palestiniens » qui, si leurs exigences étaient satisfaites, en auraient d’autres qui sont déjà prêtes à être brandies.

L’obsession a aussi consisté à sermonner Israël concernant la construction d’habitations juives dans Jérusalem Est, quand bien même ce sont des Juifs qui disposent des titres de propriété. L’épuration ethnique telle que conçue par les dirigeants « palestiniens » et telle qu’entérinée par les dirigeants européens et les membres de l’administration Obama concerne aussi Jérusalem.

L’administration Obama, envers et contre tout, parle d’un projet de plan de paix qui devrait être présenté en septembre, et on peut donc craindre le pire à ce moment là.

La vigilance s’impose plus que jamais. L’un des composants de la vigilance est le rappel des faits. C’est pour cela que j’ai rappelé ici, très simplement, tout un ensemble de faits historiques. Le « conflit israélo-arabe » ne semble insoluble que dans la mesure où, en prétendant construire sur du mensonge, on ne cesse de bâtir des échafaudages qui s’écroulent les uns après les autres.

 Le mensonge est un terrain plus instable et plus illusoire encore que le sable avec lequel on construit sur les plages des châteaux que la marée emporte. Le mensonge, là, a des conséquences bien plus graves que la disparition d’un château de sable.

Il y a plus de soixante ans que des gens sont pris en otages : qui osera dire haut et fort qu’il est temps que cela cesse. Il y a plus de soixante ans qu’Israël est victime d’une campagne d’agression, de haine et de terrorisme telle que, en se faisant complice de la prise d’otages de ce qu’on appelle le « peuple palestinien », les dirigeants des pays occidentaux se sont, en réalité, faits complices aussi de la campagne d’agression, de haine et de terrorisme contre Israël : il serait temps que la campagne cesse, et la complicité des dirigeants occidentaux aussi.

 

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