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lundi, 11 juin 2007

NOUS AU MOYEN ORIENT NOUS AVONS UN REVE

NOUS, AU MOYEN ORIENT, NOUS AVONS UN REVE

 

Masri Feki, fondateur du Pacte pour le Moyen Orient, cherche à créer un Parlement du Moyen Orient, qui se réunirait deux fois par an à Istanboul (1)

Par Nathalie Szerman, journaliste Franco-Israélienne et conseillère pour le Pacte pour le Moyen Orient. 

Article paru dans www.turkishdailynews.com.tr  le 3 Mai 2007

Traduit par Stéphane Teicher pour www.nuitdorient.com

 

Malgré les émeutes commentées dans le monde entier, qui ont secoué la France en Novembre 2005, et d’autres crimes racistes et antisémites qui ne se sont généralement ni développés ni amplifiés, la France est toujours restée un pays de lumière pour les peuples du monde. La France donne la liberté de parole, mais lui impose des limites. L’éthique intellectuelle française préfère les approches équilibrées aux approches simplistes ou dualistes. La France et l’Europe ont été décimées pendant des siècles par des guerres dévastatrices, et ont finalement réalisé leur union politique, économique et culturelle.

Aujourd’hui, le Moyen Orient est sans doute la région du monde la plus troublée. Il reste bien peu d’espoir pour ceux qui rêvent de paix quand Sunnites et Chiites se battent à mort, et quand beaucoup pensent qu’il n’y a pas de solution au conflit Israélo-arabe, et quasiment aucune place pour deux états. Le Moyen Orient est une région dont les problèmes semblent insolubles ; d’autant plus que beaucoup de ses pays restreignent la liberté de parole et que leurs leaders n’ont plus aucune imagination. Même timides, toutes les initiatives ont échoué. Qu’on l’approuve ou non, le seul aspect positif de l’initiative Bush pour un Grand Moyen Orient est qu’elle a insufflé une nouvelle vie dans une situation sclérosée. De ce fait, elle a provoqué de vives protestations: les journalistes du Moyen Orient ont continué à écrire qu’ils voulaient vraiment la démocratie, mais que celle-ci doit résulter d’un processus interne.

 

La France, maison de la liberté

 

Ironiquement, le coeur de ce processus “interne” semble être la France, un pays où beaucoup d’expatriés actifs se sont installés. La France abrite des Associations Arabes et Iraniennes qui font la promotion de la liberté et de la démocratie dans le Maghreb et le Moyen Orient : Le Manifeste des Libertés, Ni Putes Ni Soumises pour ne citer que deux associations des plus actives. Elles organisent des conférences, des manifestations, et même des évènements artistiques pour promouvoir l’égalité des sexes et la réforme dans ces régions. Des expatriés du Moyen Orient publient des livres largement lus, tels que “Bas les Voiles” et “Que pense Allah de l'Europe” de l’écrivain Iranienne Chahdortt Djavann's. Chahdortt mêle adroitement la réflexion et les phrases lapidaires sur la politique française bannissant le voile dans les écoles.

Une mention particulière doit être faite du Pacte pour le Moyen Orient, basé en France. Pour une raison simple: il a une vision. Et une vision, c'est ce dont le Moyen Orient a cruellement manqué. Une vision est ce que les leaders Israéliens n’ont jamais réussi à faire émerger. Une vision éclaire l’horizon et donne au peuple la motivation pour réaliser des changements. Une vision rassemble les peuples quand ils peuvent y adhérer. Une vision commune pour les pays du Moyen Orient est la meilleure chose qui puisse leur être offerte.

 

Le Pacte pour le Moyen Orient

 

Masri Feki, fondateur du Pacte pour le Moyen Orient (MEP), est Egyptien. Il a élaboré une vision du Moyen Orient avec d’autres personnes de la région, y compris des Iraniens, des Kurdes, et aussi des Israéliens. Selon Masri Feki, les problèmes d’Israël ne sont pas différents de ceux des autres pays de la région, et "le Judaïsme est une religion Orientale". Mais la colonne vertébrale du MEP est la Turquie, parce que la Turquie est le seul pays de la région à avoir des relations diplomatiques avec tous les autres pays du Moyen Orient. Et elle a un glorieux passé. La Turquie est le pays leader du Moyen Orient. L’objectif du MEP est de promouvoir la démocratie dans la région d’une manière progressive et naturelle, en tirant profit de l’évolution naturelle des mentalités vers une meilleure compréhension de l’autre. Chaque pays du Moyen Orient est composé d’une multitude de minorités. D’où le grand nombre de conflits. Nous cherchons à créer un Parlement du Moyen Orient qui se réunirait deux fois par an à Istanboul. Sa ligne de conduite serait une représentation équitable. Ceci donnerait naissance à un réseau démocratique de partis et d’organisations du Moyen Orient, parallèlement au leadership officiel des Etats de la région. Un tel réseau n’opposerait pas les leaders, mais serait leur partenaire pour les affaires concernant les minorités et la démocratie. Paraphrasant Martin Luther King, les fondateurs du Pacte pour le Moyen Orient disent que malgré nos difficultés d’aujourd’hui et de demain, nous avons un rêve où un jour, Turcs, Egyptiens, Saoudiens, Iraniens, Irakiens, Jordaniens, Libanais et Israéliens, Sunnites, Chiites, Juifs de toutes origines et Chrétiens de toute obédience se définiront d’abord et en priorité comme appartenant à la riche confédération du Moyen Orient.

 

Note de www.nuitdorient.com

(1) Le MEP ou Middle East Pact est un projet ambitieux qui frôle l'utopie. Malgré cela nous avons choisi de le présenter, car sans un soupçon d'utopie, toute cause aussi juste soi-elle, ne peut aboutir. Ceci étant nous pensons que le public visé qu'il soit arabe ou turc doit être informé dans sa langue, arabe ou turque.

 

WE, IN THE MIDDLE EAST, HAVE A DREAM

 

Masri Feki, the founder of the Middle East Pact, aims at creating a Middle Eastern Parliament that would convene twice a year in Istanbul

By Nathalie Szerman, French-Israeli journalist and advisor to the Middle-East Pact.

www.turkishdailynews.com.tr , May 3, 2007

 

In spite of the world-wide covered riots that shook France in November 2005 and other racist and anti-Semitic crimes that did not generally spread or gain momentum, France has never ceased to be a place of enlightenment for the peoples of the world. France offers freedom of speech, but sets limits to it. French intellectual ethics favor balanced approaches over simplistic, dualistic ones. France and Europe have been plagued for centuries by devastating wars and have eventually achieved political, economic and cultural union. Today, the Middle East is possibly the most troubled region in the world. Very little hope is left for peace-dreamers when Sunnis and Shiites fight to the death, and when many feel there are no solutions to the Israeli-Palestinian conflict and hardly any space for two states anyway. The Middle East is a region with problems that seem to bear no solutions; all the more as many of its countries restrict freedom of speech and its leaders have run out of imagination. Initiatives, however timid, have all failed.The one good thing we can say about the Bush initiative for a Great Middle East, whether we liked it or not, is that it breathed new life into a sclerotic situation. As such it triggered vivid protests: Middle East columnists kept writing that they did want democracy, but that it should be the result of an internal process. 

  

France as freedom house

 

Ironically, the cradle of this "internal" process seems to be France, a country where many active ex-pats have settled. France harbors Arab and Iranian associations promoting freedom and democracy in the Maghreb region and the Middle East: Le Manifeste des Libertés, Ni Putes Ni Soumises, to mention only two very active ones. They organize conferences, demonstrations and even artistic events to promote gender equality and reform in the region. Ex-pat "Middle-Easterners" publish widely read books, such as Iranian-born writer Chahdortt Djavann's “Bas les Voiles” (Veils Off) and “Que pense Allah de l'Europe” (What Allah Thinks of Europe). Chahdortt's highly articulate thinking and lapidary phrasing weighed heavily on the French policy banning the veil in schools.Special mention should be made of the French-based Middle-East Pact. For one thing, it has a vision. A vision is what the Middle East has been badly lacking. A vision is what Israeli leaders never manage to bring about. A vision brightens the horizon and provides people with the motivation to implement changes. A vision brings people together when they can adhere to it. A common vision for the countries of the Middle East is the best thing you can offer them. 

  

Middle East Pact

 

Masri Feki, the founder of the Middle East Pact (MEP), is Egyptian. He has elaborated a vision of the Middle East together with other Middle Easterners, including Iranians, Kurds and also Israelis. According to Feki, Israel has problems that are not so different from those of the other countries of the region and "Judaism is an Eastern religion."But the backbone of the MEP is Turkey: "Turkey is the only country in the region that enjoys diplomatic relations with all the other countries of the Middle East. And it has a glorious past. Turkey is the leading country of the Middle East."The goal of the MEP is to promote democracy in the region in a "gradual and natural way", taking advantage of the natural evolution of mentalities towards a better understanding of the other. "Every country in the Middle East is composed of many minorities. Hence the great number of conflicts. We aim at creating a Middle Eastern Parliament that would convene twice a year in Istanbul. Fair representation would be its guiding line. This will give birth to a democratic network of Middle Eastern parties and organizations parallel to the official leaderships of the Middle East states. Such a network would not oppose the leaders but be a partner in affairs pertaining to minorities and democracy."True: the peoples of the Middle East have no common history, but they undoubtedly have a common future. Paraphrasing Martin Luther King, the founders of the Middle East Pact say that "even though we face the difficulties of today and tomorrow, we have a dream that one day the Turks, Egyptians, Saudis, Iranians, Iraqis, Jordanians, Lebanese and Israelis, Sunnis, Shiites, Jews of all backgrounds and Christians of all denominations will first and foremost define themselves as belonging to the rich confederation of the Middle East."

 

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samedi, 09 juin 2007

UNE DELEGATION DE SDEROT RECU AU CONSISTOIRE DE PARIS

Le Consistoire de Paris Ile de France a reçu, le 4 juin dernier, une délégation de la ville de Sderot.

 

Cette ville qui compte environ 23.000 habitants est malheureusement la cible quotidienne de tirs de Kassam, dans une indifférence quasi-générale.
C'est avec émotion et stupéfaction que nous avons appris que la plupart des écoles sont fermées et que plus de 1.000 enfants sont, dans un tel contexte, déscolarisés.

les membres de la délégation ont souhaité nous sensibiliser sur les difficultés rencontrées et lancer un appel vers les communautés.

http://www.consistoire.org/newsletter/ed25L.asp#L30

Photos :Alain Azria


 

 

23:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 08 juin 2007

ce mois de juin 2007

06/06/07

medium_body4614WUGnUdTwkrSzfrU.jpgCe mois de juin 2007, qui marque le quarantième anniversaire de la Guerre des Six jours, est prétexte à une kyrielle d'activités européennes, sous le slogan : "40 ans d'occupation, ça suffit." Cela suffit, en effet. Depuis 1993 et les accords d'Oslo, Israël a amorcé un tournant historique en acceptant de mettre un terme à sa présence dans les territoires palestiniens, en vue d'une solution globale du conflit. En dépit de la deuxième Intifada et de ses attentats sanglants, le gouvernement israélien a réaffirmé ce principe, concrétisé sur le terrain par l'évacuation totale de la Bande de Gaza et un désengagement du nord de la Samarie. Dernièrement, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, et la ministre des Affaires étrangères, Tsipi Livni, ont clairement réitéré leur objectif, deux Etats vivant côte à côte en paix, objectif partagé et soutenu par la majorité de la population israélienne. Pour les détracteurs d'Israël, l'occupation expliquerait aujourd'hui non seulement tous les maux de la population palestinienne en Cisjordanie, dans la bande de Gaza (où il n'y a plus aucun signe de présence israélienne, ni synagogues, ni civils israéliens), au Liban, mais aussi en Iraq, dans tout le monde arabe et en Iran. L'occupation serait la cause du terrorisme international, de Barcelone à Bali, de Londres à Casablanca, de New-York à Ryad [2]. Cette vision réductrice est fausse. Pour rappel, avant ces quarante ans, on ne trouvait pas d’Israéliens à Jérusalem-est, ni en Cisjordanie, ni dans la Bande de Gaza. Ils y étaient même interdits de séjour. Et pourtant le terrorisme palestinien contre Israël était déjà très actif bien avant 1967 [3]. Quant au Président égyptien Nasser, il affirmait quelques jours avant le début de la Guerre des Six jours, « Notre objectif sera la destruction d'Israël. Le peuple arabe veut se battre ». Des propos qui rappellent étrangement les diverses déclarations du Président iranien Ahmadinejad sur Israël, et notamment lors de son dernier discours le 3 juin 2007, « Le compte à rebours pour la fin d’Israël a commencé". Quarante ans après, au lieu d'accuser l'occupation et Israël de tous les maux, de ressasser à l'envi le passé, de manier la démagogie, il serait peut-être temps d'avancer des propositions constructives qui encourageraient le retour aux négociations. Au lieu de radoter en répétant des slogans creux et des clichés éculés, au lieu de se livrer à des mascarades pathétiques en construisant de faux murs, les amis des Palestiniens devraient les encourager à construire et à ne pas détruire, à choisir la voie du dialogue et non celle de l'extrémisme. Quarante ans après, travaillons ensemble pour que la solution à deux Etats soit réalisable. Israël a besoin d'un partenaire crédible.
  • Un partenaire qui n'incite pas ses enfants à choisir la mort et non la vie, dans ses colonies de vacances, ni ne détourne [à des fins propagandistes et anti-israéliennes] l'image de Mickey, la souris américaine, dans ses programmes de télévision [4].
  • Un interlocuteur qui renonce à tirer des Kassams sur des objectifs civils, en réponse à la main tendue d'Israël.
  • Un vis-à-vis qui n'utilise pas le droit au retour des réfugiés comme un cheval de Troie pour détruire Israël à long terme.
Il faut être deux pour danser le tango. L'adhésion au principe de deux Etats vivant côte à côte doit être un objectif clairement affirmé du côté palestinien, le retour à la situation d'avant 1967 n'étant, au vu tant des déclarations du Hamas, que des développements sur le terrain, qu'une étape vers la fin d'Israël, dans la ligne d'un Nasser ou d'un Ahmadinejad. Pour mémoire, Ismaël Hanyeh déclarait, le 2 avril, sur Al Jazeera: "La question de la reconnaissance d'Israël est un sujet qui a été clos une fois pour toutes. Elle a été traitée dans notre littérature politique, dans notre pensée islamique et dans notre culture djihadiste, qui déterminent nos actions. Il est hors de question de reconnaître Israël". Et dans un communiqué du 4 juin, le Hamas précisait: "La lutte contre l'occupation continuera jusqu'à ce que tous les territoires arabes et islamiques soient libérés, y compris Haïfa et Jaffa".
Le peuple palestinien doit choisir entre la modération, qui conduira à la paix, et l'extrémisme, qui perpétuera la violence.
Si la voix des modérés devient plus audible, la solution est déjà à portée de main. Jehudi Kinar Ambassadeur d'Israël en Belgique et au Luxembourg. -------------------- Notes de la Rédaction d’upjf.org

[1] Voir, à ce sujet, l’étude approfondie de Joël Fishman : "Grand mensonge et guerre des médias contre Israël. De l’inversion de la vérité à l’inversion de la réalité".

[2] Sur cette paranoïa anti-israélienne voir la dernière partie de mon article: "Entebbe serait un coup monté par Israël et un mouvement palestinien dissident de l’OLP".

[3] A ce sujet, voir l’article de Bret Stephens, "La Guerre des Six Jours ne fut pas une victoire à la Pyrrhus".  [4] Voir la traduction, par Memri, des élucubrations calomniatrices et incitatrices à la haine des Israéliens et des Juifs, de cette version télévisuelle ludique pour enfants du Stürmer nazi : "Un Mickey arabe parle aux enfants du règne islamique mondial et de l'extermination des Juifs". 

 

--------------------

[Texte aimablement transmis par Rachel Samoul, Service d'Information, Ambassade d'Israël en Belgique et au Luxembourg.]

Mis en ligne le 6 juin 2007, par M. Macina , sur le site upjf.org

11:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Le CRIF en action

Le Crif en action
 
La Commission des relations avec les élus locaux reçoit Philippe Pemezec
07/06/07
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- - Thème: Politique


 

 

La commission des élus locaux du CRIF, présidée par Bernard Gahnassia, a reçu, en présence du Richard Prasquier, Philippe Pemezec, député-maire du Plessis-Robinson. Elu député UMP en 2002 dans la 12ème circonscription des Hauts de Seine, il est depuis mars 1989, maire du Plessis-Robinson et se présente comme un proche de Charles Pasqua et de Nicolas Sarkozy.
Philippe Pemezec se positionne comme un élu essentiellement centré sur des sujets de politique intérieure, bien qu'il ait insisté lors de cette réunion sur son engagement contre la ratification par la France du traité de Constitution européenne au référendum de 2005 et son refus de l'entrée de la Turquie dans l'Europe, se prononçant pour une "Europe des nations" et déplorant l'absence de référence au caractère "chrétien" de la France.

 

 

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jeudi, 07 juin 2007

EVITER LA GUERRE AVEC LA SYRIE

Ehoud Olmert a assuré mercredi qu'Israël voulait éviter une guerre avec la Syrie, malgré les bruits de bottes syriens et les exercices effectués par Tsahal en vue d'un éventuel conflit. « Israël veut la paix avec la Syrie, nous ne souhaitons pas la guerre et il faut prendre garde à un scénario qui pourrait se produire à la suite d'un malentendu pouvant aboutir à une dégradation de la situation de sécurité », a affirmé le Premier ministre lors d'une réunion du cabinet de sécurité consacrée au dossier syrien. 06/06/07 source: www.infolive.tv

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