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samedi, 29 août 2009

PROCHE-ORIENT/ JERUSALEM N’EST PAS UNE COLONIE/Par Michel Gurfinkiel

www.michelgurfinkiel.com

http://www.michelgurfinkiel.com/articles/241-Proche-Orient-Jerusalem-nest-pas-une-colonie.html

 Michel Gurfinkiel Photo Alain Azria.jpg

Le Département d’Etat et le Quai d’Orsay devraient réviser leur géographie. Et surtout leur droit.

PAR MICHEL GURFINKIEL.

 

 

Il faudra que le Département d’Etat et le Quai d’Orsay s’expliquent un jour. Ces deux chancelleries défendent en effet, sur les frontières d’Israël et le statut des territoires que l’Etat juif a conquis en 1967, une doctrine baroque, illogique, et contraire aux règles habituelles du droit.

 

Le Département d’Etat et le Quai d’Orsay ne contestent pas le droit d’Israël à « occuper »  ce qu’ils appellent « Jérusalem-Est », la Cisjordanie, ou même Gaza (où l’Etat juif contrôle toujours l’espace aérien et les côtes). Cette occupation résulte de la guerre de 1967. Elle a été validée par la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui reste en vigueur jusqu’à la signature éventuelle d’un accord de paix.

 

Ce qu’ils contestent, c’est le contenu qu’Israël donne à son occupation. L’Etat juif aurait dû se limiter, selon eux, à un contrôle militaire, voire sécuritaire, de ces territoires, et laisser en état, pour le reste, la situation qui existait à la veille de la Guerre des Six jours, le 4 juin 1967.  En particulier, Israël n’aurait pas dû créer des « colonies » en zone « occupée », c’est à dire des ensembles d’habitation israéliens, qu’il s’agisse de quartiers nouveaux à Jérusalem ou de villes et villages nouveaux en Cisjordanie. Aujourd’hui, tant le Département d’Etat que le Quai d’Orsay estiment que ces  « colonies » constituent le principal obstacle au processus de paix israélo-palestinien et israélo-arabe. Ils exigent donc, dans un premier temps, leur « gel » immédiat, c’est à dire l’arrêt de toute nouvelle construction. Et dans un second temps leur « démantèlement » ou au minimum leur transfert à un futur Etat palestinien en Cisjordanie et à Gaza. Toutes les « colonies » sont concernées. Y compris le moindre pâté d’immeubles créé ou rénové par les Israéliens à « Jérusalem-Est » (c’est à dire au nord, à l’est et au sud de Jérusalem). Y compris un malheureux hôtel qui vient de s’ouvrir, à proximité de la Vieille Ville, dans un ancien bâtiment administratif jordanien puis israélien.

 

A première vue, la doctrine du Département d’Etat et du Quai d’Orsay est sévère mais juste. Mais un examen plus attentif révèle d’étranges contradictions. Les deux chancelleries se comportent comme si la « ligne verte », l’ancienne ligne de barbelés qui coupait Jérusalem en deux avant 1967, était une  « frontière internationale » . On en déduit donc qu’elles considèrent le secteur israélien d’avant 1967, « Jérusalem-Ouest », comme partie intégrante d’Israël. Et qu’elles ne voient pas d’objection à l’installation dans ce secteur, quelque part au pied de la Knesset ou de Yad-Vashem,  des ambassades américaine et française en Israël, actuellement établies à Tel-Aviv. On se trompe. Pour les deux chancelleries, Jérusalem-Ouest non plus n’est pas israélien. Où commence Israël ? Pas de réponse. Un sentiment désagréable point : pour le Département d’Etat et le Quai, Israël ne commence peut-être nulle part ; et constitue peut-être, tout entier, une « colonie », à « geler » puis à « démanteler ».

 

Le droit international existe. Il a ses principes, ses règles, sa jurisprudence. Que dit-il, à propos d’Israël et des territoires conquis en 1967 ?

 

A l’origine, il y a le Mandat de la Société des Nations (SDN). La Grande-Bretagne s’est emparée du Levant, jusque là possession turque, en 1917-1918. La SDN valide sa présence au Levant-Sud – la Palestine – en 1923. Moyennant, ainsi que le stipulent les articles II, IV, VI, VII, XI, XXII, XXIII, de cette décision,  l’engagement d’y créer un Foyer national juif, et d’y assurer une immigration juive massive.

 

En 1947, l’Onu, qui a succédé à la SDN, partage la Palestine en trois : un Etat juif en trois enclaves reliées par des corridors, un Etat arabe et une zone internationale à Jérusalem. Les Juifs de Palestine acceptent. Si les Arabes avaient fait de même, le Moyen-Orient n’aurait pas connu onze guerres. Mais les droits dont les Juifs disposaient dans l’ensemble de la Palestine mandataire auraient été limités au seul Etat juif.

 

Les Arabes refusent. Or la nature d’un traité est d’être exécuté. S’il ne l’est pas, par suite du retrait ou de la défaillance de l’une des parties concernées, la situation juridique antérieure, statu quo ante, est reconduite. Par conséquent, comme  le note dans un télégramme au Quai d’Orsay un diplomate français alors en poste à Jérusalem, les dispositions du Mandat de 1923, à commencer par le Foyer national juif, restent toujours en vigueur sur l’ensemble du territoire palestinien.

 

Le nouvel Etat juif, Israël, gagne la guerre. Là où il était désormais établi, le Mandat est juridiquement « accompli ». Dans les autres parties de la Palestine, les dispositions de 1923 sont mises en sommeil, mais nullement abolies. En 1967, la conquête israélienne leur rend leur actualité, ainsi que le notent des juristes de premier plan : l’Américain Eugene Rostow, ancien doyen de la faculté de droit de Yale, et ancien sous-secrétaire d’Etat sous l’administration Johnson, ou l’Australien Julius Stone, l’un des plus grands experts en droit international du XXe siècle. Israël n’est pas un « occupant », mais un souverain légitime. Il peut implanter des habitations juives dans les zones conquises. Il le doit.

 

Les pays où le droit joue un rôle dans le débat politique, notamment les Etats-Unis, savent bien qu’il en est ainsi. C’est pourquoi le Congrès américain a pu voter en 1995, sous l’administration Clinton, une loi enjoignant l’installation de l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem. Le Département d’Etat a contré l’opération à travers une argumentation pragmatique, en faisant valoir que ce transfert était « politiquement inopportun ». Mais il s’est gardé, à l’époque, d’entrer dans un débat juridique, qu’il n’aurait pas gagné.

 

Le Département d’Etat et le Quai d’Orsay traînent des « cultures » antisionistes, sinon antisémites, depuis fort longtemps. La chance historique du premier, aujourd’hui,  est de travailler avec un président ouvertement anti-israélien. La chance du second, de travailler pour un président dont le pro-américanisme consiste à s’aligner sur le président américain du moment. Mais les présidents passent. Et le droit subsiste.

 

 

© Michel Gurfinkiel, 2009

11:33 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (1)

mardi, 25 août 2009

CONFLIT ISRAELO-ARABE : SORTIR DU MENSONGE/Par Guy Millière

CONFLIT ISRAELO-ARABE : SORTIR DU MENSONGE

Par Guy Millière

Metula News Agency info # 011508/9 

http://www.menapress.com/article.php?sid=2457

Le spectacle odieux et lamentable qui vient d’être donné par le « Congrès » du Fatah devrait être en soi suffisant pour que l’expression « Palestinien modéré » apparaisse être ce qu’en rhétorique on appelle un oxymore : l’accolement de deux mots qui se contredisent mutuellement. Cela n’a rien d’étonnant : comme je l’ai écrit de nombreuses fois, le peuple palestinien n’existe pas.

Il existe des populations arabes qui se sont trouvées prises en otage et utilisées par les dirigeants des pays de la région autres qu’Israël aux fins de mener leur guerre contre le peuple juif.  La prise d’otages est la plus longue des temps modernes, puisqu’elle dure depuis soixante ans.

 

Ces gens infortunés ont d’abord reçu le statut de « réfugiés », et la communauté internationale a créé pour eux une catégorie à part, qui leur permet d’être réfugiés de père en fils, et même réfugiés par alliance.

On les a parqués dans des camps avec la complicité et le financement des Nations Unies, et, ni le Liban, ni la Syrie, ni la Jordanie, ni l’Egypte ne leur ont donné la possibilité de s’intégrer à leurs sociétés.

 

Dans les années 1960, les dirigeants syriens et égyptiens de l’époque ont compris que vouloir jeter les Juifs à la mer et détruire Israël ne leur valait aucune popularité dans le monde occidental et les faisait apparaître pour ce qu'ils sont : comme des gens aux appétits génocidaires. Ils ont alors procédé à la falsification de l’histoire la plus couronnée de succès des temps modernes : l’invention du peuple palestinien. Les otages sont devenus, bien sûr, membres de ce peuple inventé de toutes pièces.

Tout peuple ayant besoin de dirigeants, on a recruté divers aventuriers, formés et formatés à l’intersection du KGB, du national-socialisme arabe, façon Nasser, et de mouvements fondamentalistes, tels les Frères musulmans.

L’Egyptien Yasser Arafat a été choisi pour devenir le chef du peuple fantoche, alors qu’en dessous de lui, il y avait tout un ensemble d’apparatchiks constituant une nomenklatura orientale.

Les actions terroristes ont pu, dans ce contexte, se trouver dénommées « lutte armée », ou « lutte de libération nationale ». L’opération de politisation de suppléants terroristes - les fédayoun - aux armées arabes régulières a bénéficié du soutien de l’Union Soviétique et de l’essentiel du monde arabe. Elle a reçu, aux Nations Unies, le soutien des pays « non alignés », qui, comme leur nom ne l’indique pas, étaient les pays alignés sur l’Internationale communiste.

L’opération a aussi bénéficié des égards de la « politique arabe » de la France, de l’antisémitisme latent en Europe, de la volonté de nombreux pays de se concilier les grâces des producteurs de pétrole proche-orientaux, et de bénéficier des contrats qui vont avec les grâces.

Au fil des ans, des évolutions se sont opérées. Grâce aux bons soins du président le plus catastrophique à avoir gouverné les Etats-Unis avant Barack Obama, Jimmy Carter, l’Iran est devenu une République islamique et les milices chi'ites libanaises ont pu devenir le Hezbollah. Le Hamas, branche « palestinienne » des Frères musulmans, a pu voir le jour et, bien que né sunnite, se trouver de plus en plus téléguidé, armé et financé par les mollahs et autres fanatiques iraniens.

L’Union Soviétique s’est effondrée, et les « réalistes » du Département d’Etat américain, qui n’ont cessé d’estimer que les Etats-Unis aussi devaient avoir une « politique arabe » et ne pas hésiter, selon l’expression de James Baker, à « tordre le bras » d’Israël ont fait tout leur possible pour que se produise l’avancée en direction des accords d’Oslo, finalisés sous Bill Clinton.

Dans les années Clinton a eu lieu un « processus de paix », qui n’a cessé de revêtir les allures d’un « processus de guerre », puisque la logique consistait à répéter qu’il fallait négocier comme s’il n’y avait pas d’attentats, alors que ceux-ci n’avaient jamais été aussi nombreux ; la question que je me suis toujours posée alors à ce sujet était la suivante : les victimes d’attentats pouvaient-elles faire, elles aussi, comme s’il n’y avait pas d’attentats ? Ce processus a vu Arafat se doter d’une mini dictature totalitaire ayant son siège à Ramallah.

 

La suite est mieux connue puisqu’elle est plus récente : la construction de la barrière de sécurité, qui a beaucoup frustré ceux qui voulaient se harnacher des ceintures d’explosifs et se faire sauter en Israël et qui, bien sûr, a suscité des « protestations » de la « communauté internationale ».

Cette dernière s’est vue privée du spectacle de Juifs morts et mutilés, ce qui semble l’avoir frustrée.

L’abandon de Gaza par Israël, rendant le territoire vide de toute présence juive, qui a abouti non pas à un territoire où les Palestiniens se gouverneraient eux-mêmes mais une base arrière du terrorisme et de l’islamisme.

Des actions défensives menées par Israël contre le Hezbollah en 2006, puis en janvier dernier contre le Hamas.

Des occasions gâchées pendant la présidence de George Bush, puisque le Président des Etats-Unis le plus favorable à Israël depuis 1948 a eu pour interlocuteur principal Ehud Olmert. Et maintenant, Barack Hussein Obama et, fort heureusement, pour lui faire face en Israël, Binyamin Netanyahu.

 

Barack Hussein Obama est, ce qui marque un changement radical par rapport aux années Bush et ce qui contribue à le rendre infiniment plus populaire que Bush dans une Europe où l’antisémitisme revient sans être jamais vraiment parti, le Président le plus hostile à Israël depuis plus de soixante ans.

Sous Bush, des gens tels que Mahmoud Abbas s’efforçaient de modérer leur langage lorsqu’ils parlaient en anglais (en arabe, ils disaient tout, sachant bien que nul dans le monde occidental ne ferait la traduction) ; aujourd’hui, tandis que Barack Hussein Obama (qui a une famille musulmane, comme il ne cesse lui-même de le souligner) se trouve à la Maison Blanche, il n’a plus de raisons de se restreindre, les autres non plus.

 

Ce qui est lamentable dans cette histoire, est que personne à la Maison Blanche ne semble avoir entendu ce qui s’est dit à Bethlehem ces derniers jours, au Congrès d’une organisation « modérée ».

Ce qui est révoltant est que personne en Europe ne semble avoir vu ou entendu non plus. Ce qui est triste est que les gens qui sont pris en otages depuis soixante ans resteront dans leur situation d’otages, verront passer les voitures neuves et rutilantes des membres de la nomenklatura des « dirigeants palestiniens » professionnels, continueront à être abreuvé de propagande raciste et haineuse et à vivre des subsides de l’UNWRA. Bien sûr, on continuera à accuser Israël, et le peuple israélien devra rester sur le pied de guerre et en situation d’extrême vigilance.

Barack Hussein Obama est allé, au Proche-Orient, de déconvenue en déconvenue. Malgré ses courbettes obséquieuses et ses paroles d’auto-humiliation, il n’a obtenu aucune concession, même infinitésimale de la Syrie, de l’Iran, de l’Arabie Saoudite ou de l’Egypte.

Il semble même que les dirigeants saoudiens soient furieux contre lui, car ils discernent l’ombre de l’Iran, en train de grandir au-dessus de la région.

Les dirigeants syriens et iraniens ne voient pas pourquoi ils accorderaient quoi que ce soit à un faible.

Les procès staliniens organisés ces jours derniers en Iran montrent à quel point Ahmadinejad et Khamenei craignent la parole américaine. Si l’expression n’avait été utilisée autrefois par Mao, ils pourraient dire que les Etats-Unis sont un tigre de papier, sauf qu’à la Maison Blanche, il n’y a pas de tigre et que le papier a la consistance du papier mâché.

La Jordanie elle-même place ses pions, puisque Nayek al-Kadi, le ministre de l’Intérieur du royaume, vient de parler de la volonté du roi de retirer la nationalité jordanienne aux « Palestiniens » qui en disposent ; ce qui devrait apparaître comme le sommet de l’imposture ubuesque, puisque la Jordanie est un Etat créé sur quatre-vingt pour cent du territoire du Mandat palestinien et constitue en fait l''Etat arabe « palestinien ». Les seuls habitants de Jordanie à n’être pas des arabes « palestiniens » sont des bédouins, arrivés d’Arabie avec le roi de l’époque lors de la création artificielle du royaume par les Britanniques.

Si le monde voulait sortir du mensonge, il faudrait dire que, pour peu qu’on tienne à appeler un Etat arabe, « Etat arabe palestinien », il devrait être demandé au roi de Jordanie de changer le nom de son pays, qui pourrait devenir ainsi le royaume arabe de Palestine.

Certes, aucun Arabe ne se définissait comme Palestinien avant la création du peuple palestinien dans les années 1960… Le Fatah, mouvement qui a inventé le « peuple palestinien », a été créé par Yasser Arafat en 1964. Avant cela, surtout avant la création de l’Etat d’Israël en 1948, un « Palestinien » désignait un Juif vivant dans la région mandataire appelée « Palestine ». La brigade palestinienne ayant combattu dans l’armée britannique durant la Seconde Guerre Mondiale était exclusivement composée de Juifs.

Si le monde voulait sortir du mensonge, il faudrait mettre fin à la prise d’otages dont ont été victimes les gens qu’on appelle maintenant « peuple palestinien ».

 

La nomenklatura que constituent les dirigeants du Fatah, et au delà, ceux de l’Autorité Palestinienne, n’a pas à être entretenue avec l’argent des contribuables européens ou américains.

Elle n’a pas à être reconnue comme représentant un peuple par qui que ce soit : si les pays du monde arabe et l’Organisation de la Conférence Islamique tiennent à reconnaître cette nomenklatura, qu’ils le fassent, mais, jusqu’à nouvel ordre, ni l’Europe ni les Etats-Unis ne font partie du monde arabe ou de l’Organisation de la Conférence Islamique, même si, prenant sans doute ses désirs pour des réalités, Barack Hussein Obama a pu dire que les Etats-Unis étaient l’une des grandes puissances musulmanes du monde.

Si le monde voulait sortir du mensonge, et se conduire de manière éthique et honorable, il devrait trouver une issue pour ces gens qui composent ce qu’on appelle désormais le « peuple palestinien » : la paix, si elle doit venir, viendra lorsque ces gens seront délivrés de l’endoctrinement haineux qu’ils subissent depuis des années et lorsqu’ils seront délivrés de la position d’assistés permanents dans laquelle les maintiennent des dirigeants indignes et les Nations Unies ; quand ils seront incités à comprendre que, pour gagner sa vie, il faut avoir une activité créatrice de richesse.

Ensuite et ensuite seulement, on pourra parler d’une « issue politique ». Les frontières futures, lorsqu’elles seront tracées, ne contiendront pas, je serais prêt à le parier, un deuxième Etat palestinien. Non seulement parce que rien ne justifie qu’on crée un deuxième Etat arabe sur le territoire de l’ancien Mandat palestinien, mais parce qu’envisager de confier un Etat à des gens tels que Mahmoud Abbas, aux autres membres de la nomenklatura palestinienne ou, a fortiori, aux dirigeants du Hamas ferait autant sens que confier un dépôt d’essence et un briquet à un pyromane multirécidiviste.

Certes, je crains que le monde ne sorte pas du mensonge immédiatement. L’obsession, en Europe et dans l’administration Obama, ces derniers mois, a consisté à pointer du doigt les « colonies israéliennes ». Donc à entériner l’idée que la paix pourrait venir lorsqu’on céderait aux exigences d’épuration ethnique des dirigeants « palestiniens » qui, si leurs exigences étaient satisfaites, en auraient d’autres qui sont déjà prêtes à être brandies.

L’obsession a aussi consisté à sermonner Israël concernant la construction d’habitations juives dans Jérusalem Est, quand bien même ce sont des Juifs qui disposent des titres de propriété. L’épuration ethnique telle que conçue par les dirigeants « palestiniens » et telle qu’entérinée par les dirigeants européens et les membres de l’administration Obama concerne aussi Jérusalem.

L’administration Obama, envers et contre tout, parle d’un projet de plan de paix qui devrait être présenté en septembre, et on peut donc craindre le pire à ce moment là.

La vigilance s’impose plus que jamais. L’un des composants de la vigilance est le rappel des faits. C’est pour cela que j’ai rappelé ici, très simplement, tout un ensemble de faits historiques. Le « conflit israélo-arabe » ne semble insoluble que dans la mesure où, en prétendant construire sur du mensonge, on ne cesse de bâtir des échafaudages qui s’écroulent les uns après les autres.

 Le mensonge est un terrain plus instable et plus illusoire encore que le sable avec lequel on construit sur les plages des châteaux que la marée emporte. Le mensonge, là, a des conséquences bien plus graves que la disparition d’un château de sable.

Il y a plus de soixante ans que des gens sont pris en otages : qui osera dire haut et fort qu’il est temps que cela cesse. Il y a plus de soixante ans qu’Israël est victime d’une campagne d’agression, de haine et de terrorisme telle que, en se faisant complice de la prise d’otages de ce qu’on appelle le « peuple palestinien », les dirigeants des pays occidentaux se sont, en réalité, faits complices aussi de la campagne d’agression, de haine et de terrorisme contre Israël : il serait temps que la campagne cesse, et la complicité des dirigeants occidentaux aussi.

 

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Jean-Michel Casa, ambassadeur de France en Israël est remplacé par Christophe Bigot

Jean-Michel Casa, ambassadeur de France en Israël est remplacé par Christophe Bigot
25/08/09
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- - Thème: Diplomatie


 

 

A la veille de la fin de son importante et passionnante mission en Israël, Jean-Michel Casa, Ambassadeur de France en Israël donné à nos confrères du Jérusalem Post, le 4 août 2009, une longue analyse de son mandat qui s’achève en Israël. Nous reproduisons ci-dessous ce texte également publié dans l’édition française du JP.
Jean-Michel Casa sera remplacé par Christophe Bigot, qui avait été son adjoint à Tel-Aviv et qui revient dès la semaine prochaine comme ambassadeur de France en Israël, après avoir servi ces deux dernières années, dans le cabinet de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes.
Jean-Michel Casa est nommé directeur de l'Union européenne à l'administration centrale du ministère des affaires étrangères et européennes, en remplacement de M. Pierre Ménat, appelé à d'autres fonctions.
Jean-Michel Casa : « Ce n’est qu’un aurevoir », Jérusalem Post, 4 août 2009.
A partir du 1er septembre prochain, Jean-Michel Casa prendra la tête de la prestigieuse Direction de l'Union européenne au sein du ministère des Affaires étrangères, placée sous la responsabilité du ministre de tutelle Bernard Kouchner et du nouveau secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Pierre Lellouche. Mais aussi en étroite relation avec le président de la République.
La nouvelle, annoncée mi-mai dernier, le réjouit et le diplomate rôdé qu'il est ne boude pas son plaisir. S'il rechigne à parler de promotion - modestie diplomatique de rigueur - Casa concède, taquin, "qu'il ne s'agit pas d'une dégradation". Il salue surtout la confiance que lui témoignent les autorités françaises par cette nomination qu'il décrit comme "une responsabilité importante au vu des enjeux très lourds auxquels l'Europe va se trouver confrontée ces deux à trois prochaines années".
C'est donc un diplomate heureux à l'idée de réintégrer l'Hexagone, même s'il avoue sa tristesse de quitter l'Etat hébreu, "car être ambassadeur en Israël, c'est quelque chose d'intéressant, gratifiant, passionnant". Devoir oblige, il aura dû se contenter d'un mandat de trois ans - la durée des missions des ambassadeurs dépend des postes qui se libèrent - mais Casa n'aurait pas trouvé à redire à un séjour plus long : "Ce n'est un secret pour personne, je serais bien resté un an ou deux de plus, il y a encore des tas de choses à faire."
De fait, les chantiers auxquels il s'est attelé ces trois dernières années n'ont pas manqué. Entre deux gorgées d'un café serré sur la terrasse du King David, Casa déroule les temps forts de sa mission. Prise de fonctions en septembre 2006, Israël sort alors de sa seconde guerre du Liban. Les sensibilités étaient à vif, explique l'ambassadeur.
Chirac à Paris, Olmert à Jérusalem diffèrent sur le sens des opérations militaires israéliennes dans la zone sud du pays du Cèdre. Casa s'emploie alors à faire évoluer le regard croisé entre la France et Israël. "Les choses avaient déjà commencé à changer avant mon arrivée", rappelle-t-il. "Ariel Sharon s'était rendu à Paris et la France avait soutenu le désengagement de Gaza." Le retrait du Goush Katif : sans conteste un tournant crucial dans le développement des relations franco-israéliennes.
Et Casa de revenir sur le sujet qui fait parfois polémique en Israël, pour ne pas avoir été parfaitement géré, estime-t-il : "S'il y a un regret à avoir, selon moi, c'est le fait qu'en se retirant unilatéralement, le gouvernement israélien n'ait pas cherché à davantage renforcer l'Autorité palestinienne et l'aider à asseoir son pouvoir à Gaza. Il aurait fallu accompagner ce retrait de règles bilatérales, pour éviter - peut-être - ce qu'on a connu, à savoir la prise de pouvoir du Hamas et cette dictature à Gaza." A l'été 2005, la France avait salué le désengagement voulu par Sharon. L'Elysée se réjouissait de ce qu'elle considérait un geste fort du gouvernement israélien vers une reprise du processus de paix, de "cette volonté de se retirer des Territoires occupés", ponctue Casa. Une pomme de discorde en moins. Et une embellie en plus, quand en mai 2007, Nicolas Sarkozy prend possession de l'Elysée.
Le métier d'ambassadeur ou l'art de la diplomatie
Un an plus tard, c'est un ambassadeur heureux et honoré d'avoir été maintenu dans ses fonctions qui organise la visite en Israël du chef de l'Etat français. "Un formidable succès", affirme Jean-Michel Casa, "toute la communauté française était venue fêter le président de la République, ici-même, au King David."
Boosté par un Nicolas Sarkozy qui affiche dorénavant "une amitié revendiquée et assumée envers Israël, et surtout une volonté d'une approche plus équilibrée dans la région", le locataire de la résidence de France à Yaffo accompagne alors ce nouveau départ dans les relations franco-israéliennes, déjà amorcé par son prédécesseur Gérard Araud.
Mieux faire comprendre la politique de la France en Israël et entretenir le dialogue avec les communautés juives française et franco-israélienne, tels étaient les deux travaux prioritaires de Casa : "Essayer de faire évoluer la perception, que, contrairement à ce que l'on pense parfois - ou ce que l'on a pensé par le passé - la France n'a pas de méfiance vis-à-vis d'Israël." La France peut-être, mais le Quai d'Orsay ?
Pour Jean-Michel Casa, l'idée d'un ministère des Affaires étrangères français hostile à l'Etat hébreu est totalement caricaturale. "La politique étrangère de la France est définie par le président de la République, en l'occurrence Nicolas Sarkozy, et son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner", explique-t-il.
Mais justement, Kouchner est loin de faire l'unanimité en Israël... Question piège pour le futur directeur de l'Europe au sein des Affaires étrangères. Casa évoquera tout de même à demi-mot une personnalité différente de Nicolas Sarkozy. Mais, discours diplomatique oblige, l'ambassadeur coupera court à toute polémique : "Bernard Kouchner est incontestablement aussi un ami d'Israël. Il a toujours été engagé dans la région.
Il a pris de manière courageuse des positions critiques à l'égard d'Israël sur le traitement humanitaire des Palestiniens en certaines circonstances, ou aujourd'hui sur la situation à Gaza, mais il est dans son rôle en faisant cela. C'est le rôle du ministre des Affaires étrangères de dire des choses qui ne plaisent pas forcément, à un camp, comme à l'autre."
Lourde tâche que celle d'ambassadeur qui consiste à faire une explication de texte de tout ce qui se fait, se dit, se pense, dans les hautes sphères du pouvoir français. Dernière anecdote en date, quand Nicolas Sarkozy conseille à Binyamin Netanyahou de se défaire de son chef de la diplomatie, Avigdor Lieberman. "Dans ce cas-là, le mieux c'est de ne pas commenter", pointe Casa, "les hommes politiques sont ainsi faits qu'ils adorent parler de politique intérieure. Je l'ai toujours entendu quand j'ai pu assister à des rencontres de chefs d'Etat et de gouvernement.
Ils parlent de leurs problèmes, de leurs coalitions. Ce sont des conversations libres, échangées à titre privé, et rien n'est plus absurde que de vouloir créer une polémique qui ne correspond pas à ce qui a pu se dire au cours des entretiens. Nicolas Sarkozy et Binyamin Netanyahou ont parlé des relations franco-israéliennes, du discours de Bar-Ilan, de la paix et du rôle que peut jouer la France." Et Casa de rappeler "la relation d'amitié et de confiance exceptionnellement forte" qui lie le président français et le chef du gouvernement israélien. Il est clair que les deux hommes se connaissent bien et s'estiment.
"Nous n'avons jamais été aussi proches de la paix"
Avec Netanyahou aux commandes de l'Etat hébreu, l'Elysée est-elle confiante dans les chances du Moyen-Orient à parvenir à la paix ? Oui, rétorque l'ambassadeur : "La France a tenu à être une des premières, quelques minutes après le discours de Bar-Ilan, par la voix de Bernard Kouchner, à fortement saluer les propos de Binyamin Netanyahou comme un pas en avant, tout en ajoutant qu'elle souhaitait aller plus loin.
Elle a donné un coup de chapeau au fait que pour la première fois, l'actuel président du Likoud à la tête de la coalition, s'inscrive dans une perspective à deux Etats." "Nous n'avons jamais été aussi proches qu'aujourd'hui de la paix", poursuit Casa, qui se définit comme un incurable optimiste, "je crois que les choses sont possibles - et mon expérience en Jordanie me conforte dans cette conviction - malgré les rancœurs accumulées de part et d'autre, malgré le manque de confiance qui peut exister du côté arabe même dans les pays qui ont fait la paix avec Israël, malgré le manque de confiance qui peut exister du côté israélien.
Il y a une lassitude phénoménale, aussi bien chez les peuples arabes de la région qu'au sein du peuple israélien par rapport à ce conflit qui n'en finit pas. Mais certains nombres d'avancées sont indispensables. Sans la perspective de la reconnaissance d'un Etat palestinien, mais aussi l'arrêt de la colonisation - la France a toujours été cohérente là-dessus - aucun processus de paix n'est possible, si pendant ce temps, Israël continue à développer des implantations dans le futur Etat palestinien."
Pas un mot sur les attentats terroristes perpétrés par les Palestiniens, le refus du Hamas de reconnaître Israël et de s'aligner sur la Feuille de route (mais Jean-Michel Casa tiendra à affirmer sa fermeté sur ces questions), l'impossibilité de l'Autorité palestinienne à respecter la sécurité de l'Etat hébreu. Le message de l'ambassadeur est clair. A l'instar, presque mot pour mot, de celui dispensé le mardi 21 juillet par Bernard Kouchner, qui réclamait à nouveau "l'arrêt de la colonisation". L'euphorie qui avait suivi l'élection de Sarkozy semble aujourd'hui moins vive.
Entre temps, George Bush a rendu son tablier et laissé les rennes de la Maison Blanche à Barack Obama. Depuis, Paris s'efforce d'être au diapason avec les Etats-Unis, et réclame d'une seule voix, avec son allié américain, le gel des constructions dans les implantations. Bibi et Sarkozy sur la même longueur d'onde, soit. Mais personne ne peut contester le rififi entre le Premier ministre israélien et le chef de la diplomatie française. C'est Kouchner lui-même qui le dit : "Il y a une différence d'appréciation et une différence politique nette que nous connaissons et avec laquelle nous avons à faire." Mais si le torchon brûle entre Jérusalem et le Quai d'Orsay, ce ne sera dorénavant plus à Jean-Michel Casa de chercher à l'éteindre.
Fin août, il passera le flambeau à son successeur, Christophe Bigot, qui a déjà été en poste en Israël pendant trois ans, ainsi qu'au Liban. Un ancien conseiller de Kouchner pour la question du Proche-Orient.
Le sens du devoir accompli
Casa, lui, s'envolera de la Terre promise avec la tristesse de quitter un pays auquel il se déclare attaché, mais aussi bon nombre de réalisations concrètes. En particulier dans le domaine culturel. Et de faire l'éloge de l'Institut français de Tel-Aviv, "une merveille, un très bel outil culturel". Ou de mentionner l'inauguration du lycée franco-israélien Mikvé Israël, qui devrait proposer, à terme, un bac binational.
Autre source de satisfaction : la coopération cinématographique. "On ne sait pas assez que depuis 2001, la plupart des films produits en Israël et qui se taillent des succès dans les festivals mondiaux, dont Cannes, sont des productions franco-israéliennes", pointe le diplomate.
De bons souvenirs, mais des regrets aussi... Ou du moins des volets qui ont connu moins d'avancées, comme le volet économique. "Mais il faut bien laisser des choses à faire
aux successeurs", plaisante Casa. L'ambassadeur regrette toutefois qu'en dépit de l'enthousiasme diplomatique suscité par la visite en Israël de Sarkozy, les entreprises françaises soient toujours réticentes à venir s'installer dans la région.
Une frilosité qui, selon lui, renvoie l'image du conflit en arrière-fond : "Qu'on le veuille ou non, même si on vit normalement en Israël et que la sécurité est assurée, il existe des craintes sur le plan sécuritaire à surmonter." Autre idée imprimée dans les esprits et qui pourrait expliquer la timidité des investisseurs français : l'étroitesse du marché israélien, enclavé au sein de ses voisins arabes.
"Les entreprises ne se rendent pas compte du niveau de développement de l'Etat hébreu. A lui seul, le PNB d'Israël est aussi important que celui de l'Egypte, de la Jordanie et du Liban réunis. Alors certes, il s'agit d'un 'petit' marché de 7 millions d'habitants, mais non négligeable. Et il s'agit surtout d'une des économies les plus innovantes au monde, où le taux de la recherche par rapport au PNB est un des plus élevés", martèle Casa, qui reste confiant sur les capacités de coopération high-tech entre la France et Israël. Une question de timing selon lui.
Et des problématiques d'investissement qui s'inscrivent, une fois encore, dans le contexte régional : "Si le processus de paix reprenait, cela faciliterait les choses", estime-t-il.
Un processus de paix malmené pendant les trois années de mandat de Jean-Michel Casa, qui aurait aimé voi Comme il aurait également aimé assister à davantage de coopération régionale entre Israël et ses voisins arabes, "mais il faut toujours laisser un peu de regrets, on ne peut pas tout faire". Difficile de se juger, déclare-t-il, mais globalement son bilan est positif. En terme de retrouvailles diplomatiques, il peut être fier du travail accompli. Son action a été largement saluée par le président israélien Shimon Peres, lors des traditionnelles cérémonies du 14 juillet.
S'il s'apprête à quitter Israël, Jean-Michel Casa ne dit pas adieu aux dossiers du Proche-Orient. Il va maintenant les gérer à échelle européenne depuis le Quai d'Orsay. Alors, à bientôt Monsieur l'Ambassadeur.
Casa : "Une de mes grandes passions c'est le Proche-Orient et ma spécialité technique,
ce sont les questions européennes"
Pour l'ambassadeur qui termine son mandat en Israël, cette nomination à la tête de la Direction de l'Europe du Quai d'Orsay est donc une belle combinaison de ses deux domaines de prédilection. Cet europhile convaincu, qui avant Israël avait roulé sa bosse de diplomate en Turquie (consul général d'Istanbul) et Jordanie (ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire) va donc retrouver l'Hexagone pour de nouveaux enjeux.
Sa mission : "faire preuve d'anticipation sur les dossiers importants, préparer et accompagner les contacts entre le gouvernement français et ses partenaires européens, dont les parlementaires, sur tous les sujets politiques, comme l'intégration communautaire, mais aussi la réponse européenne à la crise, ou des sujets d'avenir tels que les négociations en matière d'environnement et de climat. Sur tous ces dossiers, l'Europe a un rôle essentiel", explique Jean-Michel Casa. La Direction s'occupera en outre de la relation bilatérale politique, culturelle, économique entre les 27 Etats membres, tout en assurant le suivi français de la politique étrangère de sécurité commune, sur les grandes questions du monde, y compris le Proche-Orient.
Avec la ratification du Traité de Lisbonne, Casa espère voir la mise en place d'un service européen diplomatique commun. "On reproche à l'Europe de ne pas assez coordonner ses instruments diplomatiques", explique-t-il. Un reproche fondé selon lui, même si "l'Europe n'est pas critiquable en soi, mais il est vrai que des progrès restent à faire".
Au niveau proche-oriental, l'ambassadeur parle d'une Europe mal coordonnée, d'un représentant qui vient "de temps en temps", et d'une gestion peu visible des aides financières distribuées par la commission. "On ne sait pas assez que la commission européenne est le principal bailleur de fonds de l'Autorité palestinienne, c'est l'Union européenne qui assure le fonctionnement courant de l'AP."
Si le montant des subventions n'a pas changé depuis l'accession au pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza, pas un centime ne va au mouvement de résistance islamique, affirme-t-il : "L'argent continue d'aller directement à l'AP et le peu qui est fait à Gaza est fait par l'AP. Les fonds budgétaires envoyés vers Gaza vont aux employés du Fatah, aux membres des ministères de l'Education ou de la Santé."
Quid du contrôle de ces subventions ? Peut-être n'a-t-il pas été assez efficace par le passé reconnaît Casa : "On a reproché à l'UE de ne pas avoir assez exercé de contrôle, d'avoir laissé s'installer une certaine forme de corruption.
Mais aujourd'hui, les contrôles ont été sensiblement renforcés et le gouvernement de Salam Fayyad est par ailleurs un partenaire particulièrement fiable."
Et Casa d'expliquer la nécessité d'un représentant européen au Proche-Orient, un résident permanent qui pourrait contribuer aux négociations de paix israélo-palestiniennes et "aiderait à mieux orienter les aides européennes pour la construction d'un Etat de droit dans les Territoires palestiniens, (...) dans la perspective d'un Etat palestinien qui respectera la sécurité d'Israël, ce que Binyamin Netanyahou appelle un Etat démilitarisé".
Un représentant qui pourrait garantir les arrangements de sécurité avec le déploiement d'observateurs européens.
Une mission qui intéresse intellectuellement manifestement beaucoup Jean-Michel Casa qui reconnaît "avoir envie de palper ce projet de manière plus concrète".
La Méditerranée, "l'arrière-cour de l'Europe"
Autre impératif pour l'Europe, selon l'ambassadeur : se doter d'un président stable du conseil européen, élu par tous les chefs d'Etat, et d'un service diplomatique commun dirigé par un haut-représentant. "Alors, l'Europe sera plus présente là où se trouvent ses intérêts vitaux pour la paix." Mais peut-on considérer que la paix au Proche-Orient soit un intérêt vital pour l'Europe ? "Oui, c'est une évidence", répond Casa, "l'Europe a des intérêts vitaux en Méditerranée et dans ce point de fixation qu'est le Proche-Orient, avec le conflit israélo-syrien, le conflit israélo-libanais, en surtout le conflit israélo-palestinien au cœur des problématiques".
L'Europe aurait donc un but de stabilité dans la région, car "la Méditerranée est notre arrière-cour, notre voisinage direct", pointe l'ambassadeur. Et d'expliquer un des enjeux capitaux de sa mission : réduire les écarts de développement entre la rive nord de la Méditerranée (les pays dits riches dont Israël fait partie) et une rive sud en voie de développement. L'Union pour la Méditerranée s'inscrit dans cette priorité, et vise par une coopération concrète à réduire ces écarts.
Quant à la France, à titre personnel, elle a eu depuis toujours des intérêts humains dans le Levant, dans l'Empire ottoman avec sa présence au Liban ou en Syrie, précise Casa : "De par son histoire, elle a un lien moral, pas forcément matériel, qui l'encourage à œuvrer pour la résolution des conflits dans la région." Et pour tenter de parvenir à la paix au Proche-Orient, l'Union pour la Méditerranée pourrait s'avérer un pari efficace. "Une mécanique avait été mise en place en juillet 2008", note l'ambassadeur, "mais elle s'était grippée à cause de l'opération militaire à Gaza.
Photo : D.R.

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14:06 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (2)

Témoignage: “les juifs s’échappent du Venezuela comme ils s’enfuyaient de Vichy !”

ENCORE  UNE FOIS.......

 

 

 

Témoignage: “les juifs s’échappent du Venezuela comme ils s’enfuyaient de Vichy !”

Source : http://jss.over-blog.com - Envoi de Mihal Vaknine d’Ashdod

vandalisme synagogogue venezuela

C’est fait. Ils ont tous fais leurs bagages.

Pas plus de deux valises par personne. Pas de mobilier. Fini l’argenterie des grands-parents décédés il y à 15 ans.

Ils n’ont pas non plus vidés complètement leurs comptes en banque.

Cela aurait été trop suspect aux yeux du régime de Chavez.

Aujourd’hui, mon ami que j’appellerais Ricardo pour l’article (vous l’aurez compris, il ne s’agit pas là de son vrai nom), à remplis la voiture de son père avec les quelques biens qu’ils possèdent à Caracas.

Ils ont dit aux voisins qu’ils partaient en vacance.

Ils ont donnés le urs objets précieux à quelques amis.

Un petit cercle de proche qui connaissent la vérité.

Mais qui ne diront rien.
Ricardo, je le connais depuis un an. Il vivait en Israël mais la situation des juifs du Venezuela l’inquiète trop.

A force de parler avec ses parents, il a réussi à leur faire changer d’avis.

Ils ne vont pas aller loin. Ils vont même rester en Amérique du Sud. Israël, ce n’est pas pour maintenant. Pour l’heure, la terre promise est forcément une terre ou l’on parle espagnole.
Ricardo, je lui ai parlé il y à deux heures. Ses parents fignolaient quelques petits trucs avant de partir.

vandalisme synagogogue venezuela

Il profitait de ses quelques moments de calme pour vérifier la route et voir si aucun barrage de police n’est prévu dans un secteur particulier.

Et au détour d’Internet, il m’a parlé. Il m’a raconté.

Les synagogues tagués de croix gammés.

Les tombes dévastés.

Il m’a raconté les pressions mises sur les juifs du Venezuela par la dictature.

Il m’a même rapidement expliqué pourquoi, les portes-paroles de la communauté juive locale “soutiennent” officiellement Chavez. Officiellement biensûr. Officieusement, c’est une autre histoire.

Ces derniers temps malgré tout, quelques voix s’élèvent.

Le Grand Rabbin du pays à ainsi affirmé “Nous ne pouvons que survivre dans un pays allié et ami de l’Iran. D’autant plus que l’antisémitisme et l’antijudaïsme est en développement constant. Le nombre de juifs envoyés à l’hopital ne cesse d’augmenter. D’autant plus que la plupart des venezueliens ne font pas la différence entre judaïsme est Israël. Peut-être ont-ils raison.”

Sur les 18.000 juifs comptabilisés en janvier 2008, ils n’étaient plus que 13.000 en janvier 2009.

=0 D

Certaines associations affiment qu’ils ne doivent être que 10.000 en juillet 2009.

La plupart se sont enfuis aux Etats-Unis.

Ils sont considérés comme réfugiés politique.

D’autres ont traversés l’Atlantique et ont posés leurs valises en Espagne.

Pour quelques irréductibles, le Costa-Rica fait bien souvent office de terre d’accueil.

vandalisme synagogogue venezuela

Aujourd’hui, pour m’expliquer la situation, Ricardo à fait ce parallèle étonnant: “nous nous enfuyons de Caracas tout comme très certainement des membres de ta familles se sont enfuis de Vichy ou de son régime assassin.

Chavez, c’est la pire des crapules. Il hait les juifs. Ils hait les israéliens.

Enfin, tant que l’Iran lui donnera de l’argent, il voudra la peau des juifs.

La situation des juifs ici est catastrophique. Nous nous cachons.

Nous faisons tout discrètement. Si quelqu’un remarque que nous nous enfuyons, nous serons mes parents et moi, jetés en20prison. Ils pourraient nous accuser des traitrise ou d’espionage au profit d’Israël. Tout cela est faux.

Mais ca ferait vendre les journaux locaux.

Et les abrutis en tout genre se sentiraient encore plus proche du Raïs Venezuelien.

Ce que vivent ici les juifs, c’est un enfer.”

Dès lors, comment faire pour lui rappeler que le seul endroit sur terre ou il pourra vivre en tant qu’homme libre et en tant que juif, c’est Israël.

Comment lui rappeler qui fuir un endroit pour se retrouver en position de réfugié n’a jamais été une solution viable.

Mais décidément, le temps presse. Il doit partir. Il a du penser à cette solution des centaines de fois.

Peut-être ses parents refusent-ils tout simplement de “tout” quitter comme cela.

Peut-être ont-ils l’espoir de pouvoir revenir bientôt.

Peut-être pensent-ils que leur petite société survivra à cette Nakba juive d’amérique du sud.

 

une pétition mise en ligne récement par l’Achomer Hatzaïr. C’est une pétition de soutien aux juifs du Venezuela. Malheureusement, que trop peu de monde y a accès. N8 0hésitez pas à la faire parvenir à vos amis!

Signez la pétition …

Tags: Actualitéantisemitisme

 



 

 

 

 

 




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13:44 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (1)

 
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