Avertir le modérateur

dimanche, 14 juin 2009

Boycott ? Ah, les cons !Par Marc Knobel

12/06/09
imprimer cet article envoyer à un ami
- - Thème: Boycott


 

Ils sont quelquefois une vingtaine à arpenter les rayons de certains magasins du groupe Carrefour, tout en brayant, tout en s’esclaffant, tout en hurlant. Mais, où vont-ils donc -d’un pas si alerte et avec une si grande assurance- qu’à vingt, qu’à trente, ils peuvent se prendre ou se croire comme les maîtres du magasin ? Mais, bien sûr, comment l’avais-je oublié ?! : À la seule recherche de produits estampillés « made in Israël », ma bonne dame !
C’est là justement qu’ils vont, parce que le reste ne les intéresse pas, mais alors pas du tout. Ils n’auront pas, par exemple, l’idée de chercher les pistaches iraniennes (se moquent-ils qu’Ahmadinejad soit au pouvoir en Iran ?), de jeter aux orties les produits chinois (par solidarité pour le Tibet ?), de toucher à la vodka russe (pour les Tchétchenes), de mettre de côté des produits yankee ou libanais (quelle farce ce serait pour Nasrallah et le Hezbollah !). Mais non, surtout pas ! C’est là qu’ils s’agglutinent et uniquement là : lorsqu’ils reniflent les oranges, les pamplemousses et les avocats, lorsqu’ils les lèvent pour les jeter par terre ou les déposer dans des caddies, tout simplement parce que ces produits ont le malheur de venir d’Israël !
C’est là, et là seulement, qu’ils iront braver le danger - pensent-ils - de peur de croiser peut-être (allez savoir ???) dans une allée du supermarché un tank de Tsahal, ou (sait-on jamais encore (sic) quelques agents du Mossad, ou les représentants du sionisme international (resic), et c’est là que les si « braves », les si « courageux », les si « téméraires » Héraults des temps modernes feront ce qu’ils pensent être une bonne action : découper l’orange, arracher le cœur du pamplemousse, broyer le noyau de l’avocat israélien !!!!!!!!
Ma bonne dame, je vous le dis : c’est gens sont des hommes, des vrais, qui en ont… Je suis même certain - s’il le fallait - qu’ils feraient le siège des produits cacher, pour voir ce que cela fait d’emmerder… les israéliens, les sionistes, les Juifs, les israélites, les… ? Quelle classe alors…
Ah ! Les cons !
Marc Knobel
Photo : D.R.

 

www.crif.org

 

18:27 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 08 juin 2009

Vive la France mais attention...Lettre de Gil Taieb

LETTRE DE GIL TAIEB

VIVE LA FRANCE  

MAIS ATTENTION

Dimanche 7 juin l’infâme Dieudonné et sa clique ont récolté 1.3% de voix en Ile de France. (1% au national)

Son venin n’a heureusement pas trouvé d’ancrage dans la société française mais laisse un goût amer et nauséabond qui nous oblige à nous poser quelques questions :

- Comment a-t-il été possible qu’une telle liste ait pu être présentée ?

Comment a-t-il été possible que des propos haineux appelant à la destruction d’un état aient pu être prononcés sans trouver de loi pour les stopper et les condamner ?

- Comment devons-nous aujourd’hui combattre  ceux qui attisent la haine et veulent transformer la France en terrain de bataille intercommunautaire ?

OUI la France a résisté et dit NON à cette graine immonde mais nous savons tous que, face à ce type de danger il ne faut pas baisser la garde !

Il faut que tous les hommes politiques, les responsables communautaires, les associations humanistes et tous les hommes et femmes de bonne volonté, travaillent ensembles, afin que le cauchemar des 36 398 voix franciliennes haineuses se taisent à tout jamais !

Puisqu’une loi n’existe pas, il faut la faire  car demain il sera trop tard !!

La bête  immonde sait attendre et elle frappe toujours lorsque la liberté s’assoupit !

Alors : Brisons la tant qu’elle a un genou à terre.

VIVE LA FRANCE LIBRE ET FORTE DE SES VALEURS REPUBLICAINES.

Soyons vigilants et jamais silencieux ni soumis

Paris le 08/06/2009

Gil TAIEB

Président de L ‘ ASI- ABSI Keren OR

Vice Président du FSJU

23:19 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (1)

samedi, 06 juin 2009

Les limites de la liberté d’expression/Par Olivia Cattan

Les limites de la liberté d’expression

Depuis quelques mois, l’humoriste Dieudonné multiplie les dérapages verbaux à tonalité antisémite. Provocation gratuite d’un homme de spectacle ou véritable incitation à la haine raciale ? Pour dépasser les anathèmes et les condamnations sans appel, “Réforme” rend compte de l’un de ses spectacles. Et s’est entretenu avec son avocat, le protestant François Roux.

par Olivia CATTAN

Lien vers la librairie Oberlin

Une de Réforme

Ph. Eric Dessons/JDD/ © GAMMA

Avant les derniers dérapages verbaux de la conférence de presse en Algérie où l’humoriste Dieudonné aurait qualifié la Shoah de « pornographie mémorielle », il était au Zénith, à Paris.

29 décembre 2004, 5 000 personnes, la salle est comble. Des tracts sont distribués à l’entrée par de nombreuses associations, une impression d’aller à la fête de l’Huma. Un service d’ordre, au crâne rasé, inspecte. Quelques jeunes filles portent un drapeau palestinien. Un groupe de rap commence le spectacle, les gens s’impatientent et réclament « Dieudo ». Une présidente d’association monte sur scène, un homme l’accompagne : « Bonsoir, j’ai le trac, je suis juive », dit-elle avant de s’écrouler. L’homme l’excuse et ils disparaissent derrière le rideau. Ni son nom ni l’objet de son association ne sont mentionnés, le seul fait d’être juive semble important. Le public est très mélangé : quelques skins isolés, des couples de 50 ans en famille avec leurs enfants, des femmes d’associations de gauche, de jeunes couples baba cool, des blacks en costard, des femmes voilées, des lycéennes arborant des drapeaux palestiniens et des types de banlieue tapant la causette avec des bourgeoises quinquagénaires… Un mélange détonnant qui inspire bien des réflexions : comment Dieudonné réussit-il à concilier ces extrêmes ?

Le ton est donné

La lumière s’éteint, le roi M’bala M’bala entre en scène. Les lycéennes scandent, sans reprendre leur souffle : « Palestine, Palestine ! ». Le rapport entre la Palestine et ce spectacle échappe à la compréhension, Dieudonné étant d’origines bretonne et camerounaise. La voix de Fogiel, « en voix off », résonne, les gens crient, Dieudonné commence : « Je m’excuse, oh ! peuple élu, pardonne les offenses proférées, mais je n’ai pas d’âme. Ma parole est un grognement. Merci de m’avoir épargné, Maître. Les excuses dans ton cul, ouais ! » Le ton et le titre du spectacle sont donnés. Après quelques pitreries empruntées ici et là, il se met à zouker, la salle est chaude, le feu commence à prendre. « Ne ris pas, public, Raffarin, Perben, Sarkozy sont montés au créneau car dès qu’on parle un peu d’Israël ils baissent plus ou moins leur froc et Israël est le deuxième trafiquant d’armes. La France m’a lâché, un peu comme Jean Moulin ou Dreyfus. »

Dieudonné-résistant, Dieudonné-victime. Puis il s’attaque aux chanteurs, à un certain Maurice Benguigui, dit Bruel : « Maurice, oui, c’est son prénom à Bruel. Il a changé de prénom, il fait ce qu’il veut, ce mec. Moi aussi, j’ai voulu changer de prénom, moi, mon origine, j’la porte sur ma face, y’a pas moyen d’esquiver. » Puis c’est au tour d’un animateur de télévision : « Fogiel, il nous a fait sa petite chatte. Il a fait une descente d’organes. » Après avoir contourné le véritable sujet du spectacle, il se lâche peu à peu et attaque le sioniste « excessif » ainsi que le bétard, « bêta violent qui jette de l’acide aux petites filles, mais elle était marocaine, c’est pas grave ». Enfin, au tour du chef terroriste handicapé Cheikh Yacine, assassiné par les Israéliens, qui « ressemblait pourtant avec son petit fichu à mère Teresa ».

Israël-France, France-Israël, Dieudonné nous offre sans cesse un aller-retour mélangeant les deux pays, créant l’hystérie et une certaine confusion. La salle est chauffée à blanc, les gens sont debout, les lumières s’allument et s’éteignent. L’ambiance est électrique. Quelques bouffonneries pour en rajouter un peu sur les Israéliens et les juifs « qui pleurnichent sous prétexte que mémé et pépé en ont chié et qui s’croient tout permis ».

Une foule hystérique

Bruit de sirène, une tierce personne dit : « Il faut faire évacuer la salle. » Dieudonné répond au téléphone : « Allô ! bonjour, c’est le Mossad, c’est quoi cette histoire ? Quelqu’un m’a appelé, Sarkozy ? Si vous voyez une bombe, vous vous couchez dessus. Par contre, je préfère que ce soit un invité qui se couche sur la bombe. Je leur dis, il faut apprendre à vivre avec la mort, les gens sont prêts à mourir, les gens sont courageux. » Serait-ce une incitation au terrorisme ?

Entre le bruit assourdissant des sirènes, les gens qui hurlent et qui tapent des pieds, la tête tourne avec l’impression d’être dans ces arènes romaines où l’on attend la mise à mort de quelqu’un. Dieudonné lâchant en pâture à une foule hystérique quelques noms de personnalités juives afin de nourrir une salle affamée. C’est au tour de Bernard-Henri Lévy « d’en prendre pour son grade, un retour à l’envoyeur », nous dit-il. Au tour des chrétiens et de la Vierge Marie et, d’une pirouette habile, « Jésus et les marchands du temple » deviennent « Dieudo et le CRIF ». Puis il se met à crier « Palestinien », mot qu’il serait « interdit de prononcer en France, sous peine d’être arrêté ». Les gens lui répondent en criant « Palestine » comme s’ils criaient le nom d’un chanteur à la mode, s’accaparent une cause qui n’est pas spécialement la leur. Puis, le dernier sketch, « les alcooliques anonymes », version « les racistes anonymes ».

Dieudonné joue le rôle d’un antisémite qui se prend pour un nazi mais qui se soigne et qui rechute parfois. Il lève le bras et crie « Heil Hitler ! », la salle en transe crie avec lui. Dieudonné a réussi son tour de force, réunir tous les extrêmes, de la gauche à la droite, de la banlieue colorée à la province blafarde.

Le Zénith, salle mythique, où des générations ont vu leurs premiers concerts, ressemble ce soir à une salle de spectacle des années 40. Que dire de ce que déclarent ensuite les « supporters » de Dieudonné : Djamel Bourras, Daniel Prévost, Djamel Debouze – qui remerciera Dieudonné en lui lançant « qu’il a le courage de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas »…


Les oublis de Dieudonné

Je m’attendais à quelques blagues perfides mais pas à un meeting politique de l’extrême détestation des juifs. Je ne m’attendais pas non plus à une telle hystérie collective aux seuls mots de « Palestine » et de « Heil Hitler ». Je fus surprise de voir qu’en 2005 de tels spectacles pouvaient encore se jouer en France, soutenus par des gens bien-pensants au nom de la liberté d’expression. Sa liberté d’exprimer de la haine et de la violence afin de réduire la liberté d’autres hommes.

Bien sûr, ce n’est qu’un humoriste qui a le droit à la liberté d’expression dans un pays démocratique, ce n’est qu’un bouffon qui manie bien le rire et la rime, mais qui ne contrôle pas la haine de ceux qui viennent l’applaudir. A force de plonger les gens dans la confusion, associant Arabes, musulmans et Palestiniens. A force de confondre politique du gouvernement israélien, citoyens israéliens et juifs de France. A force de détourner les mots, transformant le sionisme, mouvement de libération des juifs, en apartheid et de mettre côte à côte Résistance, courage et terrorisme. Dieudonné oublie son rôle d’humoriste et endosse le costume d’un militant politique de l’extrême. Creusant des fossés entre les êtres de différentes religions et de différentes couleurs, Dieudonné oublie la leçon de l’Histoire : juifs, Arabes et Noirs ont toujours péri de la même gangrène, celle du racisme et de la haine.
O.C.

11:48 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (1)

vendredi, 05 juin 2009

Je suis affirma-sioniste.par Joël Mergui, Président du Consistoire Central de France.

 


JOEL MERGUI PRESIDENT DU CONSISTOIRE.jpg
Dimanche le dépouillement des bulletins de vote sera suivi avec une sensibilité particulière par chaque membre de la Communauté juive. En effet, une liste menée par un présumé humoriste ouvertement anti-sioniste, négationniste, va recueillir, peut-être, des voix.

Chaque voix qu'aura obtenue cette pseudo liste qui se veut antisioniste, pour ne pas se déclarer antisémite, sera une insulte aux valeurs de la République qui font la grandeur de la France. Chaque voix sera une tâche sur le drapeau tricolore auquel nous sommes si fiers de nous référer face à l'intolérance et à la haine. Chaque voix sera une honte pour notre démocratie, fille de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme, du siècle des Lumières, et de la Résistance, pour sa conception de la laïcité fondée sur le respect mutuel. Le « respect » auquel le président Obama vient de redonner toute sa place - dans son discours du Caire - en le désignant comme un préalable indispensable à tout dialogue.

Ici, en France, pays des Droits de l'Homme, au même moment, une liste électorale a pu bénéficier d'une tribune médiatique au nom de la soi-disante liberté d'expression. La liberté n'est-elle pas aussi définie comme devant s'arrêter là où commence celle de l'autre. Quelle est la liberté lorsqu'une liste de ralliement prend pour signe de ralliement le bras du salut nazi pour en faire un geste insultant d'une rare vulgarité ? Sommes-nous en France ? Oui, nous sommes bien en France où se déroule actuellement le procès du gang dit des barbares. Nous sommes bien en France où Marwan Marghouti, condamné et les mains tâchées de sang d'hommes, de femmes et d'enfants israéliens, vient d'être déclaré citoyen d'honneur de la ville d'Ivry sur Seine, comme à Gennevilliers, Stains et ailleurs encore ? Nous sommes bien en France où les appels au boycott de produits israéliens ne font l'objet que de trop rares signes de réprobation.

Tous ces faits, mis bout à bout, donnent un sentiment de dégoût et de déjà vu. L'indifférence et certains silences qui les accompagnent ne le sont pas moins.
Nombreux sont ceux qui s'interrogent sur l'avenir dans notre pays où de tels appels à la haine bénéficient d'une telle tribune.

Les récentes commémorations de Yom Hashoah ont permis d'entendre des témoignages de survivants. Ces rescapés ont quitté les terres d'Europe pour Israël sur les premiers bateaux. Ils sont venus raconter simplement ce qu'était Auschwitz ou la Marche de la Mort. Nous n'avons pas pu leur épargner d'avoir à lire sur les panneaux électoraux l'intitulé « liste antisioniste ». Le Grand Rabbin Jacob Kaplan, grand français et grand amoureux d'Israël, disait déjà une phrase d'une actualité toujours aigüe: « Quand on commence à haïr les Israéliens qui sont des juifs, on finit par détester les juifs qui ne sont pas israéliens ». Il semble que nous en soyons toujours là. Et les enfants, tous les petits français qui entendent de telles choses que vont-ils penser ?

A ces négationistes - antisionistes, je veux dire que je suis affirma-sioniste. Cela veut dire que j'affirme mon attachement à l'existence d'Israël et à l'histoire du peuple juif dans sa spécificité et sa singularité, à ses traditions, à sa culture, à sa langue, à sa religion. Cela veut dire aussi, bien sûr, que j'ai le devoir de transmettre ce que fut la Shoah et la question de ce qui, alors, aurait pu être évité si Israël avait déjà existé. Etre affirma-sioniste c'est affirmer que, sans la moindre incompatibilité, comme ce fut la cas par exemple pour le déjà cité grand rabbin Kaplan, on peut être citoyen français et soutenir Israël. Parce que c'est une démocratie pleine de vitalité et d’humanité, parce que c'est un pays à la pointe de la recherche médicale, scientifique et technologique, parce que le cinéma israélien est de haut niveau ou pour mille autres raisons. Ou simplement sans raison.

Etre affirma-sioniste, ce n'est pas une idéologie, c'est considérer le droit à l'existence d'Israël non plus comme un rêve millénaire, mais comme un droit légitime et imprescriptible.

Et cette décision des Nations Unies, qui reçut le vote favorable de la France, mérite au moins le respect.

par Joël Mergui, Président du Consistoire Central de France

http://www.consistoiredefrance.fr/

13:28 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (2)

jeudi, 04 juin 2009

projet de loi contre la liste Antisioniste de Dieudonné

projet de loi contre la liste Antisioniste de Dieudonné

(Je reproduis, ci-après, l'article qui figure sur le site de l'Upjf : Projet : Proposition de Loi intitulée "Loi Martin Luther King"

Il est manifeste que, pour mettre un terme à la liste raciste du Parti Antisioniste, emmenée par Dieudonné, il faut que soit votée une loi qui établisse définitivement que l’antisionisme n’est qu’un "faux nez" de l’antisémitisme et du racisme. La réussite de cette démarche collective et citoyenne sera tout à l’honneur de la France et de ses élus agissant au nom de tous les Français qui aspirent au respect entre les hommes et à la paix entre les peuples.

Ci-dessous, lettre envoyée aux Députés et, en grand nombre, aux membres de nombreuses associations.

Messieurs et Mesdames les Députés de l’Assemblée nationale

Messieurs et Mesdames les responsables des communautés

Il est regrettable que, dans le but - louable en soi - de ne pas faire de publicité à un agitateur, de nombreux responsables communautaires ou associatifs aient cru bien faire de ne pas s’élever publiquement contre le programme du Parti Antisioniste de MM. M’bala M’bala, alias Dieudonné, et Yahia Gouasmi. Le "moins on en parle mieux ça vaut" ne nous paraît pas être la bonne attitude à adopter, et ce pour plusieurs raisons.

En effet, laisser libre cours à un tel déchaînement de haine et de propos infâmes (1), sans demander aux politiques d’y mettre un terme en décrétant la mise hors-la-loi de ce prétendu parti, ouvre à cette liste une avenue médiatique on ne peut plus favorable, qu’on le veuille ou non. Ne rien dire, ne rien tenter, ne peut que conforter, à terme, l’adage selon lequel « qui ne dit rien consent ». Car il est à craindre que ce parti fasse des émules dans toute l’Europe, qu’il continue à mener des actions de boycott des produits israéliens, ou d’autre nature, visant à nuire à l’image de l’Etat d’Israël, et des Juifs en général.

Le fait que la liste existe déjà et que le vote est sur le point d’avoir lieu ne constitue pas une excuse pour ne rien tenter. En effet, les ennemis du peuple juif ne manquent malheureusement pas et, si on laisse faire ces agitateurs, RIEN ne les arrêtera, et leurs menées n’auront pas de fin. Au fil des années, l’atmosphère sociale pourrait devenir irrespirable. Les insanités proférées par des membres de cette liste ne visent pas seulement l’Etat d’Israël, ils salissent la totalité du Peuple juif. Il est évident qu’il faut affronter l’ignorance générale et ouvrir le débat, les arguments ne manquent pas face aux révisionnistes.

Oui, les anciennes calomnies et médisances du passé refont surface sous de nouveaux habits et avec un nouvel angle d’attaque, tandis que la Justice semble impuissante. Bien que, dans le passé, des hommes politiques aient protesté avec sincérité contre l’attitude discriminatoire sont les Juifs étaient victimes, force est de constater avec un profond regret que l’histoire se répète :

« …Le sort du peuple juif est un scandale de l’histoire. Comme l’hellénisme, le judaïsme est une des sources profondes de nos civilisations occidentales ; il leur a donné sa Bible, son Dieu, sa soif inépuisable de justice, le lyrisme de ses vieux prophètes, lancé comme un cri vers la Divinité. Qu’un tel peuple ait été, il y a dix huit siècles, massacré, écartelé, dispersé comme un vil troupeau sur la face de la terre, qu’on ait fait de lui, suivant le mot de Jaurès : le grand spolié du monde, condamné à un exil sans fin, et qu’on lui ait imputé à ce crime cet exil même pour justifier de nouvelles persécutions, c’est d’une iniquité qui, depuis bien des années, révolte tous les cœurs généreux… » (P. Painlevé, Ministre français de la Guerre, 1917).

Nous sommes conscients, mais surpris du vide juridique qui empêche de faire interdire ce parti dans le pays des Droits de l’homme et du citoyen. C’est pourquoi, je lance l’idée d’une proposition de loi qui serait intitulée « Loi Martin Luther King », sur la base du propos du grand militant noir des droits civiques, rapporté par le député John Lewis, en 2002 (*):

" Durant une intervention à l’Université de Harvard, peu de temps avant sa mort, un étudiant se leva pour interroger King sur le problème du sionisme. La question était à l’évidence hostile. King répondit : « Quand des gens critiquent les sionistes, ils veulent parler des Juifs. Votre propos est de l’antisémitisme. » "

La porte est grande ouverte à tous ceux et celles qui veulent s’associer à cette démarche citoyenne. Ils sont invités à s’inscrire.

Cordialement,

Meyer Tangi et le Collectif d’initiative

------------------------

(1) Rappelons qu’en riposte au « riche producteur juif genevois », Pascal Bernheim, qui l’avait traité de « nègre », Dieudonné vomissait sa hargne, sur une vidéo, en affirmant que le « puissant lobby de youpins sionistes qu’il [Bernheim] représente, est voleur, raciste et menteur », avant de conclure : « J’ajoute que je l’emmerde profondément, lui et toute sa clique d’enculés.» (Voir l’article en ligne sur le site 20 Minutes.ch.)

(2) John Lewis, “I have a dream” for peace in the Middle East, King's Special Bond with Israel, in San Francisco Chronicle, du 21 janvier 2002. Texte anglais : "During an appearance at Harvard University shortly before his death, a student stood up and asked King to address himself to the issue of Zionism. The question was clearly hostile. King responded, “When people criticize Zionists they mean Jews, you are talking anti-Semitism.”

---------------------------------------- 

16:21 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (5)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu