Avertir le modérateur

lundi, 09 juillet 2007

LE CAS AZMI BISHARA

Dimanche 29 avril 2007

Israël/ Le cas Azmi Bishara

"Tout Arabe est chez lui dans le monde arabe tout entier". C'est ce qu'affirme l'ex-député arabe israélien Azmi Bishara dans une interview diffusée par Al-Jazeera. Mais les juifs, eux, n'ont qu'Israël...

  ARTICLE

 

Catégorie : Stratégie

outils OUTILS

 

commentaires Commentaires (2)

trackbacks Rétroliens (0)

envoyer par email Envoyer par email

PARmedium_Michel_Gurfinkiel_Photo_Alain_Azria.2.jpg Michel Gurfinkiel.

Vous voulez comprendre quelque chose au conflit israélo-palestinien ? Intéressez-vous au cas d’Azmi Bishara.

Né en 1956 à Nazareth, ce citoyen israélien appartient à la minorité arabe chrétienne. Il effectue ses études secondaires au lycée baptiste de sa ville natale. En 1974, il s’inscrit à l’Université hébraïque de Jérusalem. Proche du parti communiste israélien, comme la plupart des Arabes israéliens chrétiens à cette époque, il effectue ensuite des études de second et troisième cycle en Allemagne de l’Est, pays qui ne reconnaît pas Israël et qui coordonne en grande partie les activités anti-israéliennes du bloc soviétique, y compris les opérations terroristes. En 1986, il obtient un doctorat de philosophie à l’université Humboldt de Berlin-Est, qui est alors l’un des bastions intellectuels du totalitarisme communiste. Cela ne l’empêche nullement de revenir en Israël, pour y mener une carrière universitaire à deux volets : chercheur à l’Institut Van Leer, l’équivalent israélien du CNRS, et doyen de la faculté de philosophie et des études culturelles à l’université palestinienne de Birzeit, en Cisjordanie.

En 1996, il est élu député au parlement israélien, la Knesseth, sur la liste nationaliste arabe Balad, d’inspiration nassérienne. Aucune instance officielle israélienne ne s’oppose à cette élection pour des motifs de sécurité nationale. Il est réélu à quatre reprises : en 1999, en 2001, en 2003 et en 2006. En 1999, il fait même acte de candidature au poste de premier ministre. Sa ligne politique ? Un rejet catégorique de l’Etat d’Israël en tant que tel et de ses institutions, un soutien systématique au nationalisme palestinien et au nationalisme arabe, un militantisme incessant pour la transformation d’Israël en un Etat binational judéo-arabe destiné à se dissoudre dans une Grande Palestine arabe. En revanche, pas le moindre soutien à ses frères arabes chrétiens israéliens (notamment quand les musulmans de Nazareth tentent de construire une mosquée géante en face de la Basilique catholique de l’Annonciation) ou aux Palestiniens chrétiens (soumis à des persécutions incessantes et contraints à l’exil après l’instauration de l’Etat autonome palestinien en 1994).

En 2001, Bishara se rend en Syrie, pays avec lequel Israël est en guerre de jure et de facto. Il y rencontre le président Bashar el-Assad, et y fait l’éloge du Hezbollah, l’organisation terroriste et collaborationniste qui quadrille la communauté chiite libanaise pour le compte de Téhéran et Damas. Le gouvernement israélien – alors dirigé par Ariel Sharon – ordonne une enquête. Elle se concluera par un non-lieu. Mais la Knesseth votera une nouvelle loi interdisant à ses membres tout contact non missionné avec des Etats ennemis.

Pendant la guerre de l’été 2006 entre Israël et le Hezbollah, Bishara prend bruyamment parti pour ce dernier. En septembre 2006, il se rend en Syrie en compagnie de deux autres députés arabes israéliens : il met publiquement en garde ses interlocuteurs contre une nouvelle guerre qu’Israël déclencherait pour « rétablir sa capacité de dissuasion militaire ». Il se rend ensuite au Liban, où il affirme que « le Hezbollah a stimulé l’esprit de résistance du peuple arabe ». Cette fois, les autorités israéliennes déclenchent des poursuites, notamment en invoquant la loi de 2001.

Bishara prend peur. Il quitte Israël en avril 2007. Le 22 avril, il fait parvenir à la Knesseth sa démission, par l’intermédiaire de l’ambassade israélienne au Caire.

Ce qui ressort de ces données, c’est l’image – peu reluisante – d’un homme à qui une démocratie, Israël,  aura permis de mener sa vie et sa carrière à sa guise, et qui n’aura eu de cesse de la combattre, de la diffamer et finalement de la trahir.

Mais l’essentiel, le plus révélateur, est dans l’interview que Bishara, après sa fuite, donne le 18 avril dernier à Al Jazeera, le CNN arabe basé au Qatar. Il y déclare qu’il a « grandi au cœur de la culture arabe », qu’il a « des amis dans tout le monde arabe », qu’il n’a « aucune identité israélienne » et que « les ennemis d’Israël ne seront jamais ses ennemis ». En clair, il n’y aurait  pas, selon lui, de conflit israélo-palestinien – il ne prononce pas une seule fois le mot de « Palestine » - , mais plutôt un conflit global entre Israël et l’ensemble d’un monde ou d’une nation arabe, dont il serait, en dépit de son passeport israélien,  un citoyen et un combattant .

Dont acte. Si Israël s’était créé aux dépens d’une nation palestinienne, il lui devrait des réparations et devrait accepter, au minimum, un partage territorial sur un pied d’égalité. Mais si la nation  palestinienne n’existe pas, et si le conflit se situe, comme le dit Bishara, entre Israël et la nation arabe tout entière, on entre dans une logique totalement différente, celle d’un tout petit Etat qui défend sa survie face à ensemble géopolitique infiniment plus grand. Et qui, dès lors, a le droit d’exiger un espace territorial minimum, un pré carré : la Terre d'Israël historique.

Interrogé en 1937 par une commission d’enquête britannique sur la Palestine, Vladimir Jabotinsky avait déclaré que les revendications d’un  monde arabe déjà pourvu de nombreux Etats étaient sans doute respectables en soi, mais qu’elles apparaissaient, quand on les comparait à celle d’un peuple juif sans Etat, comme « les revendications de l’appétit » face à « celles de la faim ». Soixante-dix ans plus tard, Bishara confirme ce point de vue.

http://michelgurfinkiel.com/articles/117-Isral-Le-cas-Azmi-Bishara.html 

07:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 25 juin 2007

COMMUNIQUE UCCJ ILE DE FRANCE

UNION DES CONSEILS DES COMMUNAUTES JUIVES DEs L’ ILE DE FRANCE

20 AVENUE DE LONGCHAMP 75016 PARIS

Le président

Sammy GHOZLAN

medium_Sammy_G_photo_Alain_Azria.3.jpg

Paris le 25 JUIN 2007

L’UNION DES CONSEILS DES COMMUNAUTES JUIVES DE L’ILE DE FRANCE exprime un réel soulagement en apprenant que pour la première fois depuis son enlèvement le 25 juin 2006,par des groupes terroristes palestiniens de Gaza,le caporal Franco Israélien Guilad SHALIT a donné un signe de vie.Dans un enregistrement vidéo diffusé sur le site de la branche armée du Hamas,il précise que son état de santé se détériore et va nécessiter une longue hospitalisation.

Si nous sommes heureux et rassurés d’apprendre que le jeune Guilad SHALIT est sauf, nous demandons à toutes les organisations humanitaires,tous les états démocratiques,de tout mettre en œuvre pour obtenir sa libération .

Nous constatons que les méthodes employées par l’organisation islamoterroriste Hamas correspondent à celles utilisées par le Hezbollah et Al Quaida.  

Nous considérons que seule la pression internationale exercée sur les dirigeants du Hamas parviendra à la libération de Guilad SHALIT ;

Nous demandons au Gouvernement français et à notre diplomatie de  déployer tous les efforts possibles pour que la Croix Rouge Internationale puisse apporter les soins que nécessitent l’état de santé de notre compatriote.

Nous demandons que les conventions internationales soient respectées y compris par les ravisseurs qui se renvendiquent du Hamas ,organisation aujourd’hui au pouvoir à Gaza .

Nous assurons le soldat franco israelien SHALIT de tout notre soutien. Nous assurons également sa famille, ses amis de notre solidarité et de notre détermination à réclamer sa libération ,jusqu’à ce que Guilad SHALIT rentre chez lui sain et sauf.

Sammy GHOZLAN  

 

TEL/ O6 09 67 70 05

22:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 09 juin 2007

ARNO KLARFELD ,CANDIDAT UMP DANS LE XII EME

medium_Arno_Klarsfeld_photo_Alain_Azria.jpgArno Klarsfeld, candidat UMP dans le XII ème arrondissement de Paris :

 

 

« Aux habitants du 12ème, je peux apporter la sincérité, la fidélité et l'efficacité, qui sont dans ma nature. Je ne raconte pas d'histoires. Et je peux être un relais efficace et énergique.. »

 

Pas facile ce combat à livrer pour les législatives dans cette huitième circonscription où la candidate du P.S. a fait un score d'un peu plus de 50 % aux présidentielles. Mais pour Arno Klarsfeld, qui y est candidat de la majorité UMP/UDF, peu importe. « C'est un défi à relever, » dit-il.

Et les défis, il connaît et a été à bonne école avec ses parents, Serge et Beate, qui dès le milieu des années 60 en ont relevé des défis, même parmi les plus improbables. Avec intelligence et détermination. Pour que soient traduits en justice les criminels de guerre nazis de tout poil. Allant jusqu 'au Chili ou en Syrie, risquant même leur sécurité, pour que justice soit faite. Et qui se sont battus contre l'oubli aussi pour reconstituer minutieusement les vies des déportés juifs de France, morts en déportation et qui n'ont même pas de tombe. Mais qui ont le Mémorial de la Déportation des Juifs de France, réalisé par Serge Klarsfeld.

C'est dans cette exigence de justice et d'humanité qu'il a donc été élevé. Et ce n'est pas pour rien qu'il est devenu avocat. Au Barreau de Paris mais aussi de New York et de Los Angeles.

Et il a lui-même payé de sa personne pour combattre l'injustice, notamment lorsqu'elle revêt les vêtements de l'antisémitisme. En voici un ou deux exemples : en 1988 à Vienne, avec un petit groupe de membres des FFDJF, il manifestait contre la visite du Pape dans cette Autriche qui avait porté au pouvoir Kurt Waldheim, ancien Secrétaire général de l'ONU mais aussi ancien officier nazi. Et, ce jour-là, c'est le même uniforme, les mêmes décorations portées autrefois par le Président autrichien, que porte Arno Klarsfeld. Pour dénoncer le scandale de cette nomination et de cette visite caution...

Efficace...la police autrichienne procède à une arrestation musclée des membres du groupe, avec traitement de faveur pour Arno qui renvoie aux Autrichiens leur propre image si dérangeante. Emmené au Commissariat Central il passe par les Services anthropométriques, tel un criminel, photos de face, de profil, empreintes digitales...Et on le laisse là, les mains pleines d'encre...Alors, et cela décrit bien la personnalité d'Arno Klarsfeld, il les essuie sur la chemise du policier autrichien qui lui fait face...

Il est jugé, condamné à dix jours de prison ou l'équivalent de 3.600 francs d'amende pour avoir porté cet uniforme....[ in Bulletin des FFDJF N° 26 de septembre 1988]

En 1987, c'est au Bourget qu'il manifeste, seul cette fois. Lors d'un rassemblement du F.N. Dont le Président avait alors eu des paroles scandaleuses sur la Shoah. Sous sa veste un T-Shirt avec « Le Pen, nazi »...dès qu'il le montre le service d'ordre du Front National se jette sur lui, le roue de coups et l'abandonne en slip et blessé sur le bord de la route...Quelque peu flegmatique, mais constatant l'état de son fils, sa mère, Beate Klarsfeld dira alors : « on n'aurait peut-être pas dû le laisser y aller seul... »

Il sera l'avocat des parties civiles au procès Touvier et Papon. Mais se bat tout autant contre des massacres comme celui du Rwanda. Inlassablement. Tel parents, tel fils...

Il vit quelque temps en Israël, étape qui va de soi, lui qui s'inscrit dans cette mémoire. Il y est garde-frontières.  Un symbole.

L'année 2005 voit son entrée en politique. Avec des missions qui lui sont confiées sur la mémoire, les minorités, la délinquance des mineurs, les enfants scolarisés dont les parents sont en situation irrégulière. Tout cela a commencé par sa rencontre avec Nicolas Sarkozy, avec qui il partage un même goût du sport, jogging ou vélo. Les missisons qui lui ont été confiées sont menées à bien, car, en dépit de ses allures de play-boy, c'est un bosseur. Et sur ces dossiers leurs idées concordent.

Il participe donc à la campagne des présidentielles, à l'élaboration du projet sur la délinquance, le social, la mémoire. Et, suite logique, dit-il, Nicolas Sarkozy et François Fillon lui demandent d'être candidat pour les législatives. Ce qu'il accepte volontiers. Car, « il faut que la majorité présidentielle soit la plus forte possible. » Ce combat, il en fait donc le sien. Et s'y consacre avec ardeur et enthousiasme.

D'aucuns lui reprochent de ne pas être de l'arrondissement choisi, le 12ème. Sa réponse : « je suis né à Paris, cet arrondissement, je le connais. » Il ajoute : « on peut y faire du vélo, on peut y courir. Il y a la Coulée Verte – ancien tracé du chemin de fer, l'une des promenades à Paris -. J'y habiterais avec plaisir. » On lui reproche d'avoir dit qu'il le traverse en rollers. Sa réponse : « qu'on le traverse en rollers, à pied ou en vélo, on le connaît. Mais ce n'est pas ce qui compte et les gens ne sont pas dupes... »

Ces habitants du 12ème, il va à leur rencontre, avec une chaleur et un intérêt authentiques. C'est sa nature. Et le courant passe : « ils sont gentils, je suis bien accueilli. »

Des autres candidats il ne veut rien dire. Ce n'est pas son propos. Et surtout pas « dire des méchancetés ». Aucun intérêt.

Que peut-il leur apporter donc à ces habitants du 12 ème ? « La sincérité, la fidélité et l'efficacité. C'est ma nature. Je suis comme ça. Je ne raconte pas d'histoires, je ne raconte pas n'importe quoi. »

Et aussi, « ce n'est pas mal sur le plan local d'avoir quelqu'un a l'oreille du Premier ministre et du Président... et je peux être un relais efficace et énergique... »

 

Hélène Keller-Lind  pour TélèJ.info

 

23:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu