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mercredi, 06 février 2008

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme vient d’être alerté par les témoins et victimes d’un évènement raciste

BUREAU NATIONAL DE VIGILANCE CONTRE L’ANTISEMITISME

8 Boulevard Saint Simon 93700 DRANCY

 

Le Président

Sammy GHOZLAN

0609677005

 

Drancy le -6/2/08

 

COMMUNIQUE

 

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme vient d’être alerté par les témoins et victimes d’un évènement raciste et antisémite grave notamment en raison de la personnalité présumée de auteurs .

Selon Mr A.R..enseignant, alors qu’il se trouvait dans un pub « LE GOODNESS »sis 15 rue Fontaine à AMIENS –Somme- en compagnie de plusieurs de ses collègues ,dans la nuit du 1er au 2/2/08,  cinq  individus ont fait irruption dans le bar aux cris de « SIEG HAIL »Il ajoute qu’ils trinquaient en criant « MORT AUX JUIFS » « IL FAUT OUVRIR LES CHAMBRES A GAZ » et faisaient à plusieurs reprises le salut hitlérien.

Ces faits son confirmés par le gérant de l’établissement M. T.M.. qui ,choqué, terrorisé et inquiet pour lui, sa famille et son débit de boissons, a décidé d’aviser son avocat , notre BNVCA et de déposer plainte auprès du Procureur de la République contre ces individus qui se recommandent du « WHITE POWER ».

Dans son témoignage qu’il nous a adressé, le débitant de boissons ajoute que dans un premier temps il a tenté de dédramatiser  la situation car il reconnaissait au moins deux des individus comme étant des policiers de la B .A .C de jour et de la B.R.B .

Compte tenu de la nature des faits, le BNVCA a aussitôt avisé le Cabinet de la Ministre de l’Intérieur  et le Préfet de la Somme auxquels il a communiqué les numéros des immatriculations des véhicules des individus ,que lui a fournis  le gérant  .

Nous demandons à ces autorités de faire vérifier tous ces faits et prendre les mesures disciplinaires,  administratives et pénales à l’encontre de ces fonctionnaires et de leurs complices .Les sanctions devront être sévères ,exemplaires pour être dissuasives.

 

 

 

 

18:43 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 05 février 2008

USA/ Regardez de près le vote juif:Par MICHEL GURFINKIEL

http://michelgurfinkiel.com/articles/157-USA-Regardez-de-pres-le-vote-juif.html


USA/ Regardez de près le vote juif

Les rabbins ultra-orthodoxes appelent l'électorat juif américain à se mobiliser pour les primaires et les présidentielles. Parce que l'Amérique change...

Par MICHEL GURFINKIEL

L'organisation ultra-orthodoxe Agoudath Israël of America appelle les Juifs américains à participer massivement aux élections présidentielles de 2008, tant au niveau des primaires, scrutins internes aux deux grands partis, que de l'élection proprement dite, au niveau national, qui se déroulera le 4 novembre.

Pourquoi ? Parce que la sécurité d'Israël est en jeu : « Nous avons le devoir de voter en prenant en considération les intérêts de nos frères en Israël… » , affirme l'organisation.  « La Providence a fait en sorte que, de nos jours, l'Amérique soit la principale grande puissance chargée de prendre soin du peuple juif vivant à Sion et disposée à lui porter secours face aux soixante-dix loups qui se dressent autour de lui pour le détruire… Nous avons le devoir de participer massivement aux élections présidentielles de 2008, à la fois par reconnaissance envers l'Amérique et pour nous assurer qu'elle restera dans les mêmes dispositions… »  

A première vue, le propos est banal : depuis soixante ans, la solidarité avec l'Etat d'Israël ne constitue-t-elle pas une priorité absolue pour la plupart des Juifs américains ? Mais quand on y regarde de plus près, les choses sont moins claires. Tout d'abord, pourquoi une organisation juive majeure, comme l'Agoudath Israël of America, éprouve-t-elle le besoin de lancer un tel appel ? Traditionnellement, les Juifs américains ont toujours été des électeurs modèles, et fait preuve d'une participation supérieure à la moyenne à toutes les élections. Ce qui démultipliait leur influence sur la politique locale ou nationale.

Considérons, au niveau local, un Etat où les Juifs constituent 1 % de l'électorat. Si leur participation est de plus de 80 % alors que la participation moyenne, aux divers scrutins, se situe entre 30 et 50 % (le cas est très fréquent), leur poids électoral réel se situe entre 2 ou 3 %. A plus forte raison dans un Etat (New-York, New-Jersey, Connecticut, Floride, Californie) où les Juifs constituent de 5 à 10 % de l'électorat.

Au niveau national, le président étant élu à un scrutin indirect, à deux degrés, où il doit obtenir la majorité absolue dans une majorité d'Etats très peuplés, « l'effet de levier » d'une communauté juive « survotante » se répète, avec plus de force encore.

Les Juifs américains – 10 millions aujourd'hui si l'on compte l'ensemble des citoyens d'origine juive, moins de 5 millions si l'on compte les citoyens faisant partie d'une institution juive, telle qu'une synagogue – continuent à voter plus massivement que leurs concitoyens non-juifs. Mais ces derniers tendent, depuis quelques années, à s'inscrire plus souvent sur les listes électorales et à voter plus régulièrement. C'est vrai, en particulier, des « minorités », des communautés non-blanches, non-anglophones, non judéo-chrétiennes. A terme, cette irruption de la « deuxième Amérique » risque donc de nanifier, en termes électoraux et donc politiques, la communauté juive.

Dans un tel contexte, le taux traditionnel de participation électorale ne suffit pas. Les Juifs doivent désormais voter à 100 % pour garder leur poids politique.

Deuxième singularité que révèle l'appel de l'Agoudath Israël of America : les ultra-orthodoxes, qui adoptaient en théorie une attitude « antisioniste » depuis 1912 (dans la mesure où le sionisme se présentait comme un nationalisme laïque), sont devenus de facto les meilleurs défenseurs d'Israël aux Etats-Unis, avec le mouvement « orthodoxe moderne », qui suit les enseignements du rabbin allemand Shimshon Raphaël Hirsch et du rabbin américain Joseph Dov Soloveichik.

L'Agoudath Israël of America ne se prononce ni pour les démocrates, ni pour les républicains. Elle ne prend parti ni pour Barack Obama, ni pour Hillary Clinton, ni pour John MacCain, ni pour Mitt Romney, ni pour Mike Huckabee. Mais le ton qu'elle emploie suffit. Barack Obama, c'est la « deuxième Amérique ».  Celle dont la montée entraîne, de façon quasi-mécanique, le déclin du judaïsme en tant que facteur politique.

Le choix, dès lors, est clair. Chez les démocrates, plutôt la sénatrice de New York,  Hillary Clinton, que le sénateur de l'Illinois, Barack Obama, musulman propalestinien – jusqu'à ce qu'il soit élu sénateur, il était présent à toutes les manifestations propalestiniennes, y compris celles où paradait Edward Said - tentant de se faire passer pour un chrétien modérément – très modérément - proisraélien. Et au niveau national, plutôt les républicains que les démocrates.

La plupart des Juifs orthodoxes ou ultra-orthodoxes – 20 % environ de la population juive américaine, soit un peu plus d'un million d'âmes sur un peu plus de cinq millions - ont compris.

Et la plupart des Juifs non-orthodoxes – jusqu'ici acquis au parti démocrate - comprennent peu à peu, à mesure que pâlit, de primaire en primaire, l'étoile de Mme Clinton.

© Michel Gurfinkiel, 2008


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lundi, 04 février 2008

Le Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme tient à exprimer son vif mécontentement et sa réprobation, suscités par une décision du Tribunal de Police de BOISSY SAINT LEGER

BUREAU NATIONAL DE VIGILANCE CONTRE L’ANTISEMITISME

8 boulevard Saint Simon 93700 DRANCY

 

Le Président

Sammy GHOZLAN

06 09 67 70 05

 

 

Drancy le 4 fevrier 2008

 

Le Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme tient à exprimer son vif mécontentement et sa réprobation, suscités par une décision du Tribunal de Police de BOISSY SAINT LEGER , qui , le 15 Janvier 2008,condamne Mr Fabrice A… victime d’une agression antisémite et ne tient aucun compte des injures antijuives proférées par son antagoniste, qui les a pourtant reconnues.

Le  5 OCTOBRE    2007    monsieur Fabrice A… qui se trouvait au magasin CONFORAMA de VILLENEUVE ST GEORGE  est pris à partie par une femme de type européen .Celle-ci  le traite de « SALE JUIF.SALE FEUJ . AU FOUR AU FOUR..»etc… et reconnait avoir identifié Mr.Fabrice A. comme juif  parce qu’elle trouvait qu’il« avait un gros nez de juif ».

En raison des blessures réelles, constatées par le médecin de l’ UMJ,  3  jours d’ITT ont été prescrits à M.Fabrice  A… qui avait déposé plainte.

Mr AMSELLEM, plaignant et victime des coups et dés injures nous rapporte qu’il ne comprend pas la décision du Tribunal qui l’a condamné pour s’être défendu ,alors qu’ont  été passées sous silence les injures proférées par l’auteur .Il nous explique ne pas comprendre aussi pourquoi aucune sanction n’a été prononcée contre la dame qui l’a insulté , comme si « SALE JUIF.SALE FEUJ ..DES JUIFS COMME TOI DOIVENT ALLER AU FOUR … »n’avaient aucune signification pour les magistrats de ce Tribunal de Police.

Ce type de jugement est inquiétant car il est de nature à décourager  les victimes d’actes et injures antijuives de déposer plainte. Nous considérons que les magistrats ont le devoir de réprimer les comportements antisémites pour ne pas risquer de les voir plus encore se banaliser.

Nous demandons au Procureur de la République de CRETEIL de faire poursuive et condamner l’auteur des faits antisémites en dépit de l’ITT de 4 jours qu’elle s’est fait prescrire pour un supposé traumatisme psychologique.

 

Le BNVCA qui soutient la demande d’appel de cette décision, interjetée par M. AMSELLEM attend d’un nouveau jugement qu’il rétablisse la victime dans ses droits et condamne son adversaire pour les propos antisémites qu’elle a  prononcés,  arguant en  toute impunité, de ce  préjugé stéréotye antijuif selon lequel on reconnait un juif à son  nez .

09:54 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (5)

samedi, 02 février 2008

Le Test de Daniel Pearl

 
THE WALL STREET JOURNAL
31 janvier 2008
http://online.wsj.com/article/SB120165176905126961.html?mod=opinion_main_commentaries
Adaptation française de Sentinelle 5768 ©  

Cette semaine marque le sixième anniversaire de l’assassinat de mon fils Daniel Pearl, reporter dans ce journal. C’est l’occasion de prendre du recul et de réfléchir à ce que cette tragédie nous a appris.
On me demande souvent pourquoi la mort de Daniel a touché tant de monde, et pourquoi, parmi toutes les victimes de la terrorisme, il est si souvent mis en avant comme une icône du cours troublé du 21ème siècle.
Ma première réponse est qu’il était journaliste, et les journalistes, plus que les autres professionnels, représentent la force, la beauté et la vulnérabilité d’une société ouverte. Quand un journaliste sans arme est tué, cela nous rappelle les deux libertés que nous chérissons dans notre société, et combien nous sommes tous vulnérables aux forces qui menacent ces libertés.
Mais cela n’explique toujours pas l’attention donnée à la tragédie de Danny. Après tout, 30 autres journalistes furent tués en 2002, et 118 ont été tués en Irak seulement depuis le début de la guerre.
L’élément choquant dans le meurtre de Danny a été qu’il fut assassiné non pour ce qu’il écrivait ou s’apprêtait à écrire, mais pour ce qu’il représentait – l’Amérique, la modernité, l’ouverture, le pluralisme, la curiosité, le dialogue, l’équité, l’objectivité, la liberté d’enquêter, la vérité et le respect de tous. En bref, chacun d’entre nous était visé à Karachi en janvier 2002.
Ce tour nouveau d’assassiner des journalistes pour ce qu’ils représentent a modifié l’évolution du journalisme ainsi que le reste de la société.
Ce fut à travers le visage de Danny que les gens en vinrent à saisir la profondeur de la cruauté et de l’inhumanité où notre planète a pu sombrer dans les deux décennies écoulées. Son assassinat a prouvé que le 11 septembre n’était pas un évènement isolé, et a contribué à la résurgence des idées ancestrales de raison et de tort, de bon et de mal. Le relativisme moral est mort avec Daniel Pearl en janvier 2002.
Et les journalistes désarmés dans des régions en conflit sont devenus bien plus vulnérables. Ils ne sont plus perçus comme des agents neutres, collectant de l’information, mais plutôt comme des représentants d’entités politiques ou idéologiques. La presse et les media sont devenus en fait plus polarisés en poursuivant un projet. Des journalistes sont aujourd’hui incités à servir les idéologies de ceux qui paient leurs salaires, ou de ceux qui leur fournissent des sources d’information. La reconnaissance par CNN en 2003 qu’elle cachait des informations sur le conflit irakien, pour maintenir son bureau à Bagdad, est un parfait exemple de cette pression. Dans le chaos récent de la bande de Gaza, les agences de presse occidentales ont volontairement transmis des coups de propagande du Hamas comme la vérité.
Une des choses qui m’attriste le plus est que la presse et les médias ont eu un rôle actif, et peut-être essentiel dans la fermentation de la haine et de l’inhumanité. Ce n’était pas seulement le fanatisme religieux.
Mon attention fut d’abord attirée par le Consul Général du Pakistan qui vint me présenter ses condoléances à la maison en Californie. Quand nous avons évoqué l’élément antisémite dans l’assassinat de Danny, elle dit : « Que peut-on attendre de gens qui n’ont jamais vu un Juif de leur vie, et qui ont vu, jour et nuit, des images télévisées de soldats israéliens visant et tuant des enfants palestiniens ? ».
A ce moment-là, il était difficile de savoir si elle essayait d’exonérer le Pakistan de la responsabilité du meurtre de Danny, ou de transférer la responsabilité aux media européens et arabes pour leur déshumanisation persistante des Juifs, des Américains et des Israéliens. La réponse fut révélée en 2004, quand un ami me dit que des photos de Mohammed al Dura furent utilisées en arrière-plan dans l’enregistrement vidéo du meurtre de Danny.
Al Dura, les lecteurs s’en souviennent, est un garçon de 12 ans qui serait mort sous les balles israéliennes à Gaza en septembre 2001. Comme nous le savons aujourd’hui, toute la scène a très probablement été une tromperie, mise en scène par des correspondants et des cameramen de France2, la chaîne officielle  française d’informations. France 2 a diffusé l’enregistrement plusieurs fois, et l’a distribué dans le monde entier à tous ceux qui avaient besoin d’une excuse pour faire monter la colère et la violence, et parmi eux les assassins de Danny.

 


Le Consul du Pakistan avait raison. Les media ne peuvent pas être totalement exonérés de la responsabilité du meurtre de Daniel ; de même pour le « tsunami de la haine » qui a déferlé sur le monde et continue de monter.
Ironiquement, la croissance de chaînes d’informations indépendantes dans le monde arabe, processus généralement considéré comme un pas en avant positif, a contribué significativement à cette expansion de la haine et de la violence. D’un côté, ce processus a conduit à la démocratisation des media, car il permet aux spectateurs d’examiner des opinions différentes, à l’occasion opposées à la ligne du parti officiel. D’un autre côté, la démocratisation a conduit à la vulgarisation. La concurrence a obligé les nouvelles chaînes d’information à reprendre, plutôt que d’informer, à renforcer les sentiments des spectateurs, plutôt que de mettre en question des préjugés ancrés de longue date.
Désireux de satisfaire l’appétit d’autosatisfaction de leurs clients, ces chaînes n’ont pas songé aux effets à long terme, blessants, et en fait mortifères, de la mise en scène d’histoires de victime et de bourreau en couverture d’information.
Ils ont sûrement l’obligation de montrer l’infamie et l’excès. Le journalisme est fait de cela. Mais dans un monde infecté de fanatiques qui courent partout avec des allumettes en feu, les journalistes ne peuvent pas simplement déverser de l’essence dans la rue, et prétendre qu’ils ne portent aucune responsabilité dans l’explosion inévitable.
Au cours d’un service à la mémoire de Danny, un prêtre catholique fit une observation intéressante : « servant de médiateur de la réalité, le journaliste moderne peut être comparé au prophète biblique ». Ma première réaction a été que la comparaison était tirée par les cheveux. Puis à la réflexion, j’en vins à comprendre sa remarque. Qui sert aujourd’hui de compas moral de la société, et comme les prophètes antiques, risque sa propre vie en révélant la corruption, l’injustice institutionnelle, le terrorisme et le fanatisme ? Le journaliste.
Mais la Bible offre aussi un test infaillible pour distinguer les faux et les vrais prophètes. Le test n’est pas fondé sur la nature des faits rapportés, mais sur la méthode et les principes invoqués dans le message. Traduit en vocabulaire moderne et laïque, le vrai journaliste ne fera jamais de compromis sur les principes universels de l’éthique et de l’humanité, et ne nous permettra jamais d’oublier que tous, y compris nos adversaires, doivent être décrits avec dignité et respect en tant qu’enfants du D.ieu unique.
Par conséquent, pour distinguer le vrai du faux journalisme, prenez n’importe quel journal ou chaîne de télé, et demandez-vous quand, pour la dernière fois, ils vous ont présenté une image d’enfant, de grand-mère ou n’importe quelle scène évoquant avec empathie « l’autre côté » du conflit.
Je propose ce simple test comme « Etalon Daniel Pearl du journalisme responsable ». Tous ceux qui lisent les reportages de Danny aujourd’hui, et examinent la manière dont il rapportait la partie humaine derrière les informations, seront d’accord : adopter l’étalon proposé pour la profession serait le tribut convenant à son héritage spirituel. M. Judea Pearl est professeur à l’Université de Los Angeles, Californie [UCLA] et  président de la Fondation Daniel Pearl (www.danielpearl.org),engagée dans la promotion de la compréhension de l’Orient et de l’Occident, de la  tolérance et de l’ humanité.

18:00 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (1)

Alors que le chanteur a été médaillé, la déception d'Odile Dubergey ,Elle avait sauvé Polnareff... mais elle n'a toujours pas la Légion d'honneur

DDM
Extraits :
Avec la venue de Michel Polnareff et la promesse du chanteur de témoigner en sa faveur auprès du comité Yad Vashem qui statue sur les Justes, ayant au  mépris de leur vie, sauvé la vie de Juifs, Odile Dubergey s'était prise à espérer qu'elle serait reconnue comme Juste de la Nation.

[...] parmi les critères retenus pour être reconnu Juste de la nation par Yad Vashem, nombreux sont ceux qui correspondent aux actes d'humanité et de bravoure accomplis par Odile Perella, une petite jeune fille de 16 ans devenue plus tard Mme Dubergey .

Aider les juifs à gagner un lieu sûr ou à traverser une frontière vers un pays plus en sécurité, notamment accompagner des adultes et des enfants dans des périples clandestins dans des territoires occupés et aménager le passage des frontières.

Odile Dubergey, 84 ans, attend depuis plus de 30 ans la légion d’honneur. Elle qui, jeune secrétaire de 16 ans avait fabriqué des faux papiers pour des Juifs se cachant à Nérac, dont les parents de Polnareff, avait nourri un fol espoir après la visite à son domicile du chanteur, l’enfant du pays. Invitée dans la foulée à la garden-party de l’Élysée, elle avait ensuite reçu un courrier lui promettant qu’elle ferait partie de la prochaine promotion. « Mais qu’est-ce qu’il a fait Polnareff ? » s’étonne la veille dame. « Il a plaidé ma cause et c’est lui qui est décoré ? Ils ne se sont pas trompés ? ».
Mme Dubergey  qui s'est elle-même rendue au ministère des anciens combattants il y a deux ans pour tenter de savoir pourquoi elle n'avait jamais obtenu le ruban rouge , est rentrée chez elle à Nérac sans avoir obtenu de réponse.
Il y a quelques mois, après plusieurs articles parus dans "La Dépêche du Midi" dans lesquels nous relations , les actes de courage d'une petite secrétaire de mairie de 16 ans, qui chaque soir, une fois ses parents endormis, falsifiait des papiers appartenant aux Juifs réfugiés à Nérac, le maire de sa commune est lui-même intervenu auprès du sénateur Jean-François Poncet, pour qu'hommage national soit rendu à la vieille dame.
L'été 2007 fut porteur d'espoir pour Odile Dubergey. Elle reçut tour à tour une visite de Michel Polnareff, puis une invitation à l' Elysée, puis une lettre de Jean-François Poncet lui annonçant qu'elle ferait partie de la prochaine promotion de la Légion d'honneur . Apprenant qu'elle n'était pas dans la promotion de janvier, Odile Dubergey se dit très décçue. "On a plus de respect pour l'argent que pour ceux qui ont risqué leur vie. Je suis écoeurée, ils se moquent un peu trop des petits.Ils se moquent de moi." Se ravisant, elle  lance avec ironie :" Mais qu'est ce qu'ils attendent pour donner la Légion d'honneur" que je sois morte?
Avec la venue de Michel Polnareff et la promesse du chanteur de témoigner en sa faveur auprès du comité Yad Vashem qui statue sur les Justes, ayant au  mépris de leur vie, sauvé la vie de Juifs, Odile Dubergey s'était prise à espérer qu'elle serait reconnue comme Juste de la Nation. Persuadée que c'est uniquement parce que Michel Polnareff est demi-juif (sa mère ne l'était pas) , la veille dame s'est finalement résolue à ne pas recevoir la reconnaissance de Yad Vashem.
Pourtant parmi les critères retenus pour être reconnu Juste de la nation par Yad Vashem, nombreux sont ceux qui correspondent aux actes d'humanité et de bravoure accomplis par Odile Perella, une petite jeune fille de 16 ans devenue plus tard Mme Dubergey .
Avoir apporté une aide dans des situations où les juifs étaient impuissants et menacés de mort ou de déportation vers les camps de concentration.
Le sauveteur était conscient du fait qu'en apportant cette aide, il risquait sa vie, sa sécurité et sa liberté personnelle (les nazis considéraient l'assistance aux juifs comme un délit majeur).
Le sauveteur n'a exigé aucune récompense ou compensation matérielle en contrepartie de l'aide apportée. 
Aider un juif à se faire passer pour un non-juif en lui procurant des faux papiers d'identité ou des certificats de baptême (délivrés par le clergé afin d'obtenir des papiers authentiques).
Aider les juifs à gagner un lieu sûr ou à traverser une frontière vers un pays plus en sécurité, notamment accompagner des adultes et des enfants dans des périples clandestins dans des territoires occupés et aménager le passage des frontières.

Comment consistituer un dossier de demande de nomination d' un Juste?.


Un juif qui a été sauvé par un non juif rédige un "témoignage" relatant les faits tels qu'ils se sont produits.
Il faut fournir, dans la mesure du possible, deux témoignages certifiés de personnes juives sauvées.
D’autres témoignages de personnes non juives ayant été présentes lors du sauvetage peuvent néanmoins conforter ce dossier (le sauveur lui-même, des personnes de sa famille ou le voisinage afin d’apporter un regard différent).
Chaque personne juive sauvée doit faire certifier sa signature à la Mairie de sa localité, ou auprès du Délégué du Comité français pour Yad Vashem.
Les points développés dans le document joint doivent servir de fil conducteur à la rédaction de votre témoignage.
Il faut fournir la copie du livret de famille du (ou des) Juste(s) et un certificat de décès s’il y a lieu.
Toute personne portant témoignage doit fournir la photocopie d’une pièce d’identité.
Nous adresser le dossier au :
Comité Français pour Yad Vashem
Département des Justes
20, quai des Celestins - 75004 PARIS
Téléphone : 01 47 20 99 57.

http://www.ladepeche.fr/article/2008/02/01/430968-Elle-av...

Publié le 01 février 2008 à 19h26 | Auteur : Martine Cabanne

 


11:50 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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