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jeudi, 04 juin 2009

Martin Luther Kinglettre à un ami anti-sioniste.

Avertissement de CAMERA : La lettre attribuée à Martin Luther King est un faux, Lee Green

Je dois des excuses à nos internautes d'avoir tant tardé à traduire la mise en garde qui suit. J'avais projeté de le faire après avoir lu, courant février, un article sévère [*] fustigeant l'usage indiscriminé fait par des défenseurs d'Israël d'une prétendue lettre de Martin Luther King, au contenu nettement pro-sioniste. Mis au fait par un communiqué de CAMERA [**], j'avais, dès 2002, averti, sur mon ancien site, qu'il s'agissait d'un hoax [***]. Rien n'y avait fait. Au fil des années, je ne cessais de recevoir, comme des centaines d'autres responsables de sites, la fameuse "lettre", au point que, dégoûté, j'avais cessé de répondre en renvoyant à la mise au point de Camera. Je regrette profondément de n'avoir pas réagi plus tôt à l'article dévastateur évoqué. Et ce d'autant que j'apprends qu'un site juif respectable diffuse à grande échelle une pétition appelant à créer une loi contre l'antisionisme, en invoquant précisément cette pseudo-lettre de Martin Luther King [****]. Je suis profondément désolé que ses responsables aient été induits en erreur, faute d'avoir eu connaissance des mises au point disponibles depuis des années sur le Net, et je m’en sens un peu responsable. Il devrait être possible de rectifier le tir, en s’en tenant à la recommandation du site CAMERA (lui-même victime de ce hoax), à savoir : se limiter à citer la réplique cinglante, que nul ne met en doute aujourd’hui, de Martin Luther King à un intervenant, lors d’une intervention de King à l’Université d’Oxford en 1968 : «Quand les gens critiquent les sionistes, ils parlent des juifs. Votre propos est antisémite». (Menahem Macina).

[*] Tohey, "Martin Luther King : « lettre à un ami antisioniste » ou « fausse lettre d'un ami sioniste » ?", sur le site Le Post, 1er février 2009: [**] CAMERA ALERT: Letter by Martin Luther King a Hoax; [***] "La prétendue 'Lettre à un ami antisioniste', de Martin Luther King, est un faux"; [****] Projet: Proposition de Loi appelée Loi Martin Luther King.

04/06/09

Texte anglais original : Camera Alert : Letter by Martin Luther King a Hoax, 22 janvier 2002


Traduction française : Menahem Macina pour upjf.org


[Toutes les mises en exergue typographiques sont le fait du traducteur.]

 

"Nous tenons à vous informer que la « Lettre à un Ami Antisioniste »... prétendument écrite par le Dr Martin Luther King Jr, est, selon toute vraisemblance, un faux, bien que le message qui est à la base de la lettre ait été indéniablement exprimé par Martin Luther King Jr, lors d’une intervention de 1968, à Harvard, au cours de laquelle il a dit: « Quand les gens critiquent les Sionistes, ils parlent des juifs. Votre propos est antisémite ». [extrait de "The Socialism of Fools: The Left, the Jews and Israel" (Le Socialisme des imbéciles: la Gauche, les Juifs et Israël), by Seymour Martin Lipset; in Encounter magazine, December 1969, p. 24].

A l’origine, nous avions de forts doutes concernant l’authenticité de la « Lettre à un Ami Antisioniste », parce que le style du premier paragraphe semblait presque un pastiche de celui du discours du Dr King, « J’ai fait un rêve… ». En outre, nous n’avons trouvé aucune référence à la lettre avant 1999, ce qui était bizarre, car ce texte est une dénonciation si sensationnelle de l’antisionisme, qu’il aurait dû être largement cité.

Mais, ensuite, nous avons trouvé la "lettre" dans le livre respectable de Rabbi Marc Schneier, publié en 1999 (« Shared Dreams » [Rêves partagés]), dont la préface était écrite par Martin Luther III. Etant donné que la famille King a la réputation d’être extrêmement attentive à l’héritage du Dr King, nous supposions qu’elle avait vérifié la fiabilité du livre avant de l’approuver.

En outre, nous avions découvert que des citations de la "lettre" avaient été faites, le 31 juillet 2001, par Michael Salberg, de l’Anti-Defamation League, lors d’un témoignage devant le sous-Comité des Opérations Internationales et des Droits de l’Homme de la Commission pour les Relations internationales de la Chambre des Représentants des Etats-Unis. La même "source" où il était question de cette "lettre" (Saturday Review, août 1967), mentionnée dans le livre de Schneier, était également citée dans le témoignage. Comme beaucoup de membres de l’Anti-Defamation League avaient effectivement collaboré avec Martin Luther King Jr dans la lutte pour les droits civils, nous avons à nouveau supposé qu’ils étaient très bien informés de l’ouvrage concernant King et qu’ils avaient vérifié de manière approfondie tout ce qu’ils avaient choisi d’exposer devant le Congrès.

Néanmoins, comme nous ne nous fions pas, en règle générale, aux recherches effectuées par quelqu’un d’autre, nous avons décidé de procéder à une contre-vérification, en examinant les anciens numéros de Saturday Review (le livre de Rabbi Schneier indiquait que la "lettre" avait été publiée dans l’édition d’août 1967 de la revue). Mais voilà, cette lettre ne figure pas dans les numéros d’août, outre que la page et le numéro de volume cités ne correspondent pas à ceux qu’utilise cette publication. CAMERA a également effectué une vérification auprès de l’Université de Boston, qui conserve les archives de l’œuvre du Dr King. Les archivistes ne sont pas davantage parvenus à localiser cette lettre. Force nous est de conclure que la lettre en question n’a pas été écrite par le Dr King. (Veuillez noter que nous ne suggérons pas que la "lettre" contrefaite soit l’œuvre de Rabbi Schneier.

Du fait que le message de la lettre (l’antisionisme est de l’antisémitisme) était bien celui qu’avait exprimé Martin Luther King Jr, nous pouvons comprendre que la famille de King et l’anti-Defamation League, n’aient pas éprouvé le besoin de vérifier la « Lettre à un ami antisioniste ». Cet épisode nous rappelle qu’il est important de vérifier l’authenticité et l’exactitude des sources, même quand elles semblent solides.

Ci-après, une libre opinion, en date du 21 janvier 2002, du député républicain John Lewis, qui a travaillé en contact étroit avec le Dr King. Dans son article, il partage le point de vue du Dr King sur Israël, insistant sur la nature démocratique d’Israël et son besoin de sécurité. Il rapporte également que le Dr King a dit : « Quand les gens critiquent les Sionistes, ils veulent dire les Juifs, votre propos est antisémite. »

Cette citation a été confirmée, si bien que vous devez vous sentir rassurés sur le fait que vous pouvez utiliser cette citation dans des lettres. Veillez seulement à mentionner qu’elle provient d’une intervention du Dr King à Harvard en 1968, en sorte que personne ne puisse penser qu’elle provient de la "lettre" dont l’authenticité a été réfutée."

 

© CAMERA

 

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Bref extrait de l’article du député Lewis (faute de temps je me suis limité à traduire le passage qui éclaire les circonstances dans lesquelles Martin Luther King a émis les propos que d’aucuns, profitant de la lettre apocryphe qui a voulu en faire un discours en soi, s’efforcent de révoquer en doute.]

"Durant une intervention à l’Université de Harvard, peu de temps avant sa mort, un étudiant se leva pour interroger King sur le problème du sionisme. La question était à l’évidence hostile. King répondit : « Quand des gens critiquent les sionistes ils veulent parler des Juifs. Votre propos est de l’antisémitisme »."

During an appearance at Harvard University shortly before his death, a student stood up and asked King to address himself to the issue of Zionism. The question was clearly hostile. King responded, “When people criticize Zionists they mean Jews, you are talking anti-Semitism.”

 

Voir aussi : Projet : Proposition de Loi intitulée "Loi Martin Luther King"

 

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CAMERA ALERT: Letter by Martin Luther King a Hoax
http://www.camera.org/index.asp?x_context=8&x_article=369

We must inform you that “Letter to an Anti-Zionist Friend” (see at bottom of alert), allegedly written by Dr. Martin Luther King, Jr., is apparently a hoax, although the basic message of the letter was indeed, without question, spoken by Martin Luther King, Jr. in a 1968 appearance at Harvard, where he said: “When people criticize Zionists, they mean Jews. You are talking anti-Semitism.” [ from “The Socialism of Fools: The Left, the Jews and Israel” by Seymour Martin Lipset; in Encounter magazine, December 1969, p. 24. ].

We were initially doubtful of the authenticity of the “Letter to an anti-Zionist Friend" because the language in the first paragraph seemed almost a parody of language used in Dr. King's “I have a dream” speech. Additionally, we could find no reference to the “letter” prior to 1999, which was odd because the text is such a dramatic denunciation of anti-Zionism — one that would have been cited widely.

However, we then found the “letter” in a reputable 1999 book (“Shared Dreams,” by Rabbi Marc Shneier) whose preface was written by Martin Luther King III. Since the King family is known to be extremely careful with Dr. King's legacy, we assumed they must have verified the accuracy of the book before endorsing it.

Additionally, we found that quotations from the “letter” were used on July 31, 2001, by the Anti-Defamation League's Michael Salberg in testimony before the U.S. House of Representative's International Relations Committee's Subcommittee on International Operations and Human Rights. The same “source” (Saturday Review, August 1967) for the “letter” that was mentioned in the Schneier book was also cited in the testimony. Since many in the Anti-Defamation League had actually worked with Martin Luther King, Jr in the civil rights struggle, we assumed again they would be very knowledgeable about King's work and would have thoroughly checked anything they chose to read before Congress.

However, because we do not ordinarily rely on anyone else's research, we decided to double-check, by searching back issues of Saturday Review (Rabbi Shneier's book had referenced the “letter” as being published in the August 1967 Saturday Review). Lo and behold, there is no such letter in any of the August issues, nor do the page and volume numbers cited conform to those actually used by that publication. CAMERA also checked with Boston University, where Dr. King's work is archived. The archivists too were unable to locate any such letter. We can only conclude that no such letter was written by Dr. King. (Please note we are not implying that the apparently bogus “letter” originated with Rabbi Schneier.)

Since the message of the letter (anti-Zionism is anti-Semitism) was one Martin Luther King, Jr. had indeed articulated, we can understand why the King family and the ADL did not feel the need to verify the “Letter to an anti-Zionist friend.” This episode is a reminder of the importance of verifying the authenticity and accuracy of sources, even when they appear to be solid.

Below is a January 21, 2002 op-ed by U.S. Rep. John Lewis, who worked closely with Dr. King. In the op-ed, he shares Dr. King's views on Israel, views which stressed Israel's democratic nature and Israel's need for security. And he also relates that Dr. King said, “When people criticize Zionists they mean Jews, you are talking anti-Semitism.”

This quotation has been confirmed, so you should feel assured that you can use the quotation in letters. Just be sure to mention that it came from Dr. King's 1968 Harvard University appearance, so that no one will think it is from the debunked “letter.”

The op-ed by Congressman Lewis appears below, and the hoax letter follows.

Monday, January 21, 2002 (San Francisco Chronicle)
“I have a dream” for peace in the Middle East
King's Special Bond with Israel
by John Lewis

THE REV. MARTIN Luther King Jr. understood the meaning of discrimination and oppression. He sought ways to achieve liberation and peace, and he thus understood that a special relationship exists between African Americans and American Jews.

This message was true in his time and is true today.

He knew that both peoples were uprooted involuntarily from their homelands. He knew that both peoples were shaped by the tragic experience of slavery. He knew that both peoples were forced to live in ghettoes, victims of segregation.He knew that both peoples were subject to laws passed with the particular intent of oppressing them simply because they were Jewish or black. He knew that both peoples have been subjected to oppression and genocide on a level unprecedented in history.

King understood how important it is not to stand by in the face of injustice. He understood the cry, “Let my people go.”

Long before the plight of the Jews in the Soviet Union was on the front pages, he raised his voice. “I cannot stand idly by, even though I happen to live in the United States and even though I happen to be an American Negro and not be concerned about what happens to the Jews in Soviet Russia. For what happens to them happens to me and you, and we must be concerned.”

During his lifetime King witnessed the birth of Israel and the continuing struggle to build a nation. He consistently reiterated his stand on the Israel — Arab conflict, stating “Israel's right to exist as a state in security is uncontestable.” It was no accident that King emphasized “security” in his statements on the Middle East,

On March 25, 1968, less than two weeks before his tragic death, he spoke out with clarity and directness stating, “peace for Israel means security, and we must stand with all our might to protect its right to exist, its territorial integrity. I see Israel as one of the great outposts of democracy in the world, and a marvelous example of what can be done, how desert land can be transformed into an oasis of brotherhood and democracy. Peace for Israel means security and that security must be a reality.”

During the recent U.N. Conference on Racism held in Durban, South Africa, we were all shocked by the attacks on Jews, Israel and Zionism. The United States of America stood up against these vicious attacks.

Once again, the words of King ran through my memory, “I solemnly pledge to do my utmost to uphold the fair name of the Jews — because bigotry in any form is an affront to us all.”

During an appearance at Harvard University shortly before his death, a student stood up and asked King to address himself to the issue of Zionism. The question was clearly hostile. King responded, “When people criticize Zionists they mean Jews, you are talking anti-Semitism.”

King taught us many lessons. As turbulence continues to grip the Middle East, his words should continue to serve as our guide. I am convinced that were he alive today he would speak clearly calling for an end to the violence between Israelis and Arabs.

He would call upon his fellow Nobel Peace Prize winner, Yasser Arafat, to fulfill the dream of peace and do all that is within his power to stop the violence.

He would urge continuing negotiations to reduce tensions and bring about the first steps toward genuine peace.

King had a dream of an “oasis of brotherhood and democracy” in the Middle East.

As we celebrate his life and legacy, let us work for the day when Israelis and Palestinians, Jews and Muslims, will be able to sit in peace “under his vine and fig tree and none shall make him afraid.”

***

U.S. Rep. John Lewis, a Democrat, represents the 5th Congressional District of Georgia and worked closely with Martin Luther King Jr. during the civil rights movement.

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The following letter is a fabrication/hoax:

“Letter to an anti-Zionist friend”
Selections from the Writings of Dr. Martin Luther King, Jr.

…You declare, my friend, that you do not hate the Jews, you are merely ‘anti-Zionist.’ And I say, let the truth ring forth from the high mountain tops, let it echo through the valleys of God's green earth: When people criticize Zionism, they mean Jews — this is God's own truth.

Antisemitism ... has been and remains a blot on the soul of mankind. In this we are in full agreement. So know also this: anti-Zionist is inherently antisemitic, and ever will be so....

The antisemite rejoices at any opportunity to vent his malice. The times have made it unpopular, in the West, to proclaim openly a hatred of the Jews. This being the case, the antisemite must constantly seek new forms and forums for his poison. How he must revel in the new masquerade! He does not hate the Jews, he is just 'anti-Zionist'!

My friend, I do not accuse you of deliberate antisemitism... But I know you have been misled — as others have been — into thinking you can be ‘anti-Zionist’ and yet remain true to these heartfelt principles that you and I share. Let my words echo in the depths of your soul: When people criticize Zionism, they mean Jews — make no mistake about it.

(From M.L. King, Jr., “Letter to an Anti-Zionist Friend,” Saturday Review XLVII Aug. 1967, p. 76)[no such article or issue] Reprinted in “Shared Dreams,” by Rabbi Marc Shneier, preface by Martin Luther King III

 Pour mémoire, voici la traduction française de la lettre faussement attribuée à King

Martinok_img_0.jpg

Martin Luther King lettre apocryphe à un ami anti-sioniste.

" Tu déclares, mon ami, que tu ne hais pas les Juifs, que tu es seulement anti-sioniste. A cela je te dis, que la vérité sonne du sommet de la haute montagne, que ses échos résonnent dans les vallées vertes de la terre de Dieu : quand des gens critiquent le sionisme, ils pensent Juifs, et ceci est la vérité même de Dieu. L'antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l'âme de l'humanité. Nous sommes pleinement d'accord sur ce point. Alors sache aussi cela, antisionisme signifie de manière inhérente antisémite, et il en a toujours été ainsi. Pourquoi en est-il ainsi ? Tu sais que le sionisme n'est rien moins que le rêve et l'idéal du peuple juif de retourner vivre sur sa propre terre. Le peuple juif, nous disent les Ecritures, vécut en union florissante sur la Terre sainte, sa patrie. Ils en furent expulsés par le tyran de Rome, les même romains qui assassinèrent notre seigneur. Chassé de sa patrie, sa nation en cendres, le peuple juif fut forcé d'errer sur le globe. Encore et encore, le peuple juif souffrit aux mains de chaque tyran qui vint à régner sur lui.

Le peuple noir sait, mon ami, ce que signifie souffrir les tourments de la tyrannie, sous un joug que l'on a pas choisi. Nos frères en Afrique ont supplié, plaidé, demandé, exigé la reconnaissance et la réalisation de leur droit naturel de vivre en paix sous leur propre souveraineté, dans leur propre pays. Pour quiconque chérit ce droit inaliénable de toute l'humanité, il devrait être si facile de comprendre, de soutenir le droit du peuple juif à vivre sur l'antique terre d'Israël. Tous les hommes de bonne volonté se réjouiront de la réalisation de la promesse de Dieu, que son peuple retourne dans la joie sur la terre qui lui a été volée. C'est cela le sionisme, rien de plus rien de moins.

Et qu'est l'antisionisme ? C'est le déni au peuple juif d'un droit fondamental que nous réclamons à juste titre pour le peuple d'Afrique et accordons librement à toutes les nations de la terre. C'est de la discrimination envers les Juifs, mon ami, parce qu'ils sont Juifs. En un mot c'est de l'antisémitisme. L'antisémite se réjouit de chaque occasion qui lui est donnée d'exprimer sa malveillance. L'époque a rendu impopulaire, à l'Ouest, de proclamer ouvertement sa haine des Juifs. Ceci étant le cas, l'antisémite doit à chaque fois inventer de nouvelles formes et de nouveaux forums pour son poison. Combien il doit se réjouir de la nouvelle mascarade ! Il ne hait pas les Juifs, il est seulement antisioniste.

Mon ami, je ne t'accuse pas d'antisémitisme délibéré. Je sais que tu ressens, comme je le fais, un profond amour pour la vérité et la justice, et une révulsion envers le racisme, les préjugés, la discrimination. Mais je sais que tu as été trompé, comme d'autres l'ont été, en te faisant croire que tu pouvais être antisioniste tout en restant fidèle aux principes que nous partageons, toi et moi, du fond du cœur. Que mes paroles sonnent dans les profondeurs de ton âme : quand les gens critiquent le sionisme, ne te trompes pas, ils pensent les Juifs.”

Extrait de la lettre à un ami anti-sioniste de Martin Luther King, publiée dans la Saturday Review en août 1967.

Pour mémoire, voici le texte de la prétendue lettre de Martin Luther King, qui circule largement sur Internet.

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mercredi, 03 juin 2009

COMMUNIQUE DE L’UPJF 2 JUIN 2009

 

COMMUNIQUE DE L’UPJF 2 JUIN 2009

 

YAHIA GOUASMI, EX-PRÉSIDENT DU CENTRE ZAHRA, EX- PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION CHIITE DE FRANCE, ET PRÉSIDENT DU PARTI ANTI SIONISTE (LE PARTI DE DIEUDONNÉ, DONC), À LA TÉLÉ IRANIENNE, MONTRE QU’IL EST LE REPRÉSENTANT DU DJIHAD (LA GUERRE SAINTE) DES MOLLAHS IRANIENS EN FRANCE ET EN EUROPE.

 

Il n’a que faire de la France, de ses idéaux, de ses valeurs de tolérance, de respect, de fraternité, et d’amour.

Son seul but est de contribuer au Djihad mondial et de transformer la France en une terre d’Islam, en utilisant tout ce que la loi française et la civilisation occidentale lui permettent d’utiliser pour mieux la détruire.

La réalisation de son « projet » ne sera que la création d’un règne de terreur islamique régi par la charia et d’un statut de sous homme pour les non musulmans.

Pour masquer son message de haine envers la civilisation occidentale, il a trouvé un dérivatif : le sionisme.

Le sionisme qui est un mouvement pour l’établissement d’un Etat juif, Israël, et donc les juifs seraient responsables de tous les malheurs du monde.

Son discours empreint de haine et de duplicité, est totalement dans la lignée des discours de l’Allemagne nazie et de la propagande de Goebbels.

La revendication du soutien par le terroriste Carlos dont les attentats ont endeuillé la France, et des mouvements terroristes des fanatiques islamistes du Hezbollah et du Hamas, ne laisse planer aucun doute sur la nature haineuse de leur mouvement.

Dieudonné et Alain Soral aveuglés par leur haine du juif, n’ont même pas compris que dans le rêve de Yahia Gouasmi et de ses « amis », il n’y a aucune place pour eux qui sont des kafirs, sauf si ils venaient à se convertir à l’Islam.

Le monde connaît les conséquences de tels discours qui n’ont mené qu’à la mort de millions de personnes, et à la destruction du monde pour les ambitions sordides de tyrans.

La France, l’Europe et le Monde doivent le combattre.

La France, l’Europe et le Monde ne doivent pas le laisser faire.

 

L’UPJF appelle tous les hommes de bonne volonté à combattre ce mouvement fasciste.

 www.upjf.org


 

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lundi, 01 juin 2009

IIsraël accuse Obama de penchants propalestiniens /Marc Henry

IIsraël accuse Obama de penchants propalestiniens  

Marc Henry, à Jérusalem


01/06/2009 | Mise à jour : 07:32

 

http://www.lefigaro.fr/international/2009/06/01/01003-200...

 

 

Le gouvernement de Nétanyahou a répondu par un «non» ferme aux pressions américaines en faveur d'un gel total des colonisation. Pour la première fois depuis des années, des ministres israéliens critiquent ouvertement le grand allié américain.

Les relations entre Benyamin Nétanyahou et Barack Obama virent à l'aigre. Le premier ministre, qui a présenté son gouvernement il y a deux mois à peine, est désormais engagé dans une épreuve de force avec Washington. Pour la première fois depuis de nombreuses années, des ministres israéliens osent critiquer ouvertement le grand allié américain. En privé, des proches du chef du gouvernement, cités par les médias, vont même jusqu'à soupçonner désormais le président américain d'avoir des penchants «propalestiniens » ou de vouloir provoquer la chute du gouvernement de droite de Benyamin Nétanyahou.

Le conflit sur les colonies israéliennes de Cisjordanie ne cesse de s'envenimer. «Il faut qu'il soit clair que le gouvernement actuel n'acceptera en aucune façon que la colonisation légale soit gelée en Judée-Samarie (Cisjordanie)», a proclamé dimanche le ministre des Transports, Israël Katz, qui joue le rôle de porte-parole de Nétanyahou. Israël a ainsi répondu par un non catégorique aux pressions exercées par les Américains en faveur d'un arrêt total de la colonisation. Dans un premier temps, Benyamin Nétanyahou a tenté de manœuvrer comme si George Bush était encore au pouvoir en proposant de démanteler une vingtaine de colonies sauvages établies par des extrémistes de droite.

En échange, le premier20ministre espérait que Barack Obama, comme son prédécesseur, consentirait au moins tacitement à la poursuite de la construction de logements dans les 120 colonies «légales» pour répondre à la «croissance démographique naturelle» parmi les 280 000 Israéliens installés en Cisjordanie. Mais Barack Obama a changé totalement les règles du jeu et exige désormais un gel total sans faire la moindre distinction entre colonies légales et sauvages. «Il s'agit d'une mesure discriminatoire qui rappelle celles imposées par le Pharaon au peuple juif», s'est même exclamé Daniel Hershkovitz, chef d'un parti d'extrême droite, en se référant au récit biblique. «C'est une position injustifiable, qui revient à une expulsion», s'est pour sa part indigné Elie Yishaï, le ministre de l'Intérieur et dirigeant du parti ultraorthodoxe Shass.

Des craintes ravivées avant le discours du Caire

Les responsables israéliens ont également soulevé un deuxième grief tout aussi grave. Ils accusen t Barack Obama de remettre en cause les engagements pris par George Bush dans une lettre adressée en 2004 à Ariel Sharon, premier ministre à l'époque. Dans cette missive, l'ancien président américain soulignait qu'il serait «irréaliste» de s'attendre à ce qu'Israël évacue les grands blocs de colonies dans le cadre d'un accord de paix avec les Palestiniens. Les responsables israéliens considèrent que les États-Unis ont ainsi accepté l'idée d'une annexion future de ces grandes implantations où résident la grande majorité des colons.

Pour tenter d'amadouer la nouvelle Administration, Ehoud Barak, le dirigeant travailliste et ministre de la Défense, commence lundi une visite à Washington à trois jours d'un important discours d'Obama au Caire. «Nous craignons qu'à cette occasion, il tente à nos dépens de réconcilier les États-Unis avec le monde musulman que le président Bush s'était mis à dos», affirme en privé un responsable israélien.

Seule certitude en tout cas, Nétanyahou, qui se=2 0vantait avant et après son élection d'être le mieux placé pour gérer les relations stratégiques avec les États-Unis considérées traditionnellement comme l'atout diplomatique primordial d'Israël, semble très mal parti. Un échec d'autant plus inquiétant qu'il survient au moment où le dirigeant israélien cherchait à obtenir de Washington un soutien pour un durcissement des sanctions contre le programme nucléaire iranien, considéré comme le danger numéro un pour Israël.

 

 

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dimanche, 31 mai 2009

Le gel d’une amitié/Victor Perez

Analyse librement reproductible accompagnée de la mention de l’url suivante : http://victor-perez.blogspopt.com

 

Victor PEREZ

 

Le gel d’une amitié

 

Barak Obama exige de l’état d’Israël qu’il gèle définitivement « la colonisation des territoires occupés » et, par ce fait, l’accroissement naturelle des implantations existantes. La première interrogation qui vient à l’esprit, est de savoir ce que deviendront les milliers d’habitants qui devront attendre un supposé traité de paix avant de voir leur ville s’épanouir à nouveau ? Auront-ils la patience d’attendre le bon vouloir des ennemis d’Israël ou, ce qui est probablement souhaité par la communauté internationale, devront-ils déménager dans les « frontières de 1967 » pour avoir une vie décente ?

 

La deuxième question est de s’apercevoir si ces « colonies » bloquent réellement la progression d’un quelconque processus de paix sachant que l’état d’Israël, quelque soit son gouvernement, n’a guère hésité à les détruire dans l’objectif d’une paix, quelle soit réelle ou, malheureusement, imaginaire ?

 

La troisième question, de loin la plus importante, est de savoir si ce gel fera avancer sincèrement la paix dans la région, voire au-delà ? Pour cela, il suffit d’établir une petite liste d’attentes israéliennes irrévocables et d’analyser leurs réponses

 

a) La communauté musulmane est-elle prête à reconnaître, tôt ou tard, l’état d’Israël comme la nation du peuple juif ?

b) La communauté musulmane est-elle prête à abandonner son exigence d’un « droit de retour » d’individus n’ayant jamais habité, pour la très grande majorité d’entre eux, « l’entité sioniste » ?

c) La communauté musulmane est-elle prête à cesser toutes violences et terreurs ainsi que l’enseignement de la haine à l’encontre de l’état d’Israël ? 

 

A ces trois petites revendications somme toute très logiques, la seule réponse obtenue est NON, malgré qu’Israël gèlerait, selon la demande US, toutes expansions des implantations existantes.

 

Quel peut donc être l’intérêt des Israéliens à céder sur ce point ?

 

Au vu de ces réponses négatives, Benjamin Netanyahou se doit de poser ces exigences publiquement afin que le débat soit lancé sur la volonté des uns et des autres, que la pression soit également sur le monde musulman et que Barak Hussein Obama n’évacue pas, tout simplement le 04 juin prochain lors de son discours au Caire, ce qui assurera l’avenir d’Israël sur sa terre ancestrale.

 

Sur un tout autre plan, on peut méditer sur l’action du Président américain exigeant d’un allié indéfectible de son pays une concession sans exiger une contrepartie de ses innombrables ennemis ! Au vu du nombre de ses conseillers, il est plus qu’étonnant de le voir agir en ce sens sans imposer, pour le moins, une reconnaissance formelle et définitive d’Israël comme état juif ou le simple arrêt de la violence !

 

Certains Israéliens n’ayant pas voté par le cœur Obama, en viennent à supposer que Barak a disparu, englouti par Hussein. Ce qui serait une réponse rationnelle à cette politique à sens unique.

 

Ce qui est sûr, c’est que l’amitié entre les deux peuples risque d’en prendre un sacré coup si cette politique américaine devrait se poursuivre et si Israël serait désigné comme fauteur de guerres.

 

Les Juifs américains, dans leur très grande majorité, devront, dans cette hypothèse, se questionner quant à leur appui à leur Président, alors que leurs frères israéliens avaient choisi son opposant.

 

Victor PEREZ ©

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Israël et l’axe du mal

Israël et l’axe du mal


27 mai 2009

Caroline Glick , THE JERUSALEM POST

 

 

http://www.jpost.com /servlet/Satellite?cid=1243346492707&pagename=JPArticle%2FShowFull


Adaptation française de Sentinelle 5769


La Corée du Nord est aux antipodes d’Israël. Pourtant le test nucléaire qu’elle a réalisé lundi a fait lever les bras des hauts responsables de la défense israéliens et sourire sa Némésis* iranienne comme le chat du Cheshire. Saisir pourquoi est la clé de la compréhension du danger posé par ce que quelqu’un a qualifié un jour impoliment d’axe du mal.

Il y a moins de deux ans, le 6 septembre 2007, les forces aériennes d’Israël ont détruit à Kibar en Syrie une installation de production de plutonium construite en Corée du Nord. L’installation détruite était un clone virtuel du site de production de plutonium de Yongbyon en Corée du Nord. 


En mars dernier, le quotidien suisse Neue Zuercher Zeitung a relaté qu’Ali Reza Asghari, qui servait comme général dans les Gardes Révolutionnaires Iraniens et de ministre adjoint de la défense avant sa défection aux USA en mars 2007, a divulgué que l’Iran avait payé l’installation nord coréenne. Téhéran considérait cette installation en Syrie comme une extension de son propre programme nucléaire. Selon les estimations israéliennes, Téhéran a dépensé de 1 à 2 milliards de $ pour le projet.


On peut supposer que des personnels iraniens assistaient au test en  Corée du Nord lundi. Au cours des années passées, les officiels du nucléaire iranien ont participé à tous les tests majeurs de la Corée du Nord,  y compris son premier essa i nucléaire et son essai de missile balistique intercontinental en 2006.


De plus, il ne serait pas tiré par les cheveux de penser que la Corée du Nord a mené un certain niveau de coordination avec l’Iran concernant l’agenda des essais de sa bombe nucléaire et de ses missiles balistiques cette semaine. Il est difficile de croire que les actions de la Corée du Nord soient survenues comme simple coïncidence une semaine seulement après que l’Iran ait testé son missile Seiji-2 à combustible solide avec une portée de 2000 km.


A part leur proximité chronologique, la principale raison qui confirme l’hypothèse que l’Iran et la Corée du Nord ont coordonné leurs essais, c’est que la Corée du Nord a joué un rôle central dans le programme de missiles de l’Iran. Bien que  les observateurs occidentaux proclament que le Seiji-2 iranien repose sur une technologie chinoise transférée à l’Iran via le Pakistan, le fait est que l’Iran doit une grande partie de sa capacité de missiles balistiques à la Corée du Nord. Le missile Shihab 3, par exemple, qui constitue la colonne vertébrale de l’arme stratégique iranienne menaçant Israël et ses voisins arabes, n’est rien d’autre qu’une adaptation iranienne de la technologie du missile nord-coréen Nodong. Depuis au moins le début des années 1990, la Corée du Nord n’a été que trop heureuse de faire proliférer cette technologie à tous ceux qui en veulent. Comme l’Iran, la Syrie doit la plus grande part de son propre arsenal massif de missiles à la prolifération nord-coréenne.


Réagissant lundi  à l’essai nucléaire nord coréen, le président des USA Barack Obama a déclaré : “Le comportement de la Corée du Nord augmente les tensions et sape la stabilité dans le nord-est de l’Asie.


C’est vrai, mais les liens intimes de la Corée du Nord avec l’Iran et la Syrie montrent que le programme nucléaire de la Corée du Nord, avec ses têtes nucléaires, ses missiles et ses composantes technologiques, n’est pas une menace lointaine, limitée dans sa portée à l’Asie  d’Extrême Orient. C’est un programme multilatéral partagé à différents niveaux avec l’Iran et la Syrie. Par conséquent il met en péril non seulement le Japon et la Corée du Sud, mais toutes les nations dont le territoire et les intérêts sont à portée de missiles iraniens et syriens.


Au-delà de son impact sur les installations technologiques et de matériel de l’Iran, le programme nucléaire de la Corée du Nord a eu une influence singulière sur la stratégie politique de l’Iran pour faire avancer son programme nucléaire au plan diplomatique. La Corée du Nord a défriché le sillon dans l’utilisation d’un mélange d’agression=2 0diplomatique et de semblants d’arrangement pour alternativement, intimider et convaincre ses ennemis de ne pas prendre de mesures contre son programme nucléaire. L’Iran a suivi assidûment le modèle de Pyongyang. De plus, l’Iran a utilisé la réponse internationale – et en particulier américaine – à diverses provocations nord coréennes au cours des années pour déterminer comment se positionner à tout moment de manière à faire progresser son programme nucléaire.  


Par exemple, quand les USA ont réagi aux essais nucléaires et à celui du missile intercontinental (ICBM)) de la Corée du Nord en 2006, en remettant en  place les pourparlers à six parties dans l’espoir d’apaiser Pyongyang, l’Iran en a tiré la leçon qu’en démontrant de l’intérêt à parlementer avec les USA sur son programme d’enrichissement de l’uranium, elle pourrait gagner un temps précieux. De même que la Corée du Nord a pu dissoudre la résolution de Washington à agir contre elle en gagnant du temps pour faire progresser encore pl us son programme grâce aux pourparlers à six, de même l’Iran, semblant agréer un cadre pour discuter de son programme d’enrichissement de l’uranium, a pu garder à distance les USA et l’Europe au cours des années écoulées.


La réponse impuissante de l’administration Obama à l’essai ICBM du mois dernier, de même la réaction bégayante à l’essai nucléaire lundi de la Corée du Nord, ont démontré à Téhéran qu’il ne doit même plus faire mine de prêter intérêt aux aspects diplomatiques de son programme nucléaire avec Washington ou ses homologues européens. Alors qu’apparaître intéressé pour parvenir à un arrangement avec Washington avait du sens pendant la présidence Bush, quand les faucons et les colombes se disputaient l’oreille du président, aujourd’hui, avec l’administration Obama peuplée uniquement de colombes, l’Iran comme la Corée du Nord, considère qu’elle n’a plus rien à gagner en prétendant se soucier d8 0un compromis avec Washington.


Ce point fut rendu bien clair en Iran, aussi bien  par la  réponse verbale immédiate du président Mahmoud Ahmadinejad à l’essai nucléaire nord-coréen lundi, que par le lancement provocant par l’Iran de bateaux de guerre dans le golfe d’Aden le même jour. Comme Ahmadinejad l’a dit, pour le régime iranien, « le problème nucléaire de l’Iran est terminé ». 

Il n’y a aucune raison de parlementer davantage. Comme Obama a fait savoir clairement qu’il n’a aucune intention de faire quelque chose en réponse à l’essai nucléaire nord-coréen, de même l’Iran croit que le président ne fera rien pour gêner son programme nucléaire.


Bien sûr, ce n’est pas seulement la politique de l’administration envers la Corée du Nord qui démontre à l’Iran qu’elle n’a aucune raison de se soucier d’une remise en question de ses aspirations nucléaires par les USA. La politique générale des USA au Moyen-Orient, qui conditionne l’action des USA contre le programme des armes nucléaires de l’Iran, fondée sur la priorité donnée à la réalisation d’un accord de paix israélo-palestinien impossible à atteindre, rend évident pour Téhéran que les USA ne prendront aucune mesure pour l’empêcher de suivre les traces de la Corée du Nord et devenir une puissance nucléaire.


Pendant sa conférence de presse avec le Premier Ministre Benyamin Netanyahou le lundi précédent, Obama déclara que les USA reconsidèreraient leur engagement dans un compromis avec l’Iran à la fin de l’année. Et au début de la semaine, on a rapporté quE2Obama a donné l’ordre au ministère de la défense de préparer des plans pour attaquer l’Iran. De plus, le président des chefs d’Etat Major Interarmes, l’amiral Michaël Mullen, a fait plusieurs déclarations récentes prévenant du danger qu’un Iran doté de l’arme nucléaire posera à la sécurité mondiale – et par extension, à la sécurité nationale des USA.  


Superficiellement, tout cela semble indiquer que l’administration Obama pourrait vraiment vouloir faire quelque chose pour empêcher l’Iran de devenir une puissance nucléaire. Hélas, du fait de l’agenda qu’Obama a posé, il est clair qu’avant qu’il ne soit prêt à lever le petit doigt contre l’Iran, la mollacratie sera déjà devenue une puissance nucléaire.


Israël a évalué que l’Iran dispos era d’une quantité suffisante d’uranium enrichi pour fabriquer une bombe nucléaire d’ici la fin de l’année. Les USA croient que cela pourrait prendre jusqu’à la mi-2010. Lors de sa conférence de presse la semaine dernière, Obama a déclaré que si les négociations sont considérées comme un échec, l’étape suivante pour les USA sera d’étendre les sanctions internationales contre l’Iran. On peut présumer que là encore, Obama permettra la poursuite de cette politique pour au moins six mois avant qu’il ne veuille la reconsidérer. A ce stade, selon toute probabilité, l’Iran sera déjà en possession d’un arsenal nucléaire.


Au-delà de l’agenda d’Obama, au cours de la semaine, deux autres évènements ont fait apparaître que quoi que fasse l’Iran, l’administration Obama ne révisera pas sa politique consistant à mettre l’emphase au Moyen-Orient pour affaiblir Israël plutôt que d’empêcher l’acquisition d’armes nucléaires par l’Iran. D’abord, vendredi dernier, le Yediot Aharonot a rapporté que l ors d’une conférence récente à Washington, le Lt-Général américain Keith Dayton, responsable de la formation de forces militaires palestiniennes en Jordanie, a indiqué que si Israël ne cède pas la Judée et la Samarie d’ici deux ans, les forces palestiniennes que lui-même et ses collègues officiers américains forment actuellement, au prix de plus de 300 millions de $, pourraient commencer à tuer des Israéliens.


Dans l’hypothèse où l’article du Yediot est vrai, il est même encore plus préoccupant que la certitude de Dayton : d’ici peu de temps, ces forces formées par les USA pourraient commencer à assassiner des Israéliens, et c’est sa sérénité apparente face aux conséquences de ses actes. La perspective de forces militaires formées par les USA et massacrant des Juifs ne conduit pas Dayton à reconsidérer la sagesse de l’engagement des USA pour bâtir et former une armée palestinienne.


La déclaration de Dayton a posé brutalement le fait que même si l’administration est parfaitement consciente des coûts de son approche du conflit palestinien avec Israël, elle continue de refuser de la réviser. Le secrétaire d’Etat à la défense, Robert Gates, vient d’augmenter la durée de l’assignation de Dayton pour deux années supplémentaires, et lui a confié en plus la responsabilité de servir d’adjoint de George Mitchell, le médiateur d’Obama pour le Moyen-Orient.   


Quatre jours après la publication des remarques de Dayton, des officiels américains et israéliens de haut rang se sont rencontrés à Londres. L’objectif mentionné pour cette rencontre à haut niveau était de discuter comment Israël se plierait à l’exigence de l’administration interdisant toute construction au sein des communautés israéliennes en Judée et Samarie.


Le plus remarquable dans cette réunion fut son timing. Elle eut lieu le jour suivant l’essai de la bombe nucléaire de la Corée du Nord, et après l’annonce du rejet par l’Iran de l’offre des USA de négocier son programme nucléaire : l’administration démontra que quoi que fasse l’Iran, l’engagement de Washington pour serrer la vis à Israël n’ était pas sujet à modification.


Tout cela est bien sûr une douce musique aux oreilles des mollahs. Entre l’impuissance américaine contre leurs alliés nord-coréens, et leur attachement inébranlable à garder Israël sur un siège brûlant, les Iraniens savent qu’ils n’ont aucune raison de se soucier d’Oncle Sam.


Aussi pour Israë l, c’est une bonne chose que Tsahal ait programmé le plus grand exercice de défense civile de l’histoire du pays la semaine prochaine. Entre l’essai nucléaire de la Corée du Nord, le bellicisme éhonté de l’Iran, et la trahison de l’Amérique, il est clair que le gouvernement ne peut rien faire pour influer la stratégie politique de Washington envers l’Iran. Aucune destruction des communautés juives ne convaincra Obama d’agir contre l’Iran.


Aujourd’hui, Israël demeure seul contre les mollahs et leur bombe. Et cela, comme la décision des USA de rester sans réagir contre l’axe du mal, n’est pas sujet à changement.


caroline@carolineglick.com

 

Notes du traducteur :


*Némésis : déesse de la vengeance dans la mythologie grecque


** chat de Cheshire : personnage fictif dans ‘Alice au Pays des merveilles’, qui apparaît et disparaît

09:02 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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