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vendredi, 02 mai 2008

Révisionnisme palestinien,La télévision du Hamas tourne en dérision la Shoah, qualifiée de «montage», et présente David Ben Gourion comme le responsable d’un «génocide des handicapés».

Révisionnisme palestinien
La télévision du Hamas tourne en dérision la Shoah, qualifiée de «montage», et présente David Ben Gourion comme le responsable d’un «génocide des handicapés».


Alors que la Marche des Vivants de Auschwitz à Birkenau s’est ouverte jeudi, en présence de l’ancien grand rabbin d’Israël, Meïr Lau, du chef d’état-major de Tsahal, le général Gaby Ashkénazy, de rescapés et de très nombreux jeunes issus des communautés de la diaspora, les propagandistes du Hamas à Gaza ont diffusé un clip ouvertement révisionniste sur Al-Aqsa, la chaîne de télévision de l’organisation intégriste.

En guise de préambule, on y apprend que «les juifs démoniaques ont élaboré ce projet pervers», autrement dit la Shoah, «afin de se débarrasser des handicapés et des malades par d’ignominieux procédés».

Ce document «révèle» ensuite une "citation inédite", qu’il attribue au chef du premier gouvernement d’Israël, David Ben Gourion, censé avoir affirmé que les «invalides et faibles constituent un poids pour l’Etat juif». Puis la voix-off assure avec gravité que «pendant ce temps-là, les juifs diaboliques ne se gênent pas pour accuser les autres ou désigner d’autres coupables, tout ça pour donner l’impression qu’ils sont persécutés et bénéficier de la sympathie de la communauté internationale».

Le clip (voir extrait sur notre site), qui a été immédiatement téléchargé sur le site Internet « Youtube » par l’organisation Palestinian Media Watch, dévoile encore que «les juifs sont les premiers inventeurs du mal et de l’oppression», avant de préciser : «Quant à la Shoah israélienne, il s’agit d’une farce, d’une mise en scène intégrale montée par Ben Gourion».

http://www.israel-infos.net/article.php?id=268

 

07:55 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 01 mai 2008

La "faute" de l'historien incorrect.Par Ivan Rioufol

le 30 avril 2008     "Les racines de l'Europe sont autant musulmanes que chrétiennes", avait estimé Jacques Chirac en octobre 2003, au cours d'une conversation avec Philippe de Villiers, rapportée par ce dernier. Le président de la République se faisait l'interprête d'une "relecture" de l'histoire, entamée il y a quarante ans, visant à attribuer à l'islam, à ses intellectuels (Averroès, Avicennes, Algazel, etc) et aux "Lumières" andalouses un rôle prépondérant dans la transmission de la culture grecque à l'Occident, et singulièrement de la pensée d'Aristote. Cet argument avait permis de justifier l'opposition de Chirac à la demande de Jean-Paul II de voir " les racines chrétiennes de l'Europe" mentionnées dans le projet de préambule de la Constitution européenne, rejeté en 2005.   Or, pour avoir choisi de rééquilibrer cette historiographie moderne faisant des arabes musulmans les inspirateurs de l'âme européenne, l'historien Sylvain Gouguenheim est au centre d'une polémique qui dépasse l'analyse historique pour rejoindre des préoccupations politiques. Professeur d'histoire médiévale à l'Ecole normale supérieure de Lyon, l'auteur soutient (Aristote au Mont-Saint-Michel: les racines grecques de l'Europe chrétienne, Seuil) que les couvents du haut Moyen-âge et notamment les traducteurs du Mont-Saint-Michel surent garder les liens avec la Grèce et que ce furent les arabes chrétiens qui traduisirent les textes antiques.   Ce mercredi, dans Libération, un "Collectif international de 56 chercheurs en histoire et en philosophie du Moyen-âge" instruisent contre l'historien incorrect un authentique procès en sorcellerie. Ce dernier est accusé de proposer "une relecture fallacieuse des liens entre l'Occident chrétien et le monde islamique" et de tenir "une série de raisonnements fallacieux" au profit de "thèses qui relèvent de la pure idéologie", puisant dans un "présupposé identitaire", un "racisme culturel " et une inspiration "proche de l'extrême-droite". Bref, pour ces Fouquier-Tinville, la démarche de Gouguenheim "relève d'un projet idéologique aux connotations politiques inacceptables".   Je me garderai de trancher la querelle historique, s'il y en a une. Reste que la violence de ces réactions montre une volonté d'imposer comme vérité établie une "relecture" favorable à l'islam, dont la contestation légitime est suspectée de racisme, d'extrémisme et d'islamophobie (le mot est employé, ailleurs, par l'un des initiateurs de la cabale). En ce sens, cette affaire est révélatrice d'une intolérance qui s'installe, notamment dans certains milieux intellectuels, au profit d'une idéologie dont on serait prié de ne retenir que les bienfaits, y compris au prix de contorsions historiques. J'espère que Sylvain Gouguenheim trouvera ses défenseurs.    http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2008/04/la-faute-de-lhistorien.html

 

 
 

22:40 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

L’enfance musulmane de Barack Obama

L’enfance musulmane de Barack Obama


par Daniel Pipes

30 avril 2008, Adaptation française d'Alain Jean-Mairet


http://www.ajm.ch/wordpress/

À l’heure où la candidature de Barack Obama fait l’objet d’une attention accrue, ses assertions concernant son éducation religieuse méritent un examen plus approfondi en raison de leur aspect révélateur sur l’intégrité du candidat.


Obama affirmait ainsi en décembre «j’ai toujours été un Chrétien» et il a résolument nié avoir jamais été un Musulman. «Le seul lien que j’aie eu avec l’Islam est le fait que mon grand-père paternel venait de ce pays [Kenya]. Mais je n’ai jamais pratiqué l’Islam.» En février, il déclara: «Je n’ai jamais été un Musulman. (…) à part mon nom et le fait d’avoir vécu dans une population musulmane pendant quatre ans étant enfant [Indonésie, 1967-1971], je n’ai que très peu de lien avec la religion islamique.»


«Toujours» et «jamais» ne laissent que peu de place aux tergiversations. Mais de nombreux éléments biographiques, recueillis essentiellement par la presse américaine, suggèrent que le candidat, en grandissant, s’est bel et bien considéré lui-même et a été considéré par son entourage comme un Musulman.


Père biologique kenyan d’Obama.
Dans l’Islam, la religion est transmise à l’enfant par le père. Barack Hussein Obama père (1936–1982) était un Musulman qui a nommé son fils Barack Hussein Obama, jr. Seuls des enfants musulmans sont appelés «Hussein».


Famille indonésienne d’Obama
. Son beau-père, Lolo Soetoro, était aussi un Musulman. En fait, comme la demi-sœur d’Obama, Maya Soetoro-Ng, l’a expliqué à Jodi Kantor du New York Times, «toute ma famille était musulmane et la plupart des gens que je connaissais étaient musulmans». Une publication indonésienne, le Banjarmasin Post, cite un ancien camarade de classe, Rony Amir, se rappelant que «tous les parents du père de Barry étaient de fervents Musulmans».


L'école catholique de Barack Obama à Jakarta.École catholique
. Nedra Pickler, d’Associated Press, relate que «des documents montrent qu’il était inscrit en tant que Musulman» pendant ses trois premières années de scolarité dans une école catholique. Kim Barker, du Chicago Tribune, confirme qu’Obama était «désigné comme musulman sur le formulaire d’admission à l’école catholique». Un blogueur qui se présente comme «Un Américain expatrié en Asie du Sud-est» a découvert que «Barack Hussein Obama était inscrit sous le nom de ‹Barry Soetoro›, matricule 203; il a été admis à l’école primaire franciscaine Asisi le 1er janvier 1968, dans la classe 1B. (…) Selon son dossier, la religion de Barry était l’Islam.»


École publique
. Paul Watson, du Los Angeles Times, a appris d’Indonésiens proches d’Obama à l’époque où il vivait à Jakarta qu’il «était inscrit comme Musulman par sa famille dans les deux écoles qu’il a fréquentées». Haroon Siddiqui, du Toronto Star, s’est rendu dans l’école publique de Jakarta public où Obama a fait ses classes et relate que «trois de ses enseignants dirent qu’il était inscrit comme musulman». Siddiqui prévient certes que «vu l’état lacunaire des archives de l’école, dévorées par la vermine, il faut se fier aux souvenirs incertains des gens», mais il ne cite qu’un enseignant retraité, Tine Hahiyari, qui soit revenu sur ca certitude antérieure selon laquelle Obama était inscrit comme musulman.


L'école publique de Barack Obama à Jakarta.Classe coranique
. Dans son autobiographie, Dreams of My Father (Rêves de mon père), Obama raconte qu’il a eu des problèmes pour avoir fait des grimaces pendant des cours coraniques, révélant ainsi qu’il était bien un Musulman, car les élèves indonésiens de l’époque suivaient des cours d’éducation religieuse correspondant à leur foi. En fait, Obama garde même des souvenirs clairs de ces cours: Nicholas D. Kristof, du New York Times, relate qu’Obama «s’est souvenu des premiers versets de l’appel islamique à la prière et les a récités [à Kristof] avec un excellent accent».


Présence à la mosquée
. La demi-sœur d’Obama se rappelle que la famille allait à la mosquée «pour les grands événements de la communauté». Watson a appris par des amis d’enfance qu’«Obama venait parfois à la mosquée locale pour les prières du vendredi». Barker a découvert qu’«Obama accompagnait de temps en temps son beau-père aux prières du vendredi». Un ami indonésien, Zulfin Adi, déclare qu’Obama «était un Musulman. Il allait à la mosquée. Je me souviens de lui avec un sarong [un vêtement porté par les Musulmans].»


Piété
. Obama dit lui-même que lorsqu’il vivait en Indonésie, un pays musulman, il «ne pratiquait pas [l’Islam]», admettant ainsi implicitement qu’il avait alors une identité de Musulman. Et des Indonésiens ont de lui des souvenirs différents. L’un deux, Rony Amir, décrit Obama comme «très religieux, dans l’Islam, à l’époque».


Le fait qu’Obama soit né musulman et qu’il ait quitté cette foi pour devenir un Chrétien n’a rien qui puisse influer, dans un sens ou dans l’autre, sur son aptitude à devenir président des États-Unis. Mais s’il est né et a été élevé en tant que Musulman et qu’il cache ce fait, cela constitue une grave duplicité, une dissimulation fondamentale, qui en dit très long sur son caractère et ainsi sur la pertinence de sa candidature.

22:34 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (7)

samedi, 26 avril 2008

Le Pen/chambres à gaz nazies:un "détail"

  

Le président du FN Jean-Marie Le Pen répète dans une interview à un magazine régional à paraître vendredi qu'il lui paraît "évident" que "les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale".

"J'ai dit que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale : ça me paraît tellement évident", déclare-t-il dans une interview au mensuel généraliste "Bretons", diffusé en Bretagne et en région parisienne.

Dans la suite des échanges avec le journaliste, M. Le Pen rappelle le nombre de morts total de la seconde guerre mondiale, en avançant le chiffre de "50 millions de morts".
Mais le journaliste l'interrompt, lui disant que "le problème n'est pas de savoir le nombre (de morts) mais la manière dont ils ont été tués", et que l'on a "déporté des gens pour les amener dans des camps juste pour les faire tuer".

"Mais ça, c'est parce que vous croyez à ça. Je ne me sens pas obligé d'adhérer à cette vision-là. Je constate qu'à Auschwitz il y avait l'usine IG Farben, qu'il y avait 80 000 ouvriers qui y travaillaient. À ma connaissance, ceux-là n'ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés", répond M. Le Pen.

Source : AFP

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/04/25/01011-200804...


Le Pen persiste et signe sur les "chambres à gaz"

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Le Pen persiste et signe sur les "chambres à gaz"

(Europe1, 26/04/2008, 07h06)

Pour la quatrième fois, le président du Front National a affirmé, dans un magazine régional diffusé en Bretagne, qu'il lui paraît "évident" que "les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale". La vice-présidente du FN, Marine Le Pen, n'a pas désavoué son père, refusant de commenter cette nouvelle déclaration. Le parquet étudie lui les poursuites possibles.

"J'ai dit que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale : ça me paraît tellement évident", déclare Jean-Marie Le Pen dans une interview au mensuel généraliste "Bretons" publié ce vendredi. Le président du Front National a déjà tenu de tels propos à trois reprises dont le 13 septembre 1987. "Je n'ai pas étudié spécialement la question mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième guerre mondiale" avait-il à l'époque déclaré, avant d'être condamné en 1991 par la cour d'appel de Versailles.

Le président du FN aurait demandé l'interdiction de la publication de ce mensuel, non pas pour revenir sur ses propos mais parce qu'il n'apparaissait pas en une. Visiblement mal à l'aide, Marine Le Pen, la vice-présidente du Front national, n'a pas voulu commenter les propos de son père. Elle tente depuis plusieurs années de lisser l'image du parti frontiste.

De son côté, le parquet de Paris a annoncé vendredi qu'il étudiait la possibilité de poursuivre sous une "qualification pénale" Jean-Marie Le Pen. Les propos du dirigeant du FN ont immédiatement été condamnés par des politiques et associations, qui y ont vu un exemple de "négationnisme".

http://2007.fr.msn.com/ArticleView.aspx?ArticleId=5faa682...

 

Le Pen persiste à qualifier les chambres à gaz nazies de «détail»
Dans une interview au magazine «Bretons», le président du Front national a répété les propos qui lui ont valu plusieurs condamnations judiciaires. Ce dernier affirme cependant qu'il avait «interdit» au mensuel de publier cet entretien.
Liberation.fr (avec Source AFP)
LIBERATION.FR : vendredi 25 avril 2008
Actualisé à 17h30
50 réactions  
Jean-Marie Le Pen, absent médiatiquement depuis les élections municipales, persiste et signe. Ce matin, dans le mensuel généraliste Bretons, diffusé en Bretagne et en région parisienne, le président du FN affirme à propos des chambres à gaz: «J’ai dit qu’elles étaient un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale: ça me paraît tellement évident.»

Dans la foulée de la publication de l'interview, le président du FN a néanmoins affirmé ce matin qu'il avait «interdit» au magazine de publier cet entretien. «Le magazine Bretons publie sous mon nom un interview dont il a d'ailleurs diffusé avant parution des extraits qui se veulent provocateurs, a déclaré Le Pen dans un bref communiqué. Non seulement je n'ai pas autorisé Bretons à publier cet interview, mais je le lui ai interdit expressément par lettre recommandée il y a déjà quinze jours.»
«C’est parce que vous croyez à ça»

Dans la suite des échanges avec le journaliste, Le Pen rappelle le nombre de morts total de la Seconde Guerre mondiale, en avançant le chiffre de «50 millions de morts». Mais le journaliste l’interrompt, lui disant que «le problème n’est pas de savoir le nombre [de morts] mais la manière dont ils ont été tués», et que l’on a «déporté des gens pour les amener dans des camps juste pour les faire tuer».

«Mais ça, c’est parce que vous croyez à ça. Je ne me sens pas obligé d’adhérer à cette vision-là. Je constate qu’à Auschwitz il y avait l’usine IG Farben, qu’il y avait 80.000 ouvriers qui y travaillaient. À ma connaissance, ceux-là n’ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés», répond le leader frontiste.

Alors que le journaliste rétorque que des travaux d’historiens de toute sensibilité politique ont montré la réalité de la déportation à fin d’extermination, Le Pen répond: «Ce n’est pas le problème. Je n’ai pas contesté, j’ai dit que c’était un détail.» En 1987, c'est ce même terme qu'il avait utilisé pour la première fois, ce qui lui avait valu une condamnation judiciaire.

Ce vendredi après-midi, l'association SOS Racisme a décidé de porter plainte contre Jean-Marie Le Pen, avec constitution de partie civile.

«Tombouctou ou Casablanca»

Dans cette longue interview, le leader d'extrême droite explique également qu’il n’est «pas sûr» que la France existera encore dans cinquante ans. Et de se lancer dans une tirade raciste: «sur le papier» elle sera «à majorité musulmane», comme c’est le cas aujourd’hui selon lui à «Roubaix», «Marseille», ou dans la «banlieue parisienne, où en sortant du métro vous vous trouvez à Tombouctou ou Casablanca».

Et Le Pen de conclure: «La population musulmane qui s’implante à Quimper ne met pas la coiffe. Elle met le voile. Et la Bretonne qui habite ce quartier de Quimper, elle met aussi le voile pour ne pas avoir de problèmes.»

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/323169.FR.p...

 

 

14:30 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

Par tous les moyens avec Washington.Par Caroline Glick

Caroline Glick , JERUSALEM POST                                              24 avril 2008

 

http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1208870487119&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

 


Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

 

 

Mardi dernier a été un jour de triomphe, une fière journée pour les théoriciens du complot juif en Amérique. Des gens comme Joseph E. di Genova ont glapi de joie en voyant Ben Kadish, 84 ans, embarqué à la Cour du District fédéral de Manhattan sous l’accusation d’avoir livré des informations classifiées à Israël il y a 25 ans.

 


Il est comme Jonathan Pollard ont-ils crié. Un autre Pollard ! Au moins, nous avons la preuve qu’Israël met en place des cercles d’espions et des cellules dormantes en Amérique ! Ils se sont vantés tant et plus, et ont souri sans mesure alors que leurs métaphores se faisaient plus déchaînées.

 


Des cellules dormantes ? Vous voulez dire des agents envoyés dans le pays pour se placer en attente de l’ordre d’une attaque ? Eh bien, pas exactement.

 


Di Genova s’est fait un nom comme le procureur fédéral qui a expédié Pollard en prison, condamné à perpétuité pour des délits qui en général auraient dû lui valoir pas plus de quelques années en taule. Evidemment il a sa manière de parler. Et quand il a parlé au ‘New York Times’ de « cellule dormante », apparemment il faisait allusion aux agents du FBI qui ont dormi pendant 23 ans, puis se sont réveillés brusquement et ont décidé d’embarqué un vieil homme de sa maison de retraite, et de l’accuser de crimes capitaux.

 


Autant le fait que Kadish ait été libéré pour une caution dérisoire de 300.000 $, et les détails rapportés sur son dossier montrent clairement qu’il n’était pas un espion très sérieux. La somme totale de ses actes présumés, survenus entre 1979 et 1985, auraient impliqué le vol de documents à la bibliothèque de l’arsenal Picatinny dans le Nord du New Jersey où il travaillait comme ingénieur en mécanique, et leur livraison à un agent du consulat israélien. Les documents n’étaient pas hautement classifiés car Kadish ne disposait que d’une autorisation de faible niveau.

 


Sur les 50 à 100 documents qu’il a transmis en six ans, trois sont mentionnés dans l’acte d’accusation. Il aurait transmis un document lié aux armes nucléaires – armes dont Israël, au début des années 1980, était grandement réputé disposer de son propre arsenal complet. Il aurait transmis des données liées au chasseur F15, qu’Israël détenait déjà. Et il aurait transmis de l’information sur le système de défense par missile Patriot – que les USA ont donné à Israël cinq ans plus tard.

 


Il y a une raison pour laquelle les commentateurs israéliens crient à l’horreur au sujet de l’épisode Kadish. Selon les reportages des media, en 2004 – époque où les liens stratégiques entre les USA et Israël étaient en délicatesse du fait des ventes d’armes israéliennes à la Chine, des ventes d’armes américaines à l’Arabie saoudite, et de l’adoption par les USA de la feuille de route anti-Israël – l’administration Bush a fait pression sur le gouvernement Sharon pour reconnaître que 20 ans auparavant, quand Pollard transmettait des documents au rythme de centaines par semaine à ses agents traitants israéliens, Israël disposait d’un autre agent sur le terrain. On suppose que c’est alors qu’Israël fut obligé de divulguer l’identité de Kadish aux Américains.

 


Selon les media Américains, suite aux déclarations confidentielles d’Israël aux officiels américains, Kadish fut interrogé par le FBI et admit avoir transmis des documents à Israël. Il quitta alors le pays, voyagea en Israël – où il aurait pu rester – et revint chez lui aux USA.

 


La plupart des commentateurs israéliens et des fonctionnaires anonymes déclarent avec colère que le moment de l’arrestation de Kadish a été choisi pour provoquer un dommage aux relations entre Israël et les USA à une date clé. Dans deux semaines, le président George W. Bush voyagera en Israël pour participer aux fêtes du 60ème Jour de son Indépendance. On a largement anticipé que, pendant sa visite, le gouvernement Olmert-Livni-Barak cherchera à s’assurer l’accord de Bush pour commuer la condamnation de Pollard et le libérer de prison avant la fin de son mandat. Kadish, croit-on, a été arrêté pour bloquer toute éventualité de libération de Pollard.

 


Etant donné l’esprit de vengeance qui a marqué l’attitude de la communauté du renseignement des USA envers Pollard depuis son arrestation, il est possible que la crainte d’une grâce présidentielle explique la décision d’arrêter Kadish maintenant. Pourtant, il est loin d’être clair qu’un accord en vue de la libération de Pollard ait jamais été en jeu. Bush n’a exprimé aucune volonté d’envisager les appels israéliens à sa libération, et ni le gouvernement Sharon, ni le gouvernement Olmert-Livni-Barak n’ont fait de réels efforts pour assurer la liberté de Pollard. En effet, pour signifier leur mépris à son égard, son ancien agent traitant, Rafi Eitan, aujourd’hui ministre des retraités, siège au cabinet de sécurité dans le gouvernement Olmert-Livni-Barak.

 


Il est aussi possible que Kadish ait été arrêté pour obliger Israël à faire des concessions massives au groupe terroriste Fatah, de façon à assurer un « accord de paix » entre Israël et l’OLP avant que Bush n’achève son mandat. Dans le passé, les USA ont usé d’allégations sur l’espionnage israélien pour amadouer Israël en vue d’atteindre sa ligne de compromis envers l’OLP. En 1997, l’administration Clinton laissa échapper des titres hystériques sur une taupe israélienne majeure nommée « Mega », qui aurait pénétré les plus hauts niveaux de la communauté du renseignement américain. L’histoire était une totale invention, mais elle survint après qu’un attentat suicide à la bombe à Jérusalem ait conduit le Premier Ministre d’alors, Benjamin Netanyahou, à rompre tout contact avec Yasser Arafat.

 


En 2004, les USA ont mis en accusation des membres de haut rang du groupe de pression AIPAC par une décision transparente politiquement, déclarant qu’ils pratiquaient un trafic de documents classifiés pour obliger l’administration Bush à faire quelque chose pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. Les membres de l’AIPAC attendent toujours leur procès, qui apparaît de plus en plus chaque jour comme une farce. Mais dans le même temps, les USA se sont dégagés de la pression israélienne de prendre au sérieux le programme nucléaire iranien depuis quatre ans.

 


Kadish a été inculpé le jour même où le ‘Los Angeles Times’ a révélé que le directeur de la CIA, Michael Hayden ferait un exposé au Congrès le jeudi sur la frappe israélienne du 6 septembre 2007 en Syrie. Depuis les six derniers mois, l’administration faisait tout son possible pour empêcher de paraître toute information sur la frappe israélienne. Enfin, Hayden a été appelé à informer le Congrès sur les détails du raid après que le Parlement ait conditionné l’approbation du budget du renseignement à une pleine information sur la frappe aérienne.  

 


Selon le rapport du ‘Los Angeles Times’ et les articles suivants, le témoignage de Hayden reconnaîtrait que les agences de renseignement américaines ont échoué à reconnaître les dangers du réacteur au plutonium construit par les Nord Coréens, que les Syriens avaient monté non loin de leur frontière avec la Turquie. Ce furent les Israéliens, plutôt que les agences de renseignement américaines, qui pénétrèrent dans l’installation, ramenèrent une vidéo et la preuve physique de ses caractéristiques, puis la détruisirent efficacement lors d’une frappe aérienne et d’un raid commando complexes.

 


Ainsi, selon les rapports des media américains, le témoignage d’Hayden démontrerait deux vérités fondamentales que les théoriciens de la conspiration juive dans la communauté du renseignement aux USA, et le Département d’Etat ne veulent pas révéler au public ou au Congrès : le renseignement israélien est supérieur au renseignement américain ; et l’alliance des USA avec Israël est vitale pour la sécurité nationale des USA.

 


Depuis l’indépendance d’Israël il y a 60 ans, et en particulier depuis que les liens stratégiques entre Israël et les USA se sont épanouis après la Guerre des Six Jours, Washington a manifesté deux états d’esprit à l’égard de l’Etat juif. Le premier état d’esprit public, c’est qu’Israël est l’allié le plus puissant et le plus fiable au Moyen-Orient, et que l’alliance USA- Israël est forte parce qu’elle repose sur des valeurs et des intérêts partagés.

 


Le second est qu’Israël est une charge. Selon la vision des porteurs de cette opinion, Israël est le « Fagin* » national. Il est sournois, arriviste et indigne de confiance. De fait, en ce qui concerne les antisémites à Washington, Israël est la source de toutes les difficultés des USA dans le monde arabe et même en Europe.

 


Depuis des années, les porteurs de cette seconde opinion ont véhiculé une politique étrangère indépendante  concernant Israël totalement opposée à la politique officielle des USA adoptant Israël comme allié. En effet, le Département d’Etat a sapé chaque tentative présidentielle de bien traiter Israël depuis 1948.

 


Pourtant, aussi bien l’attaque israélienne contre le programme nucléaire syrien, et l’attitude d’Israël à l’égard de l’espionnage montrent combien est vraiment ridicule et contre-productive cette politique non officielle – bien que constante - des USA envers Israël. Dans le cas de l’opération en Syrie, mises à part les protestations de la Gauche israélienne se refusant à embarrasser le dictateur syrien Bashar Assad, Israël a clairement intérêt à montrer la nature de la cible aussitôt que possible. De plus le premier ministre Ehud Olmert a un intérêt politique à exposer les détails du raid au public israélien dès que possible.

 


Pourtant, se pliant aux exigences des USA, Israël a imposé des règles de censure draconiennes sur les articles des media concernant la frappe. Pour complaire aux semblables de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, qui continue de s’accrocher à la notion que ses brillantes compétences diplomatiques lui permettront de convaincre les Nord-Coréens d’abandonner leur arsenal nucléaire, Israël a accepté de cacher l’information sur sa mission vitale, et son énorme succès, aussi bien à son propre Peuple et au public du monde entier. 

 


Et pour l’espionnage, comme le nota autrefois Itzhak Rabin, d’années en années, Israël découvre un nouvel agent des USA se livrant à l’espionnage contre l’Etat. Plutôt que d’en faire un ‘fromage’, et malgré le fait qu’une part de l’information dérobée soit hautement dommageable à la sécurité nationale d’Israël, par courtoisie envers Washington, Israël garde le secret sur les scandales et expulse en général les espions.

 


En arrêtant un vétéran de 84 ans de la seconde Guerre Mondiale, de manière à placer Israël sous un nuage de suspicion alors que sont triomphe militaire en Syrie est publié à la face du Peuple américain, les USA démontrent hélas de nouveau à Israël que les bons gars finissent les derniers. Si Israël veut être traité avec respect par les USA, la leçon de l’affaire Kadish, du raid syrien, et de l’affaire Pollard, c’est qu’Israël aurait mieux fait de revenir en arrière. 

 


La première chose qu’il doit faire est d’arrêter les fonctionnaires suspects de transmettre des matériels classifiés aux USA sans autorisation. Il devrait ensuite publier les noms et les détails des espions américains qu’Israël a attrapés auparavant et traités avec des gants. Ensuite, il devrait exiger publiquement que Bush relâche Pollard de la prison où il moisit, alors que les semblables de l’agent du Hezbollah Nada Prouty – qui a pénétré à la fois la CIA et le FBI – s’attend à être condamnée à une peine de six mois de prison pour ses crimes.

 


Quand Bush arrivera pour fêter le 60ème anniversaire de la naissance d’Israël, les dirigeants de l’Etat juif feraient bien de lui montrer qu’à 60 ans, Israël est un pays adulte. Et comme tel, il exige d’être traité avec le respect dû à l’allié le plus fiable des USA au Moyen-Orient.

 

 


Note du traducteur :

 


* Fagin est un personnage de l’œuvre de Dickens – Oliver Twist. Personnifiant un juif, il est le chef d’un groupe d’enfants auxquels il apprend le vol à la tire et d’autres vilénies.

 

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