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mercredi, 31 mars 2010

L'OSE A AUSCHWITZ JEUDI 25 MARS 2010

Le 29/03/2010

L’OSE à Auschwitz, 25 mars 2010
OSE_0527_auschwitz_25_03_10_Photo_alain Azria.JPGNous étions plus de 170 amis de l’OSE – salariés, bénévoles, jeunes des maisons d’enfants, sympathisants accompagnés de leurs proches – à rendre hommage ce jeudi 25 mars 2010 aux 35 membres de l’OSE et à la centaine d’enfants des maisons de l’OSE qui ont péri pendant la Shoah.
Alors qu’est célébré cette année le 65e anniversaire de la libération des camps, Elie Buzyn et Jacques Finkel, devenus à jamais « enfants de Buchenwald » accueillis par l’OSE après avoir survécu l’horreur d’Auschwitz-Birkenau, ont accompagné le groupe et témoigné du passé dont ils n’ont rien oublié.
Plusieurs personnalités politiques et de la société civile avaient répondu à l’invitation de Jean-François Guthmann, président de l’OSE, et Roger Fajnzylberg, directeur général, parmi lesquels Henri Guaino, conseiller du Président de la République, Serge Blisko, député de Paris et Olga Trostianski, adjointe au Maire de Paris.
Emmenés par le Grand Rabbin Haïm Korsia, les amis de l’OSE ont prié à la synagogue de Cracovie et se sont recueilli au vieux cimetière juif ; ils ont visité Auschwitz-I où la mise à mort industrialisée de tout un peuple est exposée, puis ont pénétré l’immensité du camp de Birkenau où seuls les rails guident encore le souvenir.
C’est là, au coucher du soleil, qu’une émouvante cérémonie œcuménique en présence du père Samuel Rouvillois a rendu un hommage solennel à toutes les victimes de la Shoah. La journée s’est achevée sur la lecture des noms des victimes « oséennes » de la Shoah, auxquelles ce voyage était dédié.

09:43 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 23 mars 2010

La Rafle /Par Guy Milliere


 

 

La Rafle : un film indispensable


 
 


Milliere Guy - jeudi 18 mars 2010

racisme
Certains films sont destinés à distraire ou à détendre ; d’autres, plus rares, peuvent prétendre au statut d’œuvre d’art et susciter la réflexion des spectateurs ; d’autres, plus rares encore, relèvent de la salubrité et sont indispensables. C’est dans cette catégorie que je placerai « La rafle », sorti en salle voici quelques jours.
On peut, comme l’ont fait certains critiques, trouver quelques défauts dans la réalisation, même si celle-ci est, dans l’ensemble, d’une haute tenue et d’une grande qualité.

L’essentiel n’est pas là : pour la première fois, d’une façon précise, méticuleuse, âpre, se trouvent montrées les responsabilités du gouvernement français de Vichy dans la grande rafle qui a abouti à la déportation de treize mille juifs, à Paris, en 1942. Les propos et comportements attribués à René Bousquet, Pierre Laval, Philippe Pétain sont fidèles à la vérité historique. Ceux attribués à Adolf Hitler et Heinrich Himmler le sont aussi.

Tout en rappelant que quelques poignées de Français se sont conduits honorablement, le film souligne l’indifférence du plus grand nombre, la banalité de la haine et du mépris, la froideur glaçante de ceux qui se contentent d’exécuter les ordres sans se poser de question et qui envoient à la mort des hommes et des femmes, des enfants et des vieillards.

Pendant des années, le discours officiel a consisté à nier autant que faire se peut. Pendant un temps assez bref, la parole s’est faite plus explicite. Aujourd’hui que les survivants vieillissent et disparaissent, certains voudraient, selon une expression que je n’apprécie pas du tout, laisser les morts enterrer les morts. Cela s’est senti assez nettement lors des dernières commémorations du souvenir de la shoah, voici quelques semaines. Cela permet aussi à une multitude de discours cyniques et plus ou moins obscènes de suggérer que l’éthique n’a rien à faire en politique.
Quant à moi, je trouve inquiétant et nauséabond tout ce qui nie, édulcore ou relativise, et je trouve scandaleux qu’on puisse oublier, ne serait-ce qu’un seul instant, ce qui s’est passé.

Il y a eu d’autres crimes contre l’humanité, hélas, mais la shoah a eu lieu au cœur de l’Europe dite civilisée : elle constitue une immense tache indélébile qu’aucun geste, aucun mot ne pourra jamais réparer, et qui devrait imposer à tous les peuples et à tous les dirigeants européens une honte éternelle, une humilité incessante, et d’infinis scrupules lorsqu’il s’agit de parler des juifs, du judaïsme et d’Israël. Je vois fort peu de marques de cette honte, de cette humilité et de ces scrupules. D’autres pays ont leur part de culpabilité, et celle de l’Allemagne est plus grande, certes, mais la France a sa part de culpabilité aussi. Il faudrait le dire plus souvent, avant de prétendre donner des leçons à qui que ce soit.

L’antisémitisme est loin d’avoir disparu de ce pays, de l’Europe et du monde, et il doit être combattu avec la force qu’on n’a pas mise à le combattre il y a sept décennies. L’« antisionisme » n’est qu’un masque d’imposture posé sur le visage de ceux qui veulent tenter de cacher des sentiments qui, sans cela, leur sembleraient inavouables : et ceux qui ne peuvent se retenir de cracher sur l’État démocratique du peuple juif, et le traitent comme on traitait les juifs en Europe en 1942, se taisent, de manière significative, sur l’indignité des tyrannies du monde musulman.
Le fiel qui se déverse contre les États-Unis lorsqu’ils sont gouvernés par des gens de droiture et d’idéal, Ronald Reagan ou George Walker Bush, mais pas lorsqu’ils sont gouvernés par un abruti dogmatique, montre, de la part de ceux qui en usent, qu’ils n’ont rien appris.

Je souhaiterais pour l’Europe des politiciens qui parlent comme Reagan ou Bush, qui discernent encore ce que signifie vraiment défense des droits de l’homme, qui savent qu’il n’y a rien à attendre des dictateurs et des totalitaires, qui discernent qu’aucun compromis n’est possible avec eux, et que, lorsque certains d’entre eux parlent comme Ahmadinejad, il faut les prendre au sérieux et les briser. Malheureusement, je n’y crois pas. Je n’ai pas encore pleinement quitté l’Europe car mes parents sont très âgés. Je n’ai pas quitté la France. Mais il m’arrive très souvent de ne plus me sentir à l’aise en ce continent et ce pays. J’aimerais tant qu’il en soit autrement…

http://www.les4verites.com/La-Rafle-un-film-indispensable-2796.html

 

08:49 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1)

mardi, 02 mars 2010

Création de l’Association Cultuelle Israélite de Fontainebleau/Par Fréderic Viey

Création de l’Association Cultuelle Israélite de Fontainebleau

En 1906

 

C’est sous la Monarchie de Juillet que le Judaïsme accède au rang de religion d’Etat. En effet, une loi de Louis Philippe  stipule que la religion israélite acquière un statut légal à celui des confessions chrétiennes, grâce à  la prise en charge, par l'état, des salaires des fonctionnaires du culte (ministres-officiants et rabbins). La Charte constitutionnelle du 14 août 1830 affirmait la liberté de culte et la protection de l'état pour tous les cultes. Mais seuls les ministres de la religion catholique, professée par la majorité des français et ceux des autres cultes chrétiens, percevaient un traitement du trésor public. La loi du 8 février 1831 stipule : Article unique : à compter du 1er janvier 1831, les ministres du culte israélite recevront des traitements du trésor public. La Communauté juive de Fontainebleau n’a pas de rabbin, elle ne peut employer qu’un ministre-officiant qui est aussi Shokhet (sacrificateur) et Mélamed (instituteur dans la loi hébraïque). Son salaire annuel est minable et ne sera revu à la hausse que dans la seconde moitié du XIXème siècle. Pourtant tous les ans, il reçoit une prime qui lui permet d’arrondir un peu son salaire. Si les émoluments du Ministre-Officiant de cette communauté sont pris en charge par l’Etat, la Synagogue est considérée comme un bien du Consistoire de Paris alors qu’elle a été financée en très grande partie par les Juifs de cette ville. Or, en 1905, fut votée la Loi de Séparation des biens de l’Eglise et de l’Etat. Elle allait remettre en cause, le fragile équilibre économique des petites communautés notamment celle de Fontainebleau.  En 1906, suite à la loi de séparation la Communauté Juive de Fontainebleau se constitue en association, selon la loi de 1901 sur les associations,  sous le nom de ‘’Association Cultuelle Israélite de Fontainebleau’’ et les biens de cette communauté sont dévolues à cette association. Le Conseil d’Administration de la Synagogue est donc obligé de faire l’inventaire de tous ses biens. Il y aura plusieurs conséquences à l’application de cette loi :

1° La création du Consistoire de Nantes et l’incorporation de la Communauté de Fontainebleau dans le giron de ce nouveau consistoire auprès des Communautés de Versailles, Orléans et Tours. L’Association Cultuelle Israélite de Fontainebleau rejoint les rangs de l’Union des Associations Israélites de France.

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2° Le Cimetière Juif de Fontainebleau devient la propriété de la Ville de Fontainebleau avec un ‘’deal’’ particulier, à savoir qu’à l’avenir seuls des Juifs devaient être ensevelis dans ce champ de repos.

            Les Archives départementales de Seine-et-Marne conservent l’inventaire qui a été fait en 1906 sur l’ensemble des biens de la Communauté Juive de Fontainebleau, à savoir : La Synagogue, la maison du Ministre-Officiant et le Cimetière.

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         La Communauté continua à maintenir le cap mais le Première Guerre  Mondiale allait réduire ses forces vives. Manquant d’hommes valides, le Président de la Communauté, Louis Lévy, demande en 1923 au Consistoire de Paris d’accepter la dévolution de ses biens. C’est ainsi que la Communauté de Fontainebleau rentra de nouveau au sein du Consistoire de Paris……

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                                                                       Frédéric VIEY

                                                                        Février 2010

 

 

 

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