Avertir le modérateur

mardi, 08 juillet 2008

Pierre Besnainou : Pour une assemblée des juifs de diaspora.

Besnainou : Pour une assemblée des juifs de diaspora
24/06/08
   
- - Thème: Divers


 
Vous avez présenté, lors de la récente conférence organisée par Shimon Peres, à l’occasion des soixante ans d’Israël un nouveau projet de partenariat entre Israël et la Diaspora. En quoi consiste ce projet ? Comment a-t-il été accueilli ?
Aujourd’hui, les Israéliens sont représentés par la Knesset. En revanche, la représentation des Juifs de la Diaspora est plus complexe. C’est de ce manque qu’est née l’idée de créer une assemblée issue de la Diaspora afin de la représenter mieux et durablement, tout en apportant des solutions aux défis que devra affronter le peuple juif. Cette Assemblée comporterait bien sûr des responsables d’organisation juives, mais aussi des leaders d’opinion du monde juif.
Israël, grâce au soutien de Diaspora, s’est considérablement renforcé. A présent, c’est aussi le sort de la Diaspora qu’il faut anticiper. Les problématiques de transmission, d’éducation, nécessitent la mise en œuvre de solutions globales et pourraient être abordées dans ce cadre.
Il convient également de créer un dialogue entre les trois judaïsmes israélien, américain et européen. Aucune organisation internationale actuelle ne leur offre l’occasion de se rencontrer et d’échanger leurs idées.
Ce projet a reçu un excellent accueil lors de la Conférence de Jérusalem au mois de mai dernier.
Quelle est la prochaine étape ?
Le premier Ministre israélien Ehoud Olmert a décidé de confier au Secrétaire Général Ovad Yehezkel la création d’une structure consacrée à la réflexion sur le dialogue entre Israël et la Diaspora. Ce dernier a déclaré, dans le « Jerusalem » Post du 4 juin, que « si Israël échoue dans la redéfinition de ses liens qui l’unissent à la Diaspora, nous nous retrouverons, D.ieu nous en préserve, de nouveau divisés. Il y aura un Juif d’Israël et un Juif de la Diaspora, et ils seront plus dissemblables encore qu’ils n’étaient proches ».  
Pour ce qui est de la prochaine étape, il s’agit de créer un petit comité stratégique de réflexion, qui sera constitué de responsables d’organisations, de dirigeants communautaires et de leaders d’opinion. Ce comité devra présenter son programme au gouvernement israélien en novembre.
Certaines organisations juives américaines ne partagent pas votre point de vue. Comme pensez-vous les rallier à votre projet ?
Un certain nombre de personnalités non « communautaires » aux Etats-Unis et de certains dirigeants de grandes institutions m’ont déjà fait part de leur intérêt. Je suis convaincu que l’ensemble des institutions juives sauront se joindre à nous pour que 110 ans après le premier Congrès Sioniste organisé à Bâle par Théodore Hertzl, une nouvelle organisation représente les Juifs de Diaspora.
Avez-vous le sentiment qu’au-delà des dirigeants, le peuple israélien, est lui-même favorable à un dialogue avec les juifs de Diaspora ? Sous quelles formes ?
Pendant toute une époque, le peuple d’Israël a considéré que le dialogue devait passer par un soutien financier. L’expérience de la communauté juive de France, engagée par des voyages de solidarité durant la deuxième Intifada a montré, s’il était encore nécessaire, que le peuple Juif doit être considéré dans sa globalité.
Aussi, il est important que la jeunesse juive israélienne connaisse et comprenne la jeunesse juive européenne et américaine. Les programmes Masa et Taglit sont des véhicules essentiels dans le sens Diaspora-Israël. Il est important de réfléchir à des programmes qui amènent de jeunes Israéliens à aller à la rencontre de jeunes Juifs de Diaspora.
Photo:Alain Azria

 

 
 
 
  
<>  </>


 
Plan du site Listes de diffusion Crédits

23:35 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (1)

vendredi, 04 juillet 2008

Hamas : "Guilad Shalit ne donnera plus de nouvelles"

 Numéro 506 - 04.07.2008 - 1 Tammuz 5768   Numéro 506 - 04.07.2008 - 1 Tammuz 5768 

Hamas : "Guilad Shalit ne donnera plus de nouvelles"
Le «responsable du dossier Shalit», au sein du Hamas, Oussama Al Mouzayni, a déclaré jeudi, en fin d’après-midi, que son organisation refusera dorénavant de transmettre «le moindre signe de vie» du soldat de Tsahal, enlevé en 2006.

Il a annoncé qu’il n’y aura plus «ni lettre, ni enregistrement», et affirmé que plus l’Etat hébreu «s’acharnera à refuser un échange de prisonniers», aux conditions énoncées par le mouvement islamiste, «plus la chose se retournera contre les sionistes et incitera la résistance palestinienne à capturer d’autres militaires israéliens».
Al Mouzayni a par ailleurs accusé le gouvernement d’Ehud Olmert de «saboter les initiatives diplomatiques égyptiennes» et de mener les pourparlers à une «impasse totale».

«Concernant la trêve», a estimé le négociateur et proche conseiller du Premier ministre Ismaïl Hanyeh, «nous sommes parvenus à contraindre l’ennemi à accepter nos conditions» ; il a ensuite affirmé que si «le régime sioniste s’entête à ne pas relâcher les détenus palestiniens, notre parti prouvera qu’il a les moyens nécessaires, et toute la patience requise, pour maintenir Guilad Shalit en captivité pendant encore vingt ans ! ».
Selon Al Mouzayni, les services de renseignements israéliens ont «complètement échoué» dans leur tentative de localiser le lieu, «ou ne serait-ce que la région», où se trouve retenu Guilad Shalit.

Il a encore indiqué que le Hamas n’acceptera jamais «l’ordre de déportation formulé par les israéliens», évoquant par là la demande d’empêcher les terroristes qui seront libérés de regagner les territoires sous contrôle palestinien, afin de ne pas renouer avec leurs activités clandestines en réintégrant des cellules locales responsables d’attentats anti-israéliens. «Ceci est impensable», a souligné Al Mouzayni, «et chaque combattant devra retrouver son foyer et sa famille».
Enfin, il a assuré qu’outre l’enlèvement de Guilad Shalit, le Hamas a déjà fait «seize tentatives» de kidnapping de soldats de Tsahal.

http://www.israel-infos.net/article.php?id=1035

08:33 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

Jérusalem et le complexe de Tsur Bah’er. Par Guy Senbel

 

 
Par Guy Senbel pour Guysen International News     Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur l’attentat perpétré à Jérusalem mercredi 2 juillet. Commis par un résident de Jérusalem-est, un Arabe israélien, cet attentat a causé la mort de trois citoyens Juifs israéliens, rue Jaffa, devant l’immeuble qui abrite la rédaction et les studios de Guysen. La rue Jaffa est une des principales artères de Jérusalem. Jonchée de stèles commémorant des dizaines d’attentats, elle est devenue un théâtre de scènes morbides.

Nos journalistes ont filmé et commenté le carnage pendant de longues heures. Ils ont su garder leur sang froid, traiter à chaud un événement bouleversant. Les corps inanimés, les bébés couverts de sang, les véhicules écrasés, un autobus renversé, au sol, le sang et les traces suspectes d’explosifs, les sirènes, les hélicoptères, les soldats sur les toits. Et puis des coups de feu pour arrêter la course folle de l’assassin qui a semé la terreur et la mort. Le terroriste est originaire de Tsur Bah’er, un quartier arabe au sud de Jérusalem, tout comme l'auteur de l'attentat de l’école talmudique du  Merkaz Harav qui avait coûté la vie à huit étudiants le 6 mars dernier.

  Commis par des Arabes israéliens, les attentats du 6 mars et du 2 juillet ont ceci de commun qu’ils présentent un genre nouveau. Leurs auteurs ne sont pas des Palestiniens du Hamas ou des branches armées du Fatah, ce sont des Israéliens arabes qui jouissent des mêmes droits politiques et sociaux que les Israéliens de confession juive. Comment identifier des terroristes parmi 1 350 000 personnes qui vivent dans les frontières d’Israël ? Munis d’une carte d’identité israélienne sur laquelle la religion n’est pas mentionnée, encore moins l’origine, les Arabes israéliens circulent librement, exercent toutes les professions. Israël est un Etat de droit, la ségrégation y est interdite. Il n’existe pas à Jérusalem ou à Afula de citoyens israéliens de seconde zone. Il n’existe pas de ghetto non plus.

  Les Arabes israéliens bénéficient, comme tous les citoyens israéliens, des aides de l’Etat, d’allocations sociales, ils sont même proportionnellement plus nombreux que les citoyens juifs à être propriétaires de leurs domiciles. En 1948, quand ils choisirent de devenir des citoyens israéliens, le taux de mortalité infantile était de 50% ; aujourd’hui, il est de 7%. Pendant plus de vingt ans, le directeur de l’information de la Première chaîne de télévision israélienne était un Arabe israélien. Salim Jubran n’est pas le premier juge Arabe israélien à siéger à la Cour Suprême israélienne. L’Arabe et l’Hébreu sont les deux langues officielles de l’Etat d’Israël. Enfin, neuf députés de la Knesset sont des Arabes israéliens.

  Non, l’attentat de la rue Jaffa, le 2 juillet, n’était pas une réponse vengeresse aux mauvais traitements dont souffriraient les Arabes israéliens. Après le choc de l’attentat, il y a celui de sa représentation médiatique. « Attaque à la pelleteuse », la presse internationale présente l’événement comme une caricature d’attentat, le traitement réservé est souvent secondaire. Seules les images de l’exécution du terroriste, conduisant un engin de plusieurs tonnes pour tuer ça et là le plus grand nombre de passants, furent recherchées par les agences de presse. Celles des victimes font moins recette. Et c’est la voix de l’avocat de la famille du terroriste, qui plaide la cause d’un drogué, déséquilibré, qui aurait commis un « acte de folie »…

  Même l’Autorité palestinienne que préside Mahmoud Abbas, qui a condamné l'attentat de Jérusalem, a évoqué l’hypothèse d’un acté prémédité ; le communiqué publié affirme que ''si l'attaque a été préméditée, les Palestiniens la condamnent car de telles pratiques portent atteinte à la cause palestinienne''.

  Comment éviter d’autres attentats commis par des Arabes israéliens ? Il n’est pas question de « cloisonner les Arabes d’Israël dans leurs villes » a déclaré Ehoud Olmert jeudi 3 juillet. D’ailleurs, les habitants du quartier de Tsur Bah’er, dont était issu le terroriste, sont ''sous le choc''. Ils estiment que l'intégrisme ne règne pas dans leur quartier. ''Un seul terroriste n'atteste pas de l'extrémisme'', affirme-t-on dans les quartiers arabes de Jérusalem. Voilà défini le « complexe de Tsur Bah’er ».

La revendication de l’attentat par les « Brigades des Hommes Libres de Galilée », n’est pas prise très au sérieux, ce qui n’exclut pas que la motivation du terroriste ne s’origine pas dans un discours politique nourri de haine et de provocations.

  En 2005, Azmi Bishara fut le premier député Arabe israélien à déclarer que la nationalité israélienne avait été imposée aux Arabes israéliens… En 2006, un autre député Arabe israélien, Ahmed Tibi, prônait l’établissement d’un « califat islamique » et dénonçait « l’israélisation des Arabes d’Israël ». Au début de l’opération « pluie d’été » sur Gaza en 2006, le député Arabe israélien Wassil Taha recommandait aux Palestiniens de cesser les attaques sur les civils en Israël et recommandait de procéder au kidnapping de soldats de Tsahal…
Ce fut chose faite avec Guilad Shalit.

  A quelques jours d’une poignée de mains historique entre Ehoud Olmert et Bashar El Assad, alors que le Hezbollah et Israël ont trouvé un accord sur l’échange de prisonniers, morts et vivants, la question de la libération du soldat Guilad Shalit est sur toutes les lèvres.
Quelques heures après la libération d’Ingrid Bétancourt, le Président Sarkozy, mercredi 2 juillet au soir, saluait la libération de l’otage franco-colombienne. Il évoquait aussi la nécessité de libérer le soldat franco-israélien Guilad Shalit.

  Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, le dernier otage français, retenu en otage par le Hamas à Gaza, depuis 741 jours. Nous pensons aussi à Ehoud Goldwasser et Eldad Reguev, retenus en otage par le Hezbollah, et dont Ehoud Olmert a annoncé qu’ils ne sont plus en vie. Nous pensons enfin aux familles endeuillées d’Elisabeth Goren-Friedman, de Batshéva Untermann et de Jean Relevy, les trois victimes de l’attentat du 2 juillet à Jérusalem.

A la semaine prochaine,

Guy Senbel.


 

08:25 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 02 juillet 2008

Attentat à Jérusalem

Mercredi matin un tracteur a renversé plusieurs piétons près des locaux de la première chaîne de télévision à Jérusalem, faisant 44 blessés. Le conducteur - un Palestinien de Jérusalem-Est - a également retourné deux voitures et un bus au croisement entre les rues Jaffa et Shaarei Israël.

Un tracteur a délibérément renversé plusieurs piétons dans le centre de Jérusalem mercredi, près des bureaux de la première chaîne de télévision. L'incident a fait 4 morts et 44 blessés, dont 6 dans un état modéré à grave. Ils ont immédiatement été transportés à l'hôpital.

Le conducteur a été abattu par la police qui a confirmé qu'il s'agissait d'un acte teroriste. Un policier a été blessé par un coup de feu, indiquant que le conducteur était armé.

Apparemment, le tracteur servait pour les travaux de tramway de la ville.


L¹officier Eli Mizrahi : ³Je n¹ai fait que mon devoir²

Le policier de Jérusalem livre son témoignage seulement quelques heures après le drame.

A peine deux heures après l'incident, un agent de police et un soldat réserviste ont « neutralisé » le terroriste de Jérusalem-Est dans la rue Jaffa, mercredi 2 juillet.

Eli Mizrahi un membre de l'unité antiterroriste Yasam a déclaré aux journalistes sur les lieux qu'il a agi «  précisément comment on le lui avait enseigné ». Mizrahi était en service dans les environs avec son partenaire lorsqu'il a appris qu'un attentat terroriste s'était produit. Il s'est rendu immédiatement sur les lieux avec sa moto où il a vu une rangée de voitures écrasées et renversées ainsi que des piétons blessés, a-t-il déclaré.

Il a alors chargé son arme  pour se diriger vers le bulldozer conduit par le terroriste. « C'est un civil israélien armé qui a tiré sur l'homme en premier², a indiqué Mizrahi, ³mais le tracteur était toujours en mouvement, écrasant une voiture et se dirigeant vers d'autres piétons. »

Mizrahi grimpe dans la cabine du tracteur. « J'ai tiré à deux reprises. Et il a été neutralisé ».

Le commissaire de police David Cohen a félicité les policiers, les forces de sécurité et les civils sur place, soulignant l'admirable « détermination »  dont ils ont fait preuve pour neutraliser le terroriste.

S'adressant aux journalistes, le ministre du Travail Eli Yishaï a déclaré qu'il était urgent de voter une loi pour limiter les mouvements des habitants arabes de Jérusalem-Est et détruire les habitations des terroristes.

Le maire de Jérusalem, Ouri Lupolianski, a indiqué que sa fille se trouvait dans l¹un des bus visés par le terroriste mais qu'elle n'a pas été blessée.

« A notre plus grand regret, les terroristes ne cessent de trouver de nouveaux moyens pour attaquer le c¦ur du peuple juif à Jérusalem », a-t-il poursuivi.

De son côté, le Hamas a déclaré que l'attentat terroriste était « une réaction légitime aux agressions israéliennes ». Néanmoins, un porte-parole a souligné que le groupe ne connaissait pas les responsables de l'attaque.

www.jpost.com

 

23:56 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 30 juin 2008

Le gouvernement vote en faveur d'un échange de prisonniers avec le Hezbollah

Le gouvernement vote en faveur d'un échange de prisonniers avec le Hezbollah
Près de deux ans après l’enlèvement des soldats Ehud Goldwasser et Eldad Réguev, en 2006, par les milices chiites pro-iraniennes du Hezbollah, le gouvernement a approuvé, dans la matinée de dimanche, le principe de leur libération en échange de prisonniers libanais.

Vingt deux ministres ont voté en faveur de cet accord, tandis que trois seulement s’y sont opposés : Roni Bar-On, Daniel Friedman, et Zeev Boïm.
Les familles des deux militaires de Tsahal ont été autorisées à se rendre au Bureau du Premier ministre, afin d’y entendre les résultats de ce vote en présence de toute l’équipe dirigeante.
Micky Goldwasser, la mère d’un des deux militaires, a notamment déclaré au moment de son arrivée, au site Internet Ynet : «Je ne ressens aucune joie particulière à l’idée d’être invitée par le chef du gouvernement. Cette décision, Olmert aurait dû la prendre il y a déjà bien longtemps».
Des informations transmises aux ministres durant la réunion, il ressort que Réguev et Goldwasser ne sont plus en vie. Ehud Olmert lui-même a indiqué qu’il semble que les deux hommes soient morts «ou bien durant l’opération de kidnapping montée par le Hezbollah, ou bien en captivité, des suites de leurs blessures».
Juste avant le vote, le Premier ministre s’est adressé aux participants en ces termes : «A l’issue d’un long processus, je suis arrivé à la conclusion qu’en tant que chef du gouvernement d’Israël, il est de mon devoir de vous suggérer de voter en faveur de cet accord, qui apportera un point final à cette douloureuse affaire».

 

08:33 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu