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dimanche, 18 mai 2008

Zeev Jabotinsky, La muraille de fer, 1923 extrait d'Oeuvres complètes, vol 2, Éditions Ari Jabotinsky

Les Arabes et nous :

 

Zeev Jabotinsky, La muraille de fer, 1923 extrait d'Oeuvres complètes, vol 2, Éditions Ari Jabotinsky

 

 

Note de la rédaction d'Objectif-info:
Zeev Jabotinsky, 1860-1940, penseur, écrivain et homme d'action sioniste fut le fondateur d'un courant du sionisme, le mouvement révisionniste, et d'une organisation de jeunesse, le Bétar. Son opposition à David Ben Gourion fut durable. Caricaturé sous les traits d'un extrémiste ou d'un raciste, il fait la preuve dans le texte qui suit, à la fois de lucidité, d'élévation morale et d'un respect remarquable de l'adversaire arabe, de ses aspirations et de ses capacités. Dans cette analyse brillante, il défend l'idée que les Juifs de Palestine ne pourront assurer le succès de leur projet et leur intégrité physique qu'en édifiant une force armée, le "mur de fer". C'est ce  qui découragera les velléités agressives des Arabes qui leur sont naturellement opposés, comme tous les autochtones, sur leur terre,  face à des étrangers qui s'y installent. A eux de comprendre un jour la nature et la légitimité de la démarche de l'arrivant. On retiendra de ce texte plusieurs idées qui éclairent la conjoncture politique immédiate caractérisée par les pressions américaines,  la montée du Hamas et de l'influence belliciste de l'Iran, et le processus d'Annapolis qui consiste à rechercher un accord dont les adversaires de l'état juif ne veulent pas. Zeev Jabotinsky pose une question essentielle : " peut-on toujours atteindre un objectif de paix par des voies pacifiques ?" Il souligne que "c'est un devoir de combattre la phraséologie creuse, de faire la démonstration de ce qu'elle a de purement illusoire et de mettre en lumière sa duplicité" et il avance le fond de sa doctrine sur la relation entre les Juifs sionistes et les Arabes :" Mon espérance et ma foi sont que nous leur accorderons alors des garanties satisfaisantes et que les deux peuples pourront vivre en bon voisinage."

 

  Contrairement à la belle règle qui veut que l'on entre en matière tout de suite, je dois, cette fois, commencer cet article par un préambule, un préambule tout personnel.

 

L'auteur de ces lignes est considéré comme l'ennemi des Arabes, l'homme qui veut prendre la place des Arabes en Palestine, etc. C'est faux : mon attitude vis-à-vis des Arabes est, du point de vue mental, la même que celle que j'ai à l'égard des autres peuples, c'est-à-dire une équanimité polie.

 

Ma position politique, en revanche, est dominée par deux principes fondamentaux. Premièrement, je pense que l'éviction des Arabes est absolument impensable ; la Palestine a toujours été une terre habitée par deux peuples. Deuxièmement, je suis fier d'être de ceux qui ont élaboré le programme d'Helsingfors qui prévoyait l'octroi de droits nationaux à tous les peuples vivant sur une même terre.

 

Lorsque nous avons élaboré ce programme, nous prenions en considération non seulement les Juifs, mais tous les autres peuples, où qu'ils résident. Son fondement était celui d'une égalité absolue des droits. En notre nom et au nom des générations futures, je suis prêt à m'engager à ne jamais porter atteinte à cette égalité des droits, ni à jamais tenter de spolier qui que ce soit. Comme le lecteur peut le voir, ce credo est une profession de foi entière en faveur de la paix.

 

Mais peut-on toujours atteindre un objectif de paix par des voies pacifiques ? La réponse à cette question dépend entièrement de l'attitude des Arabes à notre égard et à l'égard du sionisme, et non de notre attitude. Cela dit, on peut passer à l'objet même de cet article.

 

II est inutile d'espérer, en aucune façon, un accord entre nous et les Arabes qu'ils accepteraient de leur plein gré, ni actuellement ni dans un avenir prévisible. J'exprime cette opinion d'une manière extrême, non que je souhaite affliger les éléments modérés du gouvernement sioniste, car cela ne devrait leur causer aucune peine, fût-elle légère. Mis à part les aveugles de naissance, tous les sionistes modérés ont compris qu'il n'y avait pas le moindre espoir d'obtenir l'accord des Arabes de Palestine pour transformer cette « Palestine » en un État où les Juifs seraient en majorité.

 

Tout lecteur a quelque notion de l'histoire des autres pays d'immigration. C'est pourquoi je lui suggère de se souvenir de tous les exemples qui lui sont connus et de tenter d'y trouver un seul cas de pays où cette immigration se soit faite avec l'accord de la population autochtone. Cela ne s'est produit nulle part. Les habitants autochtones d'un pays (fussent-ils civilisés ou sauvages, cela est indifférent) ont toujours combattu avec acharnement les étrangers venus s'y établir, civilisés ou sauvages. La manière dont cela se faisait, le comportement des nouveaux venus n'ont jamais eu d'influence sur l'attitude des autochtones à leur égard. Les Espagnols qui ont conquis le Mexique et le Pérou, tout comme nos propres ancêtres du temps de Josué, se sont comportés peut-être en brigands. Mais les émigrés anglais, les Écossais et les Hollandais - les premiers vrais pionniers de l'Amérique du Nord - étaient des hommes de la plus haute conscience morale, des gens qui ne souhaitaient pas faire de mal aux Indiens d'Amérique et qui s'abstenaient de faire le mal à une mouche. Ils croyaient sincèrement que, dans ces forêts vierges et ces vastes plaines de l'Amérique, il y avait assez de place pour les Blancs et pour les Indiens. Or, ceux-ci ont lutté contre les colons honnêtes et civilisés aussi farouchement que contre les plus brutaux d'entre eux.

 

Un autre problème était tout autant dépourvu d'importance pour le développement de ces relations : le soupçon ou non, dans l'esprit des autochtones, que le nouveau venu avait l'intention de les spolier de leurs terres. Sur tout l'immense territoire des États-Unis d'Amérique ne vivaient, même dans l'Antiquité, pas plus d'un million ou deux d'Indiens. Ceux-ci n'ont pas combattu les immigrants blancs par crainte consciente que ceux-ci s'empareraient de leurs terres, mais bien, tout simplement, parce que les autochtones, dans aucun pays, ni à aucune époque que ce soit, n'acceptent jamais l'établissement d'étrangers sur leurs terres. Toute nation autochtone, qu'elle soit civilisée ou primitive, considère son pays comme son « foyer national » où elle veut vivre et dont elle veut rester, éternellement, le propriétaire exclusif. Elle n'acceptera jamais de son plein gré, non seulement d'autres propriétaires, mais encore de partager son droit de propriété avec d'autres.

 

Ce principe s'applique également aux Arabes. Les partisans pour la paix, parmi nous, s'évertuent à nous expliquer que les Arabes sont des pauvres d'esprit qu'il est aisé de tromper par une interprétation édulcorée de nos objectifs ; qu'ils sont une tribu avide de bénéfices, qui renoncerait volontiers à ses droits de préemption sur la Palestine en échange d'avantages matériels et culturels. Personnellement, je rejette toute représentation de ce genre du caractère des Arabes. Leur niveau culturel est bas ; ils n'ont ni notre ténacité ni notre volonté ; mais ils ont une appréhension de la psychologie tout aussi affinée que la nôtre.

 

Comme nous, ils ont été formés, pendant des siècles, à la spéculation et aux exercices intellectuels. Nous pouvons bien leur rebattre les oreilles avec nos discours sur nos propres aspirations, cela ne les empêchera pas de comprendre aussi clairement que nous ce qui ne leur convient pas. Ils sont attachés à la Palestine par le même amour instinctif et le même désir de possession que les Aztèques pour leur Mexique ou les Sioux pour leurs savanes. La vision illusoire et puérile selon laquelle les Arabes nous donneraient de plein gré leur accord pour la réalisation des objectifs du sionisme, en contrepartie des avantages économiques et culturels que nous pouvons leur procurer, a son origine dans l'esprit de nos « Amants des Arabes » et découle d'une sorte de condescendance méprisante à l'égard du peuple arabe. Il semble que, à leurs yeux, le peuple arabe ne soit qu'une populace avide prête à vendre son patriotisme pour un réseau de chemins de fer amélioré. Une telle vision des choses est absolument dénuée de fondement. On peut, assurément, circonvenir par l'argent tel individu ou tel autre. Mais cela ne signifie pas que tous les Arabes soient disposés à vendre ce patriotisme fervent que même les Papous ne sont pas disposés à vendre. Tout peuple autochtone lutte contre les étrangers qui s'établissent chez lui, tant que subsiste chez lui un espoir, quelque faible qu'il soit, de pouvoir écarter le danger de cet établissement. C'est ainsi que feront également les Arabes de Palestine, tant que subsistera, dans leur esprit, l'éternel espoir qu'ils parviendront à empêcher qu'on fasse de la Palestine arabe Eretz Israël, c'est-à-dire la Palestine juive.

 

Certains d'entre nous ont imaginé qu'il y avait là un malentendu ; que les Arabes n'avaient pas bien compris ce que nous voulions et que c'est pour cela qu'ils s'opposent à ce que nous faisons ; que, s'il était possible de leur faire comprendre à quel point nos véritables intentions sont limitées, ils nous tendraient une main amicale. Cela, également, est une erreur démontrée à plusieurs reprises. Un exemple entre mille suffirait. Il y a trois ans, lors de la visite de Sokolov en Palestine, celui-ci avait prononcé un grand discours à propos de ce « malentendu ». Il avait démontré, à grand renfort de preuves irréfutables, combien grande était l'erreur des Arabes lorsqu'ils s'imaginaient que notre intention était de nous emparer de leurs biens, de les expulser ou « seulement » de les soumettre. Ce n'était pas cela du tout. Nous ne voulions même pas un gouvernement juif; nous ne souhaitions que l'établissement d'un gouvernement qui représenterait la SDN. Ce discours avait reçu une réponse dans le quotidien arabe Al-Carmel que je cite ici de mémoire, mais fidèlement, j'en suis sûr : « Messieurs les sionistes se sont enthousiasmé sans raison, disait l'éditorialiste, il n'y a pas le moindre malentendu. Ce que monsieur Sokolov dit des objectifs des sionistes est exact. Mais cela, les Arabes le savent sans avoir besoin qu'on leur dise. Il est évident que les sionistes ne peuvent rêver, aujourd'hui, d'expulser les Arabes, de les soumettre ou d'établir un gouvernement juif. Il est évident que, pour l'instant, une seule chose les intéresse : que les Arabes ne s'opposent pas à l'immigration juive. En même temps, les sionistes jurent que cette immigration ne dépassera pas les limites de la capacité économique d'accueil de la Palestine. Mais sur ce point non plus, les Arabes ne se font pas d'illusions. En d'autres circonstances, il n'y aurait même pas de possibilité d'immigrer en Palestine. » L'éditorialiste du quotidien arabe était même prêt à admettre que la capacité d'accueil de la Palestine est très grande, c'est-à-dire qu'il est possible d'accueillir un très grand nombre de Juifs sans qu'il soit nécessaire de déplacer un seul habitant arabe. « C'est tout ce que les sionistes demandent, ajoutait l'éditorialiste; et c'est précisément cela que les Arabes ne veulent pas; car en procédant ainsi, les Juifs deviendraient petit à petit une majorité, de sorte que se constituerait, tout naturellement, un gouvernement juif, et que le sort de la minorité arabe dépendrait exclusivement du bon vouloir des Juifs. Or, sur ce point, sur ce qu'a d'«agréable» le statut de minorité, les Juifs eux-mêmes nous ont entretenus plus d'une fois. Voilà pourquoi il n'y a aucun malentendu entre nous. Les sionistes ne veulent qu'une chose : la liberté de l'immigration ; et c'est précisément d'une telle immigration juive que les Arabes ne veulent pas ».

 

La logique de cette réflexion de l'éditorialiste arabe est tellement simple et claire qu'il serait inutile de la connaître par cœur et d'en faire l'un des fondements de notre propre réflexion sur le problème arabe. Peu importent les paroles - herzliennes ou herbert-samuéliennes [1] - que nous utiliserons pour expliquer le but de nos efforts en faveur de notre établissement en Palestine. Cet établissement porte en lui-même sa propre signification, inéluctable et compréhensible pour tout Juif et tout Arabe de bon sens : notre effort d'établissement en Palestine ne peut avoir qu'un seul objectif, absolument inadmissible pour les Arabes palestiniens, mais qui est dans la nature des choses, d'une nature que l'on ne peut modifier.

 

Beaucoup de sionistes trouvent le projet suivant très attrayant : si l'on ne peut obtenir l'accord des Arabes palestiniens au projet sioniste, il faut l'obtenir des Arabes des autres pays : ceux de Syrie ou de Mésopotamie (l'Irak), du Hedjaz (l'Arabie), voire ceux de l'Égypte. Si même on pouvait obtenir leur accord, la situation ne changerait pas fondamentalement : l'état d'esprit des Arabes de Palestine même ne changerait pas.

 

L'unification de l'Italie (il y a soixante-dix ans) avait été obtenue, en son temps, au prix de l'abandon de Trente et de Trieste aux Autrichiens. Non seulement les habitants de Trente et de Trieste n'avaient pas accepté cette situation, niais encore ils avaient poursuivi leur lutte contre l'Autriche avec une ardeur renouvelée. S'il était possible, ce dont je doute, de convaincre les Arabes de Bagdad et de La Mecque que la Palestine n'est pour eux, qu'une petite région marginale et sans importance, il reste que, pour les Arabes palestiniens, elle n'en constituerait pas moins, non une région marginale, mais leur patrie, le centre et la base de leur existence nationale indépendante. C'est pourquoi il faut nécessairement gérer notre œuvre de peuplement sans l'accord des Arabes palestiniens, c'est-à-dire exactement de la manière dont nous le faisons actuellement.

 

Cependant, même un accord avec les Arabes des autres pays est une illusion. Pour que les Arabes de Bagdad, de La Mecque et de Damas acceptent en notre faveur de payer un prix aussi lourd (renoncer à préserver le caractère arabe de la Palestine, située exactement au centre de leur future « Fédération »), nous devons leur offrir une contrepartie équitable : de l'argent, un appui politique ou les deux à la fois.

 

Or, nous ne pouvons leur offrir ni l'un ni l'autre. S'il s'agit d'argent, il est ridicule de penser que nous soyons capables de financer le développement de la Mésopotamie (Irak) ou du Hedjaz, alors que nos moyens ne nous permettent pas de développer la Palestine. Cent fois plus illusoire est l'idée de l'appui que nous pourrions apporter aux aspirations politiques des Arabes. Le nationalisme arabe s'est fixé les mêmes objectifs que ceux du nationalisme italien d'avant 1870 ou ceux du nationalisme polonais d'avant 1918 : l'unification et l'indépendance politique. Or, ces aspirations signifieraient la liquidation de l'influence britannique en Égypte et en Mésopotamie, l'éviction des Italiens de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque, celle des Français de la Syrie, et bien sûr, ensuite, de la Tunisie, de l'Algérie et du Maroc.

 

Accorder notre appui à de telles aspirations politiques serait, pour nous, une sorte de suicide et une sorte de trahison. Même si nous ne tenions pas compte du fait que c'est la Grande-Bretagne qui a signé la Déclaration Balfour , il ne nous est pas permis d'oublier que la France et l'Italie l'ont ratifiée également. Nous ne pouvons donc pas être partie dans une tractation politique dont l'objectif serait l'éviction de la Grande-Bretagne de la zone du canal de Suez et du Golfe Persique, ainsi que la liquidation générale de la présence coloniale française et italiennes dans les régions à population arabe. Nous ne pouvons jouer ce double jeu, ni même penser qu'il puisse être rentable.

 

La conclusion doit être que nous n'avons pas les moyens d'assurer une contrepartie plausible, ni aux Arabes palestiniens ni à ceux d'autres pays arabes. Par conséquent, un accord de plein gré est inconcevable. C'est pourquoi ceux pour qui un accord avec les Arabes est une condition sine qua non de la politique sioniste peuvent se dire, dès aujourd'hui, qu'il est définitivement hors de question de l'obtenir et qu'il ne reste plus qu'à renoncer au progrès sioniste.

 

Notre action d'immigration en Palestine doit cesser, ou se poursuivre sans nous arrêter à la position des Arabes ; de telle sorte que notre établissement puisse s'y développer sous la tutelle d'une puissance qui ne soit pas dépendante de la population locale, à l'abri d'une muraille de fer que cette population ne pourra jamais forcer.

 

Telle doit être notre politique quant à la question arabe.

 

Quelle peut être, pour nous, la valeur de la Déclaration Balfour ? Quelle est l'utilité du mandat de la SDN? Leur importance, pour nous, réside en ce qu'une puissance étrangère a assumé l'obligation de créer en Palestine les conditions de sécurité et d'administration qui permettront d'empêcher toute entrave, de la part de la population locale, à notre action, même si telle était son intention. Tous sans exception, nous exigeons sans trêve que cette puissance extérieure remplisse ses obligations, de la manière la plus stricte et la plus rigoureuse. De ce point de vue, il n'y a pas de différence entre ceux que l'on nomme chez nous les « militaristes » et nos « végétariens ». Les premiers veulent une « muraille de fer » appuyée sur des baïonnettes juives, les autres préfèrent des baïonnettes anglaises. Les partisans d'un accord avec Bagdad (idée bizarre et dangereuse) sont prêts à se satisfaire de baïonnettes irakiennes ; mais tous veulent une « muraille de fer ». Dès lors, nous portons nous-mêmes atteinte à nos intérêts, lorsque nous déclamons nos discours sur un accord avec les Arabes et que nous insinuons dans l'esprit des dirigeants de la puissance mandataire que la « muraille de fer » n'est pas l'essentiel, que seules comptent les discussions interminables. Ce genre de discours ne peut être que nuisible à notre cause. C'est pourquoi ce n'est pas seulement un plaisir, mais c'est un devoir de combattre la phraséologie creuse, de faire la démonstration de ce qu'elle a de purement illusoire et de mettre en lumière sa duplicité.

 

Mon intention n'est pas de dire qu'un accord quelconque avec les Arabes palestiniens est absolument hors de question. Tant que subsiste, dans l'esprit des Arabes, la moindre étincelle d'espoir qu'ils pourront un jour se défaire de nous, nulle belle parole, nulle promesse attirante n'amènera les Arabes à renoncer à cet espoir, précisément parce qu'ils ne sont pas une populace vile, mais une nation bien vivante.

 

Or, une nation bien vivante n'est disposée à faire des concessions sur des questions aussi vitales que lorsqu'elle a perdu tout espoir de « se défaire de nous » et que toute brèche de la « muraille de fer » est définitivement colmatée. Ce n'est qu'alors que les groupements extrémistes et leurs slogans « Jamais, au grand jamais ! » perdront leur influence. Alors seulement, ils céderont la place à des groupes plus modérés ; alors seulement, ces derniers pourront faire entendre leur voix et proposer des concessions mutuelles. C'est à ce moment-là qu'ils commenceront à négocier avec nous sur les questions pratiques, telles que les garanties contre l'expulsion des Arabes et pour l'égalité des droits civils et politiques. Mon espérance et ma foi sont que nous leur accorderons alors des garanties satisfaisantes et que les deux peuples pourront vivre en bon voisinage. Toutefois, la seule voie qui puisse nous mener à un tel accord est celle de la « muraille de fer », c'est-à-dire l'existence d'une force, en Palestine, qui ne soit influencée d'aucune façon par les pressions des Arabes. Autrement dit : le seul moyen d'arriver à un accord futur est le renoncement à la tentative d'arriver à un accord, aujourd'hui.

 

 

[1] L'auteur fait allusion à Théodore Hezl auteur de l'État Juif et fondateur du sionisme moderne et à Herbert Samuel, le représentant britannique en Palestine au début des années 20. (Editeur)

 

22:03 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 02 mai 2008

Décès de Yossi Harel, commandant de l’Exodus

Décès de Yossi Harel, commandant de l’Exodus
Il avait commandé les opérations clandestines permettant, entre 1945 et 1948, d’amener dans la Palestine sous mandat britannique quatre navires transportant 24 000 immigrants juifs. Aujourd’hui a lieu la journée nationale de commémoration de la déportation.

AFP

LIBERATION.FR : dimanche 27 avril 2008
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12 réactions  
Yossi Harel, le commandant du navire l'Exodus qui a transporté 4.500 survivants de la Shoah de France en Palestine en 1947, est décédé samedi en Israël à l'âge de 90 ans, ont rapporté dimanche les médias israéliens. Yossi Harel avait commandé les opérations clandestines qui ont permis entre 1945 et 1948 d'amener dans la Palestine sous mandat britannique quatre navires, dont l'Exodus, avec à leur bord 24.000 immigrants juifs.

Par son action, Yossi Harel a aidé à la venue de près d'un tiers des réfugiés juifs arrivés illégalement en Palestine placée sous le mandat de la Grande-Bretagne qui imposait à l'époque de strictes limitations du nombre d'immigrants juifs autorisés à s'installer en Palestine. Le navire Exodus, immortalisé dans un film éponyme d'Otto Preminger, était parti du port de Sète, dans le sud de la France, en juillet 1947. Le commandant à tenté de déjouer le blocus britannique. Après plusieurs jours de navigation à l'entrée des eaux territoriales de la Palestine, des bâtiments de la marine britannique ont arraisonné l'Exodus à une trentaine de km des côtes. La Grande-Bretagne a ensuite renvoyé les passagers de l'Exodus en Europe.

Le périple des passagers de l'Exodus avait provoqué une vague d'émotion en Europe après la Seconde Guerre mondiale et le choc provoqué par la découverte de l'horreur des camps de concentration nazis. Né en 1919 à Jérusalem, Yossi Harel avait rejoint la Hagana, l'armée clandestine juive opérant durant le mandat britannique sur la Palestine, à l'âge de 15 ans.

http://www.liberation.fr/actualite/monde/323432.FR.php?rs...

 

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dimanche, 13 avril 2008

L'insurrection du ghetto de Varsovie

L'insurrection du ghetto de Varsovie

     Le 19 avril 1943, les nazis décident de déporter les derniers Juifs et pénètrent en force dans le ghetto encerclé : 16 officiers et 850 soldats participent à l'action. La résistance est pourtant très importante.

Affiche en deux parties : HALT à gauche, STOJ à droite.
Affiche en allemand et en polonais du 23 avril 1943 annonçant que le ghetto est bouclé :
le général SS Jürgen Stroop interdit à quiconque d'entrer dans le ghetto sous peine de mort.
Tous les laissez-passer antérieurs sont annulés.

     3000 Juifs participent à l'insurrection, mais seulement 600 sont armés, et mal armés. Ils profitent de leur connaissance du terrain, font communiquer entre eux les appartements en abattant des murs, se battent dans les caves transformées en "bunkers". Le combat est inégal, désespéré, ils le savent.

Photo du mur du ghetto dans lequel il y a une brèche. On ne distingue rien de l'intérieur du ghetto à cause de la fumée.
De la fumée sort d'une brèche du mur entourant le ghetto.

Les combats sont acharnés, les nazis doivent détruire les immeubles et prendre les caves, les unes après les autres.

Photo prise depuis l'entrée étroite d'une cave. Au fond, une couchette recouverte d'une couverture à carreaux.
Un dortoir aménagé par les combattants du ghetto dans une cave.
(Photo prise par les SS après la fin des combats).

Le général Jürgen Stroop doit faire venir des renforts: plus de 2000 hommes avec des chars, pour briser la résistance du ghetto.

Photo d'un groupe d'officiers allemands.
Le général SS Stroop, à droite, discute avec des officiers de la Wehrmacht, au 4ème jour de la révolte du ghetto de Varsovie.

 

Billet de banque polonais, avec une surimpression

Billet de banque polonais, avec une surimpression en polonais :
« LE GHETTO COMBAT »
Ce billet a circulé dans Varsovie.

 

Photo très contrastée : au fond, très clair, immeuble en cours de destuction avec de la fumée. Au premier plan, très sombre, 3 silhouettes de soldats allemands autour d'un canon.
Les soldats allemands doivent tirer au canon sur les immeubles dans lesquels se sont réfugiés les combattants juifs.
A la fin de la bataille, le ghetto sera rasé.

La fin du ghetto

A la fin, les Juifs sont pris ou se suicident. Bien peu réussiront à quitter le ghetto par les égouts.

Photo dans une rue pleine de gravats. Deux hommes en civil, hirsutes, lèvent les bras. Ils sont entourés par quatre soldats allemands armés, avec casques, qui les regardent.
Deux combattants juifs sont pris dans les ruines du ghetto.

 

Photo du mur du ghetto : une trentaine de personnes y son collés, tournant le dos, les mains en l'air appuyées sur le mur. Au sol des gravats. On ne voit pas de soldats.
Des Juifs capturés sont alignés contre le mur du ghetto. Au fond, une des portes du ghetto.
On remarquera qu'il s'agit presque exclusivement d'adultes. Pour la plupart, les enfants avaient déjà été pris.
7000 juifs furent exécutés sur place, 6000 autres périrent dans les incendies et la destruction du ghetto, 

 

Photo d'une rue du ghetto. A gauche un immeuble brûle, des flammes sortent du premier étage. Sur la droite de la rue, assez loin, des groupes de civils marchent dans la fumée en s'éloignant de l'objectif.
Des Juifs capturés durant l'insurrection sont emmenés vers la "Umschlagplatz" (voir plan ci-dessus) dans un ghetto en flammes. 

     Ceux qui ne veulent pas être capturés et déportés, se suicident à l'arrivée des S.S. C'est ce que fera le 8 mai 1943 le chef de l'Organisation Militaire Juive, Mordechaj Anielewicz.

Photo d'une femme qui se jette d'un balcon.
Femme accrochée à un balcon et qui va se jeter dans le vide à l'arrivée des SS.
Photo d'une façade d'immeuble de 4 étages. Un homme est e train de tomber, dans le vide, entre le 4ème et le 3ème étage.
Un homme se jette dans le vide du haut d'un immeuble. (Photo prise par les S.S. qui indiquent en légende "Bandit qui se suicide pour éviter l'arrestation")


     Le général Jünger Stroop peut déclarer à la mi-mai 1943, « le Quartier juif de Varsovie n'existe plus !» mais l'esprit des combattants du ghetto reste vivant.


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REMERCIEMENTS:
Merci à celles et ceux qui, chaque semaine, relayent l'info de notre bulletin .

techouva613

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jeudi, 27 mars 2008

La vie en Kibboutz séduit de nouveau les Israëliens. Enquête sur un retour aux racines.

Société - La vie en Kibboutz séduit de nouveau les Israëliens. Enquête sur un retour aux racines.

 

Société

 

Le kibboutz. Une des emblêmes et fierté de l'Etat d'Israël. Un mouvement qui a pendant de longues années faconné l'idéal Soniste d'Israël , basé sur une doctrine socialiste de propriété collective. Un travail de la terre, où chacun partageait tout avec tout le monde. Les kibboutz d'aujourd'hui ont bien sûr changé depuis le premier Kibboutz créé en 1909. Un kibboutz aujourd'hui c'est avant tout une communauté solidaire, un endroit ou il fait bon vivre, un oasis. Et un endroit qui attire de nouveau de plus en plus les Israéliens. 26/03/2008

www.infolive.tv

 

 

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dimanche, 24 février 2008

UN PEU D'HISTOIRE,Voici quelques faits résumés à propos du conflit en Israélo – Palestinien

 

 

 

Voici quelques faits résumés à propos du conflit en Israélo – Palestinien

 


Cela prendra une minute et demie de ton temps pour le lire! Les faits relatés sont vérifiables et logiques.
Juifs, ou pas, soyez informés
, ainsi peu importera, les désinformations constantes des médias, occidentaux ou autres.


1. La nation EST Jérusalem? Israël est devenu un pays en 1312 avant J.C., soit deux mille  ans avant la création de l'Islam

2. Les réfugiés arabes en Israël ont commence à s'identifier en tant que palestiniens en 1967, deux dizaines d'années après la création du nouvel état d'Israël.
 
3. Apres la conquête du pays en 1272 avant J.C., les juifs y ont gouverné pendant mille ans et y ont eu une présence continue durant 3,300 ans. 

4. L'unique contrôle Arabe après la conquête en l'an 635 avant J.C. a duré 22 ans. 

5. Durant plus de 3 300 ans Jérusalem était la Capitale Juive. Jérusalem n'a jamais été la capitale d'une entité Arabe ou Musulmane. Même les Jordaniens, lorsqu'ils ont conquis Jérusalem, ils n'en ont pas fait leur capitale et les leaders arabes ne l'ont jamais visitée.

6. Jérusalem est mentionnée plus de 700 fois dans la bible et pas une seule fois dans le Coran.

7. Le roi David a fondé la ville de Jérusalem, Mohamed n'y a jamais mis les pieds.

8. Les Juifs prient avec leurs visages vers Jérusalem, les Musulmans prient avec les visages vers la Mecque. S'ils sont entre Jérusalem et la Mecque alors leur visage est vers la Mecque et leur dos vers Jérusalem.

 
9. Les réfugiés Arabes et Juifs? En 1948 les leaders Arabes ont encouragé les réfugiés arabes à sortir d'Israël en promettant de purifier le pays du peuple juif. 68% d'entre eux se sont enfuis sans avoir vu un seul soldat israélien.
 

10. Les réfugiés Juifs ont dû fuir les pays arabes à cause de la violence, des persécutions, et des pogroms venant de la part des arabes.

11. Le nombre des arabes sortis en 1948 est évalué à 630 000, les réfugiés Juifs venant des pays arabes sont évalués du même nombre.
 

12. Intentionnellement, les réfugiés Arabes n'ont pas été acceptés dans les pays arabes, malgré leur immense espace. Des 100 000 000 réfugiés depuis la deuxième guerre mondiale, ils sont le seul groupe à n'avoir pas été absorbé  par les pays où ils se trouvaient. Les réfugiés Juifs ont tous été reçus en Israël, un pays qui n'est pas plus grand que l'état de New Jersey.
 

13. Le conflit Israélo-arabe? Les arabes possèdent huit pays, sans la Palestine. Il n'existe qu'un seul pays Juif. Les arabes ont initié les cinq guerres et ils ont perdu. Israël s'est défendu à chaque fois et s'en est sorti vainqueur.
 

14. La convention de l'OLP implique encore l'extermination d'Israël. Israël a remis aux palestiniens : Une grande partie du territoire de la Judée et de la Samarie, l'autonomie sous une autorité palestinienne, et leur a procuré aussi des armes. 
 

 


 

 

15. Durant le gouvernement jordanien, les sites saints du peuple juif ont été souillés et pillés, et les juifs n'y avaient aucun droit d'accès. Durant le gouvernement juif, tous les sites musulmans et chrétiens ont été sauvegardés et l'accès à été libre à  tous les croyants de toutes les religions. 
 

16. Israël et les arabes à L'ONU? Des 175 décisions du conseil de sécurité jusqu'en 199097  d'entre elles étaient contre Israël.

17. Des 690 décisions de la prévention générale jusqu'en 1990429 étaient contre Israël. 
 

18. Les Nations Unies se sont tues lorsque 58 synagogues ont été détruites par les Jordaniens.

19. Les Nations Unies se sont tues lorsque de manière systématique les jordaniens ont souillé le cimetière  juifs sur le mont des oliviers.

20. Les Nations Unies se sont tues lorsque les jordaniens ont imposé un régime équivalent à l'apartheid, empêchant les juifs de monter au temple et au mur des lamentations. 
 

Nous vivons une époque dangereuse. Nous devons nous poser la question… quel est notre rôle? Que raconterons-nous a nos petits enfants? Qu'avons nous fait lorsque nous avons vécu ce tournant dans le destin des juifs? C'est maintenant que nous avons l'opportunité d'influencer.

Commencez maintenant ! !
 
Envoyez ceci à vos connaissances, et demandez-leur de le renvoyer à leurs connaissances.


 
Juif ou pas, peu importe. La vérité et la paix sont des valeurs communes à tous.

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