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vendredi, 07 décembre 2007

Les larmes d'Enrico

LES LARMES D'ENRICO MACIAS

Enrico Macias a néanmoins tenu à souligner qu’il restait très attentif à ce qu’a écrit la presse algérienne sur cette affaire, autant qu’il l’a été par rapport à ce qui s’est passé auparavant. Le chanteur s’est limité à déclarer qu’il voudrait juste «dire aux Algériens que j’aime le soleil et j’apporterai avec moi un peu de soleil aux Algériens».

 

Une phrase qui dénote du message de paix et d’amour de cet enfant de Constantine, bien sûr,  mais aussi sa volonté de ne pas ajouter de l’eau au moulin de ce front de refus qui l’a déjà dissuadé de venir à Constantine en 2000. Celui qui a si souvent chanté la nostalgie de sa terre natale n’a pas manqué de préciser hier qu’il serait «l’homme le plus heureux si je venais en Algérie».

 

«Je serais très heureux», insiste-t-il d’une voix émue. «Excusez-moi, je ne peux pas dire davantage pour le moment,»  lance-t-il, sous l’emprise de l’émotion, non sans un sourire propre à ce «mendiant de l’amour», tout en tenant à remercier le journal pour ses écrits consacrant la tolérance et le respect des différences. «Je vous remercie pour tous ces mots», nous dit-il.

 

Il est à noter que dans une déclaration faite hier à l’AFP, le chanteur a annoncé, à propos de cet éventuel voyage : «j’ai exprimé mon désir auprès du président (Nicolas Sarkozy) de l’accompagner, mais je lui ai dit que si cela posait des problèmes, il ne fallait pas qu’il se gêne pour me le dire».

 

On ne sait toujours pas, cependant, si le chanteur viendra ou non, ni ce qu’en a décidé donc l’Elysée. Contacté dans l’espoir d’obtenir une quelconque indiscrétion, Kamel Claude Bouchareb, né à Constantine et installé en France depuis 4 mois, n’a pas exclu qu’Enrico Macias soit effectivement dans la capitale de l’Est le 4 décembre. Il a également indiqué que si cela advenait, beaucoup d’endroits seraient à l’ordre du jour de sa visite.

 

Témoignant sur le passé du chanteur, il dira : «J’ai exercé comme écolier à l’école Digrou et Enrico Macias était à l’école Montesquieu de Chelghoum-Laïd.

 

Nous suivions Enrico Macias, deux autres personnes et moi, auprès de l’instituteur Roger Halimi, des cours de rattrapage pour l’obtention du CEP. Il avait deux grands amis, cheikh Amar Bouhabib et Ali Slimani (décédé). Ils se rencontraient au café El Bahdja. Enrico Macias et cheikh Amar Bouhabib étaient amoureux du malouf et jouaient ensemble».

 

Et d’ajouter : «je fais partie du mouvement contre le racisme et la xénophobie (MCRX), créé juste après l’invitation faite par le président Bouteflika à Enrico Macias en 2000 pour sa venue à Constantine».

 

«Enrico Macias n’a jamais fait de mal aux Algériens. S’il l’avait fait je ne l’aurais jamais soutenu», lance-t-il.

 

Des travaux de réfection ont eu lieu, à l’époque, dans cette école, à Chelghoum-Laïd, dans la perspective du voyage d’Enrico Macias.

 

Ce voyage annulé suite au tollé soulevé par un «front de refus» animé à l’époque par Abdelaziz Belkhadem, était très attendu par des familles constantinoises qui avaient proposé l’accueil, chez elles, de cet enfant de Constantine.

 

«Ces familles sont toujours prêtes à l’accueillir,» nous dira le professeur Abdelhamid Sakhri, président du MCRX.

enrico et son pere et les reves de retour

Enrico Macias qui s'appelle en réalité Gaston Ghrenassia, naît le 11 décembre 1938 à Constantine en Algérie dans une famille juive. Il suit sa scolarité normalement tout en s'adonnant au plaisir de la musique, celui de la guitare en particulier. Son père est violoniste dans l'orchestre de Cheick Raymond Leyris, grand maître du maalouf, musique arabo-andalouse spécifique du Constantinois. Dès l'âge de 15 ans, le jeune Gaston se retrouve dans cet orchestre prestigieux et devient rapidement l'éventuel successeur de Cheick Raymond.

 

En 56, il obtient son baccalauréat et postule pour avoir une place de surveillant dans une école. La musique ne semble pas lui proposer un métier d'avenir. Comme il y a un manque d'effectif notoire dans l'enseignement, il est embauché comme instituteur. Il continue néanmoins à pratiquer la guitare.

 

Mais l'Algérie "française" vit ses derniers instants, celle où les catholiques, les Juifs et les musulmans vivent sur le même territoire. Un mouvement nationaliste mené par le Front National de Libération (FLN) se bat pour obtenir l'indépendance de ce pays colonisé par la France au XIXème siècle. La guerre passe aussi par la guérilla, les meurtres, les assassinats. En 1961, Cheick Raymond est tué le 22 juin à Constantine. Le jeune Gaston se rend compte de l'aspect inéluctable de l'exil, signe flagrant de la fin d'une époque.

constantine(la ville natale d'enrico)

Exil

 

 

Il s'embarque en 61 avec Suzy, sa femme et fille de Cheick Raymond sur le "Ville d'Alger", bateau qui les emmène en "métropole". Le départ est un vrai déchirement pour toute une population condamnée à l'exil. Il en va de même pour Gaston. En arrivant à Paris, il décide de se lancer dans la musique. Prodige du maalouf, il lui faut s'adapter au public métropolitain. Il tente de traduire en français, les morceaux de ce genre particulier. Mais le résultat ne lui semble pas satisfaisant. Il se compose alors un répertoire personnel fait de ses propres expériences.

 

Mais il faut survivre. Il exerce plusieurs métiers pour subsister puis reprend sa guitare, chante à la terrasse des cafés, et se décide à prospecter les cabarets. Il est engagé au Drap d'Or en 62. Son premier disque, il le doit à une rencontre hasardeuse avec Raymond Bernard de chez Pathé qui lui fait enregistrer "Adieu mon pays" composé sur le bateau de l'exil : "J'ai quitté mon pays, j'ai quitté ma maison, j'ai quitté ma famille…". En octobre, il passe à la télévision lors d'une émission Cinq colonnes à la une consacrée aux rapatriés d'Algérie, aux "Pieds noirs" comme on les appelle dorénavant. C'est le déclic.

 

En 63, il commence à se produire en public et fait sa première tournée en vedette américaine de Paola et de Billy Bridge. Il la terminera en vedette principale avec des titres comme "Enfants de tous pays" ou "L'Ile du Rhône". Cette année-là, naît aussi sa fille Jocya.

enrico et sa guittare

Le chantre des Pieds Noirs

 

 

En plein boom yéyé, Gaston devenu Enrico Macias, fait un véritable malheur. L'année 64 est le début d'une grande carrière française et internationale. Il se produit à l'Olympia en première partie des Compagnons de la chanson au printemps. Il part bien sûr en tournée à travers la France mais aussi au Liban, en Grèce et en Turquie où il chante des chansons qui vont devenir des tubes, "Paris, tu m'as pris dans tes bras" ou "les Filles de mon pays".

 

Si son public originel est bien celui des Pieds Noirs qui se retrouvent dans le répertoire de Macias et qui voient en lui un représentant de leur communauté, le chanteur réussit à toucher aussi le plus grand nombre, à faire fredonner ses chansons par n'importe qui. En 65, il reçoit le Prix Vincent Scotto et compose "les Gens du Nord" et "Non je n'ai pas oublié". L'année suivante, il se produit à Moscou devant 120.000 personnes au stade Dinamo et dans 40 autres villes soviétiques. Il s'embarque aussi pour le Japon où son succès est impressionnant. Il enregistre des disques en espagnol et en italien. R.

les larmes d'enrrico

 

 

Les années suivantes se ressemblent entre les disques et les tournées, tout en apportant leurs lots de nouveautés et d'émotions fortes. En 68, il remporte un immense succès au Carnegie Hall à New York et enchaîne sur des concerts au Canada. Il sort un titre intitulé "Noël à Jérusalem". L'année suivante est marquée par une tournée aux Etats-Unis, Chicago, Dallas, Los Angeles, etc. En 71, il revient à l'Olympia à Paris, se produit aussi au Royal Albert Hall à Londres et va chanter au Japon, au Canada, en Italie et en Espagne. Il retourne aux Etats-Unis pour plusieurs dates et se produit une nouvelle fois au Carnegie Hall à New York en 72. Deux ans plus tard, c'est à l'Uris Theater à Broadway qu'il donne une dizaine de représentations ainsi qu'à l'Olympia pour la sixième fois depuis ses débuts.

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mardi, 04 décembre 2007

Il y a 60 ans l'ONU se prononçait en faveur de la création de l'Etat d'Israël.

 

  A LA UNE


 

Il y a 60 ans l'ONU se prononçait en faveur de la création de l'Etat d'Israël.

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Une séance spéciale s'est tenue hier à la Knesset pour marquer l'anniversaire de la résolution 181

du 29 Novembre 1947, adoptée par les Nations Unies.
 
L'anniversaire de la décision internationale historique ayant permis la création de

l'Etat hébreu, a été commémoré

lundi après midi au Parlement israélien en présence de mille invités, dont des

représentants des familles des

diplomates d'Amérique latine en poste à l'époque du vote, qui avaient oeuvré activement

en faveur de la création

d'Israël. Des ambassadeurs du Guatemala, Uruguay, Perou et Brésil avaient visité le pays

en 1947 et rédigé le

rapport sur le "Plan de partage de la Palestine", finalement accepté par les pays membres

de l'ONU. Oswaldo Aranha

(Brésil) alors président de l'Assemblée générale des Nations Unies avait usé de toute son

influence pour que cette

résolution soit adoptée par la majorité requise des deux tiers des voix. C'est munie de son

marteau d'alors que la

présidente de la Knesset Dalia Itsik, a ouvert la session spéciale consacrée à cet évènement.

Parmi les nombreux

intervenants le Président de l'Etat a raconté que l'adoption de cette décision avait inondé les

citoyens d'une joie sans

précédent, qui avaient laissé éclater leur bonheur en chantant et en dansant dans les rues

de tout le pays. "J'ai vécu ce

moment parmi le peuple,  mais également avec la direction politique, seule et inquiète à ce

moment là", a déclaré Shimon

Peres, ajoutant que David Ben Gourion lui avait confié "aujourd'hui ils dansent, alors que

demain nous serons en guerre

contre les pays voisins".
Aucun député arabe n'était présent lors de la cérémonie.
 

www.israelsinfo.net  

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vendredi, 30 novembre 2007

1947 -2007 :60 ans de partage /par Guy Senbel

1947-2007 : 60 ans de partage

Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur la « question du partage » entre Israël et les Palestiniens. 60 ans après le vote aux Nations Unies le 29 novembre 1947 de la résolution 181 qui prévoyait le « plan de partage de la Palestine » et qui devait permettre la création de l’Etat d’Israël, la conférence d’Annapolis prévoit cette fois un autre plan de partage : celui des territoires israéliens.

Les principaux acteurs de cette conférence, chefs d’Etats et Ministres des affaires étrangères, ont préféré employé un vocabulaire diplomatique aux accents parfois romantiques : « douloureuses concessions », « fin des souffrances », « normalisation »... Ehoud Olmert aura recherché une reconnaissance et une légitimité politique que les Israéliens lui refusent depuis longtemps ; d’ailleurs seuls 17% d’entre eux considèrent Annapolis comme un succès.

Annonce imprécise et empressée d’un Premier ministre dont la coalition gouvernementale serait au bord de l’implosion : « la réalité créée en 1967 va changer significativement ». Oublié l’échec des Accords d’Oslo ; enfoui, l’épisode du désengagement de Gaza ; occultée, l’incapacité des Palestiniens à s’organiser en société démocratique.

Plus clair et plus précis, le discours de Mahmoud Abbas traduit les conditions palestiniennes pour signer la paix : Jérusalem Est pour capitale, retrait israélien de Judée-Samarie, démantèlement des implantations, destruction de la barrière anti-terroriste et libération de l’ensemble des prisonniers…

Le soixantième anniversaire du Plan de partage de la Palestine annonce clairement le plan de partage d’Israël, désormais exigé par une administration américaine qui doit améliorer son image en matière de politique étrangère et notamment sur les questions moyen-orientales. « Nous ne sommes pas prêts à accepter un échec des négociations », a déclaré Condoleezza Rice lors de la clôture du sommet d'Annapolis, soulignant que « le chemin serait long et semé d'embûches, mais qu'un échec ne serait pas toléré ».

Il y a plus inquiétant encore. Les déclarations d’intention prononcées ne rendront pas plus viable la solution territoriale votée en 1947, notamment parce que les Palestiniens persistent dans leur refus de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif. Ajoutons qu’Annapolis aura mis en scène un « conflit israélo-palestinien », comme si à nouveau Israël et l’Autorité palestinienne s’opposaient fondamentalement sur des aspects fondamentaux, comme si le « conflit israélo-palestinien » était la source des risques d’embrasement dans la région, comme si ce conflit, né de la création d’Israël, était en quelque sorte la faute originelle, ou l’accident de l’histoire…

En insistant sur le « conflit israélo-palestinien », les théoriciens puis les acteurs d’Annapolis n’ont pas tenu compte d’une réalité politique de la région, celle qui oppose au quotidien les modérés et les extrémistes. Car c’est bien l’Iran qui constitue la menace principale pour l’équilibre au Moyen Orient, et non les conditions de l’entente entre Palestiniens et Israéliens. C’est l’Iran qui organisera dans les prochains jours une « contre conférence » dont on sait déjà qu’elle accueillera les groupes palestiniens opposés à la paix. C’est en Iran que des centaines d'étudiants islamistes ont manifesté devant l'ambassade de Jordanie à Téhéran, pour dénoncer la participation d'Amman à la conférence organisée dans l’Etat du Maryland.
Optimiste, l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Gillerman, s'est déclaré convaincu que le monde arabo-musulman comprend que l'Iran représente une menace, et non le conflit israélo-palestinien, ajoutant que si les négociations de paix israélo-palestiniennes durent trop longtemps, les pays arabes risquent de retirer leur soutien …

Annapolis annonce encore une fois un plan de partage territorial. Qu’en est-il du partage des cultures et des richesses, des bonnes volontés et de la sécurité ? C’est le partage des valeurs démocratiques et de la volonté de vivre ensemble que préconise un Forum Méditerranéen imaginé par le Président Nicolas Sarkozy qui dessinera espérons-le un Moyen Orient tourné vers l’avenir et la tolérance, et non vers le passé, la rancœur et le mépris.

La rancœur, c’est par exemple la déclaration du ministre algérien des Anciens combattants Mohammed Cherif Abbés mercredi 28 novembre, qui rappelait les « origines juives » du Président Sarkozy, élu grâce au « lobby juif qui a le monopole de l’industrie en France »…

Le mépris, c’est de penser l’avenir de la paix au Moyen Orient sans faire de la libération des trois soldats israéliens, otages du Hamas et du Hezbollah depuis 523 jours, la première condition des négociations de paix, et de vivre ensemble.

Ce soir, nos pensées vont vers Guilad Shalit, Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser.

Shabbat Shalom,

A la semaine prochaine,

Guy Senbel

WWW.GUYSEN.COM

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jeudi, 29 novembre 2007

Le 29 novembre doit-il être un jour de fête ?

Le 29 novembre doit-il être

un jour de fête ?


Par Caroline B. Glick


http://www.jewishworldreview.com/1107/glick112807.php3


Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

 


Il y a un peu de poésie perverse dans le fait que la conférence d’Annapolis se tienne la même semaine que le 60ème anniversaire de la résolution de l’Assemblée Générale  de l’ONU recommandant que le Mandat britannique sur la Palestine donne lieu à une partition entre un Etat juif et un Etat arabe.

Ce que la confluence des évènements permet de montrer, c’est combien peu de choses ont changé en 60 ans.


Aussi bien la résolution de l’ONU en 1947 que la conférence d’Annapolis sont consacrées à la charge d’obliger le Peuple juif à compromettre ses droits, par une soumission pour se concilier les voisins d’Israël, qui maintiennent encore après 60 ans leur refus d’accepter le droit du Peuple juif à la souveraineté sur sa terre. Et toutes deux sont présentées comme des réussites diplomatiques par le gouvernement israélien. 


Le gouvernement Olmert, soutenu par les media de Gauche israéliens, a présenté la décision des Etats arabes et musulmans, comme l’Arabie saoudite, la Syrie, le Pakistan et l’Indonésie - qui n’acceptent pas le droit d’Israël à l’existence – de participer à la conférence d’Annapolis comme une percée majeure. Mais c’est une absurdité. Les représentants de ces Etats utiliseront la plateforme fournie par l’Amérique pour condamner Israël, exactement comme ils utilisent toute autre plateforme internationale pour ce faire.


De même, le gouvernement Olmert, soutenu par les medias de Gauche d’Israël, célèbre la résolution de 1947 de l’ONU, comme si c’était le fondement de la légitimité internationale d’Israël. Non seulement cela est faux, mais avec les années, la perception qu’Israël doit sa légitimité à cette résolution de l’ONU a eu un effet corrosif  sur la capacité d’Israël à conduire une politique étrangère d’une manière qui fasse avancer son intérêt national. L’effet est évident dans la conduite de la politique étrangère du gouvernement Olmert.


Le 29 novembre 1947, l’Assemblée Générale de l’ONU a adopté la résolution 181. Comme résolution de l’Assemblée Générale, la 181 n’avait pas force de loi internationale. Le fondement légal international de l’Etat juif a été le Mandat sur la Palestine de 1922 de la Ligue des Nations, qui a chargé le gouvernement britannique d’administrer la zone désignée comme le futur Etat juif.


De fait, si elle a produit quelque chose, la résolution 181 a cherché à légitimer des décisions illégales prises par les Britanniques tout au long de son mandat. Comme le Mandat de la Ligue des Nations le stipulait clairement, la Grande Bretagne était supposée gérer le territoire de la Palestine mandataire, et encourager l’établissement d’un Etat juif qui remplacerait finalement le gouvernement mandataire britannique. Pourtant, pratiquement depuis le début, les Britanniques firent juste le contraire. Ils établirent le royaume hachémite de Transjordanie sur la plus grande partie du pays destiné à l’Etat juif. De plus, ils prirent toutes les mesures possibles pour empêcher les Juifs d’établir un Etat sur le reste du territoire. Ils bloquèrent l’immigration juive, et limitèrent les droits de Juifs d’acheter et d’aménager la terre à une petite portion du territoire – qu’ils pensaient être trop petite pour soutenir un Etat souverain.


C’est à cause de l’échec britannique visant à détruire le sionisme et à empêcher la population juive d’établir leur Etat que le plan de Partition de l’ONU a été introduit. C'est-à-dire que, loin de fonder un Etat juif, la 181 acceptait simplement une entité nationale déjà existante. En dépit des plus grands efforts de la Grande Bretagne, les Juifs avaient déjà établi leur Etat en 1947. Il aurait existé même si la résolution n’avait pas été adoptée.


Malheureusement, plutôt que de reconnaître le vrai fondement légal d’Israël et à travers lui, ses propres droits sur la Judée, la Samarie et Jérusalem, Israël agit comme si ses frontières légales étaient déterminées par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Sa gratitude mal placée envers l’ONU a entraîné les gouvernements israéliens successifs à ignorer et à minimiser le mauvais traitement d’Israël par l’ONU.


Pendant les 40 dernières années, loin de rester fidèle à la haute opinion d’Israël sur le sujet, l’ONU a été le principal moteur derrière la campagne de refus du droit d’Israël à l’existence. L’ONU a relégué Israël au statut de citoyen de seconde classe, souffrant de discrimination systématique dans tout le système de l’ONU. Le traitement inique de l’ONU place celle-ci en violation de l’affirmation de sa propre Charte stipulant que tout Etat doit être traité avec équité. Et de fait, cela a corrompu l’organisation au-delà de toute réparation possible.


Si l’on en revient à 1975, l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Chaim Herzog se dressa devant l’Assemblée Générale et déchira la résolution intrinsèquement antisémite assimilant le sionisme à une forme de racisme. Mais au cours des 15 dernières années, la capacité d’Israël à se dresser face à la discrimination de l’ONU s’est érodée. Cette érosion de la capacité d’Israël à reconnaître l’agressivité de l’ONU comme telle a été creusée à de nouvelles profondeurs sous le gouvernement Olmert. Loin de placer à l’ONU de côté, le Premier Ministre Ehud Olmert et la ministre des affaires étrangère Tzipi Livni ont adopté l’organisme hostile, et lui ont conféré le pouvoir de déterminer leur politique internationale sur les trois menaces les plus importantes pour la sécurité nationale d’Israël : le programme d’armes nucléaires de l’Iran ; la puissance du Hezbollah au Liban ; et le terrorisme palestinien et sa guerre politique contre l’Etat juif.


Depuis que le programme nucléaire de l’Iran a été dénoncé pour la première fois en 2002, Israël a soutenu les efforts des USA pour prendre en charge la menace à travers le Conseil de Sécurité de l’ONU. A la lumière du soutien chinois et russe à l’Iran, cette politique n’a jamais eu aucun sens. Et pourtant, alors que l’Iran a encore progressé plus que jamais vers de installations nucléaires, depuis cinq ans, Israël a subordonné ses efforts pour empêcher la progression nucléaire de l’Iran à un organisme qui est institutionnellement incapable de faire quoi que ce soit pour empêcher l’Iran d’obtenir la bombe.


Pendant la guerre avec le Hezbollah en 2006, le conseil de Sécurité de l ONU a conduit la charge pour condamner Israël. Pourtant, plutôt que de laisser de côté l’organisme hostile, le gouvernement Olmert choisit de lui conférer encore plus de pouvoir. Le Conseil de Sécurité, qui tenait quotidiennement des sessions spéciales pour attaquer Israël et l’accuser de crimes de guerre, a été autorisé à poser les termes du cessez-le-feu. Et Israël adopta la résolution de cessez-le-feu qui permettait au Hezbollah de se réarmer et d’affirmer son contrôle non seulement sur le Sud Liban, mais au Nord de la rivière Litani.


Israël poussa aussi avec enthousiasme à l’expansion de la force de la FINUL au Sud Liban, sous le contrôle de laquelle le Hezbollah a été autorisé à réarmer, et Israël a été empêché de mener des actions militaires pour neutraliser la menace croissante contre son territoire.


Et enfin il y a les Palestiniens. Le jour où Israël fête le 60ème anniversaire de la résolution 181, l’ONU portera le deuil au cours d’une journée officielle de solidarité avec le peuple palestinien. De fait, l’ONU marquera l’anniversaire en adoptant une douzaine de résolutions condamnant Israël – la plupart rédigées par les mêmes pays que ceux ayant envoyé des représentants à Annapolis pour condamner Israël.


Comme avec l’Iran et le Hezbollah, de même avec les Palestiniens, le gouvernement Olmert a répondu à la radicalisation croissante de la société palestinienne par l’expansion de l’autorité de l’ONU sur le conflit. Cela n’est jamais plus apparent que dans la promotion par le gouvernement de l’UNWRA (Agence de l’ONU pour les Réfugiés Palestiniens).


Après que le Hamas ait remporté les élections palestiniennes en janvier 2006, Israël a appelé la communauté internationale à augmenter son soutien financier à l’UNWRA. Celle-ci, qui gère les camps de réfugiés palestiniens, a permis que ces camps soient utilisés comme des bases terroristes. Le seul objectif de l’UNWRA est de perpétuer la détresse des soi-disant réfugiés palestiniens et de leurs descendants, en les empêchant d’être réinstallés de façon permanente dans les pays où ils ont vécu pendant quatre générations. Et pourtant, le gouvernement est devenu l’une des avocats les plus fervents de ces agences.


Le gouvernement Olmert dénigre ses critiques qui soulignent que la conférence d’Annapolis est dommageable pour la sécurité nationale d’Israël comme opposée à la paix. Dans la même veine, il attaque les partisans d’Israël qui critiquent l’ONU pour sa stratégie politique anti-israélienne. Le 18 novembre, des experts juridiques internationaux, des législateurs américains et des diplomates israéliens en retraite se sont réunis à New York pour une conférence intitulée : « Piratage des droits de l’homme : la diabolisation d’Israël par les Nations Unies », parrainée par le‘Touro College’, ‘The Hudson Institute’ [l’un des plus anciens et prestigieux centres de réflexion stratégique aux USA], et l’Association Américaine des Avocats et Juristes Juifs. Le seul défenseur de l’ONU à ce conclave était l’ambassadeur adjoint à l’ONU Daniel Carmon.


Carmon minimisa l’effet du traitement discriminatoire d’Israël par l’ONU comme seulement déplaisant, et soutint l’utilité de l’ONU avec l’Iran, les Palestiniens et le Liban. Il réprimanda les défenseurs d’Israël pour s’attaquer à l’ONU, et fit en général tout son possible pour démoraliser l’auditoire.


Comme Esther Kandel, une militante juive qui a participé à un groupe de pression au congrès américain pour interrompre le financement de l’UNWRA, du fait de son soutien au terrorisme, l’a déclaré à la revue ‘Jewish Week’ : « Il n’est pas utile, quand nous travaillons à informer les membres du congrès sur la fraude et la malignité de l’UNWRA, d’avoir un représentant d’Israël qui dise que l’UNWRA est une bonne chose. Je me sens minée et coulée par le gouvernement d’Israël sur ce problème ».


Le problème auquel les partisans d’Israël sont confrontés pour s’opposer au gouvernement Olmert est le même que celui éprouvé par les Israéliens qui comprennent combien la politique étrangère du gouvernement est dangereuse et autodestructrice. Dans les deux cas, ces mêmes officiels aveugles qui croient qu’ils ont accompli quelque chose de grand quand des Etats arabes et islamiques ont accepté de siéger à la même table que les Israéliens, mais en condamnant en face à face l’Etat juif : ces officiels qui considèrent une résolution légale insignifiante et faillie comme un grand succès diplomatique, dictent la loi.


Jusqu’à ce qu’Israël ait des dirigeants qui mènent une politique étrangère fondée sur la reconnaissance de la réalité et la célébration des réalisations du
Peuple juif pour bâtir un Etat sûr, les partisans d’Israël continueront d’être déconcertés par le gouvernement israélien, et le peuple israélien d’être agressé et humilié.


JWR contributor Caroline B. Glick is the senior Middle East Fellow at the Center for Security Policy in Washington, DC and the deputy managing editor of The Jerusalem Post.

 

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jeudi, 08 novembre 2007

Exodus, cet «Auschwitz flottant»

Le Crif en action
 
Exodus, cet «Auschwitz flottant»
07/11/07
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- - Thème: Israël


Stéphanie Dassa a participé à la grande mission organisée du 31 octobre au 4 novembre par l’AUJF avec le FSJU, le CRIF et l’Agence juive pour Israël. Elle raconte ce voyage pas comme les autres.

 

 

medium_ceremonie_d_acceuil_des_olims_le_1_nov_07_204_.JPGOtto Preminger en a fait une épopée pour le septième art, Bob Marley une revendication militante, les Anglais, cette définition cynique et sordide.
60 ans plus tard, qu’est-ce que l’histoire retient de l’aventure dramatique de l’Exodus ?
Pierre Besnainou, co-président de l’AUJF et du FSJU, Régine Konckier, présidente de campagne de l’AUJF, et Richard Prasquier, président du CRIF, ont fait le pari d’emmener avec eux plus de trois cent personnes pour lire l’une des dernières pages qui précède la création d’Israël comme Etat.
Shaul Avigor en est le rédacteur invisible. En 1947, à la tête de l’immigration clandestine pour l’Alyah Beth (organisation de la seconde vague d’émigration juive en Palestine britannique) et de l’organisation secrète « Nativ », un réseau d’espionnage actif en Union soviétique et derrière le rideau de fer, il donne l’ordre à Yossi Harel d’acheminer ce tas de rouille qu’est le Président Warfield depuis le Panama sur les côtes françaises ainsi que celui de le nommer Exodus.
Le commandant de l’Exodus en personne a consacré plusieurs heures à la mission de solidarité au cours desquelles il a raconté la véritable histoire de cette errance sans fin ;  un bras de fer entre l’Empire le plus puissant des mers et un peuple aux pieds nus.medium_ceremonie_d_acceuil_des_olims_le_1_nov_07_238_.JPG
Il a souligné le rôle déterminant de la France dont les autorités ont autorisé contre la volonté des Anglais l’embarquement de plus de 4500 juifs rescapés des camps ou des persécutions à bord du navire, validé des faux passeports sous un œil complaisant et, sans qui l’aventure de l’Exodus aurait pris fin là où elle a commencé, à Port de Bouc, près de Marseille. La France a également proposé l’asile aux réfugiés juifs que les Anglais, sans hésiter, ont voulu renvoyer dans une partie de l’Allemagne sous contrôle de la Couronne, sans jamais céder à la pression de « l’ennemi héréditaire », fidèle en ce sens à l’invention des Lumières ; le droit des peuples à disposer d’eux même, commandement laïc qui a inspiré les inventeurs du sionisme politique presque 100 ans plus tôt.
Cette approche a été également rappelée lors d’une rencontre à Tel-Aviv avec le président de l’Etat d’Israël, Shimon Pérès, qui a rendu hommage à la France en rappelant la force des relations entre les deux pays. Lors d’un dîner il a rencontré tous les participants du voyage et a salué très chaleureusement l’entreprise de l’AUJF du FSJU et du CRIF et de l’Agence juive en qualifiant ce déplacement d’historique.
Le séjour, parfaitement orchestré par les équipes professionnelles de l’AUJF et du FSJU, a rencontré le succès escompté.
Les participants ont pris l’avion de Paris à Larnaca Mercredi 31 octobre et embarqué à bord d’un navire israélien, cap sur Haïfa, dans le sillage de l’Exodus. Le Maire de la ville, Yona Yahav, les a accueillis au petit matin du 1er novembre sous un soleil radieux et avec une grande hospitalité. Parmi les participants figuraient, pour le CRIF, Edwige Elkaïm (co vice-présidente de la commission Femmes dans la Cité, Transmission et Education) et Emmanuelle Bensimon-Weiler membres du Comité directeur, par ailleurs membre du bureau exécutif du FSJU. Claudia de Benedetti, représentait la communauté transalpine et José Oulman Carp, la communauté juive Portugaise. L’historien et journaliste Alexandre Adler et son épouse Blandine Kriegel, présidente du Haut Conseil à l’Intégration, étaient également du voyage. De nombreux membres de la commission du souvenir du CRIF et de la Fédération des Fils et Filles des Déportés Juifs de France ont répondu à l’appel, mais aussi des combattants du Palmach ainsi qu’un résistant juif des Forces Françaises Libres.
L’objectif du programme était de donner à la mission de solidarité une dimension pédagogique et politique en repassant chaque étape du périple du bateau cage, qui illustre à lui seul la lutte à mort qui a opposé les sionistes aux britanniques et les répercussions dans le monde occidental de l’après guerre du sort fait aux juifs après Auschwitz. L’opinion publique s’est sensibilisée à la question des réfugiés et la pression n’a cessé d’augmenter jusqu’en novembre 1947, lors de la partition de la Palestine par l’ONU.
Il est net que l’aventure de l’Exodus, au delà du mythe, a été décidée par les services secrets de la Haganah pour réaliser un ultime coup de force qui forcerait les Anglais à céder devant l’opinion internationale et accepter l’immigration juive en Palestine.
medium_ceremonie_d_acceuil_des_olims_le_1_nov_07_335_.JPGDes camps de la mort aux camps de détention comme celui d’Atlit, près de Haïfa, certains juifs d’Europe auront connu près de cinq années d’internement avant que leur vie ne soit plus réduite à une dimension biologique.
Aujourd’hui comme hier l’Etat d’Israël se préoccupe d’intégrer des immigrants, notamment des Juifs venus d’Ethiopie en assurant aux enfants et aux jeunes gens des formations professionnelles. Les participants de la Mission Exodus ont visité un centre d’apprentissage, participé à la Bar Mitsvah d’une cinquantaine d’enfants et rencontré des adolescents intellectuellement précoces. La diversité des origines des habitants d’Israël a pu aussi être vérifiée lors d’un déjeuner très convivial dans un village Druze, situé près du Mont Carmel. Deux jeunes filles druzes ont expliqué leur foi issue de l’Islam médiéval, si secrète et méconnue, religion dépourvue de toute revendication territoriale et servant l’Etat au même titre que les habitants juifs.
La voix de Tsahal a été entendue par le biais d’un haut responsable d’une unité médicale, le commandant Yehouda David, qui s’est battue lors de la dernière guerre contre le Hezbollah libanais.
Sans la pression de l’opinion internationale, il semblerait que cette armée terroriste aurait été totalement annihilée, malgré les pertes importantes dans les rangs de l’armée de défense d’Israël.
Pierre Besnainou, Régine Konckier et Richard Prasquier, par cette initiative sans précédent, ont délivré un message de soutien inconditionnel au peuple d’Israël bien supérieur aux querelles politiques qui entourent cet Etat, à jamais controversé, et ont fait un pas de plus dans les relations entre Israël et la France. Hier encore, lorsque tout n’était qu’incertitude, des hommes pour qui la vie humaine a plus de poids que les intérêts politiques qui bafouent les droits inaliénables ont élevé leurs voix. L’écho a retenti au cœur de la République. Ses habitants, aujourd’hui, sont venus dire aux Israéliens que la France, forte de son histoire, les soutient, par conviction, par esprit de justice et par amour pour la liberté.
 
S.D
www.crif.org 

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