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jeudi, 21 février 2008

L’inauguration du nouveau centre des étudiants Edmond Fleg

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21 février 2008 15 adar 5768
     
     
La cérémonie d’inauguration du nouveau centre des étudiants Edmond Fleg organisée par le Consistoire Israélite de Paris Ile de France, et placée sous le haut patronage du Président de la République Nicolas Sarkozy, s’est déroulée dimanche 17 février au Grand Amphithéâtre de la Sorbonne.
 
 

De G. à D. : M. Bernard-Henri Levy - Mme Valérie Pécresse, Ministre de l’enseignement Supérieur et de la Recherche - M. Joël Mergui, Président du Consistoire de Paris - M. Daniel Vaniche, Président du centre Fleg

 

Madame Sandrine Mazetier, Première Adjointe au Maire de Paris, qui le représentait pour l’occasion, a rappelé la participation au financement de la Mairie de Paris à la réhabilitation de ce lieu, par ces mots : « Le Centre Fleg manquait à Paris, Paris n’a pas voulu manquer au Centre Fleg ». Elle a également cité les personnalités remarquables, qui, à travers leurs conférences au Centre Fleg, ont redonné vie au quartier latin :
Sandrine Mazetier
Claude Riveline et le Prix Nobel Claude Cohen-Tannoudji, et souhaité une « longue vie, pertinence et impertinence au Centre Edmond Fleg ».
Devant une assistance de près de mille invités, et en présence de Monsieur le Recteur de l’Académie de Paris et du prix Nobel de Physique Claude Cohen-Tannoudji, de nombreuses personnalités se sont succédées à la tribune pour célébrer la réouverture du centre des étudiants juifs de Paris, une cérémonie animée par le journaliste Ariel Wizman. Après que le nouveau Président du centre Fleg, Daniel Vaniche, ait rappelé les défis et projets du centre, Francis Huster a procédé à la lecture d’un long extrait de l’ ouvrage d’Edmond Fleg « Pourquoi je suis juif ? ».
Francis Huster  
Eric de Rothschild, vice-président de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, partenaire du Consistoire dans la réouverture du Centre, a rappelé le rôle majeur joué par son père, Alain de Rothschild, qui avait offert en 1966 l’hôtel particulier de la rue de l’Eperon au Consistoire de Paris pour en faire un centre d’étude, d’échanges et de rencontre pour les étudiants juifs de Paris.
  Eric de Rothschild
Le Président du Consistoire Central, Jean Kahn, a insisté sur l’importance que revêt la réouverture du centre en cette année du Bicentenaire du Consistoire et le Président de l’Union des Etudiants Juifs de France, Raphaël Haddad, a souligné les attentes et espoirs que suscitait cette maison des étudiants auprès de la jeunesse de la communauté juive. Après les interventions du Grand Rabbin Gilles Bernheim, du Grand Rabbin de Paris David Messas et du Grand Rabbin de France Joseph Sitruk, rappelant tous les trois la place centrale de la jeunesse dans la communauté juive et plus largement dans le judaïsme, un intermède musical a été interprété par l'un de ces talents de la communauté juive, le jeune pianiste David Greilsammer, récemment primé aux Victoires de la Musique.

 


David Greilsammer

 

Ce fut alors au tour de Joël Mergui, Président du Consistoire de Paris, organisateur de la cérémonie, de rappeler qu’après des années de travail et d’effort, qui avait fait de cette « réouverture une priorité du Consistoire, cet événement majeur de la communauté juive s’adresse à l’ensemble des étudiants juifs dans toute leur diversité.
Un vibrant hommage leur a été rendu pour la dignité qu’ils ont su conserver au cours des dernières années malgré un contexte souvent difficile marqué par le retour des actes antisémites et les frustrations subies à cet égard. Pour Joël Mergui, « le centre Fleg doit devenir ce lieu d’excellence d’où sortiront les talents de la communauté juive de demain ». Et de préciser avec force que le centre sera à l’image des étudiants juifs de Paris, « ouvert et tolérant, mais aussi exigeant et ambitieux ».

 

Bernard-Henri Levy, invité de marque de la cérémonie, a proposé une leçon inaugurale portant sur la vie et l’œuvre du poète et essayiste d’Edmond Fleg (1874-1963), rappelant l’engagement de l’intellectuel en faveur d’une vision moderne en son temps du judaïsme français et d’Israël, et rendant hommage à ses écrits qui en ont fait l’une des grandes figures de la pensée juive en France.
  Bernard-Henri Levy
   

Mme Valérie Pécresse, Ministre de l’enseignement Supérieur et de la Recherche, M. Jack-Yves BOHBOT Membre du Consistoire de Paris
Enfin, Madame le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse a déclaré que « le centre Fleg est un exemple » pour le gouvernement qui lance actuellement son plan Campus des Universités françaises. Souhaitant une « longue vie » au centre Fleg, Madame le Ministre a conclut cette cérémonie de haut niveau à l’honneur des étudiants juifs de Paris, marquée par la présence de nombreuses personnalités reflétant chacune d’elles des facettes différentes et complémentaires de l’excellence qui devra désormais caractériser le nouveau centre Fleg.
La cérémonie s’est achevée par le dévoilement la plaque d’inauguration officielle au centre Fleg lui-même en présence des principaux acteurs de cette réouverture qui aura constitué un des événements majeurs de la communauté juive de France en ce début d’année 2008.
M. le Grand Rabbin Sitruk, M. le Grand Rabbin Messas,
M. Eric de Rothschild, M. Joel Mergui,
M. Daniel Vaniche
Autour de Messieurs les Grands Rabbins David Messas et Haïm Sitruk, Joël Mergui Président du Consistoire de Paris, François Sitruck Vice-président du Consistoire de Paris, Daniel Vaniche Président de Fleg, Eric de Rothschild Vice-président de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, Jean-Pierre Fogel Président de la communauté de Fleg, Mesdames Michèle Rotman, Péguy Lévy et Murielle Schor.
     
     
  Ecouter les discours

 

des intervenants à La Sorbonne

 

 

(Format mp3)

 

 
     
 

 

Joël Mergui, Président du Consistoire de Paris
   

 

Valérie Pécresse, Ministre de l’enseignement Supérieur et de la Recherche
   

 

Sandrine Mazetier, Députée de Paris, adjointe au maire chargée de la vie étudiante
   

 

Eric de Rothschild, Vice-président de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah
   

 

Maurice Quenet, Recteur de l'Académie de Paris
   

 

Bernard-Henri Levy, Philosophe
   

 

Francis Huster, Comédien
   

 

Gilles Bernheim, Grand Rabbin
   

 

Raphaël Haddad, Président de l'UEJF
   

 

Haïm Sitruk, Grand Rabbin de France
   

 

David Messas, Grand Rabbin de Paris
   

 

Jean Kahn, Président du Consistoire Central
   

 

Daniel Vaniche, Président du Centre Fleg
 
   
     

 

 
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Photo:Alain Azria

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lundi, 18 février 2008

Fofana et le "gang des Barbares" renvoyés en cour d'assises

PARIS (Reuters) - Youssouf Fofana et 20 complices présumés du "gang des barbares" de Bagneux (Hauts-de-Seine) ont été renvoyés lundi devant la cour d'assises des mineurs pour le rapt et l'assassinat en février 2006 d'Ilan Halimi, jeune Français de confession juive, apprend-on de source judiciaire.

Sept autres protagonistes de l'affaire sont renvoyés en correctionnelle pour non-dénonciation de crime tandis qu'une dernière suspecte sera jugée par le tribunal pour enfants.

L'affaire est devenue emblématique du phénomène de l'antisémitisme. Une grande manifestation, émaillée d'incidents, avait été organisée par les organisations confessionnelles juives et antiracistes, à Paris, le 26 février 2006. Les parents de la victime, âgée de 23 ans, avaient été reçues par le président Chirac à l'Elysée, fait à l'époque exceptionnel.

Devenu un symbole, Ilan Halimi a été inhumé à Jérusalem en février 2007 lors d'une cérémonie à laquelle assistait le grand rabbin de France Joseph Sitruk.

Le procès en cour d'assises des mineurs - dont la compétence est juridiquement obligatoire car certains des protagonistes étaient mineurs au moment des faits - pourrait se dérouler fin 2008 ou début 2009.

Réfugié en Côte-d'Ivoire, Youssouf Fofana, 27 ans, a été arrêté à Abidjan et extradé vers Paris le 4 mars 2006. Il est depuis emprisonné, de même que 18 des autres protagonistes. Le chef supposé du gang sera également jugé pour cinq autres tentatives d'enlèvements.

Ilan Halimi avait été enlevé le 20 janvier 2006 à Sceaux, où il avait été attiré dans un guet-apens par une jeune fille servant d'"appât". Après de vaines négociations avec sa famille pour une demande de rançon, il avait été retrouvé agonisant le 13 février près d'une gare de l'Essonne après avoir été séquestré pendant près de trois semaines.

Youssouf Fofana, mis en examen pour "association de malfaiteurs, enlèvement, séquestration en bande organisée avec actes de tortures et de barbarie, assassinat", reconnaît être le "meneur" du gang et avoir piloté l'enlèvement. Mais il nie avoir tué le jeune homme. Il encourt la réclusion à perpétuité.

Selon les témoignages des membres du groupe, Ilan Halimi aurait été choisi parce qu'il était juif, ce qui dans l'esprit des membres du gang laissait supposer qu'il avait de l'argent et qu'il serait soutenu par sa communauté.

Les juges parisiens Corinne Goetzmann et Baudoin Thouvenot avaient retenu initialement le mobile raciste du crime, visant alors contre l'avis du parquet la circonstance aggravante de faits commis "en raison de l'appartenance de la victime à une ethnie, une race ou une religion déterminée".

L'enquête retient néanmoins que le mobile principal du crime est crapuleux et non politique. Fofana ayant depuis son arrestation inondé de courriers remplis d'injures antisémites les juges d'instruction, le parquet a finalement retenu aussi le mobile raciste.

Thierry Lévêque

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080218/tts-france-justice...

 

23:00 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

Face à l'inquiétude d'Israël, la réponse surprenante du Ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner à Jérusalem

10:22 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

Faut-il parler au Hamas ? La France s'interroge

Faut-il parler au Hamas ?  La France s'interroge

http://www.lefigaro.fr/debats/2008/02/16/01005-20080216ARTFIG00061-faut-il-parler-au-hamas-la-france-s-interroge.php
15/02/2008 |


Crédits photo : AP 
Cette délicieuse photo du µFigaro pour être plus convaincant ? 

L'analyse de Georges Malbrunot, grand reporter au service Étranger du Figaro.

Tony Blair le reconnaît à mots couverts. Bernard Kouchner, lui, l'avoue franchement. Et à l'Élysée, on commence à s'interroger. La stratégie d'isolement international du Hamas, renforcée après sa conquête de la bande de Gaza par la force l'an dernier, a échoué. Considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis et l'Union européenne pour ses attentats contre Israël, le Mouvement de la résistance islamique n'a pas cédé un pouce sur les trois exigences qui lui sont réclamées pour devenir fréquentable : mettre fin au terrorisme, reconnaître l'État hébreu et entériner les accords signés par ce dernier avec l'Autorité palestinienne depuis 1994.

«Nous avons sans doute eu tort d'imposer trois conditions avant un dialogue avec le Hamas, une seule aurait été suffisante», reconnaît un conseiller de Nicolas Sarkozy. Pour amener les intégristes palestiniens à plus de modération n'a-t-on pas placé la barre un peu haut ? Peut-on exiger d'un futur interlocuteur qu'il se défausse de toutes ses cartes avant le début des pourparlers ? Faudra-t-il parler avec les islamistes pour sortir de l'impasse ? Ces hésitations préoccupent les chancelleries occidentales. «Bien sûr, qu'il faut discuter avec le Hamas», confiait récemment Bernard Kouchner, qui se rend en visite ce week-end en Israël et dans les Territoires palestiniens. « Mais aujourd'hui, nous ne pouvons pas le faire. Nous parlons au Hezbollah parce qu'il est partie de la solution au Liban, mais le Hamas, lui, est partie du problème en Palestine» , explique le ministre des Affaires étrangères.

Le refus français s'appuie sur des raisons à la fois tactiques et idéologiques. À court terme, Paris ne tient pas à affaiblir Mahmoud Abbas. Le chef de l'Autorité palestinienne s'oppose à tout contact avec ses rivaux intégristes, tant qu'ils ne lui auront pas remis le pouvoir à Gaza. En fait, à travers cette exigence irréaliste, d'aucuns pensent qu'Abbas cherche à amener ses concurrents à Canossa. Sans être «suffisante» pour entamer des pourparlers avec les islamistes, une reprise du dialogue interpalestinien serait «un pas dans la bonne direction», juge-t-on à l'Élysée.

Les opposants aux contacts avec les intégristes estiment «impossible de discuter avec un mouvement dont la charte appelle à la destruction d'Israël». Certes. Mais en 1993, lorsque l'OLP de Yasser Arafat signa les accords d'Oslo, sa charte comportait elle aussi un article brûlot appelant à l'anéantissement de l'État hé-breu, qui ne sera finalement abrogé que cinq ans plus tard.

Le Hamas autre contradiction n'a pas toujours été infréquentable. Ni pour Israël, qui a contribué à son essor pour contrer les nationalistes de Yasser Arafat : quelques mois après sa création fin 1987 à Gaza, un de ses chefs, Mahmoud Zahar, rencontra Shimon Pérès, à l'époque chef de la diplomatie israélienne et aujourd'hui chef de l'État. Ni pour les Français ou les Américains : au printemps 1993 à Amman se tinrent plusieurs réunions entre des responsables intégristes et des diplomates américains, britanniques et français. Et au cours de l'été 2005, à la demande de Paris, une réunion secrète devait avoir lieu dans le Golfe. Mais au dernier moment, les responsables français firent machine arrière. «On a eu peur que cela se sache», reconnaît-on au ministère de la Défense. Dernièrement, un diplomate a encore proposé ses services. En vain. Sur ce dossier ultrasensible, Paris marche sur des œufs.

Les islamistes ne comprennent pas ces réticences. Les Suisses, les Norvégiens, et plus discrètement, les Espagnols et les Suédois, ont noué des contacts avec des représentants du Hamas à Damas ou à Beyrouth. «Les Français sont quasiment les derniers à refuser de nous voir, regrette un proche du Hamas, alors qu'en 2003 ils étaient les seuls au sein de l'UE à s'opposer à notre inscription sur la liste des organisations terroristes.»

Les islamistes ont du mal à comprendre qu'après les attentats du 11 septembre 2001, la tolérance zéro face au terrorisme a réduit les marges de manœuvre, surtout quand des centaines de roquettes s'abattent sur Israël depuis Gaza. «Nous ne sommes pas psychorigides ; si un jour il faut discuter avec le Hamas, nous le ferons», confie un proche du président de la République. Nous n'en sommes pas là. Nicolas Sarkozy répète qu'il ne parlera pas «avec des gens qui assassinent». Pourtant, localement, au niveau des municipalités, les Israéliens le font. Et à Paris, le débat se poursuit. «Ne pas leur parler va les radicaliser encore plus», s'inquiète un responsable du Quai d'Orsay. C'est bien le risque. Jusqu'à maintenant, le Hamas n'a jamais exporté son combat hors du sanctuaire israélo-palestinien. Jusqu'à quand ses factions les plus radicales résisteront-elles aux appels des djihadistes d'al-Qaida ? Pas plus tard qu'en début de semaine, Abou Omar al-Bagdadi, le chef d'al-Qaida en Irak, appelait ses hommes à soutenir les Palestiniens, non sans dénoncer «les capitulards du Hamas».

08:24 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 15 février 2008

'' J’avais deux ou trois choses à vous dire… ''

'' J’avais deux ou trois choses à vous dire… ''
Editorial de la semaine du 16/02/2008

Par Guy Senbel pour Guysen International News
Vendredi 15 février 2008 à 01:34
Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur le dîner annuel organisé par le CRIF mercredi 13 février, et dont l’invité d’honneur était le Président de la République, Nicolas Sarkozy. Ce soir là, sa cote de popularité était au beau fixe. Le Président a parlé en ami des Juifs et d’Israël, et à ce titre, il s’est permis de dire tout ce qu’il pensait.

Rompant avec une tradition qui voulait que le CRIF invite le Premier ministre, le nouveau Président du CRIF Richard Prasquier a réussi à faire du dîner du CRIF un événement politique majeur, un événement retransmis en direct sur Guysen TV.

« J’avais deux ou trois choses à vous dire… », c’est ainsi que le chef de l’Etat conclut son discours, répondant avec énergie, détermination et liberté au discours inaugural de Richard Prasquier, un discours sincère et généreux, émouvant et digne.

Parmi les « choses » qu’il devait dire aux Juifs de France, Nicolas Sarkozy a choisi de parler de la mémoire et de l’antisémitisme, de son amitié pour Israël. Il a pris des engagements forts. Il a exprimé des idées nouvelles, présenté des projets. Pourtant, la presse quotidienne française aura surtout retenu ses propos sur la morale, la laïcité et sa conception de la religion. Après les discours de Latran et de Riyad, Nicolas Sarkozy est venu simplement dire aux Juifs ce qu’il avait également exprimé aux Chrétiens et aux Musulmans : la religion est un fait de culture et d’identité, et elle fonde la morale, insistant : « Je persiste et je signe ».

Intransigeant avec le passé sombre de la France, Nicolas Sarkozy s’est adressé à l’enfant du miracle, Richard Prasquier né dans la ville polonaise de Gdansk en 1945, survivant d’un monde englouti. Il a évoqué l’Insurrection du Ghetto de Varsovie, Willy Brandt agenouillé devant le monument dédié à la mémoire des héros insurgés. Il a proposé de confier à chaque élève de CM2 la mémoire d’un des onze mille enfants victimes de la Shoah en France. Il a dit ses regrets de ne pas être arrivé à temps pour sauver celui qu’il nomme comme un symbole, « Ilan ».

Nicolas Sarkozy a rappelé que la France ne transigerait pas avec la sécurité de l’Etat juif, et qu’il ne serrerait pas la main à des gens qui refusent l’existence d’Israël, répondant ainsi aux inquiétudes exprimées par le Président du CRIF au sujet de l’Iran. Il n’a pas fait l’impasse toutefois sur ce qu’il « doit dire à un ami ». Sans complexe, il a affirmé que « la poursuite de la colonisation est un obstacle à la paix. Son gel complet est nécessaire », ne suscitant aucune réaction particulière parmi les mille invités qui applaudirent l’orateur lorsqu’il annonça que la première visite d’un chef d’Etat étranger serait celle de Shimon Pérès, et qu’il tiendrait ce même discours devant la Knesset lors de son voyage en Israël au mois de mai, pour le 60ème anniversaire de la création de l’Etat juif.

Grâce au dîner du CRIF, désormais tradition républicaine, les vingt ministres du gouvernement, l’ensemble des responsables politiques français et leurs conseillers, ont été sensibilisés à la question du sort des trois soldats enlevés par le Hamas et le Hezbollah.
Devant les caméras de Guysen TV, tous ont dit leur inquiétude et leur espoir pour la paix, et la nécessité, pour le peuple d’Israël, d’y croire.

« Deux ou trois choses à nous dire »… Les roquettes sur Sdérot que Nicolas Sarkozy dénonce, l’attentat de Dimona qu’il déplore, la libération de Guilad Shalit qu’il réclame, ont résonné ce mercredi 13 février comme un écho au discours de Richard Prasquier qui demandait au Président de la République de ne pas abandonner « ces garçons qui ont été enlevés en Israël il y a 600 jours. Le silence sur leur sort est inhumain. Monsieur le Président de la République, nous savons votre détermination. Ne les abandonnez pas ».

Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser. Et nous continuons de croire qu’ils ne sont pas abandonnés.
www.guysen.com

21:35 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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