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mardi, 28 septembre 2010

Nora Berra à l'OSE pour la Journée mondiale Alzheimer

Nora Berra à l' OSE Pour la Journée mondiale Alzheimer
27/09/10
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 -- Thème : Association

 

 

 

Nora Berra , Secrétaire d'Etat aux Personnes Agées , etait à l' OSE à l' occasion de la Journée mondiale de la Maladie d' Alzheimer , le 21 septembre 2010. La présence de la Ministre au Centre de Jour Joseph Weill ( Paris 12e) EST marque UNE IMPORTANTE de reconnaissance la par les publics Pouvoirs du Travail par effectué l' OSE CES Dernières Années et de l' expertise de fils Équipe Dans Le Domaine Maladie de la d' Alzheimer .
also témoigne En l' par annonce la occasion Ministre this à de l' entrée officielle de l' OSE Dans Le Plan par national Alzheimer la participation à la expérimentation UNE sur les séjours Thérapeutiques .
 
Nora Berra une Union européenne l' occasion d' Usage des logiciels libres AVEC quelques aînés et les patients du programme Jeunes DANS avant Leur entrée de l' atelier de stimulation cognitive . Une Réunion de Travail une à permission l' OSE , 'assertion par le fils du président Jean -François Guthmann et fils Trésorier Francis Neher , fils Directeur général Roger Fajnzylberg , le Dr Marc Cohen, Directeur du Pôle Santé et Autonomie et Paul Benadhira , Directeur des Accueils de jour , de Partager AVEC la Ministre du Cabinet le fils et , Ainsi qu'avec Florence Lustman , le pilotage créancier du du plan Alzheimer 2008-2012 , préoccupations des communes sur la prix en charge les patients des .
 
DEPUIS plus de 10 ans , l' OSE intérêt engagee Dans Le combat Contre la Maladie d' Alzheimer , nationale cause devenue . association L' Compte des Nations Unies centre pilote , l'accueil de jour Edith Kremsdorf , des Ouvert l' An 2000 à Paris 3e et , DEPUIS 2008, l'Accueil de jour Joseph Weill ( Paris 12e) , première structure à Accompagner les jeunes Malades de Moins de 60 ans . L' association élargit sa Capacité d'accueil session et Moyens d' action des le 5 octobre Prochain AVEC le Lancement des « ateliers versez l' autonomie » à Sarcelles (95 ) .
 
Les familles Qui solution UNE recherchent versez la prix charge en de Leurs aînés contacter may l' OSE voiture il Reste lieux des DANS les accueils de jour et de nouvelles Prochainement ouvriront structures .
 
Photo: Azria Alain
 
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mardi, 14 septembre 2010

Les rescapés de la Shoa quittent ce monde et certains aimeraient ...Par Nathan Taieb

Les rescapés de la Shoa quittent ce monde et certains aimeraient que leurs témoignages les accompagnent

               

 

 

  Mardi 31 aout 2010, Catherine Pederzoli, 58 ans, professeur d‘histoire-géographie au lycée Henri Loritz de Nancy, est suspendue de ses fonctions accusée de consacrer trop de temps à la shoah.

 Le rapport de l’enquête de l’inspection générale de l’éducation nationale reproche à l’enseignante "l’instrumentalisation des élèves" par des "lavages de cerveaux".

 Mme Pederzoli avait l'habitude d'organiser des voyages en Pologne et en République tchèque depuis une quinzaine d'années avec ses classes de seconde, première et terminale et aurait “manipulé ses élèves" qui protestaient contre la décision de réduire de moitié le nombre d’élèves partant en Pologne pour le prochain voyage.

Les inspecteurs pointent des "manquements aux obligations de réserve, de neutralité et de laïcité".

 La vérité de cette histoire est politique.

 Les élèves et les parents, de toutes opinions et de toutes confessions, ont approuvé le voyage et apprécié les qualités historiques et pédagogiques de l’enseignante qui s’était chargée de l’organiser.

 Mais tel n’était pas l’avis de certains collègues.

La laïcité est le principe d'unité qui rassemble les hommes d'opinions, religions ou de convictions diverses en une même société politique, distincte par conséquent d'une communauté.

En aucun cas l’enseignement de la shoah ne peut aller a l’encontre de ce principe de la République.

 

Alors pourquoi suspendre cette enseignante ?

 

La raison est simple, la shoah est une vérité qui dérange et dont on ne veut plus entendre parler car il subsiste un sentiment de culpabilité.

 

Cela ne fait que soixante-cinq ans que six millions de juifs ont subis la barbarie nazie en étant insultés, traqués, dénoncés, déportés et brûlés sur l’ensemble du sol européen.

Pourtant il nous est déjà reproché de consacrer trop de temps à la Shoah et de trop rappelé que l’homme a été capable des pires horreurs envers son prochain uniquement parce qu’ils n’avaient pas la même religion ni la même culture.

 

Soixante cinq ans plus tard de plus en plus de rescapés de la Shoah quittent ce monde et on aimerait que leurs témoignages les accompagnent.

 

ET BIEN NON, nous ne les laisserons pas faire !

 

 Car notre mémoire est eternelle !

 

Nous ne devons jamais cesser de raconter et d’enseigner ce génocide, fier de montrer que rien ni personne n’a pu, ni ne pourra, nous faire disparaître.

 

Mme Pederzoli a également subit un certain nombre de remarques désobligeante de la part de ses collègues du genre : « C’est très bien ton voyage à Auschwitz… Mais quand parleras-tu du génocide de Gaza ? ».

 

Aujourd’hui nos ennemis aimeraient nous faire passer pour les mêmes bourreaux que l’ont étés les nazis et leurs collaborateurs mais nous ne pouvons accepter cela, Israël est un pays démocratique et personne n’a le droit de dire de tels abominations.

Comme le disait Herbert Pagani « l’antisémitisme renait de nos cendres et s’appelle antisionisme ». A nous de contrer tous ceux qui aimerait nous comparer à l’incomparable.

 

 

Jeunes Juifs de France levez-vous et soyez prêt à lutter contre les détracteurs de l’histoire afin de respecter un devoir qui nous est commun :

Notre devoir de Mémoire, afin de faire vivre les âmes de ceux qui nous ont quittés trop tôt.

 

 

Nathan TAIEB

Étudiant en droit et gestion à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

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vendredi, 09 juillet 2010

Les adieux de Daniel Shek à Paris /CRIF

08/07/10
   
- - Thème: Crif

 

 

 

Richard Prasquier Daniel Shek.JPG 

Après quatre années de présence dans la capitale française, S.E. Daniel Shek, ambassadeur d’Israël en France, s’apprête à regagner Israël en septembre prochain. C’est devant le Comité Directeur du CRIF et en partageant le verre de l’amitié, qu’il a choisi de faire ses adieux à la communauté juive de France.
 
En l’accueillant et tout en lui remettant un petit souvenir au nom du CRIF, le président Richard Prasquier a tenu tout d’abord à féliciter l’ambassadeur pour le mariage de son fils et à lui souhaiter tout le bien possible pour les futures années qui l’attendent au service de l’État d’Israël. Richard Prasquier a salué l’action de Daniel Shek, qui, dans un contexte particulièrement difficile, a défendu avec honneur et brio Israël, attaqué de toutes parts.
 
En réponse, Daniel Shek a remercié le CRIF et les organismes qui le composent et la communauté juive de France en général, une communauté qui s’est révélée la plus solide et la plus attachée à Israël de toutes les grandes communautés. « Il vous revient de continuer à œuvrer dans le même sens » a tenu à affirmer l’ambassadeur qui a ajouté : « Vous avez des années pleines de réflexion, de réformes et de renouvellement devant vous ». « Nous vivons une période difficile et pleine de défis. La communauté semble un peu en désarroi et s’interroge sur son destin et sur celui d’Israël…Je suis confiant que mon successeur profitera à son tour d’un dialogue franc avec les organes de la communauté, en particulier le CRIF ».
 
Puis, en forme de bilan, et s’attachant à décrire la relation entre la France et Israël, Daniel Shek a eu cette formule : « La situation en cet été 2010 est la suivante : elle est meilleure qu’il y a 20 ans, meilleure qu’il y a 10 ans, meilleure qu’il y a 5 ans et moins bonne qu’il y a 2 ans ». 2008, en effet, demeurera, selon lui, comme la meilleure année entre la France et Israël. On en prendra pour preuve les grands événements spectaculaires à haute visibilité qui l’auront marquée: Shimon Peres à Paris, les drapeaux israéliens sur les Champs Élysées, Nicolas Sarkozy à la Knesset, le 60ème anniversaire, la Salon du Livre…
 
« La France est un pays passionnant et l’attachement entre les deux sociétés civiles, la française et l’israélienne, est viscéral ». Mais, c’est un fait, il y a eu des tensions comme lors de la confrontation israélo-libanaise ou l’affaire de Dubaï. C’est pourquoi la mission des diplomates est de trouver une nouvelle clé, un nouveau modèle pour améliorer les relations avec ses interlocuteurs. « Je pense que j’ai réussi cela » a considéré Daniel Shek.
 
Sur fond de préoccupation par rapport aux questions d’image et d’opinion publique, l’ambassadeur a conclu par un tour d’horizon sur les dossiers internationaux vus des points de vue français et israélien : Palestiniens, Liban-Syrie, Iran, Boycott…
 
« Le dialogue entre Israël et la France est fragile mais nous avons tout fait pour créer des liens pérennes dans les domaines les plus divers comme l’économie, le commerce, la science, l’éducation, l’immigration, la défense »
 
Avant de quitter ses hôtes, S.E. Daniel Shek s’est prêté de bonne grâce au jeu des questions-réponses. Le CRIF souhaite bonne chance pour la suite de sa carrière à Daniel Shek.
 
Photo : 2010 © Alain Azria 
 
 

 

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jeudi, 01 juillet 2010

A l’appel de Reporters sans frontières, des centaines de personnes ont participé à un rassemblement pour exiger la libération d’Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier,

Solidarité avec les deux journalistes enlevés en Afghanistan
30/06/10
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- - Thème: Crif


 

 

A l’appel de Reporters sans frontières, des centaines de personnes ont participé à un rassemblement pour exiger la libération d’Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, journalistes à France 3. Ils sont retenus en Afghanistan depuis le 30 décembre avec trois accompagnateurs.
 liberez_0038_les_otages_29_06_2010.JPG
Haïm Musicant représentait le CRIF à cette manifestation, qui s’est tenue devant la porte d’entrée principale du jardin du Luxembourg. Il a signé la pétition et rédigé un message sur une bâche destinée à cet effet, en affirmant la solidarité du CRIF avec nos compatriotes, mais souhaitant aussi qu’on n’oublie pas Guilad Shalit.
 
Photo : © 2010 Alain Azria

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mercredi, 23 juin 2010

Pour Gilad et pour Israël ! Grand succès du rassemblement au Trocadéro /par Jean Pierre Allali

Le Crif en action
 

Pour Gilad et pour Israël ! Grand succès du rassemblement au Trocadéro
23/06/10
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- - Thème: Crif


  Trocadero_0009_Guilad_22_06_2010.JPG

 

 

Organisé sous l’égide du CRIF avec le concours des organisations juives, le grand rassemblement de soutien à Gilad Shalit et à Israël qui a eu lieu le 22 juin 2010 en fin de journée, mais en plein soleil, au Trocadéro a connu un remarquable succès. Face au Parvis des Droits de l’Homme, entourant la statue du maréchal Foch, quelque 15 000 personnes étaient venues montrer, si besoin était, que l’otage franco-israélien Gilad Shalit n’est pas seul, qu’Israël, victime d’une campagne de délégitimation sans précédent, n’est pas seul.
 
Vers 19h30, tandis que sur la tribune,Trocadero_0028_Guilad_22_06_2010.JPG Gil Taïeb, grand ordonnateur de la soirée, Meyer Habib, Ariel Goldmann, Arié Bensemhoun, Francis Kalifat et Jean-Pierre Magnier s’affairent à régler les derniers détails, la foule commence à s’amasser, devenant rapidement compacte. Les drapeaux israéliens et français sont agités, des pancartes fustigeant le Hamas ou l’Iran. Un slogan est lancé : « Libérez Gilad Shalit. Hamas, terroriste, Iran complice ». Il sera repris tout au long de la soirée.
 
Au pied de la tribune, ceints de leur écharpe tricolore, des élus parisiens et des dirigeants politiques, parmi lesquels Serge Blisko, Pierre Shapira, Lynda Asmani, Karen Taïeb, Jean-Jacques Curiel forment une chaîne. Ils sont rapidement rejoints par Anne Hidalgo et Nicole Guedj. Face à eux, les jeunes des E.E.I.F. et de l’Habonim Dror, en tenue, s’installent accroupis à même le sol. On croirait le début d’une soirée « Feu de camp ». Une ovation salue la présence de cette belle jeunesse. « On est fier de vous ! » leur lance Gil Taïeb.Trocadero_0166_Guilad_22_06_2010.JPG
 
Vers 20h30, Gil Taïeb donne le coup d’envoi. Sa voix est ferme, grave : «  Voilà quatre ans que Gilad a été enlevé sur le territoire même de l’État d’Israël. Depuis 1460 jours, il est abandonné. Où sont les ONG ? Où sont les articles de presse exigeant sa libération ? Quand il s’agit d’Israël, on est toujours prêt à condamner et à boycotter. Alors qu’avec le Hamas, on se montre compréhensif et c’est le laisser-faire ! » La foule hurle « Hou, hou, hou ». Et Gil Taïeb de poursuivre : « Israël est la seule démocratie du Moyen-Orient, nous devons lui affirmer ici notre soutien et adresser un grand message à l’humanité en disant à tous : Réveillez-vous ! ». L’orateur conclut son propos en fustigeant notamment Roland Dumas pour ses récents propos.
 
Contre toute attente, ce n’est pas un tribun qui lui succède, mais la troupe Adama qui lance un « Hava Naguila » endiablé suivi d’un pot pourri de grands tubes israéliens. La foule reprend en chœur. Les élus parisiens entament un pas de danse, un début de hora. Lynda Asmani lance « Ani medabereth ivrit » et reprend avec fougue les refrains. On croit voir une femme voilée dans la foule. En réalité, c’est une manifestante qui a recouvert sa tête d’un drapeau israélien.
 
Sur la tribune, tandis que prennent place quatre porte-drapeaux, deux israéliens et deux français, des représentants des amis chrétiens d’Israël, blancs et noirs côte à côte, font résonner, en forme de délivrance, le son du chofar. C’est impressionnant. Puis, le président du CRIF, Richard Prasquier, premier orateur institutionnel de la soirée, prend place. Il est visiblement très ému. « Gilad Shalit a passé quatre ans de sa vie en captivité. Un sixième de sa vie ! Nous ne savons rien, c’est pourquoi nous redoutons tout…L’idéologie des ravisseurs est, hélas inscrite dans leur charte : tous les Juifs sont des ennemis qu’il faut tuer ». Richard Prasquier rend hommage à Siona pour son action constante en faveur de Gilad Shalit et au président de la République, Nicolas Sarkozy. Pour le président du CRIF, renvoyer dos à dos Israël et le Hamas est une ignominie. Fustigeant la terreur islamiste et la tendance de certains à faire croire que le Hamas appartient au camp des héros de la liberté, le président du CRIF revient sur l’affaire de la flottille, sur le déshonneur des supposées organisations humanitaires présentes à bord et sur la catastrophe alimentaire imaginaire à Gaza. « Dans la flottille, il y avait aussi de véritables terroristes islamistes décidés à tuer et à se faire tuer ». Et Richard Prasquier de conclure : « Trop, c’est trop ! Car ce qui est en cause, ce n’est pas seulement le boycott, mais la délégitimation d’Israël. Nous ne laisserons pas faire ! ».
 
Sur l’écran géant installé près du podium, des chansons écrites par des chanteurs israéliens en l’honneur de Gilad Shalit sont proposées. Puis c’est autour du courageux maire du 16ème arrondissement de Paris, Claude Goasguen, ami fidèle d’Israël, de prendre la parole. « En Israël, il n’y a pas d’otages, il y a des prisonniers…Le Hamas, c’est une bande de terroristes…N’ayons pas peur du combat que nous menons, il est juste ». Et Claude Goasguen de fustiger tout à la fois le Premier ministre turc, le président fasciste de l’Iran et le Hezbollah avant de lancer : « Je suis fier d’être ici, d’être un allié indéfectible d’Israël ».
 
Après la projection d’une vidéo montrant successivement Gilad Shalit et son père, Noam et après un court message de Bertrand Delanoë, maire de Paris, en déplacement à l’étranger, c’est Anne Hidalgo, première adjointe, qui monte à la tribune. « Nous sommes victimes d’une grande désinformation…La liberté de Gilad, c’est aussi notre liberté…Nous faisons Gilad Shalit citoyen d’honneur de la ville de Paris ». Après un message sur grand écran de Patrick Bruel, c’est au tour de Julien Dray, député PS de l’Essonne, de monter à la tribune : « Nous ne devons avoir aucune hésitation, aucun doute dans ce combat. Les adversaires d’Israël n’ont d’autre but que de le détruire…L’antisémitisme moderne c’est l’antisionisme. C’est inacceptable ! ». Les vidéos succèdent aux orateurs dans un véritable show bien construit. Voici à présent un film qui montre le véritable visage de la flottille et de ses « humanitaire » haineux.
 
Pour Claude Lanzman, c’est le Hamas qui appelle à l’éradication de l’État juif qui est le premier responsable du blocus de Gaza. Dans son propos, le cinéaste attaquera le rapport Goldstone et citera Jean-Paul Sartre pour étayer ses arguments. « Gaza n’est pas affamée ! Détracteurs d’Israël, vous mentez ! Les soldats de Tsahal ont le droit de tirer si leur vie est en danger…Les aboyeurs ont d’ailleurs compris et mettent une sourdine à leurs prétentions… Honte à la déprogrammation d’un film israélien par le circuit de distribution Utopia ». Et Claude Lanzman de conclure : « Nous ne permettront pas ces attaques d’Israël ».
 
Lui succédant, Bernard-Henri Lévy est très applaudi. Il met en avant dans un discours prononcé d’une voix forte et ferme, l’imposture de la flottille, l’exemplarité de la démocratie israélienne, les conventions internationales bafouées. Il montre du doigt les « idiots utiles » qui ont refusé de faire passer un message de la famille de Gilad Shalit. Et puis, pourquoi, comme on le fit pour Ingrid Bétancourt, ne place-t-on pas le portrait de l’otage franco-israélien sur le fronton de l’Hôtel-de-Ville de Paris ? Et BHL de se gausser des « petits dialecticiens de comptoir que nous entendons gloser ».
 
Voici à présent Marek Halter avec sa belle barbe de patriarche et de sage. « Nous aimons Israël car c’est un peuple qui a combattu pour sa liberté. Il n’a pas reçu son État sur un plateau d’argent ! ». Et Marek Halter, qui rappelle qu’il a tenu en son temps compagnie à la famille Shalit sous la tente qu’elle avait dressée en Israël,  de reprocher aux Palestiniens leurs marchandages : « Vous n’avez pas honte ! Une vie est une vie, c’est dans le Coran. Et vous demandez mille vies en échange d’une seule ! À croire que vous n’avez pas une haute opinion de la valeur de la vie de vos concitoyens ! »
 
Et voici Enrico Macias qui, dit-il, sait mieux chanter que discourir mais qui tient à affirmer : « Les Droits de l’Homme doivent être les mêmes pour tous ! ». Le philosophe Alain Finkielkraut, qui sera un peu sifflé pour certains passages de son discours, notamment lorsqu’il critique les implantations, reste sur les positions qui sont les siennes avec la crainte qu’à terme, on soit conduit à un État binational.
 
Pour lui, les Israéliens sont tombés naïvement dans un piège. « La haine planétaire d’Israël est le nouveau visage de l’antisémitisme. Comment ne pas réagir face au boycott et à des propos comme : « Israël, casse-toi, la Palestine n’est pas à toi » ». Pour le philosophe, il faut dire : « Nous sommes tous des sionistes ! »
 
Le Grand rabbin de France, Gilles Bernheim, absent de Paris, a exprimé sa solidarité par le biais d’un petit film vidéo. Le Grand rabbin de Paris, David Messas est, lui, à la tribune et lance : « Je suis très fier de la communauté juive de Paris, de son militantisme et de son cœur si attaché à Israël ». Il fait chanter « Kol Aolam Koulo » et « Ossé chalom » concluant par : « N’ayons pas peur ! »
 
Pour rester dans le domaine des représentants religieux, c’est au tour de Monseigneur Beau du Clos des Bernardins de se dire scandalisé par « le pêché contre Dieu qui est commis par les ennemis d’Israël » et d’appeler à la paix sur Jérusalem.
 
Pierre Besnaïnou, président du FSJU, de l’Appel Unifié et de la Fondation du Judaïsme Français, pour sa part, fustige fermement Roland Dumas et les hommes politiques français qui critiquent Israël. Il s’en prend également aux médias. « La protection d’Israël, c’est la protection des Juifs du monde entier » Il suggère la constitution d’une flottille israélienne à la rencontre de Gilad Shalit et conclut par un vibrant « Vive Israël ! Vive Jérusalem ».
 
Tandis que devant la tribune, les éclaireurs installent 1460 bougies qui écrivent en français et en hébreu le nom de Gilad Shalit et que, la nuit tombant eu à peu, le public, de son côté, a allumé des lampions qu’il brandit comme lors des concerts des grandes stars, le président du Consistoire Central, Joël Mergui prend la parole. Il fait référence, lui aussi à Ingrid Bétancourt et lance : « Je vous demande d’être mobilisés en permanence ». C’est au tour de l’ambassadeur d’Israël en France, Dany Shek, qui achève sa mission en septembre prochain, de prendre la parole. Il fustige le rôle de la Croix Rouge et, s’adressant aux détracteurs d’Israël, leur lance : « Vous perdez votre temps ! Nous ne lâcherons pas ! Votre approche est archaïque ! »
 
Trocadero_1378_Guilad_22_06_2010.JPG
Il revient au président Prasquier de conclure. Il rend hommage à Haïm Musicant, directeur général du CRIF et au staff du CRIF, à l’ABSI et à Gil Taïeb, à Jean-Pierre Magnier et Jean-Luc Darmon, aux volontaires du SPCJ, aux forces de police et aux mouvements de jeunesse. La tribune et la foule se mettent ensuite au garde à vous lorsque le baryton David Séréro entonne une « Marseillaise » somptueuse reprise en chœur avec fougue. Et c’est à Rika Zaraï qu’il revient de lancer l’ « Hatikva », chant d’espérance du peuple juif, qui conclut cette très belle, très émouvante et très rassurante manifestation.
 
Il est bien entendu difficile de citer les très nombreuses personnalités présentes à ce magnifique rassemblement. Citons en vrac et en nous excusant des oublis involontaires : la plupart des membres du Bureau Exécutif et du Comité Directeur du CRIF, Roger Cukierman, ancien président,  Élie Chouraqui, Samy Ravel, Anne-Marie Revcolevski, Alexis Govcyian et une forte délégation des Arméniens de France, Guy Konopnicki, Paul-Loup Sulitzer, Philippe Karsenty, Arielle Schwab, le général israélien Yossi Ben Hanan, héros des guerres d’Israël ou encore Éric Raoult qui fera aussi une brève apparition à la tribune. Le rassemblement a pris fin vers 23 heures. Un grand bravo aux organisateurs.
 
 
(rédigé par Jean-Pierre Allali)
Photo : © 2010 Alain Azria

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