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vendredi, 30 novembre 2007

Tollé en France après la provocation du ministre algérien

  • Tollé en France après
    la provocation algérienne

    Thierry Oberlé
    29/11/2007 | Mise à jour : 07:40 |
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    Les propos antisémites du ministre algérien des Anciens combattants, Cherif Abbés, visaient le président Sarkozy.

    L’étonnement revient, comme un leitmotiv, dans les commentaires des déclarations du ministre algérien Mohammed Cherif Abbés sur l’influence d’un «lobby juif» dans l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Tenus lundi dans les colonnes du quotidien arabophone algérien El-Khabar et rapporté hier par Le Figaro, les propos avaient de quoi provoquer la stupeur. «Vous connaissez les origines du président français et les parties qui l’ont amené au pouvoir. [...] Ceci était le résultat d’un mouvement qui reflète l’avis des véritables architectes de l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui a le monopole de l’industrie en France», avait affirmé Mohammed Cherif Abbés. Ne prévoyant aucune détente entre les deux pays, le ministre des moudjahidins estimait, au sujet de la visite d’État du président français en Algérie, que «c’est une visite de courtoisie, sans plus, qui vise à garder les relations bilatérales actuelles en attendant de voir ce que nous réserve l’avenir. Aujourd’hui des rapports d’égal à égal ne sont pas envisageables, les Français ne sont pas prêts, en particulier durant le mandat de M. Sarkozy. Si je devais rencontrer le président français, je lui dirais faute avouée est à demi pardonnée», avait-il conclu son entretien dans El-Khabar, en évoquant la résurgence des polémiques sur la guerre d’Algérie.

    «Nous nous étonnons de ces propos qui ne correspondent pas au climat de confiance et de coopération dans lequel nous préparons la visite d’État du président de la République» à Alger, a répliqué hier la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascale Andréani.

     

    «Totalement déplacé»

     

    Ne voulant pas jeter de l’huile sur le feu à quatre jours de la visite d’État de Nicolas Sarkozy en Algérie, elle a affirmé que les relations entre les deux pays «n’ont jamais été aussi denses». Axel Poniatowski (UMP), président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale s’est tout de même indigné des dérapages du ministre algérien. «C’est à la fois grotesque, inutilement blessant, totalement déplacé et extrêmement grossier», a estimé le député. Trois associations françaises de défense des droits de l’homme ainsi que le CRIF se sont également déclarées «scandalisées». «Les considérations de ce ministre sur l’origine juive du président ou de tel ou tel de ses ministres... témoignent de la résurgence des préjugés antisémites les plus nauséabonds», indique la Ligue des droits de l’homme.

    Mohammed Cherif Abbés se distingue par une nouvelle réaction déroutante. Le ministre des moudjahidins déclare «avoir appris avec beaucoup d’étonnement et de mécontentement certains propos» qui lui ont été prêtés, sans pour autant les démentir de manière formelle. «Il n’a jamais été dans (mon) intention... de porter atteinte à l’image d’un chef d’État étranger », ajoute-t-il. En suscitant la polémique par n’importe quel moyen, Cherif Abbés paraît vouloir relancer le débat sur la repentance. Un sujet que Sarkozy et Bouteflika ont décidé d’un commun accord de mettre entre parenthèses.

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    Insinuations antisémites contre Sarkozy

    Commentaires 102

    Un responsable algérien accuse le président français d’être le relais du «lobby juif». Le chanteur Macias renonce à participer au voyage officiel la semaine prochaine.

08:19 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

Bouteflika recadre son ministre

Bouteflika recadre son ministre

C.J. (lefigaro.fr) avec AFP et AP
29/11/2007 | Mise à jour : 17:52 |
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Abdelaziz Bouteflika. (Le Figaro/Soriano)
Abdelaziz Bouteflika. (Le Figaro/Soriano)

Les allusions antisémites du ministre des Anciens combattants sur les origines juives de Nicolas Sarkozy «ne reflètent en rien la position de l’Algérie», affirme le président algérien.

Etouffer la polémique avant qu’elle ne compromette la visite de Nicolas Sarkozy, prévue le 3 décembre, en Algérie. Tel est l’objectif d’Alger. Alors que Paris a demandé jeudi des clarifications après les propos du ministre algérien des Anciens combattants, Mohammed-Chérif Abbas, sur les origines juives du président français, le président algérien s’est empressé de rassurer son homologue français. Les propos du ministre «ne reflètent en rien la position de l’Algérie. Le Président français sera reçu en ami », lui a-t-il assuré au téléphone.

Affichant clairement son désaveu, Abdelaziz Bouteflika a souligné que «la politique extérieure de l’Algérie» relève de son domaine réservé et du ministre des Affaires étrangères», à l’exclusion de tout autre membre du gouvernement. «En dehors des positions exprimées par ces autorités, toute déclaration ou spéculation n’engage que ses auteurs ou ceux qui les publient», a insisté le président algérien.

 

Pression de la part des anciens combattants

 

Une mise au point cinglante à l’égard du «noyau dur» des vétérans de la guerre d’indépendance auquel Mohammed-Chérif Abbas appartient. Lundi, dans un entretien au quotidien «El Khabar», le ministre a accusé le chef de l’Etat français d’obéir aux orientations du «lobby juif ». « Vous connaissez les origines du président de la France et vous savez quelles sont les parties qui l’ont amené au pouvoir», déclarait le ministre algérien au journal.

Des propos qui ont suscité de vives réactions en France. Jean-Marc Ayrault du PS, a estimé que Nicolas Sarkozy ne pouvait «pas aller à Alger sans obtenir avant des excuses». Plusieurs ONG françaises, dont La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et la Licra ont également condamné ces déclarations tandis que des rumeurs sur une annulation de la visite commençaient à courir.

En revanche, la sortie du ministre des Anciens combattants n’a pas forcément suscité une levée de boucliers en Algérie. Mohammed-Chérif Abbas a reçu le soutien de plusieurs vétérans de la guerre d’indépendance algérienne, notamment celui du chef de la puissante Organisation nationale des Moudjahidine, Said Abadou. Mohamed El-Korso, historien qui milite pour la reconnaissance comme «crimes contre l’humanité» des massacres de Sétif a quant à lui qualifié de «baiser empoisonné» la prochaine visite de l’hôte de l’Elysée. Des tensions similaires autour de la reconnaissance par Paris des « crimes » du colonialisme avaient déjà fait capoter le projet d’un traité d’amitié qui devait être signé fin 2005 entre les deux pays

 http://www.lefigaro.fr/international/2007/11/29/01003-20071129ARTFIG00571-bouteflika-recadre-son-ministre.php

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08:10 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 29 novembre 2007

Le CRIF écœuré par les propos antisémites d’un ministre algérien

Communiqués
 
Le CRIF écœuré par les propos antisémites d’un ministre algérien
29/11/07
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- - Thème: Antisémitisme

 

 

 

Le CRIF qui met au centre de ses principales missions le dialogue entre juifs et musulmans, a pris connaissance avec accablement des propos du Ministre des Anciens Combattants Mohammed Chérif Abbès.
 
Celui-ci, dans des déclarations rapportées par le journal El Khabar, a évoqué les « origines » du Président de la République Nicolas Sarkozy, attribuant son arrivée au pouvoir à l’action d’un lobby juif et s’est insurgé contre la venue du chanteur Enrico Macias en Algérie.
 
Le CRIF est écœuré par ces propos grossièrement antisémites qui recyclent les mythes véhiculés par le Protocole des Sages de Sion.
 
De tels propos fomentent la haine envers les juifs et visent à retarder toute tentative de réconciliation entre la France et l’Algérie.
 
Le CRIF attend un démenti sans ambiguïté des autorités algériennes.
 
Le CRIF pour sa part, ne renoncera pas à continuer d’approfondir le dialogue avec le monde musulman.
www.crif.org 
 

22:48 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

Dérapage antisémite d'un ministre algérien à cinq jours de la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy à Alger

Dérapage antisémite d'un ministre algérien à cinq jours de la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy à Alger


Alors que Nicolas Sarkozy effectue une visite d'Etat du 3 au 5 décembre à Alger, le ministre algérien des Anciens combattants accuse à mots couverts le président français de devoir son élection au "lobby juif qui a le monopole de l'industrie en France", selon les propos rapportés par Le Figaro de mercredi 28 novembre.

Selon Le Figaro, ce ministre, Mohammed Cherif Abbès, a tenu ses propos dans un entretien accordé lundi à El Khabar, le principal quotidien du pays, sans que cela ne déclenche de réaction dans les milieux politiques algériens.

Et Mohammed Cherif Abbès d'affirmer : "Vous connaissez les origines du président français et ceux qui l'ont amené au pouvoir". "Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis en circulation un timbre à l'effigie de Sarkozy, en pleine campagne électorale?" s'interroge ce ministre issu du Rassemblement national des démocrates (RND), un parti de l'alliance soutenant le président Abdelaziz Bouteflika

"Pourquoi Bernard Kouchner, une personnalité de gauche, a décidé de sauter le pas (en entrant dans le gouvernement) ? Cela ne s'est pas fait pour des croyances personnelles. C'était le résultat d'un mouvement qui reflète l'avis des véritables architectes de l'arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui a le monopole de l'industrie en France."

Dans le même entretien, Mohammed Cherif Abbès estime que "la venue d'Enrico Macias est une provocation". Le chanteur originaire de Constantine devait faire partie de la délégation française mais a finalement renoncé à la demande de Nicolas Sarkozy, précise "Le Figaro". (AP)

01:13 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

Le Crif "écoeuré" par les propos antisémites d'un ministre algérien

Le Crif "écoeuré" par les propos antisémites d'un ministre algérien

ALGÉRIE-FRANCE-SARKOZY-JUIFS - 28/11/2007 16h56 GMT - AFP

 


PARIS, 28 nov 2007 (AFP) - Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) s'est dit mercredi "écoeuré par les propos grossièrement antisémites" tenus par le ministre algérien des Anciens combattants, Mohamed-Cherif Abbas, et attend un "démenti sans ambiguité des autorités algériennes".
Dans un communiqué diffusé mercredi, le Crif indique avoir "pris connaissance avec accablement" de ses propos.
Le ministre algérien, dans des déclarations publiées par le journal El Khabar, a évoqué les "origines" du président Sarkozy, "attribuant son arrivée au pouvoir à l'action d'un lobby juif et s'est insurgé contre la venue du chanteur Enrico Macias (qui a renoncé à accompagner Nicolas Sarkozy, ndlr) en Algérie", rappelle le Crif.
"De tels propos fomentent la haine envers les Juifs et visent à retarder toute tentative de réconciliation entre la France et l'Algérie", ajoute-t-il.
Le Crif "attend un démenti sans ambiguité des autorités algériennes" et indique que "pour sa part, il ne renoncera pas à continuer d'approfondir le dialogue avec le monde musulman".
Le président Sarkozy se rendra en Algérie en visite d'Etat du 3 au 5 décembre. Le chanteur pied-noir Enrico Macias devait l'accompagner mais a fait savoir qu'il renonçait à faire partie du voyage, estimant qu'il n'était pas le bienvenu dans le pays.

WWW.CRIF.ORG 

01:01 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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