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samedi, 14 juillet 2007

LE HEZBOLLAH EST INVITE A PARIS

Le Hezbollah est invité à Paris...

Rassemblement et une cérémonie pour la paix et contre le terrorisme

Dimanche 15 juillet à 16 h

place de la République

à Paris

 

A l'heure où des représentants du Hezbollah sont invités sur le territoire de la République , nous tenons à réaffirmer que le Hezbollah est une organisation terroriste, comme l'a récemment déclaré le Président de la République.

Nous affirmons qu’inviter le Hezbollah à Paris, alors qu’il détient en otage deux soldats israéliens, qu’il ne permet  pas au Comité International de la Croix Rouge de rendre visite à ces deux soldats ni  ne donne la moindre garantie sur leur état de santé, n’est pas rendre service à la paix.

Nous rappelons que des civils et militaires français ont été victimes du terrorisme du Hezbollah, notamment lors de l’attentat du Drakkar en 1983.

En la  mémoire de toutes les victimes, le rassemblement sera suivi d’une cérémonie.

Pour Raphaël Haddad, Président de l'UEJF: "Aujourd’hui, accueillir le Hezbollah sans conditions dans les châteaux de la République est une insulte à la France. Il n'est pas normal que l’on invite une organisation terroriste qui a porté atteinte à la France , notamment en tuant lâchement nos soldats lors de l'attentat du  Drakkar."
 

L'UEJF, avec le soutien du CRIF, rejoint par le MPCT (Mouvement pour la paix et contre le terrorisme), SOS Attentats, Club Convergences, Resiliencetv, L'Observatoire International des Libertés, Bnai Brith de France, le  FSJU,  la Wizo et de nombreuses autres associations, organise ce rassemblement pour la paix et contre le terrorisme.


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vendredi, 13 juillet 2007

COMITE INTERNATIONAL POUR LA LIBERATION DES 3 SOLDATS ISRAELIENS

COMITE INTERNATIONAL POUR LA LIBERATION DES 3 SOLDATS ISRAELIENS

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1500 personnes ont répondu à l’appel du CONSISTOIRE DE PARIS et de SIONA,

 le 8 juillet à la synagogue de la Victoire à Paris en présence de tous les dirigeants

de la Communauté juive de France dont Monsieur Richard PRASQUIER Président

du CRIF, Monsieur Pierre BESNAINOU Président du FSJU et Monsieur David

KORNBLUTH Ambassadeur Plénipotentiaire, délégué d’Israël auprès de l’UNESCO,

 et de nombreux élus.medium_DSC00379_copy.jpg


La cérémonie était organisée pour sensibiliser l’opinion publique française au problème

 des trois soldats détenus en otage, Guilad SHALIT, Oudi GOLDWASSER, Eldad REGEV,

 en présence de leurs familles.


Joël MERGUI, Président du Consistoire de Paris qui ouvrait la cérémonie salua

chaleureusement l’assistance et s’adressa directement aux familles en rappelant

que depuis l’origine, le Consistoire de Paris participait aux côtés de SIONA

à l’action pour la libération des trois soldats.medium_Sina_victoire_8_juillet_2007_Photo_Alain_Azria_51_.JPG

 


Le Président rappela combien le judaïsme était sensible à la libération des prisonniers

et expliqua que la synagogue était le lieu le mieux adapté pour réunir des juifs autour

 medium_Sina_victoire_8_juillet_2007_Photo_Alain_Azria_32_.JPGd’un sujet aussi sensible.


L
e lendemain de la cérémonie, le Président de la République Nicolas SARKOZY,

 le Maire de Paris Bertrand DELANOË et le Ministre des Affaires étrangères

 Bernard KOUCHNER ont reçu les familles des trois soldats détenus en otage

 en présence du Président du Consistoire de Paris Joël MERGUI et le Président

du Mouvement SIONA Roger PINTO.

22:05 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

EDITO DE JEAN MICHEL CASA AMBASSADEUR DE FRANCE EN ISRAEL

EDITO: EXCLUSIF ISRAEL FRANCE L'AMBASSADEUR de FRANCE en ISRAEL JEAN-MICHEL CASA : le renouveau des bonnes relations France-Israël

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medium_JEAN_MICHEL_CASA_PHOTO_ALAIN_AZRIA.jpgJean-Michel Casa, Ambassadeur de France en Israël : ” L’une des tâches de cette ambassade est que, sur la base de ce qui existe déjà, l’on puisse aller plus loin…”

jul11

Par Par Mati Ben-Avraham

D’une année à l’autre, le 14 juillet est une bonne occasion pour une mise en perspective des relations franco-israéliennes. L’actuel ambassadeur de France, Jean-Michel Casa, s’est prêté au jeu.

Mati Ben-Avraham : Mme Livni était, la semaine passée, à Paris. Vous avez assisté à ses différents entretiens au plus haut niveau de l’état français. Les familles des soldats enlevés voici un an ont été reçues à l’Elysée lundi, puis le lendemain au Quai d’Orsay. Le président Nicolas Sarkozy n’a pas hésité, devant ses hôtes, à qualifier le Hezbollah de mouvement terroriste. Tout ceci est interprété, ici, comme des signes d’une réorientation de la politique française au Proche-orient en général et vis-à-vis d’Israël en particulier. Alors, monsieur l’ambassadeur, réorientation ou nouvel équilibrage?

Jean-Michel Casa : Je vais me référer, tout d’abord, à la première partie de votre question. Je crois qu’il est très important, effectivement, que les trois familles des trois soldats capturés aient été reçues au meilleur niveau à Paris. Le président de la République tenait à les recevoir et en particulier, la famille du soldat Shalit, qui est un binational franco-israélien, pour témoigner à la fois de notre solidarité et des efforts que nous déployons pour obtenir sa libération. Cela dit, le président de la république – si je ne me trompe pas – à dit très exactement que le Hezbollah qui est un parti politique libanais, qui s’inscrivait dans le panorama politique libanais – et à ce titre serait invité prochainement à Paris dans le cadre de la réunion informelle qui aura lieu après le 14 juillet pour essayer de relancer le dialogue national libanais – et bien, ce qu’a dit le président c’est que nous souhaitions que le Hezbollah renonce aux actes terroristes, renonce à la pratique du terrorisme. Cela donne donc aussi un éclairage d’ensemble à la question que vous m’avez posée de l’orientation ou équilibrage. Je crois qu’il y a toujours de la part de la France, quels que soient ses responsables, un grand intérêt pour les questions de la région. Ne sommes-nous pas des voisins. Les problèmes de cette région nous affectent durablement. Alors, certainement par ce qui a pu être perçu, peut-être, comme un déséquilibre par les israéliens, il y a aujourd’hui, très clairement, la volonté de la part des autorités françaises – du président de la république, du ministre des Affaires étrangères – de parler à tout le monde, d’être écouté de tout le monde, de dispenser nos conseils, d’aider de manière peut être plus active à la reprise d’un processus de paix, d’amener un apaisement dans la région, que ce soit au Liban, dans la relation libano-israélienne, mais aussi dans la relation israélo-palestinienne. Je voudrais rappeler, à ce propos, que Mme Livni a été reçue avec beaucoup de chaleur à Paris, par le président de la république, par le ministre Bernard Kouchner. Les entretiens, auxquels j’ai participé, se sont particulièrement bien passés. Mais cette visite faisait suite aux visites d’autres dirigeants de la région, tel le président Mahmoud Abbas qui était à Paris quelques jours auparavant. Dans nos discussions avec nos amis israéliens, en particulier lors de la visite de Mme Livni – et j’insiste bien sur le terme ” amis israéliens ”, le président a rappelé qu’Israël est l’ami de la France – nous désirons en même temps tenir un langage franc, et dire à Israël que nous souhaitons, par exemple, tel ou tel geste dans tel ou tel domaine en direction des palestiniens, en particulier du président Abbas et du gouvernement de monsieur Fayed pour la reprise d’un processus de paix.

MBA : Passons au plan économique, pris dans son sens le plus large. Où en est-on et quels sont pour vous les créneaux les plus porteurs?

Jean-Michel Casa : Nous sommes dans une situation qui n’est pas mauvaise, avec des échanges significatifs. Un milliard d’euros d’échanges commerciaux, avec un léger excédent pour la France. Mais, on pourrait faire mieux, à la fois en termes d’échanges commerciaux, de coopération d’entreprises, de capital-risque, d’investissements français en Israël et israéliens en France. Il y a des investissements français en Israël. Je citerai Véolia, BNP-Paribas, Alstom mais on pourrait faire mieux, notamment dans les domaines des biens, des services. On pourrait aussi espérer plus d’investissements israéliens en France. Ils existent mais, par exemple, à la Bourse de Paris, la présence israélienne est très faible, les d’entreprises israéliennes sont encore très peu cotées sur nos marchés financiers. Il y a donc une marge d’amélioration, d’autant plus que nous avons affaire à deux économies puissantes, prospères. La France est un pays moteur en Europe. L’ouverture du marché français signifie une ouverture sur tout le marché européen, dans une zone libre de barrières, avec l’atout formidable que représente la France, qui a une très forte attractivité, qui est l’un des principaux terrains d’accueil des investissements étrangers. Il y a aussi le lien humain extraordinaire qui existe entre la France et Israël , qui ne se résume pas bien sûr à la présence des franco-israéliens ici et à l’importance de la communauté juive en France, mais dont il faut tenir compte. La France a la plus grande communauté juive du monde après les Etats-Unis, avec une proximité géographique très forte avec Israël, qui se double d’une proximité affective de par les familles qui vivent ici et là-bas. Dans la durée, il serait bien que tous ces liens humains formidables puissent se développer mais aussi se traduire en terme de développement des échanges, des investissements, de prospérité partagée. Grâce à l’accroissement de leur pouvoir d’achat, les israéliens se tournent de plus en plus vers des produits, disons plus sophistiqués que le marché français est à même de leur proposer. Mais c’est vrai aussi dans le domaine des machines, des travaux publics. Et il y a des possibilités de coopération formidables dans le domaine des hautes technologies où Israël est l’un des pays les plus avancés au monde, c’est bien connu, avec des pôles technologiques très performants et nous-mêmes, nous essayons de valoriser nos pôles de compétitivité. Nous avons d’excellents laboratoires, nous avons des universités de haut niveau et je suis sûr que, au-delà des coopérations qui existent déjà entre certains pôles technologiques français et des pôles israéliens tels le Technion de Haïfa, ou celui de l’Institut Weizman, je suis sûr donc que nous pouvons développer davantage les relations dans le domaine des nouvelles technologies de manière générale : les technologies de l’information, biotechnologies, nanotechnologies… Il y a là un domaine d’excellence où Israël et la France ne sont non pas concurrents, mais probablement tout à fait complémentaires. Je crois que l’une des tâches que doit se fixer cette ambassade est que, sur la base de ce qui existe déjà – et qui est bien – l’on puisse aller plus loin, et quelque chose qui soit à la hauteur à la fois de la qualité de nos relations politiques et des ambitions de notre relation.

MBA : Côté culturel, l’actualité est particulièrement bien fournie : inauguration du nouvel Institut, des manifestations multiples… Tout se passe comme si le culturel était devenu la locomotive des échanges franco-israéliens. A moins qu’il soit l’iceberg, la vitrine, c’est-à-dire ce que l’on est autorisé à voir dans ces échanges, la discrétion étant de rigueur sur d’autres plans.

Jean-Michel Casa : Non, non, ce n’est pas cela, ce n’est pas une vitrine, ni un iceberg! Simplement, la culture c’est quelque-chose qui se voit par définition, qui est populaire, qui intéresse les gens, qui parle aux gens, peut-être plus que les chiffres des échanges économiques. Et puis, je dirai qu’il y a aussi une vraie attraction, qui était là même au moment où les relations étaient moins chaleureuses entre la France et Israël. Il y a toujours eu un intérêt culturel commun très, très fort. Par exemple, nous avons toujours une très forte présence de touristes israéliens en France. Il y a un intérêt pour sa culture, pour ses musées, pour ses chansons et inversement, un intérêt des français pour la culture israélienne. Il suffit de voir le succès du film israélien en France, succès qui ne s’est jamais démentie au cours des années. Simplement, ce dont nous manquions, en Israël et en particulier à Tel-Aviv, la capitale culturelle du pays, l’une des capitales culturelles du monde, une ville qui a la juste réputation d’être en mouvement perpétuel, nous manquions donc d’un bel écrin, d’une belle vitrine pour la culture française. Désormais, nous l’avons avec le nouveau bâtiment qui est un choix politique, mais non un choix politique de choisir la culture au détriment d’autre chose, mais tout au contraire de prendre la culture pour instrument d’expression du rapprochement politique entre nos deux pays. C’est donc un choix très fort que d’acheter un bâtiment historique, dans le centre de Tel-Aviv, un bâtiment Bauhaus de très belle facture, de le rénover et d’en faire la vitrine des activités cultuelles françaises dans ce pays. L’inauguration a eu lieu il y a quinze jours, en fanfare dirai-je, dans le cadre de la fête de la musique. Je crois qu’elle a marqué le public israélien. Une très belle programmation est prévue pour les semaines et les mois qui viennent. Je pense à l’inauguration, le 13, d’une très belle exposition sur les Justes de France, qui vient du Mémorial de la Shoah à Paris, qui fera place à une très belle vidéo réalisée par Agnès Varda pour la cérémonie à la mémoire des Justes en janvier dernier, sous la présidence de Jacques Chirac, alors président de la république, et de Mme Simone Weil. Il y aura aussi des activités portant sur la musique, sur le cinéma où nous avons œuvré, cette année, à ce que les films israéliens, en fait des coproductions, soient présents à Cannes où ils ont connu le succès puisque la plupart d’entre eux ont été primés. Mais encore une fois, ce n’est pas un substitut mais, au contraire, quelque-chose d’emblématique dans nos relations que cette embellie de nos relations culturelles. Cela correspond à quelque-chose de très profond entre nos deux pays et en même temps, dans un contexte politique renouvelé, traduit une volonté d’aller plus loin. De la même manière, si l’on reste dans ce domaine, l’ouverture en septembre prochain d’un lycée franco-israélien, d’un embryon de lycée franco-israélien, traduit également la volonté de renouveler en quelque sorte ce qui a toujours existé, mais qui avait besoin de retrouver un nouveau souffle, c’est-à-dire les très anciennes relations entre la France et le peuple juif, entre la France et Israël, entre Israël et la Francophonie et de donner un nouvel élan à la fois, en Israël, à la francophonie et à la culture française.

MBA : Dernier point, les projets d’ici au 14 juillet 2008?

Jean-Michel Casa : Je crois que, de prime abord, nous devrons travailler à consolider ce qui existe. A réussir complètement le lancement du nouvel Institut. A réussir celui du lycée franco-israélien. Dans les nouveaux projets, il y a bien sûr le 60ème anniversaire de l’état d’Israël et nous souhaitons nous associer aux célébrations de cet évènement. Nous avons des projets au plan musical, comme par exemple produire en Israël un très bel Oratorio du musicien français Honegger, consacré au roi David. Nous espérons également monter, au musée d’Israël, une exposition de très belles œuvres, volées par les occupants nazis en France et récupérées après la guerre. Elles seront donc exposées pour la 1ère fois en Israël. Je crois que c’est très symbolique sur le plan de la mémoire, du rappel de ce que furent le nazisme et la Shoah. Et ce sera aussi une exposition artistique de très grande valeur. Et puis, nous comptons aussi, d’ici un an, inaugurer par des manifestations artistiques ou une soirée portes ouvertes au musée de Tel-Aviv, notre semestre de présidence de l’Union européenne et nous tenons à associer nos amis israéliens à cet évènement.

 http://www.israelvalley.com/edito/2007/07/11/11392/exclusif-israel-france-l-ambassadeur-de-france-en-israel-jean-michel-casa-le-renouveau-des-bonnes-relations-france-isrannl

 

 

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Le Colloque de la Liberté.

http://jjri.net/articles/103-Le-colloque-de-la-liberte.html

Rousseau's Blog
LE COLLOQUE DE

LA LIBERTE

"La liberté appartient à tous, aussi bien à la gauche qu'à la droite." Saurons-nous la défendre ensemble ? Le premier colloque de l'Institut Jean-Jacques Rousseau, le 28 juin 2007, a posé la question.

medium_photo_Alain_Azria.2.JPG Un nouveau départ dans la vie intellectuelle de la France et de l'Europe ? C'est bien ce que les participants du colloque organisé par l'Institut Jean-Jacques Rousseau (JJRI) le 28 juin  - « Le monde libre, une idée neuve » - ont eu le sentiment de vivre. Les meilleurs esprits se sont retrouvés pour commémorer la création, voici une soixantaine d'années, d'une communauté de nations dite « occidentale » ou « atlantique », fondée sur la foi, le droit et la liberté, pour célébrer ses réussites (de l'Otan à l'unité européenne, de l'ordre économique mondial à la victoire finale par K.O. sur le totalitarisme soviétique), mais aussi pour s'interroger sur la montée de nouveaux dangers. Qu'une telle réunion ait lieu, c'était déjà remarquable en soi : nous vivons à chaque instant sur l'acquis du « monde libre », mais n'y pensons presque jamais. Ce qui était non moins significatif, c'était à la fois la diversité des opinions, et que chacun se soit situé, dans les exposés comme dans les débats, au-delà des clivages politiciens et des idéologies toutes faites : gauche contre droite, ou post-socialisme contre pseudo-libéralisme...

Le colloque a été ouvert, avec la distinction souriante qu'on lui connaît, par son hôte, Pierre-Christian Taittinger, maire du XVIe arrondissement de Paris. Michel Gurfinkiel, président de l'Institut Jean-Jacques Rousseau, a ensuite passé la parole à l'essayiste Nicolas Tenzer, directeur de la revue Le Banquet, qui a prononcé une leçon inaugurale sur le concept même de « monde libre ». En soulignant notamment à quel point il était lié à trois traditions historiques : le judaïsme, religion du Talmud, donc de l'étude perpétuelle et de la confrontation perpétuelle des points de vue ;  le christianisme, religion du salut individuel et donc de la personne humaine ; et l'humanisme, fondé sur un doute créateur.

Une première table ronde, animée par Charles Meyer, a abordé les racines religieuses du monde libre. Meyer a cité le Midrash (commentaire homilétique de la Bible hébraïque) : « Selon les exégètes, ce n'étaient pas les prêtres qui, dans l'ancien Israël, portaient le candélabre à sept branches sur leurs épaules, mais le candélabre qui les portait ». Ce qui revient à dire que ce n'est pas la société qui façonne la foi, mais le contraire. André Kaspi, professeur à la Sorbonne (Paris I) et président du Comité du CNRS pour l'histoire, a évoqué les Etats-Unis des années 1940, de Pearl Harbour à la fondation de l'Otan. D'une certaine manière, cette époque marque l'apogée d'une culture marquée à la fois par la foi chrétienne et l'optimisme des Lumières : d'où, par exemple, la notion, spécifiquement américaine, et inintelligible ailleurs, d'une « croisade » pour la liberté. Armand Lafèrrere, président d'Areva Canada, reprend ce thème, à travers une analyse exceptionnellement dense de la théologie calvinienne, socle religieux du monde anglo-saxon mais aussi du protestantisme français. Pour André Bercoff, journaliste et écrivain, le plus grand mérite intellectuel du monde libre est d'avoir pratiqué l'autocritique, et sans cesse accepté de mettre ses actes en accord avec ses principes affichés : permettant ainsi à un « club occidental » , blanc et judéo-chrétien, de devenir celui de l'humanité tout entière.

La deuxième table ronde, sous la houlette de Valérie Hoffenberg, était consacrée aux « piliers » du monde libre, mis en place à la fin des années 1940 et toujours présents. Le libéralisme économique, dont Florin Aftalion, professeur émérite à l'Essec rappelle qu'il est longtemps resté « hérétique » face à une pensée dominante keynésienne, jusqu'à la révolution thatchérienne de 1979, mais qui a tout de même conditionné en grande partie la prospérité américaine de l'après-guerre ou le « miracle » économique allemand. L'Otan, alliance qui, selon François Heisbourg, directeur de la Fondation de la Recherche stratégique (FRS),  a préservé la paix en prenant au sérieux l'hypothèse de la guerre. Et enfin l'unité européenne, donc Christian Makarian, rédacteur en chef de L'Express, s'est fait à la fois l'historien et le champion, avec autant d'humour que de netteté dans les convictions.

Troisième table ronde,  animée par Anne-Elisabeth Moutet : les menaces dirigées contre les sociétés démocratiques du XXIe siècle, et dues, dans une large mesure à des politiques à courte vue. Louis Chauvel, sociologue et professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, s'interroge sur la viabilité d'une démocratie qui ne reposerait plus sur une solide classe moyenne. Ceux qui ont lu son livre sur Les classes moyennes à la dérive (Seuil, 2007) ont retrouvé son franc-parler : aussi bien face à une gauche qui n'a rien fait contre « l'inflation, donc la dévaluation, des diplômes », que face à une droite qui préféré l'héritage au mérite. Dean Godson, directeur du think-tank Policy Exchange, fait le bilan du multiculturalisme britannique : loin d'exprimer une ouverture réelle, cette pratique ne serait, selon lui, qu'un « rapatriement des habitudes coloniales ». De même que les administrateurs victoriens gouvernaient l'Empire de façon indirecte, en s'appuyant sur des élites locales plus ou moins acquises, de même les gouvernements britanniques contemporains ont cru pouvoir « déléguer » l'intégration des immigrants issus du tiers-monde et en particulier des pays islamiques à des élites communautaires. Sans comprendre que celles-ci avaient leurs propres ambitions, y compris celle de subvertir – ou de convertir – le Royaume-Uni tout entier. Jürgen Liminski, éditorialiste à Deutschlandfunk, souligne que la réussite du monde libre pendant les Trente Glorieuses a tenu à une réhabilitation générale de l'institution familiale et à une forte natalité ; inversement, la crise structurelle des trente dernières années coïncide avec une remise en question de la famille et un effondrement démographique. Il revenait enfin à Philippe Karsenty, directeur de l'agence de notation de presse Media-Ratings, d'examiner la question des rapports entre médias et démocratie dans un pays tel que la France. Son verdict est sans appel :  ce ne sont pas les liens personnels réels ou supposés de Nicolas Sarkozy avec des patrons de presse qui menacent la liberté et la qualité du journalisme français, mais bien les structures dont celui-ci est affligé, étatisme, corporatisme, loi du silence, mépris du public. Karsenty observe que tous les journalistes français savaient à quoi s'en tenir sur le couple Hollande-Royal mais ont refusé d'en informer leurs lecteurs tout au long de l'année électorale, comme si ce n'était pas un paramètre politique important de la campagne (Media-Ratings a été le premier organe d'information à soulever la question, longtemps avant le premier tour).

La quatrième table ronde, conduite par Michel Gurfinkiel, a traité des menaces géopolitiques. L'islamisme, d'abord, analysé par Daniel Pipes, le directeur du Middle East Forum. Forme extrémiste de l'islam, ce mouvement applique simultanément deux tactiques, en fonction de ses adversaires : la non-violence (l'action sociale et caritative) et la violence (le terrorisme). Mais il n'a qu'un seul but stratégique : l'instauration d'un nouveau califat, c'est-à-dire d'un Etat islamique mondial à caractère totalitaire. La plupart des pays démocratiques cherchent à s'appuyer sur l'islamisme non-violent pour vaincre l'islamisme violent. Sans comprendre qu'il s'agit de deux variantes, liées entre elles, d'un phénomène unique. Directeur de l'Institut d'Histoire sociale (IHS), Pierre Rigoulot examine les cas de Cuba et de la Corée du Nord, électrons libres du totalitarisme que l'on n'a pas voulu ou pu éliminer dans les années 1990 après la chute de l'Empire soviétique et qui redeviennent particulièrement virulents aujourd'hui. Délégué général de l'Appel pour le Darfour, Richard Rossin dresse un tableau précis et d'autant plus terrifiant de la situation qui règne aujourd'hui dans cette région. En faisant de l'aide humanitaire une priorité absolue, de nombreuses ONG favorisent en fait l'agresseur : la junte islamiste soudanaise, qui prépare déjà un djihad-éclair à travers le Sahel. A l'arrière-plan, le rôle des grands Etats autoritaires post-communistes, Russie et Chine, qui manipulent l'islam (sous sa forme sunnite, comme au Soudan, ou chiite, comme en Iran) pour abattre l'Occident.

Deux personnalités exceptionnelles ont clôturé le colloque. D'abord le père Patrick Desbois. Chargé des relations entre l'Eglise de France et le judaïsme, ce prêtre mène aussi une oeuvre étonnante depuis une quinzaine d'années, avec l'organisation juive et catholique Yahad/In Unum : la localisation, en Ukraine et dans d'autres pays ex-soviétiques, des sites où les nazis ont perpétré le « Second Holocauste », l'extermination de 1,5 million de juifs au moins par fusillade. Peu à peu, ce qui n'était qu'un « devoir de mémoire » s'est transformé en une enquête de terrain : audition systématique des derniers témoins, fouilles sur les lieux des massacres, reconstitution des opérations. A travers ce travail, c'est la compréhension globale de la Shoah qui est en train de se modifier : le crime était encore plus vaste et mieux organisé qu'on ne le pensait. Dans quel but ultime ? En ciblant les juifs, les nazis s'attaquaient d'abord, selon Desbois, aux porteurs du Décalogue et donc du commandement : Tu ne tueras point. Tuer les juifs, c'était rendre toutes les tueries possibles. La civilisation restera précaire et vulnérable tant que cette vérité ne sera pas entendue. Claude Goasguen, député UMP de Paris, a partagé ensuite avec l'assistance quelques réflexions sur le courage politique. Il consiste, d'après lui, à ne jamais transiger sur l'essentiel. Mais aussi à ne pas s'enfermer dans le manichéisme. La liberté appartient à tous, aussi bien à la gauche qu'à la droite. Elle sera défendue par tous.

© Institut Jean-Jacques Rousseau, 2007.

SUIVEZ LES ACTIVITES ET LES DEBATS DE L'INSTITUT JEAN-JACQUES ROUSSEAU (JJRI) SUR www.jjri.net
KEEP IN TOUCH WITH THE JEAN JACQUES ROUSSEAU INSTITUTE (JJRI) AT www.jjri.net
Les interventions et débats du colloque du 28 juin seront prochainement mis en ligne sur ce site.


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jeudi, 12 juillet 2007

Le Maire de Paris Bertrand Delanoe va faire apposer la photo des trois soldat israeliens dans un lieu public..

Bertrand Delanoë va faire apposer la photo des 3 soldats israéliens dans un lieu public
10 juillet 2007 - Par Sabine Roitman à Paris pour IsraelValle

La rencontre de la délégation israélienne avec le Maire de Paris a été chaleureuse.
Bertrand Delanoë s’est déclaré opposé à discuter avec le Hezbollah ou le Hamas et a proposé d’écrire tout de suite après la rencontre deux lettres, l’une au Ministre des Affaires Etrangères afin de lui demander d’obtenir un signe de vie des 2 soldats détenus en otages du Hezbollah encore avant la réunion et une lettre au Président du Parlement libanais, Nabih Berri, proche de Nasrallah.
Rendre une visite de la Croix Rouge possible auprès des otages, a également été évoqué.
Le Maire de Paris a accepté le principe de trouver un lieu public, le mieux approprié à Paris afin d’y apposer la photo des 3 soldats.

Delanoë : il faut obtenir des preuves de vie des soldats israéliens enlevés

Bertrand Delanoë a communiqué au CRIF une lettre qu’il vient d’écrire à Bernard Kouchner, quelques jours avant la tenue à Paris de la conférence interlibanaise.
Le Maire de Paris écrit au ministre des Affaires étrangères : « Il m’apparaît indispensable que soit exigés du Hezbollah, avec la plus grande fermeté des preuves de vie et de bonne santé des soldats israéliens enlevés en juillet 2006, et des signes tangibles en vue de leur prochaine libération ».




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