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vendredi, 09 juillet 2010

Les adieux de Daniel Shek à Paris /CRIF

08/07/10
   
- - Thème: Crif

 

 

 

Richard Prasquier Daniel Shek.JPG 

Après quatre années de présence dans la capitale française, S.E. Daniel Shek, ambassadeur d’Israël en France, s’apprête à regagner Israël en septembre prochain. C’est devant le Comité Directeur du CRIF et en partageant le verre de l’amitié, qu’il a choisi de faire ses adieux à la communauté juive de France.
 
En l’accueillant et tout en lui remettant un petit souvenir au nom du CRIF, le président Richard Prasquier a tenu tout d’abord à féliciter l’ambassadeur pour le mariage de son fils et à lui souhaiter tout le bien possible pour les futures années qui l’attendent au service de l’État d’Israël. Richard Prasquier a salué l’action de Daniel Shek, qui, dans un contexte particulièrement difficile, a défendu avec honneur et brio Israël, attaqué de toutes parts.
 
En réponse, Daniel Shek a remercié le CRIF et les organismes qui le composent et la communauté juive de France en général, une communauté qui s’est révélée la plus solide et la plus attachée à Israël de toutes les grandes communautés. « Il vous revient de continuer à œuvrer dans le même sens » a tenu à affirmer l’ambassadeur qui a ajouté : « Vous avez des années pleines de réflexion, de réformes et de renouvellement devant vous ». « Nous vivons une période difficile et pleine de défis. La communauté semble un peu en désarroi et s’interroge sur son destin et sur celui d’Israël…Je suis confiant que mon successeur profitera à son tour d’un dialogue franc avec les organes de la communauté, en particulier le CRIF ».
 
Puis, en forme de bilan, et s’attachant à décrire la relation entre la France et Israël, Daniel Shek a eu cette formule : « La situation en cet été 2010 est la suivante : elle est meilleure qu’il y a 20 ans, meilleure qu’il y a 10 ans, meilleure qu’il y a 5 ans et moins bonne qu’il y a 2 ans ». 2008, en effet, demeurera, selon lui, comme la meilleure année entre la France et Israël. On en prendra pour preuve les grands événements spectaculaires à haute visibilité qui l’auront marquée: Shimon Peres à Paris, les drapeaux israéliens sur les Champs Élysées, Nicolas Sarkozy à la Knesset, le 60ème anniversaire, la Salon du Livre…
 
« La France est un pays passionnant et l’attachement entre les deux sociétés civiles, la française et l’israélienne, est viscéral ». Mais, c’est un fait, il y a eu des tensions comme lors de la confrontation israélo-libanaise ou l’affaire de Dubaï. C’est pourquoi la mission des diplomates est de trouver une nouvelle clé, un nouveau modèle pour améliorer les relations avec ses interlocuteurs. « Je pense que j’ai réussi cela » a considéré Daniel Shek.
 
Sur fond de préoccupation par rapport aux questions d’image et d’opinion publique, l’ambassadeur a conclu par un tour d’horizon sur les dossiers internationaux vus des points de vue français et israélien : Palestiniens, Liban-Syrie, Iran, Boycott…
 
« Le dialogue entre Israël et la France est fragile mais nous avons tout fait pour créer des liens pérennes dans les domaines les plus divers comme l’économie, le commerce, la science, l’éducation, l’immigration, la défense »
 
Avant de quitter ses hôtes, S.E. Daniel Shek s’est prêté de bonne grâce au jeu des questions-réponses. Le CRIF souhaite bonne chance pour la suite de sa carrière à Daniel Shek.
 
Photo : 2010 © Alain Azria 
 
 

 

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jeudi, 01 juillet 2010

A l’appel de Reporters sans frontières, des centaines de personnes ont participé à un rassemblement pour exiger la libération d’Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier,

Solidarité avec les deux journalistes enlevés en Afghanistan
30/06/10
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- - Thème: Crif


 

 

A l’appel de Reporters sans frontières, des centaines de personnes ont participé à un rassemblement pour exiger la libération d’Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, journalistes à France 3. Ils sont retenus en Afghanistan depuis le 30 décembre avec trois accompagnateurs.
 liberez_0038_les_otages_29_06_2010.JPG
Haïm Musicant représentait le CRIF à cette manifestation, qui s’est tenue devant la porte d’entrée principale du jardin du Luxembourg. Il a signé la pétition et rédigé un message sur une bâche destinée à cet effet, en affirmant la solidarité du CRIF avec nos compatriotes, mais souhaitant aussi qu’on n’oublie pas Guilad Shalit.
 
Photo : © 2010 Alain Azria

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mercredi, 23 juin 2010

Pour Gilad et pour Israël ! Grand succès du rassemblement au Trocadéro /par Jean Pierre Allali

Le Crif en action
 

Pour Gilad et pour Israël ! Grand succès du rassemblement au Trocadéro
23/06/10
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- - Thème: Crif


  Trocadero_0009_Guilad_22_06_2010.JPG

 

 

Organisé sous l’égide du CRIF avec le concours des organisations juives, le grand rassemblement de soutien à Gilad Shalit et à Israël qui a eu lieu le 22 juin 2010 en fin de journée, mais en plein soleil, au Trocadéro a connu un remarquable succès. Face au Parvis des Droits de l’Homme, entourant la statue du maréchal Foch, quelque 15 000 personnes étaient venues montrer, si besoin était, que l’otage franco-israélien Gilad Shalit n’est pas seul, qu’Israël, victime d’une campagne de délégitimation sans précédent, n’est pas seul.
 
Vers 19h30, tandis que sur la tribune,Trocadero_0028_Guilad_22_06_2010.JPG Gil Taïeb, grand ordonnateur de la soirée, Meyer Habib, Ariel Goldmann, Arié Bensemhoun, Francis Kalifat et Jean-Pierre Magnier s’affairent à régler les derniers détails, la foule commence à s’amasser, devenant rapidement compacte. Les drapeaux israéliens et français sont agités, des pancartes fustigeant le Hamas ou l’Iran. Un slogan est lancé : « Libérez Gilad Shalit. Hamas, terroriste, Iran complice ». Il sera repris tout au long de la soirée.
 
Au pied de la tribune, ceints de leur écharpe tricolore, des élus parisiens et des dirigeants politiques, parmi lesquels Serge Blisko, Pierre Shapira, Lynda Asmani, Karen Taïeb, Jean-Jacques Curiel forment une chaîne. Ils sont rapidement rejoints par Anne Hidalgo et Nicole Guedj. Face à eux, les jeunes des E.E.I.F. et de l’Habonim Dror, en tenue, s’installent accroupis à même le sol. On croirait le début d’une soirée « Feu de camp ». Une ovation salue la présence de cette belle jeunesse. « On est fier de vous ! » leur lance Gil Taïeb.Trocadero_0166_Guilad_22_06_2010.JPG
 
Vers 20h30, Gil Taïeb donne le coup d’envoi. Sa voix est ferme, grave : «  Voilà quatre ans que Gilad a été enlevé sur le territoire même de l’État d’Israël. Depuis 1460 jours, il est abandonné. Où sont les ONG ? Où sont les articles de presse exigeant sa libération ? Quand il s’agit d’Israël, on est toujours prêt à condamner et à boycotter. Alors qu’avec le Hamas, on se montre compréhensif et c’est le laisser-faire ! » La foule hurle « Hou, hou, hou ». Et Gil Taïeb de poursuivre : « Israël est la seule démocratie du Moyen-Orient, nous devons lui affirmer ici notre soutien et adresser un grand message à l’humanité en disant à tous : Réveillez-vous ! ». L’orateur conclut son propos en fustigeant notamment Roland Dumas pour ses récents propos.
 
Contre toute attente, ce n’est pas un tribun qui lui succède, mais la troupe Adama qui lance un « Hava Naguila » endiablé suivi d’un pot pourri de grands tubes israéliens. La foule reprend en chœur. Les élus parisiens entament un pas de danse, un début de hora. Lynda Asmani lance « Ani medabereth ivrit » et reprend avec fougue les refrains. On croit voir une femme voilée dans la foule. En réalité, c’est une manifestante qui a recouvert sa tête d’un drapeau israélien.
 
Sur la tribune, tandis que prennent place quatre porte-drapeaux, deux israéliens et deux français, des représentants des amis chrétiens d’Israël, blancs et noirs côte à côte, font résonner, en forme de délivrance, le son du chofar. C’est impressionnant. Puis, le président du CRIF, Richard Prasquier, premier orateur institutionnel de la soirée, prend place. Il est visiblement très ému. « Gilad Shalit a passé quatre ans de sa vie en captivité. Un sixième de sa vie ! Nous ne savons rien, c’est pourquoi nous redoutons tout…L’idéologie des ravisseurs est, hélas inscrite dans leur charte : tous les Juifs sont des ennemis qu’il faut tuer ». Richard Prasquier rend hommage à Siona pour son action constante en faveur de Gilad Shalit et au président de la République, Nicolas Sarkozy. Pour le président du CRIF, renvoyer dos à dos Israël et le Hamas est une ignominie. Fustigeant la terreur islamiste et la tendance de certains à faire croire que le Hamas appartient au camp des héros de la liberté, le président du CRIF revient sur l’affaire de la flottille, sur le déshonneur des supposées organisations humanitaires présentes à bord et sur la catastrophe alimentaire imaginaire à Gaza. « Dans la flottille, il y avait aussi de véritables terroristes islamistes décidés à tuer et à se faire tuer ». Et Richard Prasquier de conclure : « Trop, c’est trop ! Car ce qui est en cause, ce n’est pas seulement le boycott, mais la délégitimation d’Israël. Nous ne laisserons pas faire ! ».
 
Sur l’écran géant installé près du podium, des chansons écrites par des chanteurs israéliens en l’honneur de Gilad Shalit sont proposées. Puis c’est autour du courageux maire du 16ème arrondissement de Paris, Claude Goasguen, ami fidèle d’Israël, de prendre la parole. « En Israël, il n’y a pas d’otages, il y a des prisonniers…Le Hamas, c’est une bande de terroristes…N’ayons pas peur du combat que nous menons, il est juste ». Et Claude Goasguen de fustiger tout à la fois le Premier ministre turc, le président fasciste de l’Iran et le Hezbollah avant de lancer : « Je suis fier d’être ici, d’être un allié indéfectible d’Israël ».
 
Après la projection d’une vidéo montrant successivement Gilad Shalit et son père, Noam et après un court message de Bertrand Delanoë, maire de Paris, en déplacement à l’étranger, c’est Anne Hidalgo, première adjointe, qui monte à la tribune. « Nous sommes victimes d’une grande désinformation…La liberté de Gilad, c’est aussi notre liberté…Nous faisons Gilad Shalit citoyen d’honneur de la ville de Paris ». Après un message sur grand écran de Patrick Bruel, c’est au tour de Julien Dray, député PS de l’Essonne, de monter à la tribune : « Nous ne devons avoir aucune hésitation, aucun doute dans ce combat. Les adversaires d’Israël n’ont d’autre but que de le détruire…L’antisémitisme moderne c’est l’antisionisme. C’est inacceptable ! ». Les vidéos succèdent aux orateurs dans un véritable show bien construit. Voici à présent un film qui montre le véritable visage de la flottille et de ses « humanitaire » haineux.
 
Pour Claude Lanzman, c’est le Hamas qui appelle à l’éradication de l’État juif qui est le premier responsable du blocus de Gaza. Dans son propos, le cinéaste attaquera le rapport Goldstone et citera Jean-Paul Sartre pour étayer ses arguments. « Gaza n’est pas affamée ! Détracteurs d’Israël, vous mentez ! Les soldats de Tsahal ont le droit de tirer si leur vie est en danger…Les aboyeurs ont d’ailleurs compris et mettent une sourdine à leurs prétentions… Honte à la déprogrammation d’un film israélien par le circuit de distribution Utopia ». Et Claude Lanzman de conclure : « Nous ne permettront pas ces attaques d’Israël ».
 
Lui succédant, Bernard-Henri Lévy est très applaudi. Il met en avant dans un discours prononcé d’une voix forte et ferme, l’imposture de la flottille, l’exemplarité de la démocratie israélienne, les conventions internationales bafouées. Il montre du doigt les « idiots utiles » qui ont refusé de faire passer un message de la famille de Gilad Shalit. Et puis, pourquoi, comme on le fit pour Ingrid Bétancourt, ne place-t-on pas le portrait de l’otage franco-israélien sur le fronton de l’Hôtel-de-Ville de Paris ? Et BHL de se gausser des « petits dialecticiens de comptoir que nous entendons gloser ».
 
Voici à présent Marek Halter avec sa belle barbe de patriarche et de sage. « Nous aimons Israël car c’est un peuple qui a combattu pour sa liberté. Il n’a pas reçu son État sur un plateau d’argent ! ». Et Marek Halter, qui rappelle qu’il a tenu en son temps compagnie à la famille Shalit sous la tente qu’elle avait dressée en Israël,  de reprocher aux Palestiniens leurs marchandages : « Vous n’avez pas honte ! Une vie est une vie, c’est dans le Coran. Et vous demandez mille vies en échange d’une seule ! À croire que vous n’avez pas une haute opinion de la valeur de la vie de vos concitoyens ! »
 
Et voici Enrico Macias qui, dit-il, sait mieux chanter que discourir mais qui tient à affirmer : « Les Droits de l’Homme doivent être les mêmes pour tous ! ». Le philosophe Alain Finkielkraut, qui sera un peu sifflé pour certains passages de son discours, notamment lorsqu’il critique les implantations, reste sur les positions qui sont les siennes avec la crainte qu’à terme, on soit conduit à un État binational.
 
Pour lui, les Israéliens sont tombés naïvement dans un piège. « La haine planétaire d’Israël est le nouveau visage de l’antisémitisme. Comment ne pas réagir face au boycott et à des propos comme : « Israël, casse-toi, la Palestine n’est pas à toi » ». Pour le philosophe, il faut dire : « Nous sommes tous des sionistes ! »
 
Le Grand rabbin de France, Gilles Bernheim, absent de Paris, a exprimé sa solidarité par le biais d’un petit film vidéo. Le Grand rabbin de Paris, David Messas est, lui, à la tribune et lance : « Je suis très fier de la communauté juive de Paris, de son militantisme et de son cœur si attaché à Israël ». Il fait chanter « Kol Aolam Koulo » et « Ossé chalom » concluant par : « N’ayons pas peur ! »
 
Pour rester dans le domaine des représentants religieux, c’est au tour de Monseigneur Beau du Clos des Bernardins de se dire scandalisé par « le pêché contre Dieu qui est commis par les ennemis d’Israël » et d’appeler à la paix sur Jérusalem.
 
Pierre Besnaïnou, président du FSJU, de l’Appel Unifié et de la Fondation du Judaïsme Français, pour sa part, fustige fermement Roland Dumas et les hommes politiques français qui critiquent Israël. Il s’en prend également aux médias. « La protection d’Israël, c’est la protection des Juifs du monde entier » Il suggère la constitution d’une flottille israélienne à la rencontre de Gilad Shalit et conclut par un vibrant « Vive Israël ! Vive Jérusalem ».
 
Tandis que devant la tribune, les éclaireurs installent 1460 bougies qui écrivent en français et en hébreu le nom de Gilad Shalit et que, la nuit tombant eu à peu, le public, de son côté, a allumé des lampions qu’il brandit comme lors des concerts des grandes stars, le président du Consistoire Central, Joël Mergui prend la parole. Il fait référence, lui aussi à Ingrid Bétancourt et lance : « Je vous demande d’être mobilisés en permanence ». C’est au tour de l’ambassadeur d’Israël en France, Dany Shek, qui achève sa mission en septembre prochain, de prendre la parole. Il fustige le rôle de la Croix Rouge et, s’adressant aux détracteurs d’Israël, leur lance : « Vous perdez votre temps ! Nous ne lâcherons pas ! Votre approche est archaïque ! »
 
Trocadero_1378_Guilad_22_06_2010.JPG
Il revient au président Prasquier de conclure. Il rend hommage à Haïm Musicant, directeur général du CRIF et au staff du CRIF, à l’ABSI et à Gil Taïeb, à Jean-Pierre Magnier et Jean-Luc Darmon, aux volontaires du SPCJ, aux forces de police et aux mouvements de jeunesse. La tribune et la foule se mettent ensuite au garde à vous lorsque le baryton David Séréro entonne une « Marseillaise » somptueuse reprise en chœur avec fougue. Et c’est à Rika Zaraï qu’il revient de lancer l’ « Hatikva », chant d’espérance du peuple juif, qui conclut cette très belle, très émouvante et très rassurante manifestation.
 
Il est bien entendu difficile de citer les très nombreuses personnalités présentes à ce magnifique rassemblement. Citons en vrac et en nous excusant des oublis involontaires : la plupart des membres du Bureau Exécutif et du Comité Directeur du CRIF, Roger Cukierman, ancien président,  Élie Chouraqui, Samy Ravel, Anne-Marie Revcolevski, Alexis Govcyian et une forte délégation des Arméniens de France, Guy Konopnicki, Paul-Loup Sulitzer, Philippe Karsenty, Arielle Schwab, le général israélien Yossi Ben Hanan, héros des guerres d’Israël ou encore Éric Raoult qui fera aussi une brève apparition à la tribune. Le rassemblement a pris fin vers 23 heures. Un grand bravo aux organisateurs.
 
 
(rédigé par Jean-Pierre Allali)
Photo : © 2010 Alain Azria

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lundi, 21 juin 2010

MESSAGE DU GRAND RABBIN DE FRANCE:Rassemblement Parvis des Droits de l'Hommes 22 juin 2010

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   MESSAGE DU GRAND RABBIN DE FRANCE

Je me suis engagé il y a plusieurs mois à présider, le 22 juin, la soirée officielle de la Conférence des Rabbins Européens, qui réunit à Metz les Grands Rabbins de nombreux pays. Je ne pourrai donc pas être physiquement présent à la manifestation organisée au même moment par le CRIF, le Consistoire et le FSJU au Parvis des Droits de l’Homme du Trocadéro. Je le regrette profondément et vous encourage vivement à vous y rendre. Je tiens à diffuser le message suivant : L’assaut mené le 31 mai par la marine israélienne au large de Gaza a donné lieu à de très nombreuses analyses, critiques ou condamnations en France, en Israël et dans tous les autres pays du monde. En qualité de Grand Rabbin de France, mon rôle n’est pas de commenter les modalités d’une opération militaire. Cet assaut a fait neuf morts. L’homme de religion que je suis, pensera toujours que neuf morts, c’est neuf morts de trop ! Après cette opération militaire, et au fur et à mesure que l’on y voyait plus clair sur ce qui s’est passé et sur qui étaient dans les bateaux, trois points ont retenu mon attention. Tout d’abord, les images des soldats israéliens entrant en contact radio avec les bateaux avant l’assaut et entendant la réponse suivante, qui se passe de tout commentaire : « Jews, go back to Auschwitz ! ». Ensuite, les glissements très rapides chez plusieurs acteurs publics d’une condamnation de l’opération militaire à une condamnation de l’existence-même de l’Etat d’Israël. Enfin, le refus de cette flottille, qui s’est autoproclamée « humanitaire », de porter à Guilad Shalit un message humanitaire de ses parents. Cela fait quatre ans que Guilad Shalit, citoyen franco-israélien, a été enlevé en Israël et est détenu comme otage par le Hamas dans le plus grand mépris des Droits de l’Homme. Il détient le triste privilège d’être l’otage français le plus ancien à travers le monde. J’appelle aujourd’hui tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté, épris de paix, de justice et de démocratie, à venir le 22 juin au Trocadéro pour dire trois choses : Nous voulons la libération de Guilad Shalit par le Hamas. Nous voulons la fin de l’ostracisme qui frappe l’unique démocratie du Proche-Orient et qui aboutit trop souvent au refus glaçant de son existence. Nous ne voulons pas l’importation en France d’un conflit et de violences qui se déroulent à des milliers de kilomètres. Enfin, à tous ceux qui, de bonne ou de mauvaise foi, sont aujourd’hui des supporters directs ou indirects du Hamas, le Rabbin que je suis, a envie de citer cette phrase du midrach qui a une portée universelle : « Pourquoi vois-tu le sable qui est dans l'oeil de ton frère et ne vois-tu pas la pierre qui est dans ton oeil à toi ! » Gilles BERNHEIM   
           
  
        
           
       

 
  
        
  
© 2010 - GRAND RABBINAT DE FRANCE
 Pour nous contacter : contact@grandrabbinatdefrance.com <mailto:contact@grandrabbinatdefrance.com

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dimanche, 06 juin 2010

William Goldnadel ne voit pas Israël changer de cap/Le Figaro Magazine

Me Gilles-William Goldnadel . (Sébastien Soriano/Le Figaro)

Ami de Benyamin Netanyahou, l'avocat français Gilles-William Goldnadel ne voit pas Israël changer de cap.

Président de l'association France-Israël, Me Gilles-William Goldnadel commente l'isolement diplomatique israélien.

 

Le Figaro Magazine Comment Israël a-t-il pu se lancer dans une opération si meurtrière qui s'achève dans un fiasco politique ?

 

Gilles-William Goldnadel Commençons par définir à qui et à quoi Israël avait affaire. Dès avril, un centre de lutte contre le terrorisme avertissait qu'une flottille allait tenter de forcer le blocus de Gaza et d'en découdre avec la marine israélienne. Chacun savait qu'il ne s'agissait pas seulement de « pacifistes » mais d'islamistes purs et durs, notamment turcs. Je constate que nul ne s'émeut de cette alliance fraternellement assumée entre antisionistes rouges et fous d'Allah, version Istanbul.

 

Chacun savait, sauf l'armée israélienne...

 

C'est confondant pour les commandos de marine. On ne les avait pas briefés. Ils n'étaient pas préparés à ce genre d'affrontement. Ce qui prouve que l'on fantasme dangereusement sur l'omnipotence israélienne.

 

Après ce drame, le blocus de Gaza n'est plus tenable. L'Egypte a déjà rouvert sa frontière avec Gaza.

 

Je crois que le blocus sera maintenu car il n'existe aucune autre solution. Gaza est gouvernée par une entité, le Hamas, qui refuse l'existence d'un Etat juif dans la région, ne serait-ce que sur un mètre carré du territoire. Ces gens-là ne montrent aucune disposition pour le moindre accord politique. Et, compte tenu de leur alliance avec l'Iran et la Syrie, le gouvernement israélien ne peut faire autrement que de les empêcher de se réarmer. Il doit donc limiter ce qui entre dans le territoire. Désormais, cela va devenir encore plus compliqué politiquement. Mais militairement, c'est possible.

 

Le directeur du Mossad a dit que pour les Etats-Unis, Israël était davantage une charge qu'un atout. Diplomatiquement, Israël n'a jamais été aussi isolé qu'aujourd'hui.

 

Ce constat est triste, mais il est exact. L'Administration Obama fait dans le réalisme politique, plutôt cynique. Elle fait fi de ce que les Etats-Unis ont été par le passé. Washington n'utilise plus les mots de djihad, d'islamisme radical. Depuis le 11 Septembre, je nourrissais l'espoir que l'Europe se rapprocherait des Etats-Unis sur le sujet. Le contraire s'est produit : les Etats-Unis se sont rapprochés de l'Europe dans le sens du défaitisme. Obama et la diplomatie américaine ressentent Israël comme un boulet. Mais, cela dit, au Conseil de sécurité de l'ONU, les Etats-Unis, dans leur défense des intérêts d'Israël, sont restés dans la norme. Enfin, je suis persuadé que Barack Obama ne représente pas l'Amérique de demain. Il m'étonnerait que les Américains le reconduisent. Reste que l'isolement diplomatique d'Israël me semble redoutable. J'observe une sorte de jubilation quand on le met au banc des accusés, quand on le roule dans l'opprobre sans la moindre indulgence.

 

Le gouvernement ne fait rien pour contrecarrer cela…

 

C'est un gouvernement pragmatique ! Il a accepté l'existence de deux Etats, ce qui est un geste considérable de la part du Likoud, le parti de Benyamin Netanyahou.

 

En attendant, Israël a perdu son principal allié dans la région, la Turquie.

 

Avec la Turquie islamiste d'Erdogan, les choses n'ont fait qu'empirer. Il a réussi son coup d'Etat contre l'armée turque et il est en train de changer ce pays. J'aurais aimé que Netanyahou dise devant le Parlement israélien qu'il n'accepte aucune leçon d'humanité de la part d'un Etat qui nie le génocide arménien, qui bombarde les Kurdes et qui occupe la partie nord de Chypre, un membre de l'Union européenne.

http://www.france-israel.org/articles.ahd?idart=512

 

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