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vendredi, 15 mai 2009

Monsieur Éric RAOULT attire l'attention de Madame la Ministre de l'Intérieur sur la pratique municipale des citoyens d'honneur dans certaines villes. QUESTION ECRITE

 

Monsieur Éric RAOULT attire l'attention de Madame la Ministre de l'Intérieur sur la pratique municipale des citoyens d'honneur dans certaines villes. En effet, si cette pratique ne pose aucun problème dans un contexte national pour des citoyens français et peut donc être organisée librement, son extension à des citoyens étrangers peut poser des difficultés d'interprétation et susciter des polémiques voire des conflits. Ainsi, si de nombreuses villes ont pu élire citoyenne d'honneur, Ingrid BETENCOURT, citoyenne franco-colombienne et Guilad SHALIT, citoyen franco-israélien, un citoyen d'honneur d'une ville doit présenter ce caractère de citoyenneté, même bi-nationale. L'initiative de la mairie d'Ivry d'élire citoyen d'honneur Marwan BARGHOUTI, militant palestinien, jugé et condamné en Israël pour plusieurs crimes terroristes, est donc plus que contestable, car elle donne lieu à une vive polémique au sein de la population de cette Ville et de la communauté israélite d'Ile de France. Il conviendrait donc que des directives puissent être données aux Préfets, pour qu'ils puissent déférer ces décisions au Tribunal Administratif et que les Préfets puissent rappeler aux Maires qu'une citoyenneté d'honneur ne peut être donnée à un ressortissant étranger. Une démarche parallèle pourrait être menée auprès de l'Association des Maires de France et de son Président.

Il lui demande donc sa position sur ce dossier ?

Éric RAOULT

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lundi, 11 mai 2009

Dieudonné, le possédé de l'« antisionisme »Par Emmanuel Berretta

Dieudonné, le possédé de l'« antisionisme »

Soufre. Enquête sur un humoriste en pleine dérive.

Publié le 07/05/2009 N°1912 Le Point

Emmanuel Berretta

A la télévision, il n'est plus question de l'inviter nulle part. Ses spectacles sont régulièrement interdits au nom du maintien de l'ordre public, le contraignant à se produire dans un bus retapé en salle de spectacle. Et voilà que, dimanche, Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, accorde un entretien à Radio J (la radio de la communauté juive), dans lequel il confie étudier l'interdiction de la liste « antisioniste » présentée par Dieudonné aux élections européennes du 7 juin... Aussitôt, c'est la controverse. A l'UMP, le député chiraquien François Baroin s'interroge : « Pas sûr que le remède ne soit pas pire que le mal. » Toujours à droite, Nicolas Dupont-Aignan juge « inadmissible » la sortie de Guéant qui risque de transformer l'humoriste politisé en « martyr » . A gauche, Benoît Hamon, le porte-parole du Parti socialiste, s'interroge : « A quoi cela sert-il et quels sont les calculs derrière cela ? Pourquoi ce coup de pub ? » D'autant qu'à ce jour la liste Dieudonné n'a pas publié de profession de foi. Sur quoi, donc, se baser pour l'interdire ?

Bref, la campagne européenne s'engage sur le terrain dangereux des antagonismes communautaires. Une diversion, diront certains, qui place Dieudonné au centre de débats enfiévrés : l'antisionisme revendiqué de ce dernier est-il un antisémitisme déguisé ? La question est régulièrement débattue devant les tribunaux saisis par le CRIF, le MRAP, la Licra et SOS Racisme.

« Je ne suis pas antisémite », clame Dieudonné, que Le Point a rencontré le 4 avril dans son Théâtre de la Main-d'Or, une petite salle au centre névralgique de sa vie artistique et politique. Ce jour-là, à la fin de l'entretien, il lâche un scoop : le 3 mars 2009, Dieudonné a rencontré Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) au cabinet de l'avocat Yvon Thiant, le président de la Fadom, une association représentant les personnes originaires de l'outre-mer. Version confirmée par Sammy Ghozlan, un ancien commissaire de police qui occupe sa retraite à relever toutes les attaques antisémites.

« Heil Israël »

« Dieudo » était prêt à renoncer à des années de provocation et à signer un texte de pacification. Il aurait ainsi mis un terme à un long « malentendu » né d'un sketch raté chez Marc-Olivier Fogiel où, encagoulé, en treillis, affublé de papillotes, il avait caricaturé un juif orthodoxe et terminé son sketch par un glaçant « Heil Israël », mimant le salut nazi... « Nous nous sommes mis d'accord sur un protocole, raconte-t-il. Si j'ai pu choquer, si j'ai pu heurter des gens de la communauté juive, profondément, dans leur croyance, dans leurs souffrances, je m'en excuse volontiers. » En contrepartie, Sammy Gohzlan devait reconnaître que l'humoriste, à la suite de son sketch douteux, avait été victime d'une agression « disproportionnée ». En effet, seize mois plus tard, le 2 mars 2005, à Fort-de-France, en Martinique, quatre individus, munis de passeports israéliens, l'ont bastonné sur le parking d'Antilles Télévision. Ces quatre personnes ont été poursuivies et condamnées à six mois de prison, dont un mois ferme.

Mais, selon l'humoriste, les discussions ont achoppé sur le terme « disproportionné ». « Ce mot-disproportionné-m'a été refusé. Sammy Gohzlan voulait y substituer le terme "sévère". Moi, j'ai un problème avec ce mot qui me renvoie à la condition d'esclave. "Tu as fait un sketch qui ne nous a pas fait rire, on te frappe. C'est une réaction sévère." Non, ce n'est pas pareil ! C'est uniquement en réaction à ce mot-là que, après, j'accepte avec d'autres amis de participer à une liste antisioniste... comme une "réaction sévère" envers Sammy Ghozlan. Me bastonner, c'est normal, même si c'est un peu sévère... »

Manipulateur

Interrogé par Le Point , le président du BNVCA livre une version très différente : « A la suite de la première réunion du 3 mars, une autre réunion était prévue le 26 mars. Sauf que, le 19 mars, Dieudonné annonce qu'il lance une liste antisioniste aux européennes. J'ai tout annulé. C'est un manipulateur qui se serait servi de ce texte comme d'un alibi. »

Manipulateur, Dieudonné ? « Il est très fort en dialectique. C'est un super-commercial. Un grand malin. Il peut retourner tout le monde comme une crêpe », confie Elie Semoun, son partenaire et ami des débuts. Entre eux, le divorce est plus que consommé. Pour Semoun, il n'y a plus de débat, Dieudonné est « antisémite » . « Elie sait très bien que Dieudonné n'est pas antisémite. Ses doutes apparents me font sourire. L'amalgame "antisioniste = antisémite" a fait long feu », souligne Josiane Grué, la mère de Dieudonné, témoin du coup de foudre amical entre les deux hommes quand ils avaient 17 ans. Dieudonné terminait son lycée où il s'était péniblement traîné jusqu'au bac. « On riait exactement des mêmes choses », se souvient Semoun, qui pousse Dieudonné à se produire sur une scène ouverte. Dieudonné enchaînait les petits boulots de vendeur. Leur premier sketch, « Maurice », s'inspire de cette expérience professionnelle : un garagiste arnaqueur.

Dès ses premiers pas dans le show-biz, Dieudonné se braque contre ce qu'il considère être une forme d'exploitation de son talent. L'idée qu'un producteur puisse décider à sa place du graphisme de ses affiches et des orientations de sa carrière lui est insupportable. Claude Martinez, leur premier producteur, est rapidement mis sur la touche. Premier d'une longue liste.

Pour conserver le contact avec son public et contourner sa mise au ban du show-biz, Dieudonné a aujourd'hui trouvé la parade : à la Main-d'Or, un numéro de portable est affiché sur le mur. Les spectateurs sont invités à envoyer leur prénom par SMS. Ils reçoivent ensuite par texto les informations sur son prochain spectacle et des réductions sur ses DVD. De l'avis de tous, Dieudonné a toujours été ingénieux pour les affaires. « Je ne suis pas un redoutable homme d'affaires, je suis plutôt un redoutable comique », rétorque-t-il. « C'est quand même le seul comédien qui m'a posé un arrêt maladie de 8 à 20 heures un jour de tournage, se souvient Dominique Farrugia, qui l'a fait jouer dans "Le clone", en 1997. Il avait décidé de ne pas tourner ce jour-là car il se produisait en spectacle le soir. » Farrugia assure que Dieudonné lui a aussi demandé de l'argent au moment d'assurer la promo du film...

Pour les mêmes raisons, il se heurte rapidement au monde de la télévision. « Il réclamait 10 000 à 15 000 francs pour un passage télé », affirme un attaché de presse. C'est de là que date son antagonisme avec Arthur, qui, au tout début de sa carrière, fait appel à Semoun et Dieudonné dans ses émissions. « Arthur, lui, se faisait payer grassement alors qu'on lui fabriquait des parties de son émission. Donc, la moindre des choses, c'était que le temps passé soit rétribué, assène Dieudonné . C'était des sketchs spécialement conçus pour son émission. » Ce qui n'était, à l'origine, qu'un contentieux commercial assez banal dans le show-biz va former les bases d'un ressentiment plus profond au fil des années à mesure que Dieudonné, à partir des attentats du 11 Septembre, glisse subrepticement d'une position antiraciste, combattant le Front national urbi et orbi, vers un positionnement antisioniste, épousant la cause palestinienne comme si c'était la sienne. Le contentieux est tel que, bien des années plus tard, quand Arthur se lance à son tour sur scène, des sympathisants de Dieudonné viennent empêcher la tenue de ses spectacles, l'accusant de soutenir l'armée israélienne contre les Palestiniens. « C'est grotesque ! Comme si mon nom était inscrit sur un char de Tsahal », se défend Arthur. La haine entre les deux hommes est palpable. Ainsi, quand Dieudonné se rend au congrès du Front national, Arthur déclare, en novembre 2006, au micro d'Europe 1 : « Même les mecs du Front national ont honte que Dieudonné soit venu les voir, c'est-à-dire que même le Front national n'en veut pas, [...] c'est bien la preuve que c'est la dernière des pourritures. » Une injure publique dont Dieudonné vient d'obtenir réparation : la cour d'appel de Riom a condamné Arthur à 3 000 euros d'amende et à verser 1 euro symbolique à Dieudonné, lequel avait lui-même été condamné pour avoir offensé Arthur en 2003 pour son soutien imaginaire à Tsahal...

Banni des médias, Dieudonné ne cache pas son jeu. Dans son dernier spectacle, « J'ai fait l'con », il dit lancer « de la viande froide » aux médias afin qu'ils se jettent dessus et parlent de lui. Il s'applique un « marketing du scandale » qu'il théorise et assimile à une démarche proche de l'art contemporain. Il se vit « incompris » aujourd'hui et disséqué demain. Il serait une sorte de Maurizio Cattelan du rire, du nom de cet artiste italien dont les installations provocatrices (une statuette d'Hitler en enfant qui prie, un éléphant en tenue du Ku Klux Klan...) font débat. C'est ainsi qu'il prétend avoir eu l'idée de demander à Jean-Marie Le Pen d'être le parrain de son dernier-né. Il en a fait un sketch de son dernier spectacle où il prétend avoir appelé le vieux leader frontiste, un dimanche matin, l'interrompant « au milieu d'une séance de torture de chats » . Puis, pour « faire plus fort », il décide d'inviter, le 26 décembre 2008, le négationniste Robert Faurisson à monter sur scène au Zénith afin de lui faire remettre un « prix de l'infréquentabilité et de l'insolence » . La vidéo prise par un téléphone portable fera le tour du Web et provoquera une nouvelle plainte bientôt jugée. De cet événement il tire matière à un sketch dans lequel il se moque de... Faurisson ! Peu importe que l'historien nie à la fois la Shoah et l'existence de Gorée, l'île symbole de la traite négrière, si chère à Dieudonné...

Haineux

« Une des forces de Dieudonné est justement cette distance étonnante qu'il peut avoir par rapport aux problèmes de ce monde, y compris les siens », explique sa mère, à la retraite après avoir passé trente ans dans l'audiovisuel d'entreprise. Plus grand malaise encore quand il joue « l'hystérie de la mémoire de la Shoah » et fait monter sur scène son assistant, Jacky, vêtu d'un pyjama fantaisiste et affublé d'une énorme étoile jaune. « J'en fais des tonnes, oui, reconnaît-il. Je stigmatise l'utilisation indécente et obscène, ne serait-ce que par le respect qu'on doit aux victimes. Il faut parfois faire taire les fanfares et les feux d'artifice et laisser le silence pour que reposent en paix toutes ces victimes. » La compétition victimaire entre l'Holocauste et l'esclavage qu'il alimente et rejette en même temps forge la trame de ses convictions qu'il met, toutefois, entre parenthèses quand, lui qui se dit anticommunautariste, il se met à fréquenter les radicaux noirs du mouvement de Kémi Séba ou, lorsque lui, l'homme profondément antireligieux, il s'acoquine avec les radicaux chiites de Yahia Gouasmi... Tous unis dans une haine de la politique d'Israël. « Il ne faut pas faire tout un plat de la Shoah comme il ne faut pas faire tout un plat de la traite négrière parce que, pour qu'il y ait des esclavagistes, il faut aussi des esclaves. L'humanité est des deux côtés du fouet, malheureusement », lâche-t-il. Qui sait si son public, fidèle en dépit des polémiques au point de remplir un Zénith, a compris où il voulait en venir...

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vendredi, 01 mai 2009

Procès d'Ilan Halimi : Qu'en dit la presse?

Procès d'Ilan Halimi : Qu'en dit la presse?
Par Raphaelle Elkrief pour Guysen International News
Jeudi 30 avril 2009 à 17:12
 
n714780705_1910424_9656.jpgPlus de deux ans après l'agression et le meurtre d'Ilan Halimi, au moment de l'ouverture du procès de Youssouf Fofana et du " Gang des barbares ", la presse française et internationale revient sur l'historique de ce crime antisémite, ainsi que sur le déroulement du procès.
 

A l'heure de l'ouverture du procès des bourreaux d'Ilan Halimi, la presse française revient très largement sur l'attitude provocatrice du leader du « gang des barbares », Youssouf Fofana.  Le Point, qui consacre un très large dossier au traitement de l'affaire Halimi, insiste sur le comportement tendancieux de l'accusé qui, interrogé sur sa date de naissance a crié « le 13 février 2006 à Saint Geneviève des Bois », date de découverte du corps mourant d'Ilan.

Dans le Figaro également, on rapporte le ton que Y. Fofana entend donner tout au long du procès : « Mon nom: Africaine armée barbare révolution salafiste ».
 
Un comportement provocateur qui donne l'occasion aux média français de revenir sur la personnalité de l'homme à la tête du crime. Le Point dresse de lui le portrait d'un homme « paranoïaque, mégalomane et pervers », déjà connu des services de police, refusant de se défendre et qui, menacé de réclusion criminelle à perpétuité, pourrait également être inquiété pour outrage à magistrat.
 
Insistant largement sur les personnalités au centre de cette affaire, Le Point offre également, et pour la première fois, l'interview de la petite amie d'Ilan. Sous le pseudonyme de « Mony », le journal livre le témoignage d'une jeune femme détruite. Elle annonce se porter partie civile au procès, « au nom de [son] amour pour Ilan ». Dans cette interview elle raconte les premiers coups de téléphone, les détails des négociations, ses rapports avec la police...
 
Le Figaro, lui, consacre un article à l'ensemble du « gang », rappelle les origines, le milieu, le quotidien de ces individus de 17 à 32 ans, qui de « chauffeur de bus, livreur, chômeur, étudiant ou encore à l'école au moment des faits » se sont retrouvés impliqués dans le cauchemar d'Ilan.
Le journal propose également de s'intéresser de plus prêt à  la jeune fille qui a servi ‘d'appât’ et a entraîné le jeune homme à sa perte. Elle y est décrite comme une jeune femme presque orpheline, à tendance suicidaire, « aimant plaire et être valorisée » qui raconte sans émotion avoir servi ‘d'appât’ pour « rendre service », et contre 5000€.
 
Des commentaires plus « pratiques » se trouvent dans le quotidien Le Monde, qui s'intéresse notamment à la tenue du procès. Ses articles éclaircissent le choix de faire paraître les accusés à la cour d'assise des mineurs, ou mettent en lumière la question du huis clos. Il rappelle que les institutions juives, ainsi que la famille voudraient un témoignage ouvert, à vertu pédagogique, pour que « cela ne se reproduise plus ».
 
Enfin Libération, dans un article bouleversant de précision, revient sur le déroulement des événements. Témoignages des acteurs, description des actes de maltraitance sur Ilan et chronologie des événements l’article « Du guet-appens au meurtre » le lecteur dans le cauchemar du jeune juif.
 
Le journal en profite pour rappeler la composante antisémite du crime. Avec l'interview du sociologue Didier Lapeyronnie, Libération entend dépasser le simple fait divers afin de créer une réelle réflexion sur le thème de l'antisémitisme en France. Selon le sociologue, « l'antisémitisme soude le groupe ». La rencontre d'un « leader charismatique et d'un monde social faible » conduit à un antisémitisme qu'il appelle « le socialisme des imbéciles ».
 
Il est étonnant de noter que l'histoire Halimi est largement absente de la presse Israélienne. Dans son édito au Jérusalem Post, Caroline Glick estime qu'Israël s'est très peu mêlé de cette affaire, tant au niveau politique que médiatique. Selon elle, ceci n'a rien de surprenant aux vues de la situation en Israël. Il apparaitrait que « ce qui arrive aux Juifs de France n'a rien à voir avec nous ».
 
Enfin à l'international, le traitement du meurtre d'Ilan est plus largement axé sur le caractère antisémite du meurtre. Crainte d'enflammer les passions? Crainte de la polémique? Les médias français semblent en effet avoir évité la question, tout en reconnaissant unanimement, plus de deux ans après la mort d'Ilan, que le jeune juif a été tué pour des raisons religieuses.
 
Pour le journal anglais Times, cependant, il ne fait aucun doute : les journalistes anglais expliquent que cette « histoire qui horrifie la France » met en avant l'antisémitisme latent chez les personnes issues de l'immigration, dans un pays « hanté par le spectre de la collaboration nazi ».
 
Le journal révèle également que Fofana, qui aime à se faire appeler « Osama », avait déjà tenté de s'en prendre à des médecins juifs en particulier.
 
Le Times rappelle enfin que le corps d'Ilan a été enterré en Israël selon la demande de sa mère : « J'ai dû l'envoyer là bas parce que vous auriez pu bruler sa tombe ». Là où les médias français sont plus frileux, le journal anglais n'hésite pas à rappeler que ces attaques antisémites sont nombreuses en France.
 
Le journal Arabe Al-Jazeera traite lui aussi du « procès du meurtre du jeune juif à Paris ». Il  parle de la montée de l'antisémitisme en France, et du débat occasionné par l'histoire Halimi, lorsque la police a longuement hésité sur les composantes antis juives du crime. Le journaliste va même plus loin, en rappelant que le meurtre d'Ilan a eu lieu peu après la période de violence dans les banlieues en 2005.

http://www.guysen.com/articles.php?sid=9759

08:05 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 30 avril 2009

Procès du "Gang des barbares":Fofana défie la cour

JUSTICE

Procès du "Gang des barbares" : Fofana défie la cour

NOUVELOBS.COM | 29.04.2009 | 19:09

Youssouf Fofana a lancé à son arrivée au procès "Allah akbar" en levant un doigt vers le ciel. "Je m'appelle arabs, africaine révolte armée barbare salafiste", a-t-il dit en déclinant son identité.


Le procès du meurtre d'Ilan Halimi a ouvert mercredi 29 avril avec un peu de retard. Premier accusé à entrer dans le box: Youssouf Fofana, en sweat shirt blanc et très souriant, a déclaré, levant un doigt vers le ciel, "Allah akbar" (Dieu est grand en arabe). Alors que la présidente lui demandait de décliner son identité, Youssouf Fofana a répondu : "Je m'appelle arabs, africaine révolte armée barbare salafiste. Je suis né le 13 février 2006 à Saint-Geneviève des bois". Il s'agit de la date et du lieu de la mort d'Ilan Halimi.

Le huis-clos débattu


La présidente de la cour d'assises des mineurs de Paris jugeant Youssouf Fofana et 26 complices présumés du rapt et de la séquestration d'Ilan Halimi a ordonné au public d'évacuer la salle d'audience mercredi vers 12H15, le procès devant se tenir à huis clos.
Une fois le jury constitué (cinq femmes et quatre hommes), la "publicité restreinte" des débats --sans journalistes ni public à quelques exceptions près-- est de droit dans une cour d'assises jugeant des mineurs. Deux des 27 accusés étaient mineurs au moment des faits.
Plusieurs parties au procès, notamment la famille d'Ilan Halimi, contestent le huis clos, mais la question devait être débattue mercredi une fois prononcée l'ouverture des débats, a décidé la présidente Nadia Ajjan.
Youssouf Fofana, accusé avec 26 complices présumés du rapt et de la séquestration d'Ilan Halimi, demande que son procès soit public et ne se tienne pas à huis clos, selon des conclusions déposées par ses avocats.
"Aucun élément de fait n'est produit, justifiant la restriction des débats", plaident Me Emmanuel Ludot et Isabelle Coutant-Peyre, alors que les débats, impliquant deux mineurs, doivent se tenir à huis clos.
"Cette publicité (des débats) protègent les justiciables contre une justice secrète, échappant au contrôle public et constitue ainsi l'un des moyens de contribuer à préserver la confiance dans les tribunaux", arguent-ils.
La mère d'Ilan a aussi réclamé la publicité des débats.

Riches "parce que juifs"


La connotation antisémite retenue par la justice une semaine après la découverte du corps d'Ilan Halimi, un jeune vendeur juif assassiné après trois semaines de calvaire, le 13 février 2006, avait donné une dimension nationale à ce crime, à propos duquel le président Jacques Chirac avait promis de faire "toute la lumière".
A partir de la diffusion du portrait-robot d'une jeune femme chargée d'"appâter" des hommes présumés riches "parce que juifs", la police avait interpellé jusqu'à une trentaine de membres du "gang des barbares", implanté dans une cité HLM de Bagneux (Hauts-de-Seine).


Dix semaines de procès


Neuf projets d'enlèvement -dont certains versés à la procédure- ont été attribués à la bande avant celui, accompli, d'Ilan Halimi, victime de tortures pendant les 24 jours de sa séquestration dans un appartement, puis un sous-sol d'immeuble.
Au total neuf jeunes femmes -dont Emma, 17 ans à l'époque, qui aurait attiré Ilan dans le piège en le séduisant dans son magasin du boulevard Voltaire- siègeront parmi les accusés.
Le procès, prévu sur dix semaines, devrait se tenir à huis clos, un principe qui s'applique lorsque des mineurs sont concernés.


Une requête rejetée


Hormis Youssouf Fofana, assassin présumé, qui encourt la prison à vie, une quinzaine d'accusés doivent répondre de leur participation au rapt ou à la séquestration d'Ilan. D'autres comparaîtront libres pour les seuls chefs d'association de malfaiteurs ou de non dénonciation de crime.
Avant le procès, Youssouf Fofana a déjà protesté contre les conditions de sa détention prévue pour de longues heures dans la "souricière" insalubre du palais de justice de Paris, mais le tribunal administratif a rejeté mardi la requête qu'il avait formulée en urgence pour ne pas avoir à y séjourner.
Les avocats du chef présumé du "gang des barbares" soulignent, par ailleurs, que la procédure d'extradition depuis la Côte d'Ivoire ne mentionnait pas la circonstance aggravante du caractère antisémite du crime présumé, ni deux tentatives précédentes d'enlèvement. Ils demandent donc en conséquence que Fofana soit "déclaré absent" lorsque ces faits seront évoqués.
Mardi le procureur de la République de Paris a par ailleurs reçu un courrier émanant d'un groupe inconnu -"L'Organisation Juive"- promettant 400.000 euros à qui "s'occupera" du principal accusé si jamais "une peine exemplaire" n'est pas réclamée contre lui à l'issue des débats.
(Nouvelobs.com avec AFP)
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mardi, 28 avril 2009

L’assassin d’Ilan Halimi en procès

Revue de presse

L’assassin d’Ilan Halimi en procès
28/04/09
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- - Thème: Assassinat

 

 

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Entre eux, ses geôliers l'appelaient « l'Autre », rapporte le Monde, mardi 28 avril 2009. Comme pour mieux désincarner leur otage, Ilan Halimi. L'opération d'enlèvement qu'ils voyaient comme un « petit règlement de comptes » a été lancée le 20 janvier 2006. Elle ne devait durer « que trois jours », avant la libération de l'otage contre une part de la rançon réclamée par Youssouf Fofana. Agé de 25 ans à l'époque des faits, connu dans cette bande de banlieue parisienne sous les sobriquets de « Django », « Oussama », « Mohamed »ou « le Boss », celui-ci avait mis à contribution ses comparses en leur faisant miroiter des gains dont ils seraient « contents ». Le corps nu du jeune homme a été découvert, brûlé et supplicié, gisant le long d'une voie ferrée à Sainte-Geneviève-des-Bois, le 13 février 2006. Il a succombé durant son transport à l'hôpital.
Youssouf Fofana comparaît à partir du 29 avril et jusqu'au 10 juillet devant la cour d'assises des mineurs de Paris, pour « meurtre avec préméditation commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion déterminée », meurtre précédé de « séquestration en bande organisée » et « d'actes de torture et de barbarie ». A ses côtés, vingt-six autres accusés, âgés de 17 à 32 ans au moment des faits, en répondront pour avoir joué les filles-appâts, les ravisseurs, les négociateurs, les geôliers ou pour non-dénonciation de crime.
Lundi 27 avril 2009, le monstrueux criminel a demandé à la justice administrative d'interdire, au nom de la « dignité humaine » son incarcération dans la « souricière » insalubre du palais de justice, pendant son procès.
Parmi les nombreux médias qui consacrent leurs colonnes à cette terrible affaire, le site Internet du Journal Chrétien publie, ce mardi 28 avril 2009, un résumé des faits, à l’adresse : http://journalchretien.net/article17582.html
Photo : D.R.

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