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dimanche, 30 mars 2008

Israël/ Le droit à la survie

http://michelgurfinkiel.com/articles/164-Isral-Le-droit-a-la-survie.html

Israël/ Le droit à la survie

Il serait temps qu'Israël et les pays démocratiques prennent au sérieux la résolution 242 adoptée le 22 novembre 1967 par le Conseil de sécurité de l'Onu.


PAR MICHEL GURFINKIEL


Voici près de quarante et un ans, du 5 au 11 juin 1967, Israël remporte une victoire décisive contre trois de ses voisins, l'Egypte, la Jordanie et la Syrie, et prend le contrôle d'un triple glacis territorial : le Sinaï, la Judée-Samarie ou Cisjordanie et le plateau du Golan. Le 22 novembre de la même année, la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies formule trois considérations générales :

- « L'inadmissibilité de l'acquisition d'un territoire par la guerre » ;
- « La nécessité d'œuvrer à l'établissement d'une paix juste et durable dans laquelle chaque Etat (de la région) pourrait vivre en sécurité » ;
- « L'engagement de tous les Etats membres de l'Onu de respecter l'article 2 de la Charte de cette organisation ».

La première de ces trois considérations semble constituer, a priori, une mise en garde contre toute annexion unilatérale par Israël des territoires conquis (reste à définir si ces territoires ne comprennent que le Sinaï et le Golan ou incluent la Cisjordanie et Gaza).

La deuxième fait de la sécurité d'Israël le critère fondamental d'une paix réelle au Moyen-Orent, et dispense donc implicitement cet Etat de toute concession tant qu'il n'aura pas obtenu des garanties tangibles dans ce domaine.

La troisième fait obligation aux Etats arabes de tenir leurs engagements envers Israël en tant que membres de l'Onu, c'est à dire à reconnaître son existence en droit et en fait, et à mettre fin à tout comportement hostile ou menaçant à son égard.

En vertu de ces considérations, la résolution 242 avance plusieurs principes en vue d'un règlement de paix :

- « Un retrait israélien de territoires occupés » au cours du conflit du mois de juin ;
- « La fin de toute revendication ou état de belligérance, ainsi que le respect et la reconnaissance de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'indépendance de chaque Etat de la région et de son droit de vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues le mettant à l'abri de toute menace et acte de violence » ;
- « L'établissement éventuel de zones démilitarisées ».

La résolution 242 est considérée depuis près de quarante-et-un ans comme la pierre angulaire du processus de paix israélo-arabe au Proche-Orient. Elle constitue la référence première et ultime de tous les textes, résolutions, traités, accords ou déclarations rédigés et adoptés par les diverses parties depuis cette date, y compris les Accords d'Oslo de 1993 et la Feuille de Route de 2002.

Faisons le compte : Israël a répondu à 100 % aux exigences ou recommandations de cette résolution.

En 1979, l'Etat juif a rétrocédé à l'Egypte sa principale conquête de 1967, le Sinaï, moyennant un traité de paix et la création de zones démilitarisées. En 1993, il a accepté le principe d'un retrait de Cisjordanie et de Gaza, moyennant l'établissement par étapes de relations pacifiques avec un Etat palestinien autonome puis indépendant, à capacités militaires limitées. Depuis 2000, il a indiqué qu'il était prêt à rétrocéder le Golan à la Syrie contre un traité de paix. En 2005, il a totalement évacué le Territoire autonome palestinien de Gaza. Quand il décide aujourd'hui, selon les paroles de son premier ministre Ehud Olmert, de poursuivre la construction d'unités d'habitations dans des localités israéliennes crées en Cisjordanie depuis 1967, il se conforme toujours à la résolution 242, qui ne prescrit pas l'évacuation intégrale des territoires conquis à cette date, mais subordonne tout retrait aux impératifs de sécurité du pays juif.

Les voisins arabes d'Israël n'ont répondu au mieux qu'à 50 % des exigences de la résolution 242 (cas de la Jordanie, qui applique presque intégralement ces exigences en tant qu'Etat, mais ne fait rien pour éduquer sa société dans le respect de la paix et la reconnaissance d'Israël) ou 25 % (cas de l'Egypte qui, sous Hosni Moubarak, applique le traité de paix de 1979 selon la lettre mais non selon l'esprit).

Quant à l'Autorité palestinienne créée en 1993, elle a constamment violé ces exigences. Il n'y a malheureusement aucune différence à cet égard entre Yasser Arafat et son successeur, Mahmoud Abbas. Je ne parle pas d'Etats intervenus plus tard dans le conflit, mais devenus des protagonistes majeurs, comme cet Iran khomeiniste dont l'appartenance à l'Onu constitue en soi un scandale.

Il serait temps qu'Israël et les pays démocratiques prennent acte de ces comportements. Qu'Israël, en conformité absolue avec la résolution 242, place désormais son droit à l'existence reconnue et à la sécurité – en clair : son droit à la vie - au dessus de toute obligation de retrait. Et que les Etats démocratiques refusent désormais de cautionner ce qui aurait pu être un processus de paix mais n'est plus guère que le cache sexe d'un génocide à venir.

© Michel Gurfinkiel, 2008


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vendredi, 28 mars 2008

Qui adoptera mon frère Charles Gurfinkiel, né à Paris le 8 décembre 1933, raflé à Paris le 16 juillet 1942,

Qui adoptera Charles Gurfinkiel ?
MICHEL GURFINKIEL
michelgurfinkiel.com, 17 février 2008


Qui adoptera mon frère Charles Gurfinkiel, né à Paris le 8 décembre 1933, raflé à Paris le 16 juillet 1942, déporté à Auschwitz par le convoi numéro 21 à la date du 19 août 1942, gazé sur place dès l'arrivée, avec 816 autres personnes dont 372 enfants de moins de treize ans ? Car c'est cela qui est en jeu dans le projet que le président de la République, Nicolas Sarkozy, a évoqué mercredi dernier au cours du dîner annuel du Crif. Les élèves de CM2 seraient invités à aller à la rencontre de jeunes destins assassinés. Non pas à travers un récit abstrait, mais en passant une sorte de pacte, de personne à personne, d'individu à individu, d'enfant à enfant, avec une ombre.

Ma première réaction : de quel droit ? De quel droit dispose-t-on de la mémoire de mon frère ?  Charles Gurfinkiel est devant moi tous les jours. Au sens propre. Sa photo – l'une des trois photos qui restent de lui – est sur mon bureau, en face de moi, au moment où j'écris ces lignes. Autrefois, elle était dans le petit atelier de mon père, juste en face de la machine à coudre. Un grand frère, mon aîné de quinze ans, qui est pourtant toujours un petit garçon, et le restera pour toujours. Ses yeux sont magnifiques. Son sourire, radieux. Cet enfant était aimé de ses parents, et le savait. Petit garçon, grand frère, dis-moi, de quel droit seras-tu « adopté » , au hasard d'une initiative gouvernementale ? Comme si tu n'as pas eu une famille réelle. Comme si moi, qui te regarde chaque matin et chaque soir, je n'existais pas ?

Ma seconde réaction ? Le président de la République et ses conseillers ont-ils mesuré ce qu'ils faisaient en imaginant un tel pacte ? Croient-ils que le petit enfant français de 2008 qui « adoptera » un petit Juif de France assassiné en 1942 passera ensuite, comme si de rien n'était, aux jeux vidéos ? Les forces de l'esprit existent, comme l'a confessé un autre président de la République. On peut tout envisager. Que le souvenir de Charles soit une source d'inspiration pour le petit garçon et la petite fille qui le reçoivent en héritage provisoire. Ou que l'enfant de 2008 rejette de toutes ses forces ce qui lui apparaisse comme une sorte de dibbouk, de fantôme déroutant, et veuille à tout prix s'en défaire.

Ma troisième réaction ? Charles, du haut de ses neuf ans, était à la fois un petit Juif exemplaire et un petit Français exemplaire. A l'automne 1940, juste après la promulgation du Statut des Juifs par le gouvernement de Vichy, il avait rossé un camarade de classe qui l'avait insulté. Le directeur de l'école avait convoqué mon père : « Monsieur, je dois renvoyer votre fils pour vingt-quatre heures », avait-il commencé à lui dire, d'un air sévère. Avant d'ajouter, en lui serrant la main : «  Monsieur, vous avez un brave petit gamin. C'est avec des enfants comme ça que la France, un jour, renaîtra ». A ce titre, son destin peut être, en effet, un enseignement : contre la culture de renoncement que certains voudraient imposer.

Ma quatrième et dernière réaction ? Nous verrons ce qu'il en sera du projet présidentiel, et s'il prend forme. La bonne volonté et la sincérité de Nicolas Sarkozy ne sont pas en cause. L'homme que le suffrage universel – et Dieu – ont porté à la tête de la France est un ami véritable, sincère, du peuple juif et du pays d'Israël.  Si ce projet est mis en application, je m'engage à l'avance à recevoir l'enfant français inconnu qui « adopterait » Charles Gurfinkiel, 1933-1942. Que dis-je ? J'exige de le rencontrer. Je jouerai jusqu'au bout le jeu de l'histoire républicaine. Et gare aux tricheurs, quels qu'ils soient.

08:00 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 27 mars 2008

Contrendu du "Printemps des femmes"

dimanche 23 mars 2008

Ce mot est une lettre de remerciement à tous nos adhérents, aux intervenants, personnalités médiatiques et politiques, artistes, associations partenaires qui ont fait du "Printemps des femmes" une soirée exceptionnelle.

Les objectifs de cette soirée ont été atteints : nous avons tout d’abord réuni des hommes et des femmes de toute la diversité culturelle, religieuse et sociaux-professionnels. Nos deux tables rondes ont acceuillis des personnalités exceptionnelles avec Mercedes Erra d’Euro RSCG, Soumia Belaïdi MAlimbaum du Medef, Christine Kelly journaliste à LCI, Colette Houmavo, Magistrate, Bariza Khiari, Sénatrice PS, Hassiba Sandre, qui fait un travail éducatif primordial dans le 93, Karim-Hervé Benkamla, chargé du dialogue à Paroles de femmes, Diagne Chanel chargée des discriminations, Tita Zeitoun....Des tables rondes animées par des journalistes de talent, Rachel Bourlier de Direct 8 et Nikos Aliagas. Deux journalistes dont la générosité et l’humour sont à saluer.

La communauté africaine a répondu présente a notre appel. La présence de politiques du PS dont Mme Bariza Khiari et de l’UMP avec Mme la Ministre Rachida Dati et M Jean-François Copé ont permi à Olivia Cattan, présidente de Paroles de Femmes, de remettre officiellement la Chartre des droits des femmes au gouvernement de Nicolas Sarkozy. Mme la ministre a fait la promesse de l’examiner attentivement et d’interférer à la demande de Paroles de femmes : être reçu à l’Elysée par le chef de l’Etat avec les mères de quartier dans ces prochains jours.

Le Gospel du groupe "Total Praise" a été un moment très fort de la soirée.

Le trophée Paroles de femmes, créée par l’artiste plasticienne Diagne Chanel, a été remis cette année à Marie-Roger Biloa. D’origine camerounaise, Marie-Roger a crée un réseau d’entraide économique pour les créateurs d’origine africaine et participe à la création de nombreuses passerelles entre la France et l’Afrique.

C’est le comédien engagé Charles Berling qui a remis ce trophée. Il a manifesté son soutien à Paroles de femmes en accordant son parrainage.

La marraine de Paroles de femmes, la comédienne Sandrine Bonnaire nous a parlé de sa soeur Sabine, autiste, et de son engagement à faire bouger les choses en matière d’autisme et de handicap.Un thème qui fait parti de nos prochains combats.

"Le Printemps des femmes" a été dédié à Sabine, soeur de Sandrine Bonnaire, à Ingrid Betancourt et à Katioucha. Nos parrains Marek Halter et Fayçal Douhane étaient présents ainsi que notre amie Astrid Betancourt qui a délivré un message d’espoir.

Notre objectif aujourd’hui est de rencontrer le Président de la République afin de lui présenter notre Charte des droits des femmes. D’obtenir son soutien afin qu’il nous aide à faire signer ce document par les grands patrons qui s’engageront officiellement à respecter l’égalité salariale. De lui faire part de nos propositions concrètes et facilement applicables en matière d’éducation, de violence, de prévention.

Nous ouvrons nos prochains bureaux à Saint-denis, à Stains, au Val fourré...mais aussi à Lille, MArseille, Dijon, Toulouse...

Merci encore à tous et à toutes pour votre soutien, vos adhésions qui nous sont parvenues en grand nombre. Mille excuses à tous ceux qui n’ont malheureusement pas pu, faute de place, assister à ce "printemps des femmes".

En conclusion : Un extrait du poème de Rudyard Kipling, "Si".

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles Sans mentir toi-même d’un seul mot ; Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les rois Et si tu peux aimer tous tes amis en frère Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ; Rêver, mais sans laisser le rêve être ton maître, Penser sans n’être qu’un penseur ; Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent ; Si tu sais être bon, si tu sais être sage Sans être moral ni pédant ;

Photo:Alain Azria

http://www.parolesdefemmes.org/spip.php?article94

 

 

22:15 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

Réaction : André Nahum /Bruno Guigue ex-sous-prefet de Saintes, limogé

Mercredi  26 Mars 2008
Bonjour,

            Monsieur Bruno Guigue ex-sous-prefet de Saintes, limogé samedi par la ministre de l’interieur se défend dans une déclaration au “Parisien” d’être anti-israélien et affirme qu’il se “contente de penser seulement que la paix au Proche-Orient passe par l'application du droit international.”
             J’ai pris la peine de lire comme l’ont fait sans doute certains d’entre vous, son article publié le 13 Mars 2008 sur le site “Ouma.com”,  et je voudrais vous en  livrer quelques phrases disséminées dans le texte.
Jugez vous mêmes :
Israël, écrit-il, (est le)  seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles.”
Rien que ça !
Cette accusation particulièrement diffamatoire me remet en mémoire cet article paru il y a quelques années sur le  “Nouvel Obs”  dans lequel la journaliste Sara Daniel affirmait que  les soldats israéliens violaient les jeunes filles palestiniennes pour qu’elles se fassent ensuite assassiner par leurs familles pour sauver  leur honneur.
En cette période de Pâques  on ne peut manquer d’évoquer également les odieuses accusations de crimes rituels qui ont causé tant de pogroms, tant de morts, tant de souffrances.

Ailleurs, l’ex-sous-prefet trouve “frappante ... la ressemblance entre le Reich qui s’assied sur la SDN en 1933 et l’Etat hébreu qui bafoue le droit international depuis 1967. .... pour mieux conquérir « son espace vital, de la mer au Jourdain », ...
Autrement dit : Israél égale troisième Reich et donc Sionisme égale nazisme. C’est un air malheureusement trop connu, l’ex-sous prefet n’a rien inventé.

Il n‘est pas très original non plus quand il montre du doigt ceux qu’il appelle les intellectuels organiques du lobby pro-israélien, Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff et Frédéric Encel, tous juifs ou considérés comme tels,
 
Dans ce tissus de propagande haineuse, Monsieur Guigue ajoute tout de même un scoop de son cru,  en affirmant que dans “les geôles israéliennes, grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat.”  
On apprend de plus dans cette réécriture des thèses les plus anti-israéliennes, pour ne pas dire antijuives que si “l’Etat hébreu, état confessionnel par excellence, artefact colonial bâti au forceps sur les ruines de la Palestine au nom de la Bible et de la Shoah”,   est menacé de destruction par l’Iran il n’a qu’à s’en prendre à lui-même  :
S’il avait appliqué la peine de mort aux civils palestiniens avec davantage de discernement depuis soixante ans, il n’aurait pas suscité un tel rejet de la part de ses voisins proches ou éloignés. Sous occupation militaire, amputés d’une partie de leur territoire, ou régulièrement bombardés par son aviation, ces derniers ont d’excellentes raisons de le détester.”
Voilà.
Cette prose venimeuse dont je viens de vous lire quelques passages n’a pas été produite à Téhéran, à Damas ou à Gaza. Elle n’émane pas du Hamas ou du Hezbollah. Elle ne vient pas d’un dignitaire  du Troisième Reich ou de Vichy, mais d’un haut fonctionnaire français, en France en 2008.
Certes on n’y parle jamais nommément des juifs, mais, Israél, le lobby, le shabbat, la Bible, la Shoah c’est quoi ?
Alors, je me pose et je vous pose simplement la question : Quand on pense aux conséquences  que peuvent avoir de telles élucubrations sur l’ordre public et sur un possible regain de l’antisémitisme  dans nos banlieues et dans nos quartiers, n’y a-t-il pas matière à saisir la Justice ?
André Nahum


 

07:50 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 23 mars 2008

Un sous-préfet limogé pour ses propos anti-israéliens

Un sous-préfet limogé pour ses propos anti-israéliens

V.F. (lefigaro.fr) avec France Info.
23/03/2008 | Mise à jour : 09:57 | Commentaires 86


http://www.lefigaro.fr/politique/2008/03/23/01002-20080323ARTFIG00027-un-sous-prefet-limoge-pour-ses-propos-anti-israeliens.php

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a reproché à Bruno Guigue de ne pas avoir respecté son devoir de réserve.

L'affaire commence par la publication d'une tribune du sous préfet Bruno Guigue parue sur le site oumma.com, un site dédié à l'actualité de l'islam francophone. Dans cet article, le fonctionnaire basé à Saintes voulait répondre à une tribune publiée dans Le Monde et rédigée par des intellectuels qu'ils considèrent comme appartenant au lobby pro-israélien.

Mais les propos de l'énarque dérapent. Dans sa longue publication, l'auteur lance plusieurs frondes à l'égard d'Israël. « A propos de terrorisme, l'Etat d'Israël, qui plus est, peut se targuer d'un palmarès hors compétition. Les odieux attentats du 11 septembre 2001 ont fait dix fois moins de victimes que le siège de Beyrouh par Tsahal en 1982 » explique Bruno Guigue avant d'ironiser sur « les geôles israéliennes où, grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer durant le shabbat », cite à tire d'exemple France Info qui révèle l'information.

Une telle diatribe n'a pas été du goût du ministère de l'Intérieur qui a limogé le sous-préfet lui reprochant de ne pas avoir respecté son devoir de réserve. Michèle Alliot-Marie, « a été mise au courant mercredi du contenu de cette tribune et a immédiatement décidé de mettre fin aux fonctions » du cadre administratif, a-t-on expliqué au ministère de l'Intérieur. Enarque, normalien, réputé comme étant un spécialiste du Proche-Orient, Bruno Guigue n'aura fait qu'une courte carrière dans l'administration préfectorale. Il avait été nommé à ce poste en septembre dernier.

13:24 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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