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mercredi, 22 octobre 2008

Lettre ouverte à Charles Enderlin/Par Victor Perez

Lettre librement reproductible accompagnée de la mention de l’url suivante : http://victor-perez.blogspot.com

Victor PEREZ

Lettre ouverte à Charles Enderlin,

Etant habitué à ce que Charles Enderlin ne publie pas tous mes messages sur son blog, mais n’hésite pas pour autant m’y nuire, je me permets de rendre public ma réponse à son dernier commentaire. Etant destinée à être publiée sur son blog, il ne m’en voudra donc pas de ce fait.

Cher Mr Enderlin,

A vous lire depuis quelques années, j'ai l'impression que vous êtes un être exceptionnel.  Lorsque je lis votre prose , je ne peux que m'incliner devant votre professionnalisme et votre abnégation. Ainsi, lorsque je lis votre dernier post (1) j'ai l'impression d'être quelqu'un de tout petit auprès de vous.

Ainsi, chacun sait que vous avez la double nationalité, et que vous avez immigré très tôt en Israël. Comme chaque israélien, vous avez du faire votre service militaire, puis des périodes annuelles de trois à quatre semaines. Ce qui n'est, je vous l'avoue, pas toujours réjouissant mais, oh combien, nécessaire au pays que nous aimons tous les deux.

Vous avez du, également, allez combattre (ce que je suppose), lorsque nos voisins devenaient un peu trop agressifs (et peut être même -d’une pierre deux coups- envoyé vos reportages à France 2 en direct du front). Vous avez, théoriquement du moins, mis en danger votre vie, la sérénité de votre famille, et ceux qui ne l'ont pas fait vous doivent beaucoup. Ceux en général qu'on appelle les planqués, qui incitent les appelés à se faire dispenser du service national, se revendiquent souvent de gauche et manifestent généralement aux côtés de l'association la Paix maintenant qui est devenue la Paix à tout prix pour de nombreux, voire la majorité d'Israélien. Moi compris.

Vous avez de surcroît une autre coiffe à celle-militaire ci-dessus. Celle de journaliste permanent de France 2 à Jérusalem. Celle qui vous a permis de diffuser à longueur d’années les atrocités du conflit proche-oriental et permis de devenir célèbre de par le monde. On se souvient, notamment, du scoop de l’assassinat de l’enfant Mohamed Dura par les soldats israéliens (c’est du moins ce que vous nous dîtes) et qui vous a valu de nombreux prix. Certes ! Vous n’y était pas ce jour là, mais foi de votre caméraman, sympathisant du Fatah selon ses propres termes, c’est tout comme. ‘’Assassinat’’ qui, vous en conviendrez, a servi les intérêts des ennemis -et ils sont nombreux- d’Israël, pays que j’aime et, semble t-il, vous aussi. ‘’Meurtre’’ qui fut, nul n’en doute, l’excuse pour lancer aussitôt une intifada Al-Aqsa à l’assaut des infidèles que nous sommes. ‘’Crime’’ qui a justifié le lynchage de deux soldats, et la décapitation de Daniel Pearl. ‘’Infanticide’’ qui a coûté la vie à des centaines d’Israéliens et valu presque un isolement diplomatique à ce petit pays qui refuse, sondages et élections à l’appui, de se mettre entre les mains de ces officiers de réserve qui ne recherchent que la PAIX et vous sont si chers.

Bref ! De quoi, vous le reconnaissez vous-mêmes à mon propos, devenir défaitiste et renoncer à la création d’un état terroriste sur le flanc d’Israël, mais gardant espoir d’un renouveau au sein du peuple ‘’palestinien’’ aux fins d’une paix sincère et définitive comme je l’ai écrit des dizaines de fois dans mes articles, disponibles sur mon blog.

En conclusion ! Je reconnais humblement que je n’ai pas votre palmarès. Comme la très grande majorité des Israéliens heureusement. Ce qui me qualifie, à contrario, à être autorisé à dire mon mot à ceux qui imposent, sans être nullement élus, une direction politique dangereuse, voire néfaste pour mon pays, celui où j’ai décidé de vivre, de payer mes impôts, et à élever mes enfants quoiqu’il advienne.

Toujours cordialement, vous le savez bien.

Victor PEREZ ©

(1) Le lundi 20 octobre 2008 à 11:59, par Charles Enderlin

J'ai décidé de ne pas laisser passer le qualificatif "défaitiste" que Monsieur Perez accole au mouvement la Paix Maintenant, une organisation extra parlementaire fondée- il faut le rappeler - par des officiers de réserve. Je suppose qu'il se permet ce genre de liberté parce qu’il a combattu pour Israël. Pour ma part, je ne l'ai pas vu en uniforme de l'autre côté du canal de Suez en 1973, ni en opération au Liban en 1982 ou à Gaza dans les années 90. Peut être était-il sous les roquettes dans le nord d'Israël en 2006? Il paye certainement ses impôts en Israël et ses enfants font ou ont fait l'armée en Israël... Si ce n'est pas le cas, Victor Perez est la dernière personne qui peut qualifier la gauche israélienne de défaitiste. Les vrais défaitistes sont ceux qui veulent garder les territoires palestiniens avec le sang du dernier soldat israélien.

08:56 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 14 octobre 2008

Le Protocole des sages de Wall Street

Le Protocole des sages de Wall Street

 

[Une fausse information concernant un soi-disant transfert de 400 milliards

de $ de la banque Lehman vers Israël circule largement]

 

Ha’aretz, 12 octobre 2008

 

www.haaretz.com/hasen/spages/1028069.html

 

Les Protocoles des Sages de Wall Street

Anshel Pfeffer

 

Une nouvelle théorie antisémite du complot se répand ces derniers jours sur

le Net : à la veille de la faillite de la banque Lehman, celle-ci aurait

transféré 400 milliards de $ en Israël.

 

Cette théorie, qui se présente sous la forme d’une information, est déjà

reprise sur plusieurs dizaines de sites antisémites et anti-israéliens.

D’après elle, d’importants cadres juifs de la banque d’investissement Lehman

Brothers auraient transféré l’argent de leurs clients à des banques

israéliennes, avec l’intention de s’enfuir en Israël pour profiter de leur

méfait sans risquer l’extradition.

 

Depuis la faillite de la banque Lehman Brothers, fondée aux Etats-Unis en

1850 par des immigrants juifs originaires d’Allemagne, le web est inondé de

commentaires antisémites qui accusent les Juifs d’avoir provoqué la crise

économique mondiale et qui les désignent comme les grands bénéficiaires du

désastre. Ces commentaires sont particulièrement fréquents sur les sites

clairement racistes, mais on peut aujourd’hui en trouver sur des sites plus

populaires et non idéologiques. Au cours de la dernière quinzaine, la

Anti-Defamation League et d’autres organisations internationales de

surveillance de l’antisémitisme ont recensé plusieurs centaines de cas

semblables. 

 

Un certain nombre d’organisations islamistes, dont le Hamas à Gaza (qui a

qualifié la crise économique de punition de l’Amérique pour ses mauvaises

actions) se sont jointes au chœur qui accuse le lobby juif d’être

responsable de la crise.

 

Mais la théorie du transfert de 400 milliards de $ depuis la banque Lehman

vers Israël est beaucoup plus précise. Cette "information" qui fait le tour

du monde a été rédigée comme s’il s’agissait d’une dépêche en provenance de

Washington, et comporte une citation de "La Voix de la Maison-Blanche". Elle

nomme trois banques israéliennes qui auraient reçu l’argent, explique en

détail les lois israéliennes concernant l’extradition et le secret bancaire,

et accuse les autorités américaines d’avoir été au courant du transfert.

Elle cite en outre des extraits d’une vraie dépêche du service de presse

économique Bloomberg concernant des pertes estimées à 400 milliards de $

subies par le département courtage de la banque Lehman.

 

Cette "information" a fait d’abord son apparition sur le site web de Jeff

Rense, ancien journaliste qui a publié de nombreuses théories du complot

impliquant des Juifs, Israël et l’administration américaine. Depuis, elle a

été reprise par plusieurs dizaines de sites et de blogs antisémites. Des

internautes qui l’ont lue ont tenté de la diffuser sur des sites plus

respectables comme The Huffington Post aux Etats-Unis et The Independent en

Grande-Bretagne. 

 

Cette théorie du complot rappelle d’autres fausses accusations contre les

Juifs, allant des "Protocoles de Sion" de l’époque tsariste aux rumeurs qui

ont beaucoup circulé selon lesquelles le Mossad israélien aurait été au

courant à l’avance de l’attentat du 11 septembre 2001 contre le World Trade

Center et aurait averti tous les employés juifs de ne pas venir au travail

ce matin-là.

 

23:42 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 12 octobre 2008

Compter les Islamistes.Par Daniel Pipes





http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid22017492126&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull


Adaptation française de Sentinelle 5769 ©


La récente distribution de quelques 28 millions de copies du documentaire ‘Obsession’ aux USA a déclenché un débat agité sur son contenu. L’une des lignes éclairantes de la critique concerne ma déclaration dans le film : « 10 à 15 % des Musulmans dans le monde soutiennent l’islam militant ».


La Conseil Musulman des Affaires Publiques a déclaré cette estimation à la fois « totalement sans fondement » et « complètement dénuée de preuve ». Masoud Kheirabadi, Pr. à l’université d’Etat de Portland et auteur de livres pour enfants sur l’islam, a informé le journal ‘Oregonian’ qu’il n’y a pas de base à mon estimation. Daniel Ruth, écrivant dans la ‘Tampa Tribune’  demanda avec suspicion comment j’étais arrivé à ce résultat. « A-t-il recouru à un sondage ? Ce serait éclairant ! Que signifie ‘soutien’  à l’islam radical ? Pipes n’apporte aucune réponse ».


En réalité, Pipe fournit des réponses. Il a réuni et publié de nombreux résultats dans « Combien d’islamistes ? », un blog Internet initié en mai 2005.


Tout d’abord cependant, une explication de ce j’ai signifié par Musulmans qui « soutiennent l’islam militant » : ce sont des islamistes, des individus qui recherchent une application totalitaire, mondiale de la loi islamique, la sharia. En particulier, ils cherchent à bâtir un état islamique en Turquie, à remplacer Israël par un Etat islamique, et la constitution des USA par le Coran.


Comme pour toute estimation d’attitude, cependant, plusieurs facteurs empêchent l’approximation du pourcentage des islamistes.


Quantifier la ferveur : L’institut Gallup a sondé plus de 50.000 Musulmans à travers 10 pays et trouvé que, si l’un définit les radicaux comme ceux qui ont jugé
les attaques du 11 septembre 2001 « complètement justifiées » , leur nombre constitue environ 7 % du total de la population. Mais si on inclut les Musulmans qui considéraient les attaques « largement justifiées », leurs rangs grimpent  à 13,5 %. En y ajoutant ceux qui considéraient les attaques « quelque peu justifiées », cela propulse le nombre des radicaux à 36.6 %. Quel nombre doit-on retenir ?


Mesurer les intentions de vote : les élections mesurent le sentiment islamiste en désordre, car des partis islamistes gagnent le soutien de non islamistes de manière erratique. Ainsi, le Parti de la Justice et du développement  turc (AKP) a obtenu 47 % des voix aux élections de 2007, 34 % aux élections de 2002, et son précurseur, le Parti de la Vertu, n’a obtenu que 15 % en 1999.


Le mouvement islamique de la faction du Nord a gagné 75 % des voix dans la ville israélienne de Umm el-Fahm aux élections de 2003, alors que le hamas, l’organisation terroriste palestinienne, a gagné 44 % des voix au sein de l’Autorité Palestinienne en 2006. Quel nombre doit-on sélectionner ?


Que mesurer : beaucoup de sondages mesurent des attitudes différentes de l’application de la loi islamique. Gallup s’intéresse au soutien pour le 11 septembre. Le projet ‘Pew’ sur les attitudes dans le monde évalue le soutien aux attentats suicides à la bombe. Nawaf Obaid, spécialiste saoudien de la sécurité, se concentre sur les opinions en faveur d’Osama ben Laden. L’agence de sécurité intérieure allemande, ‘Verfassungsschutz’, [Atchoum ! Ndt], compte l’adhésion à des organisations islamistes. Margaret Nydell de l’université de Georgetown dénombre « les islamistes qui recourent à la violence ».


Des résultats inexplicablement variables : une enquête dans une université de Jordanie a révélé que de larges majorités de Jordaniens, de Palestiniens, et d’Egyptiens souhaitent que la sharia soit la seule source de la loi islamique – mais seulement un tiers des Syriens. L’enquête indonésienne et les résultats de l’élection, ont conduit R. William Liddle et Saiful Mujani en 2003 à conclure que le nombre d’islamistes « n’est pas supérieur à 15 % de la population indonésienne musulmane ». A l’opposé, une enquête en 2008 auprès de 8.000 musulmans indonésiens conduite par l’institut ‘Roy Morgan Research’ a trouvé que 40 % des Indonésiens sont en faveur des punitions pour crimes, régies par le ‘hadd’ (comme couper les mains des voleurs) et 52 % sont en faveur d’u certain code islamique légal.


D’un côté, Hisham Kabbani, du Conseil Suprême Islamique d’Amérique dit que 5 à 10 % des musulmans américains sont des extrémistes. Selon cette complexité, il n’est pas surprenant que les estimations varient considérablement. D’un autre côté, Daniel Yankelovich, un sondeur, trouve que « les fondamentalistes islamistes haïssant l’Amérique… constituent en moyenne environ 10 % de tous les Musulmans ». D’autre part, en relisant 10 enquêtes sur l’opinion des Musulmans britanniques, j’en ai conclu que « plus de la moitié parmi eux veulent la loi islamique, et 5 % soutiennent la violence pour parvenir à cette fin ».


Ces pourcentages ambigus et contradictoires ne conduisent pas à un décompte clair et spécifique des islamistes. En dehors d’un méli-mélo quantitatif, j’ai suggéré seulement trois jours après le 11 septembre 2001 que quelques 10 à 15 % des Musulmans sont des islamistes déterminés. La preuve qui a suivi a généralement confirmé cette estimation et suggéré, pour le moins, que les vrais nombres pourraient bien être plus élevés.


De façon préoccupante, ce pourcentage 10 à15 % suggère que le nombre des islamistes se monte à 150 millions sur un total d’un milliard de Musulmans – plus que tous les fascistes et communistes qui n’ont jamais vécu. De façon positive, cela implique que la plupart de Musulmans peuvent être entraînés contre le totalitarisme islamique.


L’auteur est directeur du centre de réflexion ”Middle East Forum” et membre expert invité de l’Institution Hoover à  l’Université Stanford en Californie.


www.DanielPipes.org

09:58 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 10 octobre 2008

Grand Pardon pour Oslo:Michael Freund , JERUSALEM POST

                                  



http://www.jpost.com /servlet/Satellite?cid22017492138&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull


Adaptation française de Sentinelle 5769 ©

(avec une nuit de retard puisque ce texte est paru dans le Jerusalem Post la veille de Kippour)


Cette nuit commence Yom Kippour, le jour du Grand Pardon, où les Juifs cherchent traditionnellement à s’amender pour leurs mauvaises actions, qu’ils les aient commis contre leur prochain ou contre D.ieu. C’est une période spéciale et vraiment significative dans le calendrier juif, l’une de celle qui résonne profondément à travers les générations. Après tout, aucun être humain n’est innocent de tout pêché, et aucun n’oserait proclamer son passé irréprochable et entièrement dénué de toute faute.


Personne, c’est à dire, sauf Shimon Peres.


Dans un entretien vendredi dernier avec la revue ‘Makor Rishon’, notre président se montra peu enclin à l’introspection quand le sujet porta sur les désastreux Accords d’Oslo de 1993 avec l’OLP, qu’il aida à façonner.


Interrogé sur ce qu’il pensait rétrospectivement d’Oslo, l’artisan putatif de paix n’eut que des louanges pour la catastrophe sans mélange qu’il a apporté à ce pays. Désapprouvant la notion qu’avec le recul vient nécessairement la connaissance, Peres insista : « Oslo nous a apporté le fondement pour la paix ».


Ce qu’il nous donna aussi, bien sûr, ce fut le meurtre et la mutilation sur une échelle sans précédent, alors que la montée du terrorisme palestinien provoqua au cours des années suivantes, la mort de centaines d’israéliens et des blessures à des milliers d’autres.


Malgré tout, Peres poursuivit en listant ce qu’il ressent comme la réalisation singulière de l’accord avec Yasser Arafat. « Comme résultat d’Oslo, déclara-t-il, les Arabes ont accepté que le fondement de l’accord repose sur les frontières de 1967 et non pas le plan de l’ONU de 1947… De plus, ils ont reconnu l’Etat d’Israël et déclaré leur opposition au terrorisme ».


Sans aucun doute, les habitants de Sderot et du reste du Neguev se reposeront mieux dans leurs abris anti-bombes la prochaine fois que les roquettes palestiniennes siffleront dans leur direction, réconfortés en sachant qu’ils ont au moins été « reconnus ».


Alors que Peres reconnaît avec réticence que les Palestiniens se sont « scindés » - référence voilée à l’ascension du hamas au pouvoir – il maintient cependant joyeusement que tout va bien dans le ‘la-la-land’.


Jusqu’à présent, il reste un groupe dirigé par Abou Mazen [Mahmoud Abbas] qui conduit des négociations avec Israël, qui rejette le terrorisme et combat la terreur, dit-il, ignorant commodément le fait que le chef de l’Autorité Palestinienne est peut-être le seul rival sérieux d’Ehud Olmert au titre de « canard le plus boiteux du Moyen-Orient ». Rarement un révisionnisme simpliste à couper le souffle et une inexactitude historique aussi audacieuse ont-ils été condensés en aussi peu de mots.


En 1993, Peres défia le renseignement militaire et le bon sens commun, quand il convainquit le premier ministre, Itzhak Rabin, d’importer Arafat et sa bande à Gaza, de leur donner des armes et de confier un territoire à leur contrôle. Le résultat immédiat et prévisible fut une vague sans précédent d’agressions avec des couteaux, des armes à feu, et d’attentats suicide à la bombe qui laissèrent Israël titubant au cours de la pire vague de terreur de son histoire.


Oslo a été le plus grand et le seul désastre stratégique d’Israël depuis la Guerre de Yom Kippour en 1973. Il a marqué un nadir moral dans la conduite des relations étrangères d’Israël,  alors que les sanglants antécédents d’Arafat étaient ignorés et, au lieu d’être arrêté, il fut adopté comme un artisan de paix.   


L’accord amena une augmentation aiguë de la violence anti-israélienne, il divisa la terre et le peuple d’Israël, affaiblit la position de dissuasion du pays, et ouvrit la voie à la montée finale du hamas.


Il fut considéré comme l’expérimentation audacieuse des années 1990, mais il explosa à la face du pays, laissant le laboratoire en flammes, et allumant un vague d’extrémisme et de violence jihadiste qui reste encore très présente parmi nous aujourd’hui.


Il est regrettable que Peres ne put saisir l’occasion de cet entretien pour offrir quelque aveu d’échec, ou au moins un plaidoyer pour le pardon des victimes d’Oslo. Mais pas le moindre, pas un seul mot de contrition, de pénitence ou de remords ne peut être trouvé sur le sujet.


Il n’est pas besoin de le dire, il est tentant d’attribuer ceci à la profession choisie par Peres – à savoir la politique, où admettre qu’on se trompe est rarement au sommet de la liste des « Choses à faire » du jour. Comme Winston Churchill le nota avec esprit : « Un politicien doit avoir la capacité de prédire ce qui va arriver demain, la semaine prochaine, le mois prochain et l’année prochaine. Et la capacité ensuite d’expliquer pourquoi ça n’a pas eu lieu ».


Mais la réalité est que le refus obstiné de Peres de faire amende honorable est aussi le reflet d’un plus large problème dans la société israélienne : un manque de volonté d’accepter la responsabilité personnelle  de ses propres actions. Cela empoisonne notre existence depuis la cour de récréation jusqu’à la salle du conseil de la Knesset. La première étape pour corriger une erreur est d’admettre qu’elle est survenue. Pourtant même ce point de départ, cette vérité fondamentale semble avoir échappé à tant de nos décideurs.


Peres et ceux qui ont soutenu les Accords d’Oslo doivent à tous les Israéliens une apologie tardive. Le 13 septembre 1993, quand Rabin serra la main d’Arafat après la signature de l’accord, moi-même et bien d’autres téléspectateurs eurent un sentiment de morosité. Non pas parce que nous étions plus astucieux ou plus sages, mais simplement parce que nous savions, au plus profond de nous-mêmes, que vous ne pouvez pas passer de compromis avec le mal, aussi facile et tentant que cela puisse paraître.


Maintenant, quelques 15 ans plus tard, cette morosité est partagée par tous, alors que la paix n’a jamais semblé aussi éloignée et moins accessible qu’aujourd’hui.

Aussi, quand Peres ira à la synagogue demain pour marquer Yom Kippour, j’espère qu’il prendra à coeur les mots que nous récitons dans la prière de Moussaf : « Pour la repentance, la prière et les bonnes œuvres, retire le mal du décret ». Et alors, peut-être réalisera-t-il enfin que bien qu’il ne puisse pas être en mesure d’annuler les fautes du passé, le moins qu’il puisse faire est de demander pardon pour elles.

09:34 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (4)

Un portrait de Gilad Shalit à la mairie du 16ème

 
Un portrait de Gilad Shalit à la mairie du 16ème
08/10/08
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- - Thème: Solidarité


 

 

Emouvante cérémonie le 7 octobre 2008 sur le parvis de la mairie du 16ème arrondissement de Paris. Devant une foule imposante, et en présence de nombreuses personnalités, Claude Goasguen, ancien ministre, député-maire de l’arrondissement et président du groupe d’amitié France-Israël à l’Assemblée Nationale, a dévoilé un portrait géant du jeune franco-israélien accompagné d’un message demandant sa libération. Entouré de son équipe municipale et d’un groupe d’écoliers juifs, Claude Goasguen, fustigeant les preneurs d’otages, a insisté sur la nationalité française du détenu qui, selon lui, n’a pas été capturé comme soldat au cours d’une opération militaire, mais qu’il est bel et bien un citoyen indûment capturé alors qu’il se trouvait en patrouille sur le territoire israélien. Avant d’inviter la foule à entonner La Marseillaise, Claude Goasguen a insisté sur le rôle de la France dans la libération du jeune français Shalit comme ce fut le cas précédemment avec Ingrid Betancourt. : « Nous sommes forts car nous sommes du côté de la justice. Ce portrait restera accroché au fronton de la mairie jusqu’à ce que Gilad Shalit soit libéré » Dès son entrée en fonction comme maire de l’arrondissement, Claude Goasguen avait lancé une campagne de soutien pour sa libération. Depuis le 21 avril, des cahiers de signatures sont disposés à l’accueil de la mairie.
Le CRIF était représenté à cette manifestation par son président, Richard Prasquier, accompagné de Meyer Habib, vice-président, de Jean-Pierre Allali, membre du Bureau Exécutif et de plusieurs membres du Comité Directeur dont Bernard Gahnassia, président de la Commission des Relations avec les Elus locaux. On notait également la présence du Dr Joël Mergui, président du Consistoire Central et de Paris, accompagné du nouveau Grand rabbin de France, Gilles Bernheim, du Grand rabbin de Paris, David Messas et du Grand rabbin du Consistoire René Samuel Sirat , de Pierre Besnaïnou, président du FSJU, de Jacques Jacubert, président du B’nai B’rith France et de son prédécesseur, Marc Lumbroso.
 
Photo : © 2008 Alain Azria

 

 

www.crif.org

08:44 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (3)

 
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