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lundi, 26 mai 2008

Sarkozy : La France ne négociera pas avec le Hamas .A l’occasion du 60e anniversaire de l’Etat d’Israël, un grand rassemblement pour la paix a eu lieu dans les jardins du Trocadéro à Paris.

Sarkozy : La France ne négociera pas avec le Hamas
26/05/08
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- - Thème: France/Israël


 

 

A l’occasion du 60e anniversaire de l’Etat d’Israël, un grand rassemblement pour la paix a eu lieu dans les jardins du Trocadéro à Paris. Accompagné de la ministre israélienne des Affaires étrangères qu’il avait reçu un peu plus tôt, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a souhaité témoigner de son amitié envers Israël aux 20 000 personnes présentes.
« Partageons le bonheur de voir l'amitié retrouvée entre nos deux pays », a déclaré Tsipi Livni, qui a salué "le président Sarkozy, qui représente avec tant de courage les valeurs du monde libre".
En l'absence de Bernard Kouchner, c'est Rama Yade, la secrétaire d'État aux Droits de l'homme, qui a prononcé un discours sur l'amitié franco-israélienne, rappelant la position de la France sur le droit d'Israël à vivre «dans la paix et la sécurité», et le droit des Palestiniens à un État souverain. Juste avant, Bertrand Delanoë a longuement salué l'amitié franco-israélienne, annonçant même la création d'une place Ben-Gourion, le fondateur d'Israël, et Theodor-Herzl, le théoricien du sionisme.
De son côté, le président du CRIF a parlé d’un « événement majeur pour nous, communauté juive de France qui, même et surtout dans les moments difficiles, vibre à l'unisson de l'Etat d'Israël. »
Nicolas Sarkozy doit effectuer une visite officielle en Israël le 22 juin prochain. Dans son entretien avec Tsipi Livni, Nicolas Sarkozy a assuré son interlocutrice que la France n’aurait pas de contact avec le Hamas, estimant que « la rencontre entre l'émissaire français et les représentants du Hamas était une erreur ». « La France ne négociera pas avec le Hamas », a-t-il affirmé.
Nous publions ci-contre l’intégralité du discours de Richard Prasquier, prononcé lors de cette grande soirée : http://www.crif.org/uploads/articles/fichiers/discours_RC_mai2008.pdf

 

 
Dans le même dossier   
 
Lectures
La force de Machal : témoignages des volontaires étrangers de la guerre d’indépendance
 
Revue de presse
Les soixante ans d’Israël
 
Parcours de vie

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vendredi, 23 mai 2008

Le grand rabbin Sitruk: «Pour un retour sans conditions préalables du Consistoire Central au sein du CRIF»

23/05/08
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- - Thème: Religion

 

 

 

L’élection du Grand rabbin de France aura lieu, on le sait, le 22 juin prochain. C’est un moment très attendu pour la communauté juive comme pour la communauté nationale. Une fois n’est pas coutume, le CRIF et les Amis du CRIF, par le biais de leurs « Grands rendez-vous », ont demandé aux deux candidats, Joseph Sitruk et Gilles Bernheim, de venir exposer leurs programmes et de répondre aux questions de dirigeants communautaires.
La première de ces deux importantes réunions a eu lieu le jeudi 22 mai au Centre Rachi où le CRIF recevait l’actuel Grand rabbin de France, candidat à sa propre réélection. Le Grand rabbin de la synagogue de la Victoire s’exprimera, lui, le jeudi 5 juin au Centre Communautaire de Paris.
Accueilli par le président du CRIF, Richard Prasquier, par ailleurs, président de l’association des amis du CRIF, Jean-Pierre Allali, Meyer Habib, Nathalie Cohen-Beizermann, Raoul Ghozlan, membres du Bureau Exécutif, et par Haïm Musicant, directeur général du CRIF, le Grand rabbin Sitruk a voulu, d’entrée de jeu, affirmer qu’il ne pratiquerait pas la langue de bois. Revenant sur le dramatique accident vasculaire auquel il a été confronté il y a quelques années, il a expliqué que le prénom Haïm qu’il a ajouté à Yossef au sortir de cette épreuve, lui a été suggéré par le célèbre kabbaliste Yitzhak Kadouri, décédé depuis en janvier dernier. « Yossef Haïm » se traduit littéralement par « Il ajoute la vie », une expression pour le moins symbolique. Le Grand rabbin, qui reconnaît sa dette à l’égard de sa communauté et qui poursuit sa rééducation, considère qu’il n’a pas encore achevé sa mission. Cela ne n’empêche pas de penser à sa succession. Dans cet esprit, il compte mettre en place un Collège rabbinique dans lequel, tout naturellement, ce successeur sera choisi. Pour l’heure, dans la continuité de ce qu’il estime avoir déjà accompli, le Grand rabbin voudrait « consolider et innover ». Un slogan a été choisi : « Être Juif en France, demain » et trois défis devront être relevés : l’Unité, l’Ouverture, la Transmission. Pour cela, un outil : le PAC : Plan d’Action Communautaire et une volonté, celle d’utiliser au mieux, dans les actions à mener, les nouvelles technologies d’information et de communication. Dans la pratique, le Grand rabbin a donné quelques exemples de lignes d’action : prendre en compte la réalité des enfants issus de couples mixtes, aller à la rencontre des petites communautés, notamment en organisant 1000 conférences annuelles à travers le pays, créer un sigle labellisé de cacheroute et, dans ce domaine sensible, se soucier du rapport « qualité-prix ».
Après une intervention liminaire, le Grand rabbin Sitruk a répondu sans détours aux questions de l’assistance. Au nom du CRIF, mais aussi de la Wizo et de l’association « Noa, osons-le dire » qui s’occupe de femmes victimes de violences conjugales, Nathalie Cohen-Beizerman, membre du Bureau Exécutif du CRIF et présidente de la Wizo a interrogé le Grand rabbin sur le « guet », que des maris récalcitrants refusent souvent de donner, sur les enfants issus de mariages mixtes et sur une affaire récente de violence conjugale. Secrétaire général des Amis du CRIF, Joël Amar, a demandé des précisions sur le Collège rabbinique à venir, Jean-Yves Coronel, citant une Responsa du Vaad Poskim Halacha du Rabbinical Council of America, a demandé s’il fallait interdire en milieu juif, l’usage du tabac. Très intéressé, le Grand rabbin a promis d’étudier avec sérieux la question. Vice-président du CRIF, Meyer Habib a interrogé Joseph Sitruk sur l’éventualité d’une réintégration, sans conditions préalables, du Consistoire Central au sein du CRIF. Très encourageante, la réponse a été sans ambages : « Oui, si je suis élu ». Maurice Biederman, évoquant un pamphlet hostile au Grand rabbin Bernheim, a demandé si Joseph Sitruk est favorable au dialogue judéo-chrétien. Réponse positive là aussi. J.P. Amoyelle, analysant un récent sondage, s’est inquiété de la présence d’un tiers des enfants juifs dans des écoles catholiques. Une solution, pour le Grand rabbin, parmi d’autres : rendre l’école juive moins coûteuse. André Dehry a suggéré d’imposer aux élèves rabbins du Séminaire de préparer simultanément quelques unités de valeurs à la Sorbonne. Le Grand rabbin y est favorable. M. Ohana est revenu à la forte mobilisation du public français et du président Mitterrand en 1989 lors des événements de Carpentras, événements sur lesquels, Joseph Sitruk, déjà en poste à l’époque, a donné plusieurs précisions. Une soirée très réussie.
Photo : © 2008 Alain Azria

www.crif.org

 

 

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mardi, 20 mai 2008

Primo et le Canari dans la mine.(Histoire d'une folle semaine)

Primo et le Canari dans la mine
(Histoire d'une folle semaine)

Février 2006, un meurtre particulièrement horrible vient bouleverser la société française : Ilan Halimi est enlevé, torturé et mis à mort.

Primo est particulièrement saisi par l’importance des témoignages durant cette période. Sous l’impulsion d’un membre de notre association, Yaël König, par ailleurs éditrice, nous écrivons un livre qu'elle édite (Editions Yago), le Canari dans la mine.

L’équipe Primo s’est mobilisée pour l’écriture du livre, sa vente et sa distribution. 11.000 euros ont pu être ainsi récoltés. La réponse des internautes a été magnifique et nous voulons vous en remercier.

Fidèle à nos exigences de transparence avec vous tous qui nous lisez, nous avions dès le début annoncé que les recettes de la vente du livre seraient affectées à une œuvre travaillant pour la paix et la réconciliation.


Léa Sangler, Joëlle Chemla, David König, Josiane Sberro, Liliane Messika,
François Zimeray, Maha, Jean-Pierre Chemla, Guila, Joe Toledano, Elie Roubah

Vous connaissez la suite. Sinon, vous pouvez la consulter ici.

Depuis, Primo n’a eu de cesse depuis de travailler à la venue de nos amies de l'Ecole Hattie Friedland, Gilah TATAR YITSHAK et Maha ABU KTESH. Après plusieurs mois d’effort, notre petite équipe a pu accueillir les deux directrices, toutes les deux israéliennes, l’une juive, l’autre arabe, pour une semaine de folie.

L’organisation d’une telle semaine dépassait de loin nos possibilités financières. Quelques amis nous ont aidés. Nous remercions Claude Baruch qui a financé une grande partie du voyage. Léa Sangler, artiste peintre, a trouvé la salle. D'autres amis nous ont aidés, soutenus. La mobilisation de tous les instants d'une toute petite équipe a vu la consécration de ses efforts et lui a permis de goûter à des moments d’une fraternité exceptionnelle.

Histoire d’une folle semaine

10 avril 2008 : dès vingt heures nous sommes à l'aéroport. Comme toujours pour les avions en provenance d'Israël, l'heure d’atterrissage est approximative. Au bout de trois heures, les premiers passagers accèdent à la sortie. Bouquets de fleurs en mains, nous guettons pour tenter d'apercevoir Guila et Maha sans les avoir jamais vues. Les questions se bousculent. Saurons-nous les reconnaître? Comment sont-elles? Qui sont-elles?

Les passagères attendues sont les deux directrices de l'école Hattie Friedland, de Jérusalem. Guila est juive. Maha est arabe. Elles sont les invitées de Primo et des Editions Yago. Elles viennent recevoir le « Prix Yago-Primo » pour le travail pédagogique et éducatif exemplaire de leur établissement.

Une longue préparation

Cette arrivée est pour l'équipe de Primo le couronnement de dix-huit mois de travail acharné. Trouver les fonds, monter des dossiers, trouver une salle, s'occuper des invitations, essayer d'intéresser des journalistes. Et chacun dans la petite équipe a pris sa part.

Il a fallu monter un dossier auprès des services de communication de l'Hôtel de Ville de Paris. En effet, la Mairie ayant accepté d’être partenaire de l’opération, Primo espérait présenter aux médias cette école pas comme les autres dans une salle officielle.

Mais de promesse en tergiversation, tous les organismes et politiques qui trouvaient « formidaaaable » notre initiative ont déclaré forfait. Qu’importe, l'opération a été montée et financée avec les maigres moyens dont nous disposions.

Mais il reste à payer l'hôtel, le séjour, les voyages de nos deux amies. France Israël Dijon leur organise une conférence en Bourgogne. Elles découvrent une province française ou des bénévoles les accueillent pour une journée magnifique à leurs yeux.

Le reste des dépenses sera en partie couvert par notre trésorerie. Car nous avons refusé d'amputer la somme récoltée par la vente du livre pour financer cette opération. C'était pour nous une simple question de dignité.

Un emploi du temps chargé

Dès leur arrivée, Guila et Maha, les deux directrices sont happées par un réseau de relations, resté absent et silencieux jusque-là. Elles courent d'invitation en réunion.

Trois temps forts de ce périple.

L'école Hattie Friedland dépend de l'Alliance Israélite Universelle, fondation internationalement reconnue pour son action culturelle dans les pays sous-développés.


Conférence à Dijon le 12 avril puis rencontre à l'AIU le 14 avril avec Eva Labi, Gilah YITSHAK, Maha ABU KTESH

Maha et Guila sont reçues dans l'une des écoles de l'AIU en région parisienne. Outre les élèves juifs de cette école, une classe d'un lycée professionnel de l'Education nationale, accompagnée d'une professeur franco-marocaine les accueille. La rencontre et le repas partagé vont bien plus loin qu’une simple réunion.

Au siège social de l'AIU, le staff se présente à nos invitées. Au cours de la visite de l'imposante bibliothèque, elles découvrent dans les archives les premières photos de leur école de Jérusalem. Une copie de cet émouvant dossier leur sera remis au départ.

Le soir même, pour clore cette journée bien remplie, M. Enten, directeur du cinéma l'Atalante à Maisons Laffitte nous ouvre ses portes. Annulant le film du jour, il nous permet de projeter celui d'Elie Roubah "N'est pas sourd celui qu'on croit" sur l'école Hattie Friedland, en présence d'un public nombreux.

Projection suivie d'un débat sans concession avec la salle. Jacques Myard, député-maire de la commune, présent ce soir là, repart enchanté, dit-il, de la qualité de la rencontre et de l'échange. Promesse est échangée entre Primo et lui de reprendre le dialogue à d’autres occasions.


Michel Enten, Elie Roubah, Jacques Myard, Guila, Josiane Sberro, Maha,
après la projection du film au cinéma L'Atalante, à Maisons Laffitte

La soirée Yago-Primo

Mardi est la grande journée de remise du prix. L'équipe de Primo s'active. Les postes sont répartis, notre infatigable secrétaire, Joëlle, veille au grain et amortit les chocs.


On met la dernière main au programme et on prépare le chèque
Liliane Messika, notre porte-parole, Pierre Lefebvre, Elie Roubah (de dos), Maha et Guila, Jean-Pierre Chemla

Dans les Salons du Cercle Républicain, la soirée commence par une immense bonne surprise: alors qu’on s’apprête à excuser l’absence de François Zimeray, en déplacement en Asie, l’ambassadeur de France pour les Droits de l'Homme vient prendre place parmi nous malgré les milliers de kilomètres parcourus le jour même.

Avec sa simplicité habituelle , il s'adresse à l'assistance :


François Zimeray, Ambassadeur pour les Droits de l'Homme

"C'est un privilège pour moi de participer à cette manifestation et je saisis l'occasion de le dire, car PRIMO depuis des années a mené des actions simplement justes, dans lesquelles je me suis reconnu. Dans les positions que j'ai prises ou que j'ai pu prendre, je n'ai jamais eu la sensation d'être pour un camp contre l'autre; et j'ai reconnu cette sensibilité dans votre association.

C'est suffisamment rare dans les moments passionnels que nous traversons pour mériter d'être reconnu. Plus on s'éloigne du cœur du conflit, plus ce conflit est passionnel. Ilan Halimi est mort ici, pas là-bas. Il y a ici des exacerbations qui ajoutent de l'huile sur le feu. Il faut encourager ceux qui maintiennent le fil du dialogue et se battre contre ceux qui veulent faire de ce conflit une ligne de front. Il y a deux aspects remarquables dans votre entreprise:

- L'Education, quand je vois ce qui se faisait et ce que vous avez mis en lumière!
- L'Enfance, la tolérance, vous ne pouviez mieux trouver que ces deux femmes pour remettre ce prix
"

Une belle ovation sanctionne sa fidélité à sa parole et sa modeste simplicité. Discours et paroles de paix se succèdent : Didier Bourg, président de la Fraternité musulmane contre l'antisémitisme, l'Amitié Judéo-noire avec Bernice Dubois qui représentait Nduwa Guershon, le Général Darmon.


Didier Bourg, président de la Fraternité Musulmane contre l'antisémitisme, Bernadette Capdevielle et François Zimeray au premier plan

Le chèque officiel d’une valeur de 11 000 € est remis aux directrices ainsi que plusieurs exemplaires d’un CD inédit : un dictionnaire de langue des signes interactif en plusieurs Langues des Signes européennes.

Eh oui, les langues des signes sont différentes dans chaque pays ! Il y a là de quoi équiper dix postes de travail au sein de l'école.

L'équipe de Primo n’a jamais pu jouir de quelques instants de joie et d'échanges, voire d'un simple dîner au restaurant avec ses invitées. Peu importe : notre équipe est heureuse d'avoir permis à nombre d'institutions et de structures de bénéficier de la présence de nos deux amies. C'est ainsi que nous concevons le rôle de notre association : tisser des liens et bâtir des ponts.

Maintes fois, nous avons demandé à Maha et Guila si elles voulaient se reposer. Mais elles semblaient galvanisées jour après jour par les rencontres qui étaient organisées pour elles.


Après la cérémonie, joyeuse tout de même, la détente

Du concret

Ce voyage aura plusieurs suites. Tout d'abord, nous n'oublierons pas l'école Hattie Friedland et suivrons nos deux directrices et leurs élèves, avec un projet de voyage des élèves eux-mêmes en France. De plus, nous restons en contact avec elles pour qu'elles puissent nous présenter leurs futurs programmes.

Plusieurs institutions pour sourds et malentendants en France ont décidé de nouer des liens avec elles. Nous laissons ces relations se tisser.

L'essentiel est de commencer. Voilà du travail "à la Primo". Pas de grandes annonces, pas de scoops, pas de grandes déclarations mais un engagement au quotidien, sans réclamer aucun honneur. C’est ainsi que nous concevons notre engagement bénévole.

Plus de 11.000 euros représentent peu au regard des besoins de cette institution.

Cette somme sera utilisée pour financer deux actions précises : une formation inter-culturelle, en lien avec le Ministère israélien et un programme de leçons de tournage au sein de l'école (lire).

Grâce au cinéma, à l’éducation à l’image, la classe de jeunes sourds israéliens et arabes parvient à dépasser son identité de malentendants, à surmonter les difficultés liées à son lieu d'origine. Elle maîtrise la définition d'un scénario, les processus par lesquels il prend forme et la façon dont il se concrétise dans le tournage du film lui-même.

Maha, David König, des Editions Yago, Guiha et Josiane Sberro, vice-présidente de Primo

La route sera longue

Si nous devions comparer le conflit israélo-palestinien à un désert, l’école Hattie Friedland représenterait une oasis, comme il en existe quelques-unes, mais beaucoup trop rares.

Et une oasis, c’est fait pour s’y arrêter, s’y reposer, se rafraîchir et réfléchir au désert qui l’entoure.

A Primo, nous savons bien qu’à ce jour, c’est le désert qui est commun et les oasis des exceptions. Nous ne tomberons pas dans l’angélisme dans lesquels d’autres se sont perdus.

Le livre que nous avons écrit, grâce à l'engagement des Editions Yago, à l’origine de cette belle soirée, était un constat implacable et sans concession. Nous demeurons persuadés que ce conflit ne présente pas la symétrie qu’on voudrait lui prêter. Nous sommes surtout certains qu’on ne parvient pas à la paix en renonçant à ses convictions.

Demain, nous reprenons notre chemin à travers le désert. Nous reprendrons notre combat contre la bêtise, la mauvaise foi et la désinformation. Nous restons résolument aux côtés du peuple d’Israël, le seul protagoniste à jouer vraiment sa survie.

Mais nous garderons, dans un coin de notre mémoire, le regard et le sourire de Guila et Maha comme la projection de ce que nous voulons pour les enfants de ce Proche Orient pour l'heure tourmenté.

Au final, le séjour fut riche, actif, réjouissant et parfaitement utile. Chez Primo, nous sommes fiers et heureux du résultat de cette épopée : un petit signe de paix qui a pris sens autour de Guila et Maha.

Mais nous sommes également fiers d'avoir réussi tout cela de la même manière que nous avons créé Primo en décembre 2002 : indépendants, libres de toute structure et institution.

Primo, c'est cela : la clarté, la transparence dans toutes nos actions, qu'elles soient rédactionnelles ou pragmatiques, comme ce fut le cas ici.

Primo c'est aussi vous qui nous lisez, jour après jour et qui faites de notre site un des lieux de référence dans la lutte contre la pensée unique, dans l'insoumission affirmée aux dogmes établis.

Merci à vous tous et en avant toujours pour de nouveaux combats.

© Primo, 25 avril 2008

Merci au photographe de la soirée, Alain Azria et à ceux qui ont su saisir quelques moments de bonheur, Monique Thébaut, Raoul Sberro, Jean-Michel Peretz


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dimanche, 18 mai 2008

60ème anniversaire de l'Etat d'Israël,a la Sinagogue Buffault

60ème anniversaire de l'Etat d'Israël

Le Consistoire Central et le Consistoire de Paris Ile de France ont célébré avec émotion et solennité Yom Hazikaron et Yom Haatsmaout ce mercredi 7 mai dans la synagogue Buffault devant une assistance nombreuse et recueillie en présence du Ministre Plénipotentiaire de l’Ambassade d’Israël, du Président et des membres du Consistoire de Paris Ile de France, du Grand Rabbin de France et du Grand Rabbin de Paris et de nombreux Rabbins et fidèles de la Communauté.

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Le Rabbin Weil a souhaité la bienvenue à tous les participants, en excusant l’absence du Président Elie Balmain retenu loin de Paris.

Dans son allocution le Président Joël Mergui a insisté sur le moment fort que nous vivons en passant de Yom Hazikaron à Hag Haatsmaout de l’angoisse des guerres à l’espoir d’Israël.
Il a rendu au cours de son allocution très émouvante, hommage à notre jeunesse qui risque sa vie et à tous les soldats qui sont morts pour qu’Israël existe.
Ils sont morts pour que chacun d’entre nous puisse se rendre en Israël désormais en sécurité a-t-il ajouté.

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La synagogue Buffault pour l’occasion était parée de lumières aux couleurs d’Israël.
Philippe Darmon Premier Ministre Officiant de St Lazare et le Cantor Raphaël Cohen accompagnés par les choristes et les orgues de la synagogue ont ému toute l’assistance.

La soirée s’est clôturée par un concert exceptionnel, avec l’Orchestre Sirba Octet qui a joué des mélodies Israéliennes folkloriques et classiques pour la plus grande joie du public.

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© Photos Alain Azria

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mardi, 13 mai 2008

Comment le Liban a été perdu:Par Caroline Glick , THE JERUSALEM POST


http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1209627067500&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

 


Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

 


La réussite du renversement par le Hezbollah des forces pro-démocratiques au Liban, la semaine dernière, était éminemment prévisible. Mais cela ne rend pas moins tragique le renversement violent des forces de la liberté dans ce pays. Et le fait qu’on pouvait prédire le coup d’Etat du Hezbollah ne veut pas dire qu’il était inévitable.

 


Un grand nombre de forces ont dû tourner le dos aux forces démocratiques du Liban pour permettre le triomphe facile du Hezbollah. Un grand nombre d’acteurs ont dû détourner les yeux au réarmement du Hezbollah financé par l’Iran et la Syrie au cours des deux années passées. Un grand nombre d’acteurs ont dû ignorer et ainsi exacerber les faiblesses inhérentes du Mouvement du 14 Mars, et le gouvernement Siniora qu’il a produit. Un grand nombre de pays et d’organismes internationaux ont dû accepter la fiction que l’armée libanaise prend ses ordres auprès du gouvernement libanais élu.

 


Hélas, au cours des deux années écoulées, la plupart des gouvernements supposés pro-démocratiques, anti-iraniens, anti-syriens et anti-Hezbollah dans le monde ont détourné les yeux de toutes ces choses, et ont ainsi ouvert la voie à la prise du pays par le Hezbollah.

 


Il y a trois ans, soutenus pas les USA, le groupe fort de 1,5 millions de membres du Mouvement du 14 Mars réussit à faire honte à la Syrie et à retirer ses forces militaires du Liban, mettant fin ainsi à 18 ans d’occupation du pays. Mais depuis lundi dernier au matin, les chefs du Mouvement du 14 Mars étaient devenus effectivement prisonniers du Hezbollah. Saad Hariri et Walid Joumblatt, ainsi que le premier ministre Fouad Siniora, s’étaient publiquement soumis aux conditions humiliantes du Hezbollah pour un cessez-le-feu.

 


Joumblatt avait été la mouche du coche du Mouvement du 14 Mars, s’opposant à la transformation constante du Liban en un vassal irano-syrien par le Hezbollah. Dimanche dernier, il mit à nu l’impuissance du mouvement quand il supplia le chef du mouvement Hassan Nasrallah d’épargner ses partisans dans les Montagnes du Shouf. Parlant sous le blocus du Hezbollah depuis son domicile à Beyrouth, Joumblatt déclara au cours d’un entretien télévisé : « Sur LBC, je m’adresse à Saïd Hassan Nasrallah : si vous avez un problème personnel avec moi, ça va. Mais nous ne pouvons pas permettre des attaques sur la population d’Al Jebel (c.a.d. les villages druzes dans les montagnes autour de la capitale). Nous devons tous œuvrer à un cessez-le-feu avec l’armée, et laisser les questions personnelles de côté.

 


Joumblatt fit son plaidoyer pour la vie des membres de sa communauté après qu’il leur ait ordonné de déposer les armes, et de mettre leur confiance dans l’armée libanaise, dimanche dernier après-midi. Pourtant l’armée, sous le commandement du Général Michel Souleiman, a refusé de les protéger. Apparemment la campagne du Hezbollah contre les Druzes est malveillante. Car dimanche dernier, même le collaborateur druze du Hezbollah, Mir Talal Arslan a requis l’intervention de l’armée. Pour leur part, les partisans de Joumblatt dans les montagnes du Shouf menaient une défense désespérée de leurs villages et appelaient à une assistance mondiale. Jusqu’à présent, personne n’a répondu à leurs appels.

 


Evidemment, Joumblatt savait qu’il ne pouvait pas faire confiance à l’armée de Souleiman. S’il l’avait pu, il n’aurait pas imploré la merci de Nasrallah pour sa communauté. Et il avait raison, car depuis que le Hezbollah a commencé sa violente prise du Liban mercredi dernier, il l’a fait en pleine coopération avec l’armée libanaise. Quand les forces du Hezbollah ont lancé leurs attaques, mis le feu et détruit les bureaux du journal et de la station de TV « Future News » de Hariri, ils l’ont fait avec une escorte de l’armée. Les forces de Souleiman n’ont pas rouvert les installations des media pro-démocratiques de Hariri, après avoir ordonné aux forces du Hezbollah de quitter les rues de Beyrouth en fin de semaine. Elles n’ont pas fait face aux forces du Hezbollah à Tripoli ou à Tyr. Et maintenant, elles autorisent la destruction des Druzes.

 


Bien sûr, l’armée libanaise dominée par les Shiites a donné la victoire au Hezbollah dans le coup d’Etat, quand les généraux ont annoncé qu’ils n’appliqueraient pas les décisions anti-Hezbollah du gouvernement Siniora. L’armée a remis en place l’agent du Hezbollah limogé, le brigadier général  Wafiq Shuqeir, comme chef de la sécurité à l’aéroport international Hariri de Beyrouth. Elle s’est aussi inclinée devant le Hezbollah en annonçant qu’elle ne prendrait aucune mesure pour fermer le système de télécommunications indépendant du Hezbollah, dirigé par l’Iran et lié aux services de renseignement syriens.

 


La collaboration de Souleiman avec le Hezbollah n’est pas nouvelle. Elle a été révélée pendant la guerre de 2006 avec Israël. Les forces libanaises assistaient activement les forces du Hezbollah dans leur guerre contre Israël. Elles ont désigné les cibles israéliennes pour les escouades de missiles du Hezbollah. Elles ont collaboré dans l’attaque au missile contre le bateau de la marine israélienne ‘Hanit’. Elles ont payé des pensions aux familles de combattants du Hezbollah tués au cours de la guerre.

 


Depuis 2006, les forces militaires libanaises déployées le long de la frontière avec Israël, suivant la résolution 1701 du conseil de Sécurité de l’ONU, ont rapporté les mouvements de Tsahal au Hezbollah. Elles ont permis au Hezbollah de transférer des armes et de déployer des combattants dans les villages frontaliers d’Israël. Elles ont permis à l’Iran et à la Syrie de transférer des quantités massives d’armes au Hezbollah à travers le pays. Ces transferts d’armes ont permis de tripler l’arsenal de missiles du Hezbollah depuis les niveaux d’avant-guerre.

 


Puis aussi, il y a eu la campagne soi-disant réussie de Souleiman contre les forces syriennes soutenues par al Qaïda dans le camp de réfugiés de Nahar el Bared l’été dernier. Souleiman a permis de prolonger les combats pendant 33 jours plutôt que de prendre d’assaut le camp. Il a permis à la plupart des terroristes de ’Fatah al Islam’ affiliés à al Qaïda, soutenus par la Syrie, y compris leur commandant, Shaker al Abssi, de fuir en Syrie.

 


Avec cette histoire, il aurait dû être clair depuis longtemps à tous ceux qui étaient attentifs, que loin d’être une institution nationale servant le gouvernement démocratiquement élu du Liban, l’armée libanaise n’est rien qu’une autre milice ;  Et il aurait aussi dû être clair qu’en l’absence d’une armée loyale et subordonnée, le gouvernement Siniora était juste un peu au-dessus d’un groupe de pression.

 


Pourtant, beaucoup complotèrent à ignorer cette réalité. D’abord bien sûr, il y a Israël. Le gouvernement Olmert- Livni a soutenu la résolution 1701, et le déploiement prescrit de l’armée libanaise sur la frontière avec Israël, comme le couronnement de leur réussite à leur poste. Ils devaient maintenir la fiction que l’armée libanaise dominée par les Shiites s’opposait au contrôle du Hezbollah sur le Liban, de façon à préserver l’apparence que la résolution 1701 est un bon accord pour Israël.

 


De plus, le premier ministre Ehud Olmert et la ministre des affaires étrangères Tzipi Livni ont soutenu la fiction que les 15.000 membres des forces terrestres de la FINUL et son détachement naval sont vraiment déployés au Sud Liban pour défendre le gouvernement libanais, et empêcher le réarmement et le redéploiement du Hezbollah. Suite à ce fantasme, plutôt que de prendre une mesure efficace contre le Hezbollah pour empêcher la prise du Liban par laminage, Livni et Olmert se sont contentés d’émettre des plaintes à l’ONU concernant le réarmement massif du Hezbollah et le redéploiement le long de la frontière. De nouveau, se confronter vraiment à la réalité impliquerait de reconnaître leur propre incompétence.

 


Dès le début de la guerre il y deux ans, Olmert annonça avec raison qu’Israël tenait le gouvernement Siniora pour responsable de l’agression du Hezbollah. L’annonce d’Olmert était juste parce qu’à ce moment-là, le Hezbollah était membre à part entière du gouvernement Siniora, qui agissait effectivement comme le microphone du Hezbollah. Pourtant, les USA ne lui en faisaient pas reproche.

 


Dans les premiers jours de la guerre, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice exigea qu’Israël ne prenne aucune mesure contre le gouvernement Siniora dont elle prétendait – à tort – qu’il était un allié crédible des USA. Comme lourde conséquence de l’exigence de Rice, et du refus du gouvernement Olmert- Livni de cibler les camps d’entraînement et les bases logistiques du Hezbollah et du Hamas en Syrie, la stratégie du gouvernement Olmert- Livni contre le Hezbollah perdit sa rationalité. Dès lors, la défaite d’Israël n’était qu’une affaire de temps.

 


Après la guerre, les USA eurent l’opportunité de vraiment soutenir les forces démocratiques, anti irano-syriennes au Liban en aidant le gouvernement Siniora quand le Hezbollah quitta brutalement la coalition au pouvoir, et soutenu par l’Iran et la Syrie, tenta de prendre le contrôle du gouvernement par les assassinats et le terrorisme.

 


Les USA auraient pu agir contre la Syrie ou l’Iran. Mais au lieu de cela, ils cherchèrent le compromis avec l’Iran et la Syrie dans l’espoir qu’ils modèreraient leur soutien aux insurgés en Irak. L’apogée de cet abandon par les USA du Mouvement du 14 Mars, ce fut la décision de Rice d’inviter la Syrie à participer à sa conférence de la paix à Annapolis en novembre dernier.

 

Aussi bien l’acquiescement silencieux des USA et d’Israël à la prise du Liban par le Hezbollah complète leur acceptation de la prise de Gaza par l’Iran par le Hamas.

 


De nouveau, pour masquer l’échec de leur politique de signature de documents, en retirant Tsahal de Gaza et en expulsant 10.000 civils israéliens de leurs foyers de Gaza et du nord de la Samarie en 2005, le  gouvernement Olmert- Livni a refusé de prendre des mesures contre le régime du Hamas soutenu par l’Iran à Gaza. Là encore, exactement comme les USA ont protégé le Hezbollah pendant la guerre de 2006 en prenant le parti de Siniora, qui partageait alors le pouvoir avec le Hezbollah, de même aujourd’hui, les USA protègent le Hamas en prenant le parti du chef du Fatah, Mahmoud Abbas, qui a partagé le pouvoir avec le Hamas jusqu’à ce que celui-ci l’expulse l’été dernier, alors qu’il a cherché désespérément depuis lors à se réunifier avec le Hamas.   

 


Avec la visite du ministre du renseignement égyptien Omar Souleiman lundi en Israël, le gouvernement Olmert- Livni a démontré la profondeur de sa reconnaissance du régime du Hamas à Gaza. Souleiman est venu présenter au gouvernement l’accord de cessez-le-feu que l’Egypte a négocié avec le Hamas. L’accord interdira à Tsahal de renverser le vassal palestinien de l’Iran, et permettra au Hamas de garder son armée financée, entraînée et armée par l’Iran. Les attaques de roquettes Katyusha du Hamas lundi matin sur Ashkelon ont montré clairement où ce cessez-le-feu conduira.

 


Et pourtant, le  gouvernement Olmert- Livni y adhère. Et l’administration Bush le soutient.

 


Pendant sa visite festive en Israël cette semaine, on s’attend à ce que le Président George W. Bush célèbre l’alliance stratégique des USA avec l’Etat juif. C’est une grande tragédie que les stratégies que ces alliances ont promues dans les années récentes aient ouvert la voie de la disparition du Liban, et de l’encerclement d’Israël par des vassaux iraniens.  

 


La tragédie n’est que renforcée du fait que ce résultat était éminemment évitable.

 



 

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