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jeudi, 24 avril 2008

L’itinéraire médiocre de Jimmy Carter .Par Guy Millière

L’itinéraire médiocre de Jimmy Carter (info # 012404/8) [Analyse]

 

Par Guy Millière © Metula News Agency

 


Durant la brève période où il fut président des Etats-Unis (quand bien même il les rectifie assez vite, l’électorat américain peut parfois faire des erreurs calamiteuses), Jimmy Carter avait déjà eu l’occasion de faire la démonstration de sa nuisible incapacité politique. Adepte de la « détente » la plus niaise face à l’Union Soviétique et d’une forme de lamentable de répétition d’erreurs, il a, quatre années durant,  rencontré les dirigeants soviétiques, s’entendant dire, chaque fois, par ceux-ci, qu’ils n’envisageaient aucunement d’envahir ou de déstabiliser un pays ou un autre sur la carte du monde. Carter a docilement rendu publiques, avec un imperturbable sourire d’idiot du village, les promesses qui lui avaient été faites, et quand les promesses se révélaient ne pas avoir été tenues, il est, chaque fois, revenu dire aux media qu’on l’avait trompé.

 

 

 

Ce qui ne l’empêchait pas de repartir, de plus belle, chercher sa dose de mensonge auprès des mêmes prescripteurs. Il en a résulté la plus grande avancée sur la planète du totalitarisme soviétique depuis les lendemains de la Seconde Guerre Mondiale. Ont été concernés, entre autres, le Nicaragua, la République Dominicaine, l’Ethiopie, le Congo, la Guinée, l’Angola,  le Yémen, le Laos et le Cambodge.

 

 

 

Incapable de saisir les signes avant-coureurs des émeutes initiées par les fanatiques anti-occidentaux et antisémites de la planète, Jimmy Carter a ainsi abandonné le shah d’Iran et démontré son impuissance face à l’installation par l’ayatollah Khomeiny d’un régime dont les nuisances multiples et dramatiques se font sentir jusqu’à ce jour. Et lorsque les Iraniens khomeynistes ont pris en otage le personnel de l’ambassade américaine de Téhéran, Carter a protesté très mollement, ce qui a beaucoup impressionné les geôliers, qui se sont empressés d’exhiber leurs prisonniers dans les rues comme des pantins grotesques.

 

 

 

L’unique tentative de libération militaire tentée par Carter fut un fiasco absolu ; on eût dit que ses concepteurs étaient des pitres de la stratégie, qui avaient étudié l’art de la guerre en visionnant les films des Marx Brothers.

 

 

 

Ceux qui insistent pour se dire que, dans le vide sidéral d’une intelligence politique défaillante, il existe malgré tout un élément moins navrant à citer évoquent l’accord de Camp David, entre Israël et l’Egypte. Ces irréductibles optimistes omettent de se rappeler que cet accord existait déjà dans la volonté de Sadate, qu’il était accepté par les dirigeants israéliens, et avait juste besoin d’un maître de cérémonie, un majordome en quelque sorte, rôle dans lequel Carter s’est à peu près montré à la hauteur.

 

 

 

Si, saisi par un bref éclair de lucidité, et voyant qu’outre les désastres internationaux qu’il avait provoqués, il avait aussi conduit son pays vers les impasses de l’inflation et de la stagnation économique, Carter avait discerné où se situait son seuil maximal de compétence, il aurait renoncé à se présenter pour un second mandat. Il aurait gardé un smoking propre et se serait proposé à servir le champagne et les canapés au saumon dans les soirées mondaines de la capitale américaine. Il a préféré s’infliger à lui-même une campagne électorale humiliante et une défaite qui a eu peu de précédents.

 

 

 

Mû bien moins par la volonté de voir son très insigne prédécesseur suivre le dossier jusqu’à son dénouement que par le désir amusé de le voir boire le calice jusqu’à la lie, Ronald Reagan, le jour de sa prise de fonctions, a permis à l’ancien planteur de cacahuètes d’aller chercher lui-même, à l’aéroport, les otages dont lui, Reagan, venait d’obtenir la libération. Les plus fanatiques et les plus fous, me disait un ami psychiatre, gardent une part de rationalité, ainsi les khomeynistes firent très vite fait la différence entre un abruti impuissant et un vrai président.

 


Plutôt que de prendre sa retraite et de se cacher dans sa campagne, Carter a voulu, faute de ressentir le moindre sentiment d’échec, montrer qu’après avoir été le pire président des Etats-Unis au  vingtième siècle, il pouvait se montrer égal à lui-même et devenir le pire ancien Président de toute l’histoire de son pays. On l’a vu, donc, rencontrer tout ce qui, dans les années 1980 et 1990 restait de dictateurs d’extrême-gauche, de crapules, de truands et d’assassins politiques sur cette terre, ce qui a fini par lui permettre de recevoir le « prix Nobel de la paix ». De voir son nom ajouté à la douteuse  liste où se trouvaient déjà les noms de Le Duc Tho, totalitaire sans scrupules, ayant apporté au Vietnam une « prospérité qui a fait l’envie de toute l’Asie », Yasser Arafat, le baba cool proche-oriental bien connu, ou Rigoberta Menchu, la fausse opprimée professionnelle d’Amérique centrale. Al Gore, le prêcheur d’apocalypse et vendeur de remèdes inutilisables n’avait pas encore reçu sa distinction, tandis que Joko le clown, qui ne l’a toujours pas, ne perd pas espoir, pensant que cela ne saurait tarder.

 


Ces dernières années, la cause palestinienne est devenue particulièrement chère à Carter, trois fois hélas ! Cela nous a valu un livre – ne devrait-on pas mieux dire un véritable torchon ? - publié voici un peu plus d’un an, où Israël était accusé de tous les maux et maléfices imaginables. Où il était question d’une alternative qui n’existe que dans la tête d’un Carter ou de ceux qui sont passés par la même essoreuse de neurones : la paix ou l’apartheid.

 

 

 

Les terroristes islamistes du Proche-Orient s’y sont trouvés décrits comme de pauvres gens, imprégnés d’un amour si débordant qu’il lui arrivait d’exploser dans un autobus ou un magasin de jouets. Où l’amour, selon Carter, ne va-t-il pas se nicher de nos jours ? La démocratie juive se trouvait dépeinte, elle, comme un régime épouvantable, vampirique, raciste. Avec une lucidité de boussole inversée, qui n’appartient qu’à lui (et à ceux qui présentent les mêmes signes de pathologies politiques que lui), Carter montrait, une fois de plus, de la compassion pour les bourreaux et du mépris pour les victimes.

 


Ne résistant pas au désir irrépressible de se ridiculiser et de se rendre odieux une dernière fois, Carter s’est à nouveau rendu au Proche-Orient. Après avoir brièvement visité Sderot et tenu des propos infâmes sur le traitement de la bande de Gaza par Israël, il a visité le Caire puis Damas, aux fins de rencontrer les dirigeants du Hamas.

 

 

 

L’ancien occupant de la Maison Blanche est revenu de ses entretiens avec quelques uns des pires antisémites que la terre ait portés depuis le temps d’Hitler, en affirmant que ceux-ci étaient prêts à reconnaître Israël ; des propos immédiatement démentis par Khaled Machal, sous une forme sournoise qui a pu faire les gros titres des journaux européens. Cet archi-terroriste a parlé de trêve : n’est-ce pas beau, une trêve ? Est-ce que cela ne donne pas de l’espoir ? Seuls ceux qui savent ce que le mot trêve signifie pour des islamistes émettront des doutes, bien sûr…

 

 

 

Machal a encore parlé des frontières de 1967, de retrait des territoires occupés et du retour des « réfugiés ». Là encore, seuls ceux qui savent que cela signifie la destruction, sans restes, d’Israël s’alarmeront. Les autres trouveront les propositions de ce génocidaire en puissance « raisonnables ».

 

 

 

Dois-je absolument terminer cet article en disant ma profonde et absolue répugnance envers Jimmy Carter ? Il était déjà situé bien en dessous du plancher de mon estime minimale, il a réussi, ce que je pensais difficile, à descendre encore un peu plus bas. Depuis longtemps, notait très récemment, à propos de Carter, Alan Dershowitz, c’est « un homme qui vend son intégrité, et plus du tout des arachides ».

 

 

 

Je reprendrais volontiers la formule à mon compte, encore faudrait-il que je puisse me persuader qu’il y ait eu, chez Carter, une trace, même microscopique, d’intégrité. Le principal conseiller en politique étrangère de Carter, au temps où il se livrait à ses basses œuvres du côté de Connecticut Avenue, a repris du service en conseillant aujourd’hui Barack Obama. Cela devrait donner à réfléchir à ceux que l’écoute des vociférations du pasteur Jeremiah Wright n’aurait toujours pas convaincu de qui est vraiment le probable candidat Démocrate à la présidence en cette année

 

 

 

 

 

Metula News

 

Agency ©

 

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mercredi, 23 avril 2008

Pierre Moscovici : Il serait inacceptable que l'Iran ait l'arme nucléaire

22/04/08
   
- - Thème: Politique

 

 

 

Pierre Moscovici, député du Doubs, ancien ministre, secrétaire national aux Relations internationales du Parti socialiste, a été, le 7 avril dernier, l'invité des "grands rendez-vous du CRIF. Lors de ses échanges avec les membres des instances du CRIF et les adhérents de l'association des Amis du CRIF, comme dans son livre "le liquidateur" (Hachette Littératures, 2008), il a dressé un bilan très négatif sur les premiers mois de présidence de Nicolas Sarkozy et s'est focalisé sur les ruptures annoncées durant la campagne électorale du "candidat Nicolas Sarkozy" et non suivies d'effets dans la politique menée par le président de la République.
La fin du domaine réservé ?
Ainsi, le chef de file de l'UMP s'était prononcé contre l'existence du "domaine réservé" du chef de l'Etat en matière de politique étrangère, tradition française qui impliquait de tenir le parlement à l'écart de tout débat ou avis en la matière. M. Moscovici se disait en accord avec cette critique du système existant et qui mettait en cause le goût du secret, des relations personnelles et des émissaires officieux… Pour obtenir la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien, Nicolas Sarkozy n'hésita pas à envoyer à la fois son très proche collaborateur, Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée et sa propre épouse d'alors, Cécilia Sarkozy, comme émissaires non plus "officieux", mais "personnels".
Le président des droits de l'Homme ?
S'annonçant durant sa campagne électorale comme celui qui serait, s'il était élu, le "président des droits de l'homme", le président Sarkozy a vite cessé de mettre cette question au centre de sa diplomatie. Il n'a pas hésité à adresser des "félicitations" à Vladimir Poutine pour la victoire de son parti aux législatives de décembre 2007. Et de citer comme preuve de "reniement" à la priorité donnée aux droits de l'homme, "l'interminable visite à Paris" du Colonel Kadhafi et les nouveaux "amis" de la France : Bongo, Kadhafi, Déby, Poutine.
Nouvelles relations France-Etats-Unis ?
Comme il aime à l'indiquer, Pierre Moscovici ne sacrifie pas au discours anti-américain habituel d'une certaine partie de la classe politique française de tous bords. Il s'affirme au contraire ami des Etats-Unis auxquels il voue une certaine reconnaissance pour leur intervention, durant les deux guerres mondiales. C'est la "convergence entre les choix de politique étrangère de Nicolas Sarkozy et ceux de l'administration Bush" qu'a mise en cause le secrétaire national aux Relations Internationales du PS.
Iran nucléarisé
En revanche, sur le refus de voir l'Iran doté de l'arme nucléaire, il y a moins de différences entre la position de Pierre Moscovici et celle du président de la République. Considérant que toutes les options doivent rester ouvertes, y compris une éventuelle option militaire, le dirigeant socialiste s'est néanmoins opposé à la formulation par N. Sarkozy d'une alternative entre "la bombe iranienne et le bombardement de l'Iran" ou à l'annonce de Bernard Kouchner "qu'il faut se préparer à la guerre" – éventualité qui ne saurait être privilégiée par rapport aux contrôles et aux sanctions.
En remerciant Richard Prasquier, président du CRIF de l'accueillir dans le cadre des "Rendez-vous du CRIF", Pierre Moscovici s'est réjoui de l'intensification du dialogue entre le CRIF et le PS, quelles que soient par ailleurs les convergences ou les divergences pouvant exister entre deux entités qui cultivent des relations amicales. Il s'est dit "sensible aux causes défendues par le CRIF". Et de conclure sur ce thème : « je ne veux pas que les socialistes s’éloignent des Juifs de France et d’Israël et que la communauté juive s’éloigne des socialistes »
Photo : © 2008 Alain Azria

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Question d’actualité au Maire de Paris posée par Karen TAIEB Relative à l’exposition « Les Parisiens sous l’Occupation » André Zucca, photographe proche des milieux nazis.

CONSEIL DE PARIS – Séance du lundi 21 avril 2008

 

 

Question d’actualité au Maire de Paris posée par Karen TAIEB

 

 Relative à l’exposition « Les Parisiens sous l’Occupation »

 

se tenant à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

 

 

 

Monsieur le Maire,

 

 

Une exposition qui se tient actuellement à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris nous choque. Et elle nous choque davantage encore lorsque l’on arrive sur les lieux et que l’on voit inscrit en « lettres d’or », André Zucca, photographe proche des milieux nazis.

 

 

Dans un premier temps, présentées sans explications pour les visiteurs, les photos couleurs toutes prises par André Zucca sont aujourd’hui réunies dans le cadre d’une exposition au titre d’emblée erroné « Les parisiens sous l’occupation »

 

 

Or il ne s’agit que d’une partie des parisiens vue avec l’objectif de Zucca, le regard de celui qui fut proche de l’occupant nazi et correspondant pour le magazine de propagande Signal, le regard qui cache volontairement la vérité, la vérité d’un Paris de la Honte , d’un Paris des humiliations et des rafles, un Paris de l’étoile jaune, mais aussi celui de la Résistance.

 

 

Si ces photos ont une valeur historique et picturale, il n’en reste pas moins qu’elles ne montrent qu’un Paris heureux, nonchalant, insouciant, un Paris indifférent au ciel toujours bleu. Et le ciel n’était pas bleu en ces périodes noires.

 

 

En intitulant cette exposition « Les Parisiens sous l’Occupation » on bafoue la mémoire de ces parisiens qui ont été humiliés, traqués et conduits vers la mort, on tronque la vérité historique. Difficile pour la bibliothèque historique de notre ville ! Paris qui s’honore chaque jour à faire crier la vérité que ce soit au travers des plaques à la mémoire des enfants ou par le Mur des noms au mémorial et celui des Justes dans le 4ème arrondissement.

 

 

Monsieur le Maire, il nous aurait semblé plus pertinent que d’autres photos soient présentées montrant ce qu’était aussi le Paris des rafles, des gens du peuple et de la Résistance, la vie des autres parisiens que Zucca n’a volontairement pas photographié.

 

 

Il est vrai qu’un texte sur lequel est mentionné « Avertissement » est distribué à l’entrée de l’exposition depuis quelques temps. Nous regrettons néanmoins que ce texte reste faible. Ce texte mériterait d’être plus « avertissant. ».  Il aurait fallu d’emblée dire qui était Zucca dès la première phrase, dès les premiers mots.

 

 

Aussi nous souhaitons connaître les choix qui ont présidé à la tenue de cette exposition, qui ne peuvent se limiter à un parti pris d’esthétisme et qu’un autre titre soit trouvé pour cette exposition voire totalement repenser cette exposition qui mérite tant et tant de pédagogie à l’endroit des visiteurs et notamment des plus jeunes.

 

Je vous dis cela pour l’honneur de Paris et des Parisiens.
voir ci-dessous ......

 

  

L’Occupation tranquille

               Une exposition de photographies se tient jusqu’au 1e juillet à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, qui devrait, sinon scandaliser, du moins poser problème. Sans quoi ce serait à désespérer de ce qui demeure d’esprit critique dans ce pays. La qualité n’est pas en cause : les 270 images en couleurs accr4-le-releve-de-la-garde-1941-credit-andre-zucca_bhvp_roger.1207593307.jpgochées sur ces murs sont pour la plupart d’un grand intérêt, d’une belle tenue et d’une vraie originalité. Des documents sur “Les parisiens sous l’Occupation” comme on en a peu vu. D’où vient alors le malaise qui se dégage de la visite puis de la lecture de l’album qui les rassemble sous le même titre (175 pages, 35 euros, Gallimard/ Paris bibliothèques) ? D’un détail. A savoir que dans cette exposition, il n’est jamais rappelé, clairement, nettement, avec insistance que toutes ces photos relèvent de la propagande. Aucune contextualisation. Il a fallu que des visiteurs s’en émeuvent pour que les organisateurs se fendent d’un avertissement d’un feuillet posé en pile au guichet. Mais rien sur les murs. Ce que dénoncent l’historien de la propagande Jean-Pierre Bertin-Maghit et l’historienne de la photographie Françoise Denoyelle dans une lettre qu’ils ont adressée aujourd’hui même à Bertrand Delanoë, maire de Paris.

    L’auteur de ces photos s’appelait André Zucca (1897-1973). Après avoir été reporter au long cours des Balkans à l’Asie, ce passionné de prises de vues avait couvert la drôle de guerre en tandem avec Joseph Kessel pour Paris-soir. Le 1er août 1941, il fut, nous dit-on, soit “requis”, soit “réquisitionné”, avec ou sans guillemets, par Signal. Manière de laisser entendre que ce fut contre sa volonté et qu’il n’avait pas vraiment le choix. 7-en-suivant-la-mode-jardin-du-luxembourg-mai-1942-credit.1207550943.jpgSignal,faut-il le rappeler, évoquait alors moins un souriant dentifrice à rayures qu’un bi-mensuel illustré édité par Deutscher Verlag à la gloire des faits et gestes de la Wehrmacht, de la Waffen SS et de leurs auxilliaires sur le front de l’Est (LVF etc). Abondamment diffusé, lu, feuilleté, c’était une pièce maîtresse dans le dispositif de la Propaganda Staffel pour montrer urbi et orbi que la France vivait très bien malgré l’Occupation. Que les loisirs, le cinéma, les théâtres, les promenades, les restaurants, les cafés, les petits commerces, bref tout ce qui fait le fameux art de vivre à la française, était intact. Au service exclusif de ce journal jusqu’à la libération de Paris, Zucca bénéficiait non seulement d’un (gros) salaire de 16 000 francs par mois, d’une carte de presse et d’un laissez-passer permanent, maisil avait droit à des pellicules Agfacolor (16 ASA, 36 vues) produites par Agfa du groupe IG Farben, très difficiles à obtenir même au marché noir. Son Leica (objectif Tessar de 50 mm ouvrant à 3,5) et son Rolleiflex ne furent jamais à cours, mais ils furent bien les seuls. Un privilège qu’il mit à profit pour saisir Paris et les Parisiens dans tous leurs états. Le guignol aux Champs-Elysées,  la sortie des cinémas, les vélos-taxis, les 2-dans-le-marais-rue-des-rosiers-le-port-de-letoile-jaune.1207551049.jpgjoyeux défilés chantants des petits des Chantiers de jeunesse et des grands de la Milice, la foire du Trône et la gare de Lyon, les baigneurs de la piscine Deligny, les saltimbanques du boulevard des Batignolles, les puces de Saint-Ouen et toutes ces affiches appelant à punir les Alliés criminels et à rejoindre la lutte contre le bolchevisme… Ses photos restituent une certaine ambiance des années 1940-1944, légère et insouciante, tandis que dans les zones d’ombre de ces mêmes rues et avenues, on crevait de faim et de froid, on raflait, on arrêtait, on torturait, on déportait. Mais on ne voit que la détente, la joie de vivre, la nonchalance un certain bonheur au fond malgré quelques uniformes un peu gris. En feuilletant cet album particulièrement ensoleillé par la technique Agfa, on a l’impression que les fanfares militaires ne jouent que du Schubert tant ce Paris là est paisible- en dépit de quelques fausses notes, deux à peine noyées dans la masse; on y devine des étoiles jaunes cousues sur le manteau des passants de la rue de Rivoli ou de la rue des Rosiers (merci Agfa ! au moins la petite tache jaune à hauteur de la poitrine a-t-elle le mérite de souligner qu’il ne s’agit pas d’une pochette de soie…). Pour le reste, à défaut de luxe, rien que du calme et une sorte de volupté, comme le souhaitait la Propaganda. Pendant ce temps, depuis trois ans, Henri Cartier-Bresson faisait de la photo sans appareil au fond de son stalag. L’historien Jean-Pierre Azéma ne paraît pas très l’aise dans sa préface lorsque, présentant l’apolitique Zucca comme “à sa manière un anar de droite”, il précise avec un art consommé de la litote qu’il n’était pas germanophobe, qu’il avait certainement approuvé la Relève et qu’il ne brilla pas par son philosémitisme. C’est le moins qu’on puisse dire. 5-rue-de-belleville-1944-credit-andre-zucca_bhvp_roger-viol.1207551330.jpgTant de détours pour admettre qu’il avait collaboré en bonne et due forme et que cela ne semblait pas heurter ses convictions profondes. Zucca a même réussi à éliminer de son champ de vision le phénomène visuel le plus typique et le plus spectaculaire de ces années-là : les files d’attente à la porte des boulangeries, des épiceries et des boucheries. Les Français étaient alors obsédés par le rationnement. Disparu de la France de Zucca ! Et pour cause : la Propaganda n’en voulait pas, préférant diffuser les images de mondanités aux champs de course, d’élégantes aux défilés de mode et de terrasses de cafés bondées. Pour banaliser son attitude, le commissaire de l’exposition Jean Baronnet n’hésite pas, dans un texte d’accompagnement qui figure dans l’album, à insinuer qu’au fond, tous les photographes français en ont fait autant que lui sous l’Occupation puisque la presse (française) pour laquelle ils travaillaient ne pouvait paraître que sous la surveillance des Allemands; dans le même élan, il avance également que les épurateurs du Comité de libération des reporters photographes avaient bien exposé dans des manifestations dédiées au maréchal Pétain… On ne saurait être plus maladroit pour faire passer ce qui demeure le plus troublant dans cette exposition, son côté hommage officiel et sans nuance à un photographe de la propagande allemande. Si toutefois les mots ont encore un sens et que l’on peut appeler un chat un chat et Zucca un collabo.

    Arrêté en octobre 1944, il fut poursuivi pour atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat. Son dossier sera vite classé; l’intéressé avait de toute façon préféré se mettre au vert dès la fin de la guerre. Après avoir changé de nom, il ouvrit une boutique de photos de mariage et de banquet 1-rue-de-rivoli.1207551531.jpgdans la région de Dreux. En 1986, la Bibliothèque historique de la Ville de Paris racheta son fonds d’archives, tirages et négatifs, à ses descendants. Ce qui nous vaut aujourd’hui cet hommage à un “esthète”, et la mise en valeur des qualités “techniques” de ses clichés comme s’il s’agissait de n’importe quel grand photographe travaillant dans des conditions normales. Que la plupart des photos exposées n’aient pas paru dans Signal n’y change rien; c’est une circonstance aggravante pour le commissaire de l’exposition car cela démontre que même lorsqu’il photographiait pour lui, en sa seule qualité de reporter-promeneur comme on nous le présente avec insistance, il faisait de la propagande. Il avait pris 6000 photos sous l’Occupation, dont plus de mille en couleurs. “Pour notre plaisir” écrit l’un des préfaciers. N’exagérons rien. “Provocateur même avec son employeur allemand, il travailla pour et contre l’Occupant” écrit un autre. “Pour”, on voit bien, mais “contre”, on cherche encore.

(”La relève de la garde, 1941″, “En suivant la mode, jardin du Luxembourg”, “Dans le Marais, rue des Rosiers”, “Rue de Bellevile, 1944″, “Rue de Rivoli” photos André Zucca)

http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/04/07/loccupation-...

 

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dimanche, 13 avril 2008

L'IRAN POSE PROBLEME

L'IRAN POSE PROBLEME

 

 

Par David Ignatius- L'auteur est un chroniqueur du Washington Post et co-anime l'émission en ligne PostGlobal. Son adresse email est davidignatius@washpost.com

 

Paru dans Washington Post du 9/04/08

 

Adapté par Albert Soued, www.chez.com/soued pour www.nuitdorient.com

 

 

Lors du compte rendu devant le Sénat américain du Gen. David Petraeus et de l'ambassadeur à Bagdad Ryan Crocker, ces derniers ont utilisé un langage crû et révélateur, en parlant de l'Iran. Les activités de Téhéran sont désignées comme "abominables", son influence est "nuisible" et elle présente la plus grande menace pour la viabilité du gouvernement de Bagdad. L'Iran était au centre du débat lors de ce témoignage sur la guerre d'Irak. Avec al Qaeda en fuite, la menace Iranienne est devenue la raison de notre mission, mais aussi l'explication de nos faiblesses. C'est à cause de l'Iran que nous sommes enlisés en Irak, mais c'est aussi la raison pour laquelle nous ne pouvons pas nous retirer. Le spectre des mollahs rôde sur le champ de bataille comme un Catch22 géant. Et l'ordre de bataille ne changera sans doute pas pour le reste de cette année.

 

C'était le message implicite du général Petraeus, quand on lui a demandé si les troupes allaient être réduites en Juillet, au niveau d'avant la contre-insurrection. Il a parlé avec mystère d'une période de consolidation et d'évaluation de 45j suivie d'une autre période non limitée d'appréciation. On peut traduire ce langage en disant qu'il souhaitait garder sur place des forces importantes, pour éviter une détérioration du niveau de la sécurité. Pour un commandant, ceci est compréhensible; mais cela signifie aussi que cette affaire atterrira sur le bureau du prochain président.

 

On ne peut pas y échapper non plus, la question de l'intervention de l'Iran dans ce conflit devra aussi être abordée et résolue par le prochain président. La nouvelle administration pourra-t-elle attirer cet ennemi "nuisible" vers un nouveau système de sécurité pour la région? L'Amérique pourra-t-elle réduire ses forces armées en Irak, sans créer un vide qui sera vite rempli par les Gardes Révolutionnaires Iraniennes et les milices shiites? Pourra-t-on se lancer dans une mission dangereuse contre l'Iran?

 

Ce sont les questions posées en filigrane lors de ce témoignage. Mais tous les officiels américains parlent des troubles créés par l'Iran en Irak comme si cela était une affaire toute récente. A un moment donné de son compte rendu, Petraeus a dit "il est clair que l'Iran est intervenu en Irak ces dernières semaines". Mais pourtant cette intervention a une longue histoire derrière elle.

 

L'action subversive de l'Iran pour remodeler l'Irak à son image est déjà évidente depuis mars 2003, quand les troupes américaines sont arrivées. Les services de renseignement Iraniens avaient établi des listes de personnalités à assassiner dans les mois qui ont suivi. Ils ont expédié des mollahs Irakiens, entraînés en Iran, pour prendre le contrôle des mosquées shiites de l'Irak central et méridional, celles qui étaient persécutées par Saddam Hussein. A l'approche des élections de janvier 2005, ils ont financé leurs alliés shiites à concurrence de 12 millions $/semaine, en argent occulte. Ils ont infiltré tous les principaux partis politiques shiites, ainsi que certains partis sunnites.

 

Les Iraniens tirent les ficelles du jeu politique et sont partout à la fois. Ils ont des liens avec le 1er ministre Nouri Al Maliki et son parti de la Daawa. Ils financent l'organisation Badr du sheikh shiite Abdel Aziz al Hakim, base du recrutement dans l'armée Irakienne. Ils fournissent les armes, forment et entraînent toutes les factions extrêmes de l'armée du Mahdi. Le chef de celle-ci, Moqtada al Sadr, vit actuellement dans la ville sainte de Qom, souffrant semble-t-il d'une dépression nerveuse, selon les Renseignements. Un bon stratagème serait de l'inviter à rentrer chez lui, pour vérifier sa capacité à mener des négociations. Ce sont les Iraniens qui ont réussi à créer les troubles récents à Basra et à Bagdad, par le biais de certains agents locaux et négocient un cessez-le-feu par le biais d'autres agents, jouant de la lyre Irakienne, en pinçant toutes les cordes.

 

Mener une guerre contre l'Iran n'est pas une très bonne idée. Se battre contre ses agents en Irak où tous nos alliés sont plus ou moins manipulés par les réseaux d'influence Iraniens, est encore pire. Le seul et meilleur argument pour maintenir des troupes sur place, c'est qu'il s'agit d'un moyen de pression contre l'Iran. Mais c'est aussi le bon argument pour réduire ces troupes à un niveau politiquement et militairement acceptable. Car alors, l'Amérique aura les mains plus libres pour agir contre l'Iran s'il le faut.

 

 

Le prochain président devra mêler l'action militaire à la diplomatie, pour discuter avec l'Iran et lui fixer des limites à ne pas franchir Ce dialogue semble nécessaire pour que le futur Moyen Orient soit stable. Mais attention, une Amérique faible parvenant à un faux accord avec un Iran impudent qui l'aurait roulée, ce serait un désastre. (1)

 

L'ambassadeur Crocker a raison de dire "Tout ce qui est lié à l'Irak, c'est vraiment dur!" Il en est de même de l'Iran. Hier, Petraeus et Crocker ont dû répondre à un flot de questions très dures; demain, ce sera le tour de l'un des 3 candidats actuels à la présidence des Etats-Unis, ceux qui, hier encore, posaient à juste titre des questions.

 

 

Note de la Traduction

 

(1) Mr Ignatius semble jouer au naïf, car il doit savoir que lors de toute négociation avec l'Iran l'interlocuteur américain sera roulé dans la farine: il suffit d'observer toutes les négociations passées, quel qu'en soit le partenaire. L'attaque ciblée des sites nucléaires Iraniens semble inéluctable. La date reste à deviner.

 

 

The Iran Problem

 

By David Ignatius - The writer is co-host of PostGlobal, an online discussion of international issues. His e-mail address isdavidignatius@washpost.com

 

Wednesday, April 9, 2008; Washington Post

 

 

The language that Gen. David Petraeus and Ambassador Ryan Crocker used yesterday to describe the Iranian role in Iraq was extreme -- and telling. They spoke of Tehran's "nefarious activities," its "malign influence" and how it posed "the greatest long-term threat to the viability" of the Baghdad government.

 

Iran was the heart of the matter during Senate testimony on the war. With al-Qaeda on the run in Iraq, the Iranian threat has become the rationale for the mission, and also the explanation for our shortcomings. The Iranians are the reason we're bogged down in Iraq , and also the reason we can't pull out our troops. The mullahs in Tehran loom over the Iraq battlefield like a giant Catch-22.

 

The order of battle in Iraq isn't likely to change significantly for the rest of the year. That was Petraeus's implicit message when he was asked about additional troop withdrawals after July, when U.S. forces are to return to pre-surge levels. He spoke opaquely about a 45-day period of "consolidation and evaluation," followed by an additional, open-ended period of "assessment." The translation was that he wants to keep the most robust force there possible, to prevent security from deteriorating on his watch. That's understandable for a commander, but it means the question of future troop strength will land squarely on the shoulders of the next president.

 

And, inescapably, the issue of containing Iran will fall to the next American president, too. Can a new administration draw the malign adversary that Petraeus and Crocker described into a new security architecture for the region? Can America reduce its forces in Iraq without creating a dangerous vacuum to be filled by Iranian Revolutionary Guards and Shiite militias?

 

Who will bell the Iranian cat? That was the question lurking behind yesterday's testimony. U.S. officials, even the most sophisticated ones such as Petraeus and Crocker, sometimes speak as if Iranian mischief in Iraq is a recent development. "The hand of Iran was very clear in recent weeks," Petraeus said at one point. But it has a long history.

 

Iran's covert campaign to reshape Iraq has been clear since the U.S. invasion in March 2003. Iranian intelligence officers prepared lists of Iraqis for assassination in the weeks and months after the war began; they sent Iranian-trained mullahs to take over the Shiite mosques of central and southern Iraq that had been smashed by Saddam Hussein; they pumped an estimated $12 million a week in covert financial support to their allies as the January 2005 election approached; they infiltrated all the major Shiite political parties, and many of the Sunni ones, too.

 

The Iranians have fixed the political game. They are on all sides at once. They have links to Prime Minister Nouri al-Maliki and his Dawa party; they funnel money to the Badr organization of Shiite cleric Abdul Aziz al-Hakim, which is a key recruiting ground for the Iraqi army; they provide weapons, training and command and control for the most extreme factions of the Mahdi Army. Moqtada al-Sadr, the Mahdi Army's nominal leader, is actually living in the Iranian holy city of Qom , suffering from what intelligence sources believe may be clinical depression. A useful ploy would be to invite him to come home and see if he can be drawn into negotiations.

 

The Iranians were able to start the recent trouble in Basra and Baghdad through one set of operatives, then negotiate a cease-fire through another. In short, they play the Iraqi lyre on all its strings.

 

Fighting a war against Iran is a bad idea. But fighting a proxy war against it in Iraq , where many of our key allies are manipulated by Iranian networks of influence, may be even worse. The best argument for keeping American troops in Iraq is that it increases our leverage against Iran; but paradoxically, that's also a good argument for reducing U.S. troops to a level that's politically and militarily sustainable. It could give America greater freedom to maneuver in the tests with Iran that are ahead.

 

Somehow, the next president will have to fuse U.S. military and diplomatic power to both engage Iran and set limits on its activities. A U.S.-Iranian dialogue is a necessary condition for future stability in the Middle East. But the wrong deal, negotiated by a weak America with a cocky Iran that thinks it's on a roll, would be a disaster.

 

Crocker has it right when he says, "Almost everything about Iraq is hard." That's especially true of the Iran problem. Petraeus and Crocker were taking the hard questions yesterday, but soon enough it will be one of the presidential candidates who were dispensing sound bites yesterday: John McCain, Barack Obama or Hillary Clinton.

 

 

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dimanche, 30 mars 2008

Il paraît que le peuple palestinien vient de remporter " une grande victoire".

VICTOIRES POSTHUMES

 

 

Par Gérard Biard

 

Paru dans Charlie-Hebdo – 28/03/08

 

 

Il paraît que le peuple palestinien vient de remporter " une grande victoire".

 

C'est le Hamas qui le dit. Si l'on s'en tient à l'observation des faits, ça ne saute pas aux yeux. Après plusieurs jours d'une opération menée par l'armée israélienne dans la bande de Gaza, pour tenter de mettre fin à la pluie de roquettes que les islamistes "légitimement élus" balancent sans discontinuer sur Israël, le bilan, côté palestinien, ne prête pas vraiment à la liesse : plus de cent trente morts et un gros tas de ruines supplémentaires.

 

Aujourd'hui, selon un rapport publié par plusieurs ONG, la situation humanitaire dans la bande de Gaza est la pire que les Palestiniens aient connue depuis 1967. 80%de la population est dépendante d'une aide humanitaire qui n'arrive qu'au compte-gouttes. Qui plus est, l'Egypte, guère candidate à une ruée de crève-la-faim - comme ce fut le cas en janvier dernier- est en train de consolider sa frontière avec la bande de Gaza en érigeant un mur de trois mètres de haut et de quatorze Kms de long. A  ce rythme les murs de séparation seront les seuls à être debout dans la région....

 

Bref, pour un esprit logique, tout cela ressemble plutôt à une tragédie dont on désespère de voir un jour la fin. Mais un esprit logique ne voit pas le monde à travers les poils de barbe du Prophète. Cent trente morts de plus pour la bonne cause, un désespoir qui ne cesse de croître, le chaos comme routine, un territoire coupé de tout, des attentats qui répondent à des raids, des raids qui répondent à des attentats, ce sont autant de raisons de faire la fête et de brandir avec vantardise les cadavres des "martyrs" ...La rhétorique du Hamas est la même que celle du Hezbollah, qui, après que 1300 libanais aient laissé leur peau dans la guerre contre Israël, s'est réjoui d'une " victoire divine " .

 

 

Le Hamas et le Hezbollah ne sont pas des mouvements qui se battent pour la construction d'un état, la Palestine , mais pour la destruction d'un pays, Israël. Ils ne luttent pas pour que tous les Arabes vivent en paix, mais pour que tous les Juifs meurent, ce qui n'a rien à voir.  Et s'il faut en passer par la réduction en bouillie de tout ce qui respire au Proche Orient, après tout, tant mieux.

 

Dans le tartare général, Dieu reconnaîtra les siens. Quitte à être nihiliste, autant ne pas mégoter.

 

 

Qu'a fait le Hamas depuis qu'il a pris le pouvoir à Gaza ? A-t-il essayé de rebâtir, ne serait-ce que symboliquement, des institutions ? Non, il a mis des milices dans la rue, il a fait arrêter des journalistes- dont le rédacteur en chef du quotidien Al-Ayyam, pourtant combattant historique de la résistance à Israël - et il s'est arrangé pour que le score des morts pour le glorieux dessein de Dieu ne chute jamais en dessous de la moyenne.

 

Qu'a fait le Hezbollah à la suite de sa "victoire divine" ? Il a travaillé à la reconstruction de Beyrouth ? Non il s'est ingénié, épaulé très activement par la Syrie et l'Iran, à ce que le Liban continue d'être ingouvernable, à coups d'attentats et de blocages institutionnels.

 

" Chaque Palestinien prie Allah pour tomber en martyr" a affirmé un membre du Hamas, vendredi dernier, au lendemain de l'attentat "héroïque" de Jérusalem-Ouest, contre huit enfants d'une école talmudique. Et quand le champ de ruines sera transformé en Himalaya de gravats, quand toute la Cisjordanie baignera dans le sang des "martyrs", alors la "victoire" sera vraiment totale

15:01 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (1)

 
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