Avertir le modérateur

lundi, 19 novembre 2007

Le Parlement européen condamne la persécution des chrétiens

Le Parlement européen condamne la persécution des chrétiens



Le Parlement européen a approuvé  jeudi 15 novembre, à l'unanimité quasiment, une résolution qui dénonce les violences contre les croyants dans le monde, en particulier contre les chrétiens, en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient

Le Parlement européen a condamné jeudi 15 novembre les "graves épisodes qui mettent en danger l'existence des communautés chrétiennes et d'autres communautés religieuses" ainsi que "toutes formes de discrimination et d'intolérance fondées sur la religion et la croyance" dans le monde.

Dans une résolution approuvée à 57 voix contre deux et une abstention, les parlementaires européens se sont dit particulièrement inquiets de la multiplication des épisodes d'intolérance et de répression contre les communautés chrétiennes, notamment en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient.

Le texte appelle les gouvernements concernés "à juger les auteurs de ces crimes", à fournir "des garanties adéquates et effectives de liberté de religion et de croyance" et à améliorer la sécurité des communautés chrétiennes, soulignant que "les autorités ont le devoir de protéger toutes les communautés religieuses, y compris les communautés chrétiennes, de la discrimination et de la répression". 

Le texte cite des cas concrets d'enlèvements, d'homicides et de violences enregistrés récemment dans plusieurs pays : Irak, Pakistan, Gaza, Egypte, Turquie, Syrie, Soudan, Chine et Vietnam. Entre autres, l'enlèvement de deux prêtres irakiens en octobre dernier, l'assassinat du P. Ragheed Ganni et de trois diacres à Mossoul en juin, l'assaut mené contre une église chrétienne en octobre dans la périphérie de Lahore l'assassinat d'un évêque protestant et de son épouse en août à Islamabad au Pakistan, l'assassinat du gérant d'une librairie chrétienne à Gaza en octobre, l'enlèvement du P. Bossi en juin aux Philippines, etc.

"Promouvoir la tolérance"

Le Parlement européen souligne aussi "la gravité de la situation concernant la liberté religieuse en Chine, où les autorités continuent de réprimer toute manifestation religieuse, de l'Eglise catholique en particulier, dont de nombreux fidèles et évêques sont détenus depuis des années, et dont certains sont même décédés en prison". Il relève aussi la "forte répression des activités de l'Eglise catholique et des autres religions" au Vietnam.

Grâce à cette résolution, s'est félicité Mario Mauro, vice-président du Parlement européen et promoteur de la résolution, interrogé par l'agence italienne SIR, "la Commission européenne devra désormais faire davantage attention à ce que tout programme de coopération et d'aide au développement soit établi sous la condition que le principe d'une vraie liberté religieuse soit respectée".

Soutenant le dialogue interreligieux, la résolution invite aussi les autorités religieuses à "promouvoir la tolérance" et à agir contre toute forme d'extrémisme.
La-croix.com

11:25 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 16 novembre 2007

Rêveurs contre réalistes

Rêveurs contre réalistes


Par Caroline B. Glick


http://www.jewishworldreview.com/1107/glick111607.php3


Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

 




A la veille du “sommet de la paix” de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice à Annapolis, le château de cartes politique qu’est le gouvernement Kadima du Premier Ministre Ehud Olmert est prêt à s’effondrer.


Olmert doit sa majorité parlementaire et sa coalition de gouvernement à deux partis de l’aile Droite – le parti sépharade Shas, et Yisrael Beitenou, parti des immigrants russes. Aujourd’hui, tous les deux sont sous forte pression du Likoud et de leurs propres électeurs pour quitter le gouvernement, en s’opposant au projet d’Olmert d’offrir des concessions massives aux Palestiniens à Annapolis. S’ils quittent sa coalition, Olmert ira à Annapolis sans une majorité de gouvernement. En ce qui concerne la sécurité nationale d’Israël, plus vite le gouvernement tombera, mieux ce sera.


Le gouvernement conduit par Kadima a été un désastre national. Kadima est un parti de rêveurs. Il a été établi par les rêveurs qu ont poussé au retrait d’Israël de Gaza il y a deux ans. Avec l’assistance active des media israéliens pleins d’illusions, lors de l’élection de 2006, Kadima a pu cacher les conséquences sinistres de ce retrait aux électeurs jusqu’après les élections.


Alors que le public a avalé les promesses de Kadima de paix et de prospérité, Gaza s’est transformé de nuisance tactique en une menace stratégique. Alors que les chefs de Kadima promettaient au pays un gouvernement responsable et honnête, des terroristes d’Iran, du Liban, de Syrie et d’Egypte se sont introduits à Gaza. Des armements modernes, de l’argent, et du matériel d’endoctrinement ont afflué librement à travers la frontière entre l’Egypte et Gaza, que les chefs de Kadima – contre l’opposition déclarée de Tsahal – ont ordonnée à Tsahal d’évacuer. Les implantations israéliennes détruites ont été transformées en bases de formation au terrorisme, et en rampes de lancement pour les attaques à la roquette et au mortier contre le Negev occidental.


Puisque le lancement d’une opération terrestre majeure contre Gaza impliquerait la reconnaissance du fait que le retrait a été une erreur colossale, le gouvernement a refusé d’agir au cours des deux années écoulées. Comme Kadima s’accroche à ses illusions, quelques 40.000 Israéliens sous le feu des roquettes et des mortiers sont assaillis par la réalité : ils ont été abandonnés par leur gouvernement qui refuse de les défendre. Refusant de mourir pour les illusions du gouvernement, quelques 50 % des habitants de Sderot ont déjà fui leurs foyers. 


Dans le même temps, alors que l’armée de 15.000 hommes du Hamas, entraînés par les Iraniens, formée après le retrait de 2005, améliore ses arsenaux de roquettes et de mortiers et augmente leur portée, quelques 250.000 autres Israéliens – résidents d’Ashkelon, de Kyriat Gat, Netivot et Ashdod observent cela en s’inquiétant d’être les prochains en ligne de mire.


Plutôt que de faire face à l’échec de leur stratégie de grand retrait de Gaza, avant les élections de l’an dernier, les chefs de Kadima ont annoncé leur prochain grand plan. Ils ont appelé à un retrait israélien de Judée et de Samarie et de parties de Jérusalem. De fait, dans les premiers mois de leur mandat, Olmert et ses collègues étaient si occupés à harceler les pionniers et à construire des murs entre quartiers à Jérusalem  qu’ils n’ont pas vu venir la guerre. Ainsi, ils ont été pris par surprise quand le 12 juillet 2006, dix jours après que le Hamas et le Fatah aient attaqué depuis Gaza et enlevé le caporal Guilad Shalit, le Hezbollah a attaqué au Nord – en enlevant les réservistes de Tsahal Eldad Regev et Ehud Goldwasser, et en bombardant les communautés du Nord de roquettes Katyousha.


En réagissant à la campagne du Hezbollah, ceux de Kadima ont gardé leur penchant pour l’illusion.

Plutôt que de mener une guerre réelle  contre les ennemis d’Israël, ils ont décidé de mener une guerre imaginaire.


Dans leurs déposition devant la commission Winograd, les membres dirigeants du cabinet et les commandants de Tsahal ont témoigné que pendant les réunions du gouvernement suivant les deux jours des attaques du Hezbollah, ils ne pensaient pas qu’Israël était en guerre.


Apparemment, ils n’ont jamais réalisé. Les décisions du gouvernement pendant la guerre ne prennent leur sens que si on les considère comme les mouvements d’un gouvernement refusant de reconnaître la réalité. Son refus d’appeler les réservistes ; son insistance pour ne pas lancer une offensive terrestre jusqu’à ce que le Conseil de Sécurité de l’ONU ait déjà adopté une résolution de cessez le feu ; sa décision de ne pas bombarder les cibles du Hezbollah en Syrie ; son refus de déclarer l’Etat d’urgence et d’évacuer les résidents du Nord, et son insistance pour déclarer qu’Israël avait atteint tous ses objectifs, tout ne cela ne prend sens que dans le contexte d’une campagne gouvernementale ignorant la réalité.


Et maintenant, avec la commission Winograd sur le point de publier son rapport final, plutôt que de faire face au naufrage de leur dernier échec, les chefs de Kadima vont vers leur prochain échec aux pourparlers de paix d’Annapolis avec Rice. Les chefs de Kadima nous promettent que nous n’avons rien à craindre. Qu’ils ont tiré les leçons du retrait de Gaza.


Malheureusement, il semble qu’ils ont appris les mauvaises leçons. La décision de retrait de Gaza a été fondée sur la perception qu’il n’y avait pas de chefs palestiniens voulant faire la paix avec l’Etat juif. Au lieu de combattre jusqu’à la victoire, et permettre ainsi à une direction palestinienne pacifique d’émerger, Israël a choisi de lâcher et de fuir.


Loin d’apprendre que lâcher et fuir est une mauvaise stratégie, les chefs de Kadima l’ont adoptée. Ce qu’ils ont appris de Gaza, c’est qu’ils avaient tort de reconnaître qu’il n’y avait pas de chefs palestiniens intéressés à faire la paix avec Israël. Aussi, plutôt que de répéter cette « erreur », ils ont inventé la fiction du chef du Fatah et président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas = dirigeant crédible.


Si les chefs de Kadima sont autorisés à aller de l’avant dans les pourparlers de « paix » avec leur partenaire palestinien de fiction, la conséquence sera la transformation de la Judée, de la Samarie et de parties de Jérusalem en une deuxième Gaza. Et voilà quelque chose qu’Israël ne peut pas permettre. Alors que l’Etat terroriste de Gaza menace directement 250.000 Israéliens, l’Etat terroriste en Judée, en Samarie et à Jérusalem placerait des millions de gens sous ses réseaux. Chaque grande ville est à portée de tir des roquettes dans ces zones. Jérusalem divisée deviendrait inhabitable pour les Juifs.


Malheureusement, les chefs de Kadima ne s’en soucient guère. Ce qui est important pour eux, selon les termes de la ministre des affaires étrangères Tzipi Livni, c’est de « créer des processus ».


Livni semble-t-il, a pris le rôle de principal défenseur de la nouvelle grande stratégie du gouvernement. Parlant à la Knesset cette semaine, elle a proclamé qu’il n’y a absolument rien à craindre. Les concessions d’Israël ne seront mises en application que quand les Palestiniens combattront le terrorisme. Bien sûr, en donnant son accord pour conduire des négociations, Israël a cédé sur sa position antérieure affirmant que rien ne pouvait se discuter tant que les Palestiniens ne combattraient pas le terrorisme.


De même Olmert, selon la répétition actuelle de la myopie stratégique de Kadima, démontre qu’il n’a rien retenu du Liban. Là-bas, il décida de lancer une contre-offensive sans accepter qu’Israël était en guerre. Puis il passa les cinq semaines suivantes à conduire des stratégies politiques qui avaient pour objectif de forcer la réalité à se plier à son imagination.


Aujourd’hui, comme alors, Olmert va de l’avant dans des négociations avec Abbas et Rice sans aucune considération pour leurs conséquences. De fait, comme Livni, il nie qu’il puisse y avoir des conséquences. Il refuse d’envisager les effets de son soutien à Abbas – un chef sans partisans, qui a déjà perdu une élection contre le Hamas en 2006, et a abandonné Gaza au Hamas en 2007. Il pense que le fait d’offrir Jérusalem, la Judée et la Samarie au chef d’une société qui refuse le droit à l’existence d’Israël, ne coûte rien.


Bien sûr, ce n’est pas le cas. Sa volonté d’offrir de telles concessions énormes a encore davantage radicalisé son interlocuteur dénué de pouvoir. De plus, la volonté d’Olmert d’accepter Abbas comme partenaire de négociation et d’adhérer au fantasme que son groupe, le Fatah, est quelque chose d’autre qu’une organisation terroriste, a eu de sinistres conséquences dans les relations d’Israël avec les USA. Saisissant la volonté d’Israël de traiter avec des ennemis irréconciliables, Rice a invité le dictateur syrien Bashar Assad à envoyer un représentant à Annapolis. Là-bas, le partenaire mineur de l’Iran dans le développement des armes nucléaires exigera qu’Israël cède les Hauteurs du Golan à son armée entraînée par les Iraniens.


Sur cette toile de fond, sous la conduite du chef du Likoud, Benyamin Netanyahou, mercredi dernier, les opposants politiques d’Olmert ont commencé leur offensive contre le gouvernement Olmert – Livni. D’abord, la Knesset a décidé de commencer à contrôler la capacité d’Olmert de concéder Jérusalem. A une immense majorité, ses membres ont approuvé – lors d’un vote préliminaire – la motion du membre de la Knesset (MK) Gideon Sa'ar du Likoud, exigeant une approbation des deux tiers de la Knesset pour tout plan limitant la souveraineté d’Israël sur Jérusalem.


Rejoints par des MK des partis Kadima, du Shas et Yisrael Beitenu, Netanyahou et ses collègues du Likoud sont allés en reconnaissance dans la cité de David. Là, nichés entre le Mont du Temple et la vallée du Cédron, les Parlementaires ont fait le serment de bloquer toute concession sur Jérusalem.


Comme on pouvait s’y attendre, assis parmi les politiciens qui font leur politique sur la réalité, les représentants du Shas et d’Yisrael Beitenu semblaient un peu embarrassés. Ils étaient là, annonçant qu’ils rejetteraient la nouvelle stratégie politique illusoire du bateau amiral, tout en lui permettant de l’exécuter en restant au gouvernement.


Et voilà le nœud de l’affaire. Il semblerait que Shas et Ysrael Beteinu n’aient pas encore décidé où ils se tiennent sur le spectre réalité / illusion. Yishai et Lieberman [respectivement chefs du Shas et d’Ysrael Beteinu, Ndt] croient apparemment qu’en niant simplement les dangers évidents par eux-mêmes de la stratégie politique de Kadima, ils seront immunisés contre la critique quand cette politique échouera. Mais leurs électeurs ne sont pas dupes si facilement.


Lundi dernier, Netanyahou et Sa’ar ont rendu visite au chef spirituel du Shas, le rabbin Ovadia Yossef, pour lui faire comprendre les dangers présents, et le convaincre de retirer Shas du gouvernement. Alors qu’ils sortaient de la maison du rabbin, un jeune électeur du Shas s’approcha de Netanyahou et demanda : « Pourquoi le Shas est-il encore dans le gouvernement ? ».


Les deux partis proclament qu’ils vont quitter le gouvernement s’il provoque des torts à Israël de quelque manière. Mais bien sûr, il cause déjà du tort à Israël. Du point de vue de la sécurité, les décisions du gouvernement de libérer des terroristes de prison ; d’accorder la « clémence » à des terroristes recherchés ; d’entraver les opérations anti-terroristes de Tsahal ; et de continuer de ne rien faire à Gaza ‘dans l’intérêt du processus de paix’, tout cela met en danger le pays.


Et puis il y a le dommage symbolique. En annonçant un gel de toute activité de construction juive en Judée et en Samarie, le gouvernement a effectivement déclaré que les Juifs n’ont pas de droits sur la Judée et la Samarie. En donnant leur accord pour discuter de concessions territoriales massives à Jérusalem, le gouvernement a effectivement  fourni aux Palestiniens un droit de veto sur la souveraineté israélienne dans la ville.


Au cours des trois années écoulées, les chefs de Kadima ont introduit chaque année une nouvelle « grande stratégie » pour résoudre les malheurs d’Israël. Dans chaque cas, après que leur grande stratégie se soit effondrée, avant que le pays ne puisse les obliger à payer le prix de leur idiotie, ils se avancés vers leur nouvelle grande stratégie qui s’est alors effondrée.


La seule manière d’empêcher Kadima d’aller de l’avant avec sa stratégie la plus dangereuse jusqu’à e jour, c’est de faire tomber le gouvernement en obligeant Ysrael Beteinu et le Shas à quitter la coalition. Ils sentent le vent du boulet. Mais il faut qu’il laisse plusieurs traces.

 

Contribuant à la JWR, Caroline B. Glick est membre senior pour le Moyen Orient du “Center for Security Policy” [Centre pour la Politique de Sécurité] à Washington, DC et rédacteur en chef adjoint du « Jerusalem Post ».

22:15 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

Au bonheur du jour : le vendredi le bloc-notes d'Ivan Rioufol

Sujet : Au bonheur du jour : le vendredi le bloc-notes d'Ivan Rioufol

 4c894bf38d094a62546e0ba4529ca33f.jpg

 

 

Source : Le Figaro

http://www.lefigaro.fr/debats/2007/11/16/01005-20071116ARTFIG00095-une-greve-incomprehensible.php

 

 

 

Une grève incompréhensible

 


16/11/2007 | Mise à jour : 09:55 | Commentaires  2 .
Le bloc-notes d’Ivan Rioufol du 16 novembre 2007.

 

 


L’erreur des grévistes : être apparus comme l’obstacle à la modernisation d’un pays sur les genoux. En acceptant mardi, sous la pression de l’opinion, la proposition du gouvernement de négocier entreprise par entreprise des contreparties à la suppression des régimes spéciaux de retraite, Bernard Thibault (CGT) s’est rallié à une démarche réformiste qu’il rejetait. Il est vrai que les menaces de contre-manifestations, appuyées hier par l’UMP, délégitiment encore davantage un syndicalisme conflictuel à l’image dégradée.

 

Ce raidissement des Français face aux corporatismes marque la fin d’une époque où des minorités s’imposaient par la rue. Tous les sondages soulignent l’irritation durable des usagers face à ces coups de force. Dans Libération, le sociologue Gérard Mermet assure, au nom des citoyens en colère : «Nous ne pouvons accepter que le pouvoir de nuisance de quelques-uns mette en péril notre avenir commun.» Ce bon sens était, hier encore, informulable dans un journal de gauche.

 

Le retour au réel, approuvé par les 53 % de Français ayant élu Nicolas Sarkozy, est une demande qui ne cesse de se confirmer. La révolution des mentalités se laisse voir aussi chez les étudiants, de moins en moins réceptifs aux utopies de Mai 68. Dans les universités occupées, les résistances aux intimidations politisées se sont multipliées. À Nanterre et Rennes-II, bastions de la contestation, les antibloqueurs ont su se faire entendre, arrivant parfois à imposer des reprises de cours.

 

Cette rébellion contre les conservatismes n’est pas sans risques. La violence s’est vite exprimée sur certains campus. Mardi, Le président de Rennes-II a dénoncé les «Khmers rouges» et le «comportement terroriste» d’étudiants qui, armés de barres de fer ou de battes de base-ball, entendaient bloquer l’université. La radicalité des cheminots de SUD-rail et de certains éléments de la base est à l’image du mépris de l’extrême gauche pour les comportements démocratiques.

 

Rien n’est encore gagné. D’autant que les grévistes ont vu un point faible dans le souci de Sarkozy de plaire, d’apaiser, de ménager l’adversaire. Pour autant, l’habileté du président à pousser les irréductibles à la faute oblige ceux-ci à reconsidérer leur culture d’affrontement, devenue incompréhensible. Quant au PS, il a perdu, une nouvelle fois, une occasion de se taire, en soutenant aveuglément les grévistes. Encore un train qu’il n’a pas vu passer.

 


Derrière les mots

 

Nicolas Sarkozy parviendra-t-il à réformer la France par la manière douce ? Pour avoir toujours dit qu’il n’entendait pas être Margaret Thatcher ni Ronald Reagan, qui modernisèrent leur pays à l’issue de bras de fer cruels avec des corporatismes, le président s’oblige à des concessions qui érodent son choix initial pour la rupture. Sa pratique ne ressemble en rien à son goût affiché pour la mêlée, un jour avec des cheminots de Saint-Denis, un autre avec des pêcheurs bretons. Derrière ce courage physique-là, s’applique une prudence qui fait craindre les demi-réformes.

 

La paix sociale est sans doute à ce prix et la grève qui s’essouffle semble donner raison au chef de l’État. Reste à savoir si cette option mal expliquée pour le réformisme minimal suffira à relancer le pays qui accumule les retards. Le service minimum, applicable au 1er janvier, tiendra du trompe-l’œil puisqu’il n’obligera pas la SNCF à mettre ses trains à disposition trois heures le matin et trois heures le soir. L’autonomie des universités ne leur permettra ni les mises en concurrence, ni la sélection des meilleurs.

 

Pareillement, la suppression des régimes spéciaux passera par des concessions, garanties par l’État, qui permettront de prendre en compte les emplois pénibles, l’étalement de la décote, l’intégration des primes dans les salaires. Certes, le gouvernement ne reculera formellement ni sur l’allongement de la durée des cotisations, ni sur l’indexation des pensions sur les prix, ni sur l’application d’une décote. Mais, par le jeu des bonifications, trente-trois ans de travail effectif suffiront pour atteindre les quarante années de cotisation. Des départs à 52 ans seront toujours possibles. Des privilèges.

 

Cette cuisine en coulisses est évidemment préférable à un recul du gouvernement qui signerait son incapacité à faire bouger la France. Néanmoins, une généralisation des arrangements au coup par coup – qui a si bien réussi aux marins pêcheurs, exonérés de charges patronales et salariales pour six mois – risque d’inciter les fonctionnaires, les juges, les avocats, les taxis, les gendarmes et tous ceux qui redoutent de faire les frais de réformes nécessaires, à exiger de semblables attentions. L’opinion soutient la réforme. Ne pas la décourager.

 


Statu quo

 

Piqûre de rappel : e rapport de force n’est plus en faveur des grévistes. Hier, seules trente-neuf universités sur quatre-vingt-cinq étaient plus ou moins perturbées. La nouvelle génération ne se reconnaît pas dans les mots d’ordre répétés depuis quarante ans par une contestation étudiante qui se présente encore abusivement comme majoritaire. Les jeunes veulent étudier et travailler. Aussi quand Valérie Pécresse, qui a reçu hier après-midi les organisations dites « représentatives », s’emploie à « rassurer » ceux des étudiants qui disent redouter une sélection et une hausse des frais d’inscription, le ministre de l’Enseignement supérieur prend le risque d’encourager un statut qui plombe les universités françaises. Saura-t-elle dire enfin non à l’Unef ?

 

21:40 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (4)

jeudi, 15 novembre 2007

Un jour ,une femme Wafa Sultan

Un jour, une femme
Wafa Sultan

 

Wafa Sultan, médecin psychiatre, était à Paris, ces jours derniers, dans la discrétion. Des membres de Primo raconte cette rencontre hors du commun.

"Connais-tu Wafa ? As-tu vu le clip de Wafa ? Quel courage ! Quelle femme !" Les qualificatifs se superposent à l’évocation de ce prénom..

Sur un seul clip médiatisé par Internet (visionner, URL = http://fr.youtube.com/watch?v=WP-asCrFbCQ),
Wafa est, du jour au lendemain, mondialement reconnue ; la Jeanne d’Arc de l’Islamisme.

 

28ebbb45d7546fc874da4a5455b52c60.jpg

Qui est-elle au juste ?


Une illuminée, une hystérique ou une simple agitatrice islamophobe, comme le prétendent ses détracteurs ?

Elle est là, devant nous dans le hall du lieu de rencontre. Tellement anonyme dans sa mise et sa façon d’être. Petite bonne femme modeste, comme on en rencontre dans le métro, à tous les coins de rue.

À son arrivée, bien qu’au centre de la réunion, elle passe presque inaperçue.

Mais, à la simple question amicale "c’est vous Wafa ?" Elle se livre aussitôt. Les mots se bousculent tant elle a de passion à libérer autour d’elle. Dans un désordre total, elle raconte sa vie quotidienne, ses angoisses ses peurs maîtrisées par l’action.

Elle parle, elle parle et les larmes coulent à grands flots ; elle sanglote en parlant de la balle qu’on lui promet un jour dans le crâne, de ses déceptions, de ses ruptures. Nous l’entourons nous avons envie de la protéger, de lui dire « Wafa, toutes les femmes du monde sont à vos côtés, vous êtes une grande dame, une princesse »..

Chacune d’entre nous se contente de la serrer affectueusement contre elle, de lui entourer l’épaule de la consoler comme on le fait pour un désespoir d’enfant. «Ne pleurez pas, Wafa, vous nous donnez tant d’espoir.. »

Nous sommes au cœur de l’émotion et toujours dans le hall !

Nous y voilà enfin. Autour de la table tous les regards sont rivés sur elle avec une admiration et une affection mal contenues. La voilà qui se raconte. Sobre, contenue, véritable Edith Piaf de la parole.
Elle nous attache à ses mots. Pour elle, son combat coule de source.

Je suis née dans un village de Syrie, Banias, où les femmes avaient accès à l’étude. Je ne connaissais de culture que le Coran pratiqué assidûment chez nous, bien que ma famille fut large d’esprit.

Je rêvais d’étudier la littérature arabe. J’ai un amour fou pour cette belle langue pour l’écriture de laquelle on me reconnaît un réel talent.

Pour nos familles, il est honorable d’avoir un médecin dans la fratrie. Orpheline de père, pour faire plaisir à mon frère, j’ai étudié la médecine à la faculté d’Alep.

C’est sous mes yeux à l’Université, que mon professeur a été assassiné, le corps criblé de balles aux cris de « Allah est grand ». Des centaines de meurtres se commettaient à cette époque contre des innocents. Comment peut-on assassiner un être avec une telle sauvagerie, au nom de Dieu ? Quel est donc ce Dieu ?

Bouleversée par ce meurtre d’un homme bon et généreux j’ai vécu une première remise en cause de ma foi. Quatorze ans durant j’ai exprimé mes doutes sur place dans une grande solitude et un danger constant.

En 1989 avec mon mari et mes enfants nous avons réussi à émigrer aux Etats-Unis.

Je dois vous conter à présent, quelques anecdotes qui vous indiqueront à quel point notre éducation faisait de nous des êtres à part.

Un coup de fil d’un professeur de l’un de mes enfants pour l’aider dans ses études se termine par « je suis juif » !! J’ai lâché le téléphone et tremblé de tous mes membres. « Un juif que va-t-il m’arriver après ce contact avec un être monstrueux »

Je n’avais jamais vu de juif. Tout ce que j’en savais par mon éducation syrienne était la terreur que ces monstres inspiraient.

Peu après mon arrivée aux USA, j’achetais des chaussures dans une boutique. Pendant l’essayage, le patron de la boutique en serrant la main de mon mari dit « je suis israélien ». Abandonnant mes affaires personnelles, jetant les chaussures à la hâte, je me suis sauvée dans un état de panique indescriptible en dehors de la boutique.

Depuis, le premier juif qui m’a téléphoné s’est avéré être le soutien le plus proche, le plus attentif pour nous aider dans notre intégration. Depuis j’ai appris que l’on m’avait menti et que l’on ment encore à des générations d’enfants musulmans.

Voilà en quelques mots le récit de vérité que Wafa nous fait de sa vie.

Le parcours politique

En 2006, la chaîne Al Djazeera la contacte pour répondre en direct au professeur fondamentaliste Egyptien réputé Al Khouly. Elle lui tient tête sur le plan théologique, et argumente son propos. Elle est traitée d’hérétique et accusée d’apostasie. Quatre fatwa sont depuis prononcées contre elle (clergés Saoudien, Syrien et Egyptien).

La vidéo a été vue par des millions d’arabes dont certains partagent son point de vue sans pouvoir l’exprimer.
Wafa exprime son opinion de façon radicale. Elle refuse de faire la différence entre Islam et islamisme, tant que « l’Anaqt » la critique du dogme reste interdite.

Le titre de son prochain livre est stupéfiant de violence (Le prisonnier échappé : quand Dieu est un monstre). Mais dit elle, il me faut bousculer les esprits. C’est à ce prix que certains se poseront des questions.

Le peuple arabe n’a en aucune manière besoin de terres ou de territoires, affirme-t-elle avec conviction. Ce peuple a besoin avant tout, d’éducation, de connaissances, d’élévation de l’esprit, de culture et d’esprit critique.

L’islam n’est pas une religion, c’est une idéologie politique. Idéologie de conquête et de pouvoir. Quand une religion appelle la pierre à dénoncer le juif qui trouverait refuge derrière elle pour le massacrer, comment désigner cet acte religieux ?

Il est dit également qu’à l’heure du jugement dernier les juifs seront précipités en enfer. Pour échapper à ce tourment les juifs se cachent derrière un arbre particulier. On nous racontait pour nous instruire, qu’en Israël les juifs plantaient des forêts entières de ce type d’arbre pour échapper à leur punition. Comment imaginer cela ?

Quand un homme est tenu d’obéir à des ordres monstrueux, comment appelle –t-on celui qui dicte ces ordres ?

A force d’obéir à des ordres monstrueux, on devient un monstre soi-même. Voilà ce que je veux éviter à mon peuple.

Vous lisez des traductions du Coran. Le Coran pour en percevoir la réalité, doit être lu et compris dans le texte. Ainsi « Tuez les » devient dans les traductions « Combattez les ». Combattre et assassiner est-ce la même chose ?
Les possibilités de diffusion massive d’Internet font des ravages pour obscurcir la pensée et l’uniformiser vers la violence. La transmission est brutale, elle atteint des populations autrefois hors de portée d’un langage purement idéologique sous couvert d’information.

Aux USA à l’heure actuelle, vous découvrez que tel sportif, tel homme en vue porte le prénom de Mohamed. Vous vous dites « il est musulman » et c’est bon pour l’image de l’Islam. Il s’agit en réalité d’un programme répandu aux USA : Pour 1000 dollars, cadeau d’un pays riche et connu du Proche Orient, il vous suffit sur le territoire américain d’accoler à votre nom le prénom de Mohamed sans même vous convertir. Nombre de réfugiés et immigrés de tous bords s’y livrent facilement. On change ainsi la perception et l’image de l’Islam dans le monde moderne à son insu.

Ici, en Europe, j’ai pu constater que vous essayez de lutter contre cet envahissement. En fait vous y êtes contraint à cause de la débâcle démographique que j’ai constatée. Vous avez compris le danger même s’il est déjà tard. Aux USA le pays est trop grand, la démesure démographique ne joue pas encore. Les américains se pensent encore hors de portée. Ce n’est qu’une question de temps, voilà pourquoi je ne peux me taire. Les rouages de l’université et du pays sont largement infiltrés.

Wafa Sultan est repartie, simplement, comme une bonne mère de famille une fois la tâche accomplie, nous laissant confondus d’étonnement.

Une femme lucide, généreuse ; pleine d’amour pour son pays, sa culture, sa langue maternelle (si belle et que j’aime tant écrire, ajoute-t-elle toujours).

Une femme au regard éperdue de tristesse quand elle confie sa solitude, quand elle avoue que sa famille et sa propre mère l’ont reniée.

Ce que nous savions d’elle n’est rien au regard de sa détermination de femme, d’être humain tout simplement.

Josiane Sberro © Primo, 13/11/2007

21:42 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

L'Iran assassine les homosexuels et les femmes adultères

L'Iran assassine les homosexuels et les femmes adultères

International - L'Iran assassine les homosexuels et les femmes adultères

International

Il parait désormais clair pour quelle raison Mahmoud Amhadinejad a déclaré lors de sa récente visite aux Etats-Unis, "qu’en Iran il y a ni homosexuels, ni lesbiennes, que cette tendance n’a pas pénétré dans la société iranienne", car le régime de Téhéran torture puis exécute les membres de la communauté gay mais également les femmes considérées comme adultères, au nom, bien entendu, d’une certaine vision de la morale musulmane. Ames sensibles s'abstenir.

www.infolive.tv 

08:03 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (5)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu