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mardi, 06 novembre 2007

Qu'en est-il des réfugiés Juifs ?


 

Par Stewart Ain

http://jewishworldreview.com/1107/jjac.php3

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Alors que les délégués de 10 pays se rassemblent à New York dimanche pour une conférence de deux jours centrée sur les Juifs déplacés de leur pays arabe d'origine, on se demande de plus en plus pour savoir si cette question  sera une priorité pour le gouvernement Olmert quand la question des réfugiés palestiniens sera soulevée au sommet d'Annapolis, Maryland.

Des officiels de Justice des Juifs des Pays Arabes [JJAC en anglais, Ndt], qui tiendront les réunions du conseil d'administration ici, insistent pour que toute discussion sur le problème des réfugiés inclue aussi les réfugiés juifs, puisque des centaines de milliers furent forcés de s'enfuir ou expulsés, avec des pertes inouïes de propriétés. Paradoxalement, le gouvernement israélien a été moins que secourable pour cet effort, et la réunion à venir ici peut apporter une confrontation de ce genre puisque les officiels du gouvernement y assisteront.

Particulièrement préoccupants, les récents commentaires de la ministre israélienne des affaires étrangères Tzipi Livni, qui a déclaré en septembre à la Knesset qu'un Etat palestinien est la " solution nationale intégrale au problème des réfugiés [palestiniens] ". elle l'a mentionné de nouveau le mois dernier aux Nations Unies, mais à aucune occasion, elle n'a mentionné qu'il y avait des réfugiés juifs dont les droits doivent aussi être pris en compte.

Il y a juste quelques semaines, le Premier Ministre israélien Ehud Olmert parla de la " dureté " que les Palestiniens avaient subie du fait du conflit israélo-palestinien, mais il ne fit aucune mention des Juifs qui firent l'expérience d'une même dureté, souligna l'organisation.

Silvan Shalom, chef politique sépharade proéminent, du parti d'opposition Likoud, qui servit comme ministre des affaires étrangères d'Israël de 2003 à 2006, dit qu'il croit que le gouvernement Olmert " n'est pas engagé " dans cette question.

Shalom, qui en tant que ministre des affaires étrangères, parlait fréquemment des Juifs déplacés des pays arabes, a déclaré au journal 'The Jewish Week' : " je pense qu'ils ne procèdent de la même façon que moi ; je pense qu'ils sont moins engagés ".

Il déclara que si on décide  qu'une compensation est due aux Palestiniens qui devinrent des réfugiés du fait de la guerre d'indépendance d'Israël en 1948, la compensation doit aussi aller aux Juifs déplacés de leur pays arabe.

"Il ne doit pas y avoir une situation où les Juifs des pays arabes sont oubliés", dit Shalom. Il ajouta qu'une compensation pour les Juifs " doit être fondée sur des droits égaux et la réciprocité " avec les Palestiniens.

Des observateurs suggèrent que Livni et d'autres membres du gouvernement ne prêtent pas l'oreille à cette cause, d'abord défendue par des sephardim, qui constituent la majorité des Juifs en Israël aujourd'hui, ou craignent  que se centrer sur les réfugiés ne fera qu'augmenter l'attention sur la cause palestinienne.

Le fait qu'Israël ait absorbé autant de réfugiés, à grands frais et avec dureté, plutôt que de les laisser languir, ne doit pas être utilisé contre Israël, a déclaré un officiel du JJAC.

Pour renforcer le dossier des Juifs déplacés, Stan Urman, directeur général du groupe, a dit qu'en passant en revue les archives des Nations Unies afin d'examiner la couverture presse de ce problème, il est tombé sur un article de Une dans le 'New York Times' daté du 16 mai 1948. Le titre de l'article était : " Juifs en grave danger dans tous les pays arabes ". L'article citait un projet de loi  de la Ligue Arabe qui disait que 900.000 juifs vivant dans les pays arabes seraient considérés " membres de la minorité juive de l'Etat de Palestine ". Les juifs considérés comme des sionistes actifs seraient ensevelis, et leurs biens confisqués. Et l'article détaillait aussi comment les Juifs étaient persécutés dans différents pays arabes.

"Le monde arabe d'aujourd'hui pratique quatre 'Non'", dit Uman. " Il dit qu'il n'y a jamais eu aucune population juive importante dans les pays arabes, qu'ils n'étaient pas mal traités, qu'ils sont partis de leur propre gré sans abandonner aucune propriété derrière eux, et qu'ils n'ont aucun droit à une compensation ".

Le document de la Ligue Arabe, dit-il, démontre que ces dénégations, sont des " mensonges éhontés ".

"Nous avons la preuve que la communauté politique de la Ligue Arabe en 1947 complotait parmi tous les sept pays arabes pour persécuter leurs populations juives, et pour les utiliser comme des armes contre l'Etat d'Israël ", dit Uman. " J'ai une litanie de législations adoptées par les pays arabes qui reflètent le projet de loi - retirant aux Juifs leur citoyenneté, ainsi que leur droit de vote et leur propriété ".

Pour qu'un paix israélo-palestinienne soit "solide et durable, elle doit résoudre les questions d'importance pour toutes les parties", ajouta Uman. " Pour aller de l'avant vers la réconciliation, nous avons besoin de vérité et de justice, exactement comme l'Afrique du Sud a mis en place des commissions dans lesquelles les Blancs durent reconnaître la façon dont ils persécutèrent la majorité noire. Il faut reconnaître que les Juifs furent aussi victimes du conflit israélo-arabe, et que la première injustice fut le viol de masse des droits de l'homme des Juifs dans les pays arabes. Nous ne pouvons pas permettre une deuxième injustice ".

Uman dit que la question des réfugiés palestiniens sera sur la table à Annapolis, " et nous voulons être sûrs que la détresse et la fuite des Juifs des pays arabes sera aussi sur la table ".
De plus, Uman dit que des juristes de Washington examinent deux résolutions qui déclarent que toute référence explicite aux réfugiés palestiniens doit être recoupée par une référence aux réfugiés juifs, chrétiens et aux autres.

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jeudi, 18 octobre 2007

Israël n’existe toujours pas sur les cartes de l’Autorité palestinienne, I. Marcus et B. Crook

Israël n’existe toujours pas sur les cartes de l’Autorité palestinienne, I. Marcus et B. Crook
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15/10/07

 

Sur le site de Palestinian Medias Watch (PMW), Jérusalem

 

Traduit de l’hébreu par Menahem Macina

 

Ces jours-ci, les préparatifs de la Conférence d’Annapolis entrent dans une phase intense.

 

Tandis que les dirigeants de l’Autorité palestinienne exposent à Israël et au monde occidental leur vision du futur Etat palestinien, une zone de 6.205 km2, qui inclura la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-est, les signaux qu’elle envoie à ses hommes sont différents.

 

Dans un clip diffusé le 11 octobre 2007, à la télévision palestinienne (chaîne du Fatah), qui appelle la société palestinienne à l’unité et au pluralisme, figure une carte d’Israël entièrement recouverte du drapeau de la Palestine.

 

La présentation de la totalité de l’Etat d'Israël comme 'Palestine' n'est pas accidentelle. Elle fait partie de l’orientation éducative officielle de l’échelon gouvernemental de l’Autorité palestinienne.

 

Cette orientation trouve son expression dans les livres scolaires, les programmes pour enfants, les mots croisés, les clips vidéo, les emblèmes représentatifs, les noms d’écoles et de rues, etc. Un dessin du Moyen-Orient montre, tant par le texte  que par l’image, l'absence de l'Etat d’Israël.

 

Le texte hébreu, au bas de la photo d'écran, ci-dessus, dit :

" En arabe, au centre de la carte : 'Palestine 2007' ".

Dernière phrase en hébreu : " Télévision palestinienne (ha-Fatah)... "

 

Itamar Marcus et Barbara Crook

http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-13241-114-2-israel-nexiste-pas-cartes-lautorite-palestinienne-i-marcus-b-crook.html

© Palestinian Media Watch (PMW)

22:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 23 septembre 2007

Israël/ Raid contre l'Axe du Mal

Israël/ Raid contre l'Axe du Mal

Plus on dispose d'informations sur le raid israélien du 6 septembre contre la Syrie, plus les enjeux semblent élevés.

 
 
medium_michel_gurfinkiel_photo_alain_azria.jpg PAR Michel Gurfinkiel. En 1973, la guerre du Kippour avait terni la réputation d’invincibilité d’Israël. Trois ans plus tard, le raid d’Entebbe rétablissait cette réputation. En 2006, la seconde guerre du Liban a suscité, à nouveau, des doutes sur le niveau réel de la défense nationale israéliennne. Un an plus tard, le raid exécuté par Tsahal en Syrie les dissipe.

C’est tout d’abord la gestion politique et médiatique de cette opération qui retient l’attention. Traditionnellement, en matière de défense, Israël agit beaucoup et parle peu. L’opération du Sinaï, en 1956, la guerre des Six Jours, en 1967, Entebbe en 1976, le raid sur la centrale nucléaire irakienne Osirak-Tammouz, en 1981, la première guerre du Liban, en 1982, l’opération Rempart en 2002, avaient été préparés dans le plus grand secret et menés dans une salutaire opacité. Les victoires n’étaient pas proclamées, mais constatées. En 2006, face à un Hezbollah dont les services de renseignement avaient pourtant signalé la puissance et l’éventuelle résilience en cas d’affrontement, le gouvernement et l’état-major israéliens ont eu une conduite différente, avec les résultats décevants que l’on sait.

Aujourd’hui, avec le même gouvernement qu’en 2006, mais un nouveau chef d’état-major, le général Gaby Ashkenazy, les vieilles habitudes ont été remises à l’honneur. Israël n’a pas rendu le raid public : elle a laissé la Syrie en faire état la première. Et quand celle-ci a cherché à le minimiser en parlant d’un simple « survol aérien » de son territoire, Jérusalem s’est contenté de distiller des informations plus précises, en commençant par la presse arabe internationale et en remontant vers la presse occidentale, notamment anglaise (The Observer, The Sunday Times) ou américaine (The Washington Post). Au fur et à mesure que ces informations paraissaient, la véritable dimension stratégique et tactique de l’opération est apparue : quelque chose qui combinerait Entebbe et Osirak-Tammouz.

Selon le Sunday Times de ce week-end, Israël aurait appris au mois d’août que la Syrie était sur le point de recevoir des éléments d’armes nucléaires opérationnelles (ogives ou lanceurs, ou les deux) de provenance nord-coréenne. Le dossier aurait été transmis aux Etats-Unis. Après vérification, ceux-ci auraient accordé leur feu vert début septembre à une éventuelle action israélienne.

Damas, qui dispose à la fois d’un arsenal chimique et bactériologique important et de missiles, a récemment menacé Israël d’une « surprise terrible » : peut-être une allusion à l’acquisition de l’ultime échelon non-conventionnel, le nucléaire. Mais les experts américains et israéliens n’excluent pas une autre hypothèse, selon laquelle la livraison nord-coréenne serait en fait destinée à l’Iran. Un transit par la Syrie, via Lattaquié, serait moins repérable qu’un acheminement direct, via le golfe Persique.

Le 6 septembre, Israël attaque. En recoupant les diverses versions mentionnées à ce jour par les médias arabes et anglo-saxons, un raid aérien aurait d’abord détruit la surveillance aérienne dans le nord de la Syrie : des appareillages d’origine russe, et peut-être entretenus par un personnel russe. Une autre attaque aurait détruit diverses installations, ou un convoi motorisé, à la base militaire secrète de Daïr az-Zwar. Il semble que cette dernière ait été menée par une unité aéroportée, ayant parallèlement pour mission de collecter des preuves matérielles d’une implication nord-coréenne. Les Israéliens – un commando du Sayereth Mathkal, la force chargée des missions de choc  - auraient tué des « dizaines » de Syriens et de Nord-Coréens, mais n’auraient pas eu, eux-mêmes, de pertes.

Conclusions provisoires :

Premièrement, l’efficacité de l’outil militaire israélien a été à nouveau démontrée, et la capacité de dissuasion d’Israël largement restaurée.

Deuxièmement, on peut présumer que la Syrie viole le traité de non-prolifération nucléaire, dont elle est signataire, et prépare délibérément une guerre d’extermination contre Israël.

Troisièmement, l’axe du Mal dénoncé par les Etats-Unis depuis 2001 (Syrie, Iran, Corée du Nord) est une réalité.

Quatrièmement, ce qu’Israël peut faire en Syrie, une coalition de la liberté dirigée par les Etats-Unis peut le faire en Iran.

Cinquièmement, une opération plus ambitieuse, allant jusqu’à l’annihilation complète du potentiel critique, peut sans doute être menée en Iran par Israël, jusqu’à un certain point, ou par une coalition de la liberté.

Sixièmement, l’opération israélienne semble avoir bénéficié du soutien turc. Ce qui peut signifier, au choix, que le gouvernement néo-islamiste turc dirigé par Recep Tayyip Erdogan s’oppose, comme d’autres gouvernements musulmans, à l’extrémisme syro-iranien, qu’il a décidé de se comporter dans cette crise en allié fidèle des Etats-Unis, sinon d’Israël, contrairement à ce qui s’était passé en 2003 lors de la guerre d’Irak, ou encore que l’armée turque, de tradition nationaliste laïque, conserve une marge d’indépendance vis-à-vis du gouvernement.

Septièmement, ces événements renforcent en France ceux qui, autour du président Nicolas Sarkozy et du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, prennent au sérieux les menaces non-conventionnelles iranienne et syrienne.
http://michelgurfinkiel.com/articles/138-Isral-Raid-contr...



© Michel Gurfinkiel

18:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Le bilan d'Al Qaïda six ans après :par Alexandre Delvalle

Retrouvez cet article en ligne :
http://blog.alexandredelvalle.com/archives/222-le-bilan-d...

France Soir
medium_ALEXANDRE2.2.jpg En cette « vieille d’anniversaire du 11 septembre » 2001 et après la diffusion d’une vidéo de Ben Laden soulignant la vulnérabilité américaine afin de redonner du moral aux combattants d’Allah en Irak et ailleurs, il est intéressant de dresser un état des lieux de la menace islamiste.

Dans sa version terroriste, comme on l’a vu avec les attentats en Algérie ou avec celui déjoué en Allemagne, que dans sa version « soft », avec la victoire du parti de la Justice et du Développement en Turquie, vainqueur des élections législatives de juillet 2007 et présidentielles d’août avec la victoire d’Abdullah Gül. Sans oublier la relative victoire des islamistes marocains du parti frère (PJD) lors du scrutin du 7 septembre. Présentés comme les pays musulmans les plus « pro-occidentaux », ces deux pays sont pourtant ceux où l’islamisme a le plus le vent en poupe. Egalement pro-occidentale, la Tunisie réprime d’une main de fer ses islamistes sans pour autant diminuer leur popularité montante dans les zones rurales comme dans les quartiers pauvres des villes. Phénomène nouveau, les partis de gauche tunisiens, jadis anti-islamistes, font désormais front face au régime laïc du Président Ben Ali. Quant à la monarchie du Roi jordanien Abdallah, fils de Hussein, descendant des Gardiens de la Mecque détrônés par les fanatiques wahhabites* au début du XXème siècle, elle vit dans un risque d’implosion permanent en raison d’une population majoritairement palestinienne et parce que les Frères musulmans progressent tant dans la société civile qu’au Parlement. Catégorie intermédiaire : les pays arabes « nationalistes autoritaires » comme l’Egypte du Président Moubarak - où rien ne parvient à enrayer la montée des Frères musulmans qui ont raflé près de 90 sièges au Parlement en décembre 2005 - et la Syrie « laïque » de Bachar al-Assad et du parti Baas*, qui soutient à l’extérieur le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais puis l’Iran tout en réprimant à l’intérieur les Frères musulmans qui attendent leur heure et ont le vente en poupe. Quant à la Libye de Mouamar Kadhafi, qui a appuyé pendant des années les Islamo-terroristes des mouvements philippins indépendantistes Abou Sayaf et Front Moros, elle craint tellement la progression des islamistes qu’elle collabore avec les Occidentaux dans la lutte policière contre Al Qaïda. N’oublions pas non plus l’Algérie de Boutéflika, qui lutte contre l’ascension inexorable des Islamistes en libérant des milliers de fanatiques du FIS et des GIA au nom de la « concorde civile » et en associant au pouvoir d’autres islamistes « modérés » du Hamas algérien. Côté Etats islamiques d’Asie et du Golfe, le bilan n’est pas plus rassurant : le Pakistan de Moucharaf est plus inquiet que jamais face à la radicalisation des islamistes du MMA détenant plus de 50 sièges ; face à la région tribale pachtoune du Waziristan, frontalière de l’Afghanistan et fief d’Al Qaïda, ou se trouve probablement Ben Laden, et où l’armée pakistanaise ne s’aventure plus; puis face à la bombe à retardement des Madrasas* salafistes pro-talibanes qui fanatisent des millions de jeunes pakistanais et alimentent les jihads afghan, kashmiri et irakien ; En Irak, mis à part la zone kurde, le retour de l’islamisme chiite* au Sud et sunnite au centre et à Bagdad (la rébellion d’Al Qaïda étant alliée aux anciens du Baas de Saddam) compromet le plan néo-conservateur de Grand Moyen-Orient démocratique. L’ancien Irak national-totalitaire laïque de Saddam Hussein a laissé la place à un nouvel Irak démocratique divisé et ré-islamisé… ; L’Iran du Président messianiste-chiite Mahmoud Ahmadinéjad qui rêve de « rayer Israël de la Carte » et réunit des Congrès négationnistes à Téhéran, embrase le Proche-Orient en finançant et envoyant au charbon le Hamas et le Hezbollah tout en profitant des divisions inter-occidentales et de la lâcheté européenne pour acquérir bientôt l’arme nucléaire. Ceci pendant que les Laïcs et les modérés iraniens sont réprimés comme jamais. Le Soudan militaro-islamiste du général Al Béchir, ancien protecteur de Carlos et Ben Laden, poursuit dans son génocide des « mauvais musulmans » noirs du Sud et du Darfour à la barbe des forces de l’Union africaine en attendant celles de l’ONU. Côté saoudien, les Wahhabites du pouvoir n’ont pas empêché la victoire électorale des Wahhabites de l’opposition pro-Al Qaïda, à l’occasion des premières élections consultatives libres organisées sur pression américaine, tandis que les Frères Musulmans infiltrent en douceur les monarchies et émirats voisins du Koweït, du Qatar (siège d’Al Jazira d’où le Cheikh Qardaoui lance ses fatwa* justifiant les attentas kamikazes), et même des Emirats dont Dubaï, où les grandioses réalisations architecturales et banques employant des jeunes cadres occidentaux brassent autant l’argent gagné avec l’Occident que celui destiné au terrorisme et à la réislamisation mondiale, via la juteuse finance islamique en progression jusque dans la « City » londonienne. Bref, Oussama Ben Laden n’a pas tout à fait tort d’être satisfait: en bien comme en mal, on a en effet jamais autant parlé de l’Islamisme, depuis six ans, de sorte qu’il progresse partout et sous tous les cieux, y compris dans les banlieues de l’Islam d’Amérique et d’Occident. D’où l’appel lancé par Oussama aux Occidentaux à « embrasser l’islam » dont les médias font une publicité négative ou positive constante.

Baas : hizb al Baas al Arabi ou Parti de la Résurgence arabe, laïque et nationaliste, au pouvoir en Syrie et jusqu’en 2003 en Irak.
Chiite : « scission, parti (shià)». Partisans d’Ali et de ses descendants, les chiites récusent la légitimité de tous les Kalifes sunnites instaurés après l’assassinat d’Ali (661).
Fatwa : décision juridique émise par un religieux musulman.
Madrasa : Université religieuse musulmane


Alexandre del Valle est géopolitologue, auteur de nombreux articles et ouvrages dont "Le Totalitarisme Islamiste" et "Le Dilemme Turc" parus aux éditions des Syrtes.

14:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 20 septembre 2007

LA BLAGUE DU JOUR !!!

 

http://www.primo-europe.org/selection.php?numdoc=Br-19473...

La blague du jour est signée Le Monde / Reuters.

Il est bien entendu difficile de faire la part entre la photo elle-même, issue du pool photo de Reuters (qui met tous ses clichés à disposition de la presse mondiale au moyen d'un abonnement) et le sous-titre donné par la rédaction du Monde, à Paris.

Qu'il nous suffise de savoir que le photographe est palestinien et que la photo exprime deux idées dans la légende :

1 - La population de Gaza apporte son soutien actif au Hamas.
2 - Les blindés israéliens sont à Gaza !


Tout cela est présenté comme un fait, pas une probabilité.

Malheureusement pour le photographe (et pour Le Monde), il n'y a aucun blindé israélien à Gaza. Il n'y a d'ailleurs pas d'Israélien à Gaza. Cette portion de territoire est interdite aux Juifs car vouée à l'Islam.

À présent, regardons objectivement la photo servant de support au commentaire.



Légende de la photo : une rue de Gaza dans laquelle la population a aidé des militants du Hamas
à ériger des obstacles pour ralentir les blindés israéliens, mercredi 19 septembre 2007

La rue est large, très large. A l'évidence, plusieurs engins blindés pourraient passer de front. Ce n'est donc pas un tas de sable qui pourrait éviter leur passage.

De plus, un char "Merkava" ne serait retardé que d'une seconde et 3 centièmes par cet amoncellement. L'efficacité stratégique est donc nulle. En fait, ce tas de sable fait plus penser à des préparatifs de travaux qu'à un obstacle quelconque.

Y a-t-il d'autres "obstacles" sur la gauche ? Rien ne permet de le penser, sinon le photographe aurait pu les cadrer pour mieux illustrer son propos.

Mais la question essentielle est la suivante : En quoi cette photo est-elle la preuve d’une empathie des Gazaouites envers le Hamas ?

Les journalistes savent que la population de Gaza est prise en otage d'abord par le Hamas, qui fait régner la violence dans les rues, allant jusqu'à interdire les prières dans les rues sous prétexte qu'il n'en est pas l'organisateur.

Ne parlons pas du sort des femmes qui s'est considérablement aggravé depuis la prise de pouvoir par le mouvement islamiste.

Tout cela fait penser aux multiples photos de propagande dont AC Médias avait fait un petit résumé en 2005 mais en plus affligeant.

Patrick van Straaten © Primo, 19 septembre 2007

Ndlr Primo : Visitez l'indispensable site AC Medias





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