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mercredi, 27 février 2008

Coup de projecteur sur l’affaire Al-Dura, par:Tom Gross

Coup de projecteur sur l’affaire Al-Dura, Tom Gross

 

 

 

Traduction française intégrale de l'exposé du journaliste, dont l'original en vidéo est accessible en cliquant le lien ci-après [*]. (Menahem Macina).

 

 

 

[*] Click to view interview.

 

 

26 février 2008

 

 

Texte original : "Spotlight On L'affaire al-Dura".

 

 

Sur le site de HonestReporting

 

 

Traduction française : Menahem Macina

 

 

Cette traduction a été réalisée sur la base de la transcription anglaise de l’interview de Tom Gross, analyste du Moyen-Orient et expert en médias, à propos de l’affaire Al-Dura.

 

 

L’affaire Mohammed Al-Dura remonte au mois de septembre 2000, et beaucoup affirment qu’elle a été la cause de la seconde Intifada palestinienne, qui s’est poursuivie durant plusieurs années.

 

Un enfant a apparemment été abattu, et France 2, chaîne gouvernementale française de télévision, est en possession d’un film de l’événement qu’elle ne s’est pas contentée de diffuser, mais dont – initiative peu commune – elle a réalisé des copies qu’elle a distribuées sous forme de cassettes-vidéo à des chaînes concurrentes, telles CNN et la BBC. Le correspondant de France 2, Charles Enderlin, affirme d’abord que le garçon est mort, et ensuite qu’Israël a tué ce garçon. En fait, il s’est avéré plus tard que Charles Enderlin ne se trouvait pas à Gaza, ce jour-là, mais à Ramallah, et qu’un caméraman palestinien indépendant a donné le film à Charles Enderlin.

 

Presque immédiatement des questions se sont posées sur l’identité de l’auteur des tirs qui avaient coûté la vie à l’enfant. Plus tard, il y a eu des interrogations sur la réalité même de la mort du garçon. L’angle sous lequel l’enfant semblait avoir été atteint excluait que le tir provînt de l’endroit où se trouvaient les soldats israéliens. Comment ces derniers pouvaient-ils être responsables d’avoir abattu l’enfant, alors que celui-ci n’était pas dans leur ligne de tir ? - s’est-on demandé.

 

Et il n’est même pas évident que le garçon ait été réellement abattu. Il s’avéra bientôt que, ce jour-là, les Palestiniens avaient délibérément "joué" de nombreuses autres scènes pour les caméras. Nous le savons, parce qu’un film réalisé par des caméramans de Reuters montre plusieurs scènes de ce genre : on voit, par exemple, des Palestiniens, transportés dans des ambulances du Croissant Rouge et qui semblent gravement blessés, descendre, en riant, de ces véhicules, quelques minutes plus tard, et ainsi de suite. On sait également que d’autres scènes ont été 'fabriquées' au carrefour de Netzarim, ce même jour. Le film fourni par France 2 n’a pas du tout permis de tirer des conclusions.

 

Une action judiciaire est en cours depuis quelque temps, et ses conclusions sont imminentes.

 

 

Lors de la dernière audience, en novembre [2007], France 2 avait dû produire les rushes du film "Al-Dura", dont la chaîne avait dit auparavant qu’il durait 27 minutes. Mais devant le tribunal, Enderlin n’en a montré que 18 minutes, c’est-à-dire seulement les deux tiers du film. Le juge en a été plutôt surpris. Pour toute excuse, Enderlin a marmonné qu’il n’avait pas l’entièreté du film et avait perdu [la partie manquante] ; ce qui n’aura pas manqué de donner lieu à de sérieux soupçons. Et dans le film qui fut projeté, on voit Al-Dura bouger le bras après avoir été "mortellement touché", puis ouvrir encore les yeux.

 

Al-Dura est devenu une figure emblématique de l’Intifada et au-delà. Par exemple, Osama bin Laden a fait mention de Al-Dura dans sa vidéo du 11 septembre ; les assassins de Daniel Pearl ont inséré une photo de Al-Dura dans la vidéo de la décapitation de leur victime ; des rues, des squares, des universités, etc., portent le nom de Al-Dura dans tout le monde musulman.

 

L’affaire Al-Dura est au cœur même de la couverture de presse de l’époque moderne.

 

Nous avons affaire à des photographes et des caméramans indépendants, qui sont souvent partiaux, qui saisissent des images en plein conflit local, montent le film et l’envoient à une chaîne internationale comme France 2. Du fait de la pression des programmes télévisuels, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, des chaînes comme France 2 diffusent ce matériau immédiatement, avant que qui que ce soit examine le film et s’assure de son authenticité.

 

 

Dans la guerre entre le Hezbollah et Israël, durant l’été de 2006, certaines images prises tant par Reuters que par Associated Press, au sud-Liban, ont été falsifiées, et Reuters a congédié quelques-uns de ses photographes shiites libanais.

 

Mais c’était trop tard. A l’époque, Reuters procéda à une enquête indépendante et découvrit qu’elle avait été flouée par ses preneurs de vue libanais locaux : les photos avaient paru partout, dans des milliers de publications, petites ou grandes, et ce dans le monde entier.

 

Pour en revenir au cas Al-Dura, il a déclenché l’Intifada, en ce sens que, n’était la diffusion, maintes fois réitérée, de ce film incendiaire, l’Intifada aurait pu n’être qu’un désordre localisé de quelques jours, occasionnant un nombre limité de victimes.

 

 

Au lieu de cela, il a enflammé la population, ce que souhaitait probablement l’Autorité Palestinienne en diffusant à plusieurs reprises le film à la Télévision. Quelques semaines plus tard, deux réservistes israéliens furent lynchés à Ramallah par une foule scandant le nom de Al-Dura. On se souvient sans doute de l’un des Palestiniens brandissant à la fenêtre [du poste de police] ses mains dégoulinantes de sang. L’Intifada ne tarda pas à monter en puissance et à échapper à tout contrôle.

 

Ainsi, d’une certaine manière, France 2 a-t-elle probablement aussi du sang sur les mains, en ce sens que l’Intifada aurait pu ne jamais se produire sans la diffusion répétée qu’a faite la chaîne de ce qui est peut-être une vidéo falsifiée de la mort d’un enfant appelé Al-Dura.

 

Nous sommes maintenant témoins d’un conflit entre Israël et les Palestiniens, pire qu’avant l’événement Al-Dura. C’est pratiquer un journalisme irresponsable que de diffuser de telles images sans être sûr qu’elles sont authentiques. Ce que la procédure pénale a montré, jusqu’à présent, c’est qu’elles sont l’objet d’un doute raisonnable.

 

D’autres iront plus loin que moi et diront qu’ils sont sûrs qu’elles ont été mises en scène. J’ai regardé les images et les ai examinées soigneusement ; je ne suis pas médecin légiste, et je n’agis pas en avocat. Mais, pour autant que je puisse en juger, il y a des motifs très raisonnables de douter que les rushes soient authentiques ; et même si l’enfant est mort, il y a des motifs très raisonnables de douter qu’Israël ait été responsable de sa mort.

 

 

Donc, que France 2 ait pu dire au monde qu’Israël avait effectivement assassiné un enfant sans défense, puis fournir la séquence filmée de l’événement à des chaînes internationales de Télévision, alors que ce n’était pas vrai, c'est un acte extrême et générateur de violences.

 

En France, dans les années postérieures au cas Al-Dura, il y a eu des attaques liées à la violence au Moyen-Orient : des Juifs français, tels Ilan Halimi et d’autres, ont été assassinés. Ce climat peut avoir été créé par la séquence de France 2.

 

Le gouvernement israélien a été très lent à s’atteler au cas Al-Dura. On a laissé à des organisations indépendantes, telle HonestReporting , le soin d’enquêter comme il faut sur cette affaire. J’estime que le gouvernement israélien a été plutôt lent à comprendre à quel point la presse est importante dans la diplomatie et les conflits modernes.

 

Dans le passé, des politiciens israéliens, tel Moshe Dayan, ont dit qu’Israël n’avait pas de politique étrangère, mais seulement une politique de défense et de sécurité. Au moment des Accords d’Oslo, Shimon Peres, qui était alors Ministre des Affaires étrangères d’Israël, disait qu’avoir une bonne politique dispensait de relations publiques, et qu’en cas de mauvaise politique, les relations publiques ne servaient à rien.

 

Je crains que ce ne soit pas exact. Qu’Israël ait une bonne ou une mauvaise politique est presque sans importance en matière de relations publiques. Si les critiques d’Israël veulent attaquer, ils le feront.

 

Avec des médias actifs 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, tout pays du monde doit être au courant de l’état de ses relations publiques. Je crois que, dans la bataille pour les relations publiques, non seulement Israël est très à la traîne vis-à-vis d’autres pays, mais qu’il est même loin derrière des milices telles que celles du Hamas, du Hezbollah et d’autres organisations similaires.

 

 

Tom Gross

 

 

© HonestReporting

 

 

Mis en ligne le 26 février 2008, par M. Macina , sur le site upjf.org 

07:43 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 26 février 2008

Exclusivité Infolive.tv : Sdérot sous les roquettes. Des images impressionantes et difficiles

Exclusivité Infolive.tv : Sdérot sous les roquettes. Des images impressionantes et difficiles

 

Infolive.tv

 

Infolive.tv vous propose un enregistrement vidéo inédit de Sdérot, au moment où se sont abattues deux roquettes Kassam sur la ville ce lundi. Des images impressionantes et difficiles. 25/02/08

 

 

Un garçon de 10 ans sérieusement blessé à Sdérot par une roquette Kassam

 

Terrorisme - Un garçon de 10 ans sérieusement blessé à Sdérot par une roquette Kassam

 

Terrorisme

 

Un garçon de 10 ans a été blessé par une roquette kassam à Sdérot. Sérieusement blessé à l'épaule, il a été conduit à l'hôpital Barzilai d'Ashkélon. En tout, ce sont 3 roquettes qui sont tombées aujourd'hui sur la ville. 25/02/08

 

La manifestation à Gaza sert les intérêts des extremistes. Les Palestiniens de Judée-Samarie ont bien plus à perdre.

 

Moyen-Orient - La manifestation à Gaza sert les intérêts des extremistes. Les Palestiniens de Judée-Samarie ont bien plus à perdre.

 

Moyen-Orient

 

Les forces de sécurité israéliennes s'étaient préparées à tous les scenarii qui auraient pu se produire le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza ce lundi matin. Des milliers de Palestiniens se préparaient à manifester et l'armée craignait un débordement vers la frontière israélienne. Une manifestation organisée et orchestrée par les dirigeants du Hamas, de Gaza et de l'étranger. En Judée-Samarie, la situation est totalement différente.

 

L' Antisémitisme: Une menace mondiale.

 

International - L' Antisémitisme: Une menace mondiale.

 

International

 

Le minisitère israélien des Affaires Etrangères a été l'hôte cette semaine d'une conférence à Jérusalem destinée à renforcer la lutte et les moyens de lutte contre l'antisémitisme, au niveau mondial. Des experts et représentants de différentes communautés du monde entier se sont rassemblés à cette occasion afin d'examiner et de discuter du phénomène, de ses conséquences, et des moyens de lutter contre ce fléau. Un fléau qui ne concerne pas uniquement le peuple Juif ou Israël, mais qui représente une menace pour le monde entier. 25/02/2008

 

L'armée israélienne met à jour cinq tunnels de contrebande d'armes à Gaza.

 

Terrorisme - L'armée israélienne met à jour cinq tunnels de contrebande d'armes à Gaza.

 

Terrorisme

 

Les forces de sécurité israéliennes ont mises à jour hier dans la région de Dahaniya, dans le sud de la bande de Gaza, 5 tunnels servant à la contrebande d'armes. Les unités de la Brigade Guivati, du génie militaire et des forces blindées ont appréhendé 40 Palestiniens suspectés de terrorisme . Un peu plus tard dans la nuit, 3 terroristes membres du Hamas avaient été tués lors d'une frappe aérienne israélienne. 25/02/2008

 

Alerte élévée dans le sud du pays. Le Hamas rassemble 40.000 personnes le long de la frontière avec Israël

 

Moyen-Orient - Alerte élévée dans le sud du pays. Le Hamas rassemble 40.000 personnes le long de la frontière avec Israël

 

www.infolive.tv

Moyen-Orient

 

Les forces de sécurité israéliennes ont été placées en état d'alerte dans le sud du pays, après l'annonce faite par le Hamas de rassembler 40.000 palestiniens de la bande de Gaza pour une manifestation géante. Le Hamas a déclaré que cette manifestation serait de nature "pacifique", mais les responsables du mouvement à Gaza ont cependant affirmé qu'ils ne contiendraient pas les éventuels débordements qui pourraient résulter de la manifestation. 25/02/2008

 

Les forces israéliennes en alerte dans le Sud du pays. Le Hamas s'apprêterait à forcer la frontière avec Israël

 

Moyen-Orient - Les forces israéliennes en alerte dans le Sud du pays. Le Hamas s'apprêterait à forcer la frontière avec Israël

 

Moyen-Orient

 

Les forces israéliennes ont été placées en alerte maximale dans le sud du pays. L'armée israélienne se prépare en effet à faire face à une marche de plusieurs milliers de Palestiniens de la bande de Gaza vers le territoire israélien, similaire aux évènement qui se sont produits le mois dernier à la frontière Egyptienne. Selon les services de renseignements, cette marche visant à forcer la frontière avec Israël serait prévue pour lundi matin. 24/02/2008

 

Sur un air de swing, Israël vu d'en haut. Attachez vos ceintures, ça balance!

 

Tourisme - Sur un air de swing, Israël vu d'en haut. Attachez vos ceintures, ça balance!

 

Tourisme

 

Infolive.tv vous offre un survol d'Israël, sur une musique de "Swing de Gitanes", le premier groupe israélien de Jazz manouche. 24/02/2008

 

L'Iran au centre des discussions du Cabinet. Olmert encourage le film Beaufort

 

 

Politique

 

L'Iran est donc demeuré au centre des discussions ce dimanche, après le dernier rapport de l'AIEA, qui détaillait vendredi la possible dimension militaire du programme nucléaire iranien. Le premier ministre Ehoud Olmert a cependant tenu à alleger les disuccsions et à souhaiter bonne chance au film israélien "Beaufort", actuellement en compétition pour un Oscar à Hollywood. 24/02/2008

 

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08:06 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 25 février 2008

Les femmes et les enfants d’abord (info # 012502/8) [Analyse]

Les femmes et les enfants d’abord (info # 012502/8) [Analyse]

 

Par Sami El Soudi à Sdérot © Metula News Agency

 

 

 

Lundi de tous les dangers dans la bande de Gaza et dans le Néguev occidental, suite à la chaîne humaine que le Hamas est en train de préparer afin de protester contre la fermeture des points de passage israéliens. La manifestation est censée débuter sur le coup de 10h 30 (9h 30 à Paris. Ndr.) et se poursuivre durant la journée.

 

 

 

Selon les responsables du Mouvement de la Résistance Islamique (Hamas), il ne devrait pas y avoir de friction entre les militants palestiniens et les forces de sécurité israéliennes – police et armée – car le cortège de contestation est prévu sur la voie Saladin (Salah El Din). Or cette artère de communication, qui traverse la bande dans toute sa longueur, est globalement éloignée de la frontière israélienne. Ceci, hormis au nord, dans la région de Bet Hanoun et du poste d’Erez, et au sud, à proximité de Rafah.

 

 

 

Toujours d’après le gouvernement du califat islamique, la protestation ne serait pas de son fait mais de celui d’une organisation spontanée contre le boycott de Gaza. Revendication peu crédible, car depuis samedi, et ce lundi matin a fortiori, ce sont les radios et les télévisions, entièrement noyautées par le Hamas, qui appellent à "prendre d’assaut la frontière de l’occupant sioniste, comme on avait détruit le mur en béton de Rafah" (la frontière égyptienne).

 

 

 

Ce que les islamistes organisent, pour commencer, c’est une chaîne humaine de 40 000 civils, se tenant par la main, - femmes entre femmes, hommes entre eux –, à raison de mille personnes par kilomètre.

 

 

 

Bien entendu, à longueurs d’heures, les media audiovisuels retransmettent les discours enflammés des leaders du califat, qui accusent les Israéliens de la pénurie de nourriture, d’essence pour les voitures et de médicaments. Les malades meurent dans les hôpitaux, faute de recevoir les soins adéquats, à en croire Hanya et ses acolytes.

 

 

 

En fait, et pour leur plus grand malheur, les Israéliens n’ont jamais cessé de contrôler parfaitement l’approvisionnement de Gaza : ils assurent la fourniture de toutes les denrées de base et de tout le matériel nécessaire aux hôpitaux. De plus, l’électricité filaire, couvrant 75% des besoins de la bande, est fournie en plein. Elle est originaire de la centrale d’Ashkelon, qui, avec Sdérot, représente la cible préférentielle des Qassam intégristes. Quelqu’un a-t-il parlé de tentatives à répétition d’automutilation ?

 

 

 

De plus, Israël transfère suffisamment de gazole pour fabriquer localement 15% des besoins électriques supplémentaires, au lieu des 20% habituels. 5 à 6% de ces besoins étant couverts traditionnellement par les Egyptiens.

 

 

 

L’Etat hébreu pourvoit aussi à tout le diesel nécessaire pour alimenter les véhicules d’urgence – ambulance et pompiers -. En outre, et en dépit du blocus imposé, des dizaines de blessés graves et de malades franchissent chaque jour la frontière pour être soignés dans les cliniques israéliennes. Ce qui manque, c’est l’essence pour les voitures particulières et une partie des fourgonnettes des miliciens lanceurs de Qassam, ainsi que les produits de luxe, comme les cigarettes.

 

 

 

La volonté du gouvernement hiérosolomytain est parfaitement reproduite dans la réalité : on ne crève pas de faim à Gaza, ni d’autre chose, mais cela ne rigole pas. Ce n’est pas uniquement de la faute des sionistes, puisque les miliciens islamistes ont, depuis longtemps, rasé ou brûlé tous les débits de boissons alcoolisées – il y a danger de mort à se trouver dans la rue gazaouite une bouteille de bière à la main -, les cafés Internet, les bibliothèques prêtant des livres païens et les centres de sport, de billard et de réunion.

 

 

 

La télévision est réservée aux programmes austères, à l’enseignement du Coran et à la propagande contre les infidèles, les étrangers, Mahmoud Abbas et les Israéliens. En outre, le Hamas empêchant les ouvriers de Gaza de travailler en Israël, et le blocus, les paysans et les ateliers d’exporter leur production, la population vit sans le sous, presque exclusivement de l’aide en provenance… des pays étrangers et non-croyants.

 

 

 

Bref, la misère noire règne à Gaza, mais pas la famine, et les services indispensables à la population sont normalement assurés. Cela fait qu’une multitude de jeunes gens oisifs, privés d’objectifs personnels, persuadés que leur mal-être provient des mesures prises par les monstres juifs et leurs Pygmalions occidentaux, sont prêts à faire de grosses bêtises pour faire parler d’eux. Ils servent ainsi de matière première aux chefs du califat, très occupés, quant à eux, qui passent tout leur temps à chercher de nouveaux moyens de victimiser leurs administrés, de démoniser les Israéliens et d’affaiblir leur capacité mentale de résistance.     

 

 

 

De nombreux journalistes étrangers réalisent des entrevues de proximité à Gaza, encourageant les interviewés à établir des listes des privations qu’ils endurent, et les laissant accuser Israël de tous leurs maux. Ces journalistes, français en tête, évoluent dans la bande pour traiter exclusivement des conséquences de l’embargo, sans jamais se risquer à interroger leurs locuteurs quant à sa cause.

 

 

 

Il faudrait, pour que cela devienne du vrai journalisme, demander aux Gazaouis s’ils savent que les restrictions sont la conséquence directe des bombardements quotidiens de roquettes sur les civils israéliens, et qu’il suffirait que ces bombardements cessent pour que le blocus soit levé. Mais la presque totalité des reporters de passage à Gaza s’abstiennent de poser cette question, participant ainsi à l’effort de guerre psychologique voulu par les intégristes.

 

 

 

La tentative d’aujourd’hui du Hamas de "briser le blocus" est tactiquement intéressante. Au fil des heures, la manifestation risque de se focaliser le long de la frontière, et on pourrait voir des milliers de femmes et de jeunes tenter de passer en force en Israël. A Sdérot, où j’ai pris mes quartiers avec Ilan Tsadik, on craint que, dans l’après-midi, une foule de civils essaient de franchir le grillage. Il est vrai que si, dans le même temps, les miliciens lançaient trois ou quatre Qassam et ouvraient le feu à proximité de l’armée israélienne, on risquerait l’hécatombe.

 

 

 

C’est précisément ce qu’espèrent les chefs du califat : plus il y aura de morts arabes à la fin de cette journée et plus leur "victoire" serait grande. Au cas où on pourrait montrer les photos de centaines d’enfants et de femmes de Gaza tués par les forces de sécurité de l’"occupant", l’image d’Israël et sa justification à maintenir les sanctions en prendraient un sérieux coup sur la scène internationale. Il est vrai que, cible de la désinformation quotidienne par ses journalistes, la majeure partie de l’opinion publique des pays civilisés ignore totalement se qui se déroule véritablement dans notre région, c’est d’ailleurs pour compenser cette lacune que nous avons créé la Ména.

 

 

 

D’autre part, si, à l’instar de l’armée égyptienne, Tsahal se montrait incapable de contenir la foule sans recourir à un massacre, ou pire pour elle, si une quantité non négligeable de Gazaouis parvenait à passer en Israël, on parlerait alors d’une authentique victoire de la tactique intégriste. Une tactique qui, dès demain, deviendrait stratégie : si les Israéliens se montrent, en effet, incapables de gérer une poussée générée par un groupe important de civils arabes, on verrait, la semaine prochaine, 500 000 Gazaouis marcher sur le point de passage de Kerem Shalom, un million de Cisjordaniens sur Jérusalem, et tous les chiites du Liban sur Métula.

 

 

 

Israël joue donc gros et elle le sait, comme nous l’a précisé un colonel, ce matin, dans un café de Sdérot. C’est pourquoi elle a pris les devants, mobilisant des forces considérables, appelant 4 000 policiers à la rescousse, établissant des nids de mitrailleuses et même une batterie d’artillerie.

 

 

 

Notre tactique sera simple, explique le colonel Nathan, un barbu de moins de trente ans, elle se définit par paliers : "premièrement, nous espérons que le Hamas tiendra parole, et que ses policiers ne laisseront pas les manifestants quitter la route Salah El Din. Ensuite, "poursuit le gradé", s’ils s’approchent réellement de la frontière, nous tenterons de les repousser avec des armes non létales qui nous ont été fournies. Si, malgré cela, la progression se poursuit, ou si des coups de feu émanaient de la foule, nous essaierions de tirer dans les jambes des agresseurs".

 

 

 

L’officiel supérieur fait mine de s’arrêter de parler. Nous attendons un moment. Pas longtemps. "Et si cela ne suffit toujours pas ?", fait Ilan Tsadik, interrompant le silence. Nathan est gêné, il réfléchit, puis lâche : "nous tenterons par tous les moyens de ne pas en arriver là, sachant fort bien que l’ennemi espère une boucherie, mais si c’était néanmoins le cas, je peux vous assurer qu’aucun groupe significatif de militants intégristes ne franchira notre frontière". Puis, après un nouveau temps d’arrêt : "l’enjeu est bien trop important".

 

 

 

 

 

Metula News

 

Agency © 

 

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lundi, 18 février 2008

Otages israéliens : des questions sans réponses

  A LA UNE

 

    
 

Otages israéliens : des questions sans réponses

 
Le journal Der Spiegel a publié en fin de semaine des informations selon lesquelles Israël s’apprêterait à annoncer que les deux soldats enlevés au Liban en juillet 2006 n’étaient plus en vie, tandis que des rumeurs faisaient état d’une libération prochaine de Guilad Shalit.

 
Selon le magazine allemand, le Premier ministre Ehud Olmert serait arrivé à la conclusion que Eldad Reguev et Ehud Goldwasser, les deux militaires israéliens enlevés par le Hezbollah en juillet 2006, seraient morts. Karnit Goldwasser, la femme de ce dernier, a affirmé en réaction que les familles ne recevaient d'informations que de la part de responsables autorisés, et ne réagiraient pas aux rumeurs publiées dans la presse étrangère.
 Alors qu'aucun signe de vie des soldats de Tsahal n’a pu être reçu depuis leur capture, le journal affirme également qu’un émissaire allemand ferait actuellement le lien entre Israël et le Hezbollah pour récupérer les corps des défunts.
 
Ehud Olmert a de son coté infirmé ces informations, tandis que pour le député Youval Steinitz (Likoud), les négociations actuelles avec la milice chiite libanaise doivent être arrêtées tant que des preuves formelles que les deux hommes capturés sont vivants, ne seront pas fournies.
 
D'autre part, selon des sources sécuritaires, le caporal israélien Guilad Shalit, détenu par le Hamas depuis 18 mois, pourrait être libéré prochainement dans le cadre d’un accord d’échange de prisonniers. Ces mêmes sources évoquent la possibilité que les négociations indirectes actuellement menées entre Israël et le mouvement islamiste, par l’intermédiaire d’un tiers, pourraient également aboutir à un cessez le feu entre les parties.
 
On sait par ailleurs qu’un texte prévoyant la fin des hostilités et un échange de prisonniers, a récemment été remis au gouvernement israélien et à celui du Hamas, par les deux auteurs de ce document, un journaliste palestinien proche du mouvement islamiste, et le rabbin de la localité de Tekoa, Menahem Frouman.
Ce dernier a confié à Israelinfos.net que les dirigeants du Hamas étaient prêts à signer ce cessez le feu sans condition, alors que le Premier ministre Ehud Olmert déclarait dimanche soir ne pas "partager cet optimisme en ce qui concerne la libération de Shalit".

WWW.ISRAELINFOS.NET

  

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samedi, 16 février 2008

Journal Der Spiegel: " Israël considère que Ehoud Goldwasser et Eldad Regev sont morts

Journal Der Spiegel: " Israël considère que Ehoud Goldwasser et Eldad Regev sont morts"

 

Infolive.tv

 

Israël considère que les deux soldats israéliens kidnappés par le Hezbollah en 2006, Ehoud Goldwasser et Eldad Regev sont morts, une information publiée ce samedi par le journal allemand Der Spiegel. Selon le journal, le premier ministre israélien Ehoud Olmert se préparerait a annoncer publiquement la mort des deux soldats réservistes. Ehoud Goldwasser et Eldad Regev avaient été kidnappés par le Hezbollah le 12 Juillet 2006. Leur libération et leur retour en Israël avait constitué l'un des objectifs principaux de la Seconde Guerre du Liban. Le Hezbollah avait jusqu'à ce jour toujours refusé de divulguer toute information sur le sort des deux soldats disparus si Israël ne s'engageait pas en contrepartie à relâcher le terroriste libanais Samir Kumtar, emprisonné en Isrël depuis 1979. 16/02/2008

www.infolive.tv

 

 

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