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samedi, 29 septembre 2007

Le salon du deux roues porté par le succès du scooter et du vélo en ville

Par Par Simon BOEHM AFP - Samedi 29 septembre, 11h19

PARIS (AFP) - Comme tous les deux ans, les deux-roues tiennent leur salon à partir de samedi à Paris, alors que ce mode de transport est en pleine croissance, entre boom du scooter et développement du vélo en ville.

    

Le "Mondial du deux-roues" regroupe deux salons: celui de la moto (jusqu'au 7 octobre) et celui du vélo, jusqu'au 2 octobre. Il présentera cette année plus de 1.000 marques de 33 pays dans tous les secteurs (vélos, motos, scooters, quads, équipements), avec plus de 200 nouveautés annoncées.

Le marché du deux-roues continue en effet sa progression, après un record de 229.364 immatriculations (hors cyclomoteurs) en 2006 (+16,6%). Sur les huit premiers mois de l'année, les immatriculations s'établissaient à 171.010, en hausse de 4,2%.

Le développement est notamment porté par la vogue des scooters, qui ont progressé de plus de 35% l'an dernier, et encore de plus de 16% sur les huit premiers mois de 2007, pour atteindre 40% du marché total.

Le salon de la moto veut répondre à "une catégorie nouvelle de visiteurs qui vient avec le développement extraordinaire de la moto en ville", explique Thierry Hesse, le commissaire général du salon.

Les grands constructeurs "présentent une vitrine de toutes les disciplines" de la moto, souligne M. Hesse, avec des produits toujours plus nombreux: mini-motos, cyclomoteurs, scooters, roadsters, routières, tout-terrains (trail, cross, trial), versions individualisées, quads.

L'édition 2007 marque le grand retour de Ducati. Mais le groupe Piaggio, une autre figure du secteur, sera absent.

Parmi les scooters, les 125 cm3 restent prédominants (près de 86%), mais les cylindrées supérieures sont en nette progression: jusqu'à 400 cm3 chez Peugeot (Satelis, Geopolis) ou 600 cm3 chez Honda (FJS 600).

On retrouve l'importance croissante de l'environnement dans l'univers du deux-roues avec les scooters électriques, auxquels est dédiée une piste d'essai. Le "Mondial du deux roues" a aussi installé cette année un "village écotechnique" proposant aux visiteurs un atelier "vert" pour l'entretien des motos.

La croissance se poursuit aussi pour le cycle, portée par la vogue du vélo en ville. "Nous avons multiplié par deux les surfaces et les exposants" qui, au nombre de 500, sont maintenant aussi nombreux que pour la moto, dit M. Hesse.

Plus de 3,5 millions de vélos ont été vendus en France en 2006, en baisse sur 2005 essentiellement à cause des VTT. Mais la France reste au quatrième rang mondial, avec 5,7 vélos pour 100 habitants, après le Japon, les Pays-Bas et les Etats-Unis.

Le marché (vélos, accessoires, équipements) a représenté 1,3 milliard d'euros en 2006. La production française de vélos a toutefois fortement reculé en 2006 à 1,28 million d'unités, et la part de marché des constructeurs nationaux est tombée de 56% en 2001 à 32,5% en 2006.

Le salon du cycle présente en 2007 une centaine de nouveautés, avec une place importante faite au vélo à assistance électrique, même si les ventes restent encore assez réduites (6.000 en 2006).

Ce type de vélos a trouvé un marché auprès des entreprises publiques. Gitane (Cycleurope) expose ainsi à côté de ses deux modèles E-Bike la version dérivée qui est en service à La Poste. De même, Matra Sports présente avec ses vélos à assistance électrique (i-step et Tidal Force) un modèle VTT déjà utilisé dans la police et dont une version grand public arrive.

Les cyclistes sont encouragés à venir au salon à vélo avec l'entrée gratuite dimanche.

Une exposition sur le thème moto et cinéma, et un salon de l'occasion complètent le Mondial, qui avait accueilli 400.000 visiteurs en 2005.

 http://fr.news.yahoo.com/afp/20070929/tfr-aut-pro-prev-f56f567_1.html

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La France bascule alors que le Congrès bouge

Le document original est en copie jointe sous .word et rtf, avec la traduction française.
The original paper is joined herewith under .word & rtf, with its French translation.




Par Charles Krauthammer

Vendredi 28 Septembre 2007; A19

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007...

Adaptation française de Sentinelle 5768  ©

Ahmadinejad à Columbia a fourni le spectacle, mais Sarkozy aux Nations Unies a fourni la substance. Sur la plus grande scène imaginable, l'Assemblée Générale de l'ONU, le président Nicolas Sarkozy a donné un avertissement à l'Iran. Son prédécesseur, Jacques Chirac, avait déclaré que la France pouvait vivre avec une bombe nucléaire iranienne. Sarkosy a dit que la France ne le peut pas. Il a déclaré que les ambitions nucléaires de l'Iran constituent " un risque inacceptable pour la stabilité de la région et du monde ".

Son ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait déclaré auparavant que le monde fait face à deux choix - soit la réussite de la diplomatie pour arrêter le programme nucléaire de l'Iran, soit la guerre. Et Sarkozy lui-même n'a pas grand espoir avec le Conseil de Sécurité, où la Chine et la Russie bloquent toute action efficace contre l'Iran. Il espère obtenir de l'Union Européenne qu'elle se joigne aux Etats Unis pour imposer des sanctions sérieuses.

" La faiblesse et la renonciation ne conduisent pas à la paix " a-t-il averti. " Elles mènent à la guerre. Cet avertissement sur la conciliation était destiné en particulier à l'Allemagne, qui, pour des raisons commerciales, a résisté à la pression des USA dans le soutien à des sanctions efficaces.

Sarkozy n'est pas un 'toutou' des Américains. Comme tout président de la Cinquième République, il commence par la notion d'exception française. Mais alors que le Gaullisme traditionnel tendait à définir la grandeur en se posant en contrepoids de la puissance américaine, Sarkosy n'est pas opposé à voir l'affirmation française exercée en conjonction avec les Etats-Unis. Comme Kouchner le formule, " l'anti-américanisme permanent est une tradition que nous oeuvrons à dépasser ".

Cette volte-face française crée un mouvement crucial dans l'équilibre des forces en Europe. Les Européens de l'Est sont naturellement pro-américains pour des raisons historiques (souvenirs tout frais du rôle de l'Amérique dans la défaite de leurs occupants soviétiques), et géographiques (proximité physique d'une Russie récemment revivifiée et agressive). L'Europe occidentale est intrinsèquement méfiante à l'égard de la puissance américaine et culturellement anti-américaine par réflexe. Le changement de la France de Chirac à Sarkozy, du ministre des affaires étrangères Dominique de Villepin (qui avait fait une campagne de propagande active auprès des pays du tiers monde pour s'opposer à l'Amérique en Irak) à Kouchner (qui a soutenu l'invasion des USA sur des fondements humanitaires) représente un immense mouvement dans la relation de l'Europe avec les Etats Unis.

La Grande Bretagne est un allié naturel ; l'Allemagne, étant donnée son histoire, est plus un suiveur qu'un meneur. La France peut définir une politique européenne, et Sarkosy en a l'intention.

La bascule française n'est qu'une partie du changement de paysage qui a conféré une nouvelle vie à l'Iran de Bush et à la politique en Irak dans les derniers mois de son administration. L'humeur du congrès a aussi évolué significativement.

Cette semaine précisément, le Congrès* a adopté massivement une résolution appelant à des sanctions très fortes contre l'Iran, et pressé l'administration de qualifier d'entité terroriste le 'Corps des Gardes Révolutionnaires d'Iran'. Une mesure similaire est passée au Sénat mercredi, par 76 voix contre 22*, déclarant que " il est dans le plus haut intérêt des USA " d'empêcher l'Iran d'utiliser des milices chiites à l'intérieur de l'Irak, pour renverser le gouvernement soutenu par les USA à Bagdad.

Il y a quelques mois, la question était : le Congrès à majorité Démocrate va-t-il contraindre à un retrait d'Irak ? Aujourd'hui, la question au Congrès est : Que peut-on faire pour parvenir au succès en Irak - plus particulièrement en contrant l'Iran qui veut nous voir échouer ?

Cette modification d'humeur et de sujet est totalement le résultat des changements sur le terrain. La réalité a pris du temps pour s'infiltrer dans le débat à Washington. Mais après le témoignage de Petraeus et Crocker, la réalité du succès relatif de notre nouvelle stratégie de contre-insurrection - et la possibilité renouvelée d'un ultime succès en Irak - sont devenues indéniables.

Et cette réalité est reflétée même dans la rhétorique d'Hillary Rodham Clinton, la plus sophistiquée des candidats présidentiels du Parti Démocrate**. Elle a bien voté contre le financement de la guerre de façon à modifier la politique du Président (et pour se concilier la Gauche), mais cela en tant que sénateur. Interrogée sur ce qu'elle ferait comme Présidente, elle esquive prudemment. Elle répond que cela dépendrait de la situation et du moment, et par exemple, si notre alliance avec les tribus sunnites sera parvenue à vaincre al Qaïda en Irak. Mais interrogée par ABC News pour savoir si elle aura ramené les soldats à la maison d'ici janvier 2013, elle refusa de " se livrer à des hypothèses ou à faire des promesses ".

Le bulletin de décès de la présidence de Bush - et sa politique étrangère - ont été notifiés le matin suivant l'élection de 2006. Pas tant que cela. La France s'apprête à nous rejoindre dans un effort ultime pour trouver une solution non militaire à la question iranienne. Et sur l'Irak, le succès relatif de la montée en puissance*** a redonné au Président Bush la liberté de manoeuvre pour poursuivre la stratégie de contre-insurrection de Petraeus jusqu'à la fin de son mandat. Le Congrès, et les Démocrates réalistes, commencent finalement à penser sérieusement à assurer la réussite de cette stratégie, et à prévoir ce qui viendra après.

letters@charleskrauthammer.com

Notes du traducteur

* Le sénat américain compte un total de 100 membres, soit deux par Etat, quelles que soient sa taille et sa population ; le Congrès américain est la " Chambre des Représentants " : il  correspond à notre Assemblée nationale.

**Hillary R. Clinton, épouse de l'ex-président Bill Clinton, élue sénatrice de l'Etat de New York en 2000, et réélue en 2004, est donnée comme la plus probable des candidats du Parti Démocrate aux futures présidentielles des USA qui se tiendront en novembre 2008 ; elle représente la " Gauche libérale " au sens américain de ces termes, non transposables directement selon nos critères politiques français.

***Stratégie de montée en puissance ('Surge'), préconisée par le Général en chef des troupes US en Irak, David Petraeus, les faisant passer de 120.000 soldats au début 2007 à 160.000 en quelques mois, pour mater, avec succès, " l'insurrection ", alimentée par l'Iran et la nébuleuse al Qaïda en Irak. Celles-ci ont semé le chaos et la mort dans toutes les communautés irakiennes (chiites majoritaires ; sunnites, écartés des revenus pétroliers ; et Kurdes au Nord, enclins à préserver leur autonomie) pour y déclencher la guerre civile.

16:40 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

Edito de Guy Senbel

Nicolas Sarkozy et le dossier nucléaire iranien

Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur la question de la nucléarisation de l’Iran qui fut au cœur de l’Assemblée générale des Nations Unies mardi 25 septembre.
Le ton ironique employé par les médias peut laisser pantois ceux qui pensent que quelque chose d’important est en train de se produire au Moyen Orient. Lyrique, gaulliste, flou, humaniste, distant, passe-muraille ou passe-partout…, tout a été dit pour essayer de relativiser l’intervention de Nicolas Sarkozy, quelques jours après avoir essayé de disqualifier les propos d’un Bernard Kouchner que certains attendaient plus dans un costume humanitaire que politique, employant sans complexe ‘’des mots qui choquent’’.

Pourtant, les ‘’guerres humanitaires’’ existent bel et bien : au Kossovo, en Afghanistan, dans l’Est de l’Afrique, voire en Irak, les démocraties occidentales déploient des moyens énormes, non sans risques pour les responsables politiques qui les conduisent, pour que cessent les massacres, l’injustice des dictatures, le malheur des plus démunis. Il était bien cohérent que Nicolas Sarkozy propose son New Deal à lui : ‘’une meilleure répartition des richesses mondiales’’.

Les politiques de la terreur menées par les organisations extrémistes ou les dictatures trouvent toujours un écho favorable auprès de ceux qui n’ont plus rien à perdre, et pour lesquels l’espoir ne veut plus dire grand-chose. Le 20 septembre 2007 par exemple, Ayman al-Zawahiri, le numéro deux d’Al-Qaïda appelait la branche maghrébine de son organisation à ‘’nettoyer le Maghreb islamique des fils de la France et de l’Espagne qui ont fait leur retour en Algérie’’. Le lendemain, la dénonciation absurde et à peine voilée par Al-Qaïda d’un post-colonialisme incarné par la présence d’entreprises occidentales au Maghreb se traduisait par un attentat en Algérie contre un car transportant des techniciens d’une entreprise française de travaux publics… Le seul mort fut l’auteur de l’attentat… Si ‘’l’opération’’ n’avait pas échoué, le carnage prévu se serait produit.

L’idée d’un New Deal est belle, mais sa réalisation risque de prendre du temps, et en attendant qu’elle s’inscrive dans les mentalités des dirigeants de ce monde, et ce sera sans doute le rôle majeur de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, l’Iran aura accumulé suffisamment de matière fissile en 2009 pour fabriquer une bombe… Les deux résolutions du Conseil de sécurité, la 1737 et la 1747, adoptées à l’unanimité en décembre 2006 et mars 2007 ont légèrement affecté l’économie iranienne… Mais ni la Russie ni la Chine ne sont favorables à une troisième résolution.

Alors, n’en déplaise à ceux qui auront cherché à exploiter les différends entre un Bernard Kouchner engagé dans sa réflexion sur les dangers de la nucléarisation de l’Iran et un Président français tout autant déterminé à inquiéter le régime iranien, dont le Président Ahmadinejad a fait une nouvelle fois la preuve d’un cynisme angoissant en remerciant les travaux réalisés par l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, en confirmant les travaux très avancés du nucléaire iranien et en le décrétant ‘’clos’’… Voilà pourquoi Paris s’acharne à contourner l’ONU par des sanctions prises dans un cadre européen.

Promesse présidentielle tenue, la France a été cette semaine au rendez-vous de l’histoire. Au cours de la 62ème assemblée générale de l’ONU, Nicolas Sarkozy a montré qu’il ne mégote pas avec les risques de conflit et de prolifération nucléaire. Si Téhéran se dote de l’arme nucléaire, cela fera ‘’courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde’’.

Parce que l’Iran menace de rayer Israël de la carte, la seule démocratie moyen orientale, et parce que l’Iran nucléaire sera suivi par une Arabie saoudite nucléaire, une Egypte nucléaire, des pays du Golfe atomiques, une Turquie atomique. Parce que l’Iran et ses dirigeants, comme tous les dirigeants qui organisent leur pouvoir pour échapper au système démocratique sont imprévisibles, et refusent de prendre au sérieux les menaces occidentales.

Parce que le danger est réel, il était important que Sarkozy parle plus fort que le Président Bush sur le sujet, il était important que la principale puissance européenne montre aussi que le danger n’est pas régional mais global.

Israël aura réussi à passer avec efficacité un message que de trop nombreux chroniqueurs considéraient par trop alarmiste il y a six mois à peine. Le nucléaire iranien n’est pas le seul dossier vital pour l’avenir d’Israël, mais l’Iran constitue sans aucun doute le principal maillon d’une chaîne de la terreur qui maintient en otage les trois soldats enlevés par le Hamas et le Hezbollah il y a quinze mois.

Ce soir, en pleine fête de Souccot qui célèbre l’unité du peuple juif, nos pensées vont vers Guilad Shalit, Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser. Nos pensées vont aussi vers tous les hommes d’influence, épris de justice et de liberté, qui n’en n’ont peut-être pas encore fait assez pour que le monde libre n’oublie pas qu’une résolution de l’ONU a été votée pour qu’ils recouvrent, il y a plus d’un an déjà, leur liberté.


A la semaine prochaine,

Guy Senbel.

WWW.GUYSEN.COM 

16:30 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

Al Dura : la vérité à portée de diffusion

Al Dura : la vérité à portée de diffusion

Sauf pour les lecteurs du Jerusalem Post, d'Israel Valley, la Mena ou de Guysen,Infolive.tv l'information n'a pas fait grand bruit :

La 11eme chambre de la Cour d'appel de Paris a ordonné le 19 septembre à la chaîne de télévision France 2 de produire devant le tribunal les 25 minutes du matériau brut contenu dans la vidéo originale de l'incident, filmé le 30 septembre 2000, au carrefour de Netsarim, dans la bande de Gaza, et au cours duquel un enfant palestinien, Muhammad al-Dura, semble avoir été atteint par balles et tué dans un échange de tirs entre des soldats israéliens et des Palestiniens (Jerusalem Post)

C'est pourtant une nouvelle de taille ! On imagine l'émoi dans les locaux de France 2, la peur, et - qui sait - la tentation de déclarer le document « disparu »…Ceci étant, que les adeptes de l’information honnête (par opposition au commentaire idéologique présenté comme tel) ne se réjouissent pas trop vite. Le juge verra les rushes.

Au mieux, cela permettra l'annulation des poursuites contre le site Media-Ratings sans oublier Vox Dei dont le webmaster, lui aussi, supporte les conséquences d'une plainte de Charles Enderlin.

Pour le site Desinfos, le jugement est passé. La justice acceptera-t-elle de réviser ses conclusions à la lumière de ces événements ? Le chemin risque d'être long.

- Les médias donneront-ils à cet éventuel événement l'importance qu'ils ont donnée à chaque victoire de France 2 contre un site internet ? Sûrement pas.

- Après avoir, contrainte et forcée, montré la cassette au juge, la chaîne publique va t'elle vite la remettre au coffre ? Très certainement.

- Les enquêtes de la Mena seront-elles portées à la connaissance du public par les grands médias ? Bien sûr que non.

- le film "Pallywood" de Richard Landes sera-t-il programmé sur une chaîne française, même concurrente de France 2 ? Même pas en rêve ! Il est pourtant traduit et prêt à l'emploi.

- Gérard Huber (lire sur Primo) sera-t-il invité dans des émissions de talk show afin de faire part de ses conclusions ? Ce serait étonnant.

Il ne faut pas oublier le B'nai B'rith CAM. Pierre Rehov et Alexandre Feigenbaum ont déposé dès janvier 2001 le premier dossier sur l'affaire devant le procureur de la République. La plupart des éléments du dossier étaient déjà là. A l'époque, certaines agences de presse prenaient ces personnes pour de dangereux excités.

Quelques mois plus tard, Pierre et Alexandre étaient de l’équipe qui organisait la grande manifestation devant France 2 (5000 personnes venues réclamer la vérité, le film de ARD - la télévision allemande qui contredit la version Enderlin - projeté sur écran géant par l'UPJF).

La veille de la manifestation, France 2 demandait à Enderlin et Abu Rahmeh de confirmer leurs accusations contre les Israéliens. Dans l'affolement, Abu Rahmeh a déclaré qu'il n'avait jamais dit que les Israéliens ont tué l'enfant. La vidéo de son interview (voir Pallywood en lien cité plus haut) prouve exactement le contraire.

Il convient donc de profiter de la dynamique actuelle pour arriver, enfin, à percer l'abcès. Cette ouverture tient sur deux points :

- La mise à la retraite de Jacques Chirac qui a tout fait pour protéger Charles Enderlin, allant même jusqu'à lui fournir un certificat de bonne conduite de sa présidentielle main pour le juge.

- Un peu de détermination dans les instances communautaires et israéliennes : le nouveau président du Crif a demandé que les rushes soient montrés le 14 août, et le 10 septembre l'armée israélienne en a fait autant. Un tabou est enfin tombé !

Certains sites sont sortis d’une longue période de silence sur le sujet, chacun venant au secours d’un succès aux résultats pour l’instant fort aléatoires.

Il ne reste plus guère à Charles Enderlin qu’Elisabeth Schemla et une radio parisienne proche de l'hebdomadaire Marianne comme soutien « communautaire ».

Etonnante pudeur

Ce changement d’attitude est tel qu’il pourrait se nommer métamorphose. Après les mises en accusation publiques, le temps des procés contre ceux qui se permettaient de douter de la construction d’un reportage, les voici silencieux. Aphones ou muets ? Et qu’est devenu ce zèle qui leur fit mener même de simples internautes jusqu’aux tribunaux ? Pour avoir cité ou indiqué dans un forum un article critique.

La décision de diffuser ces rushes devrait, théoriquement, satisfaire tout le monde : les défenseurs de Charles Enderlin qui veulent y voir la preuve que France 2 n'a rien à cacher, et espèrent mettre un point final à de mauvaises rumeurs d’une part et de l’autre, les détracteurs du journaliste vedette qui en attendent des preuves d'une malversation médiatique.

Leur diffusion elle-même, en revanche, se conclura par un vainqueur et un vaincu.

Sans préjuger d’une affaire en cours, on peut se demander si le vainqueur sera la partie qui a opiniâtrement demandé la diffusion pendant quatre ans ou celle qui s’y est obstinément refusé pendant cette longue période...

Patrick van Straaten © Primo, 25/09/2007


Selon que vous serez puissant ou misérable…

Un animateur vedette de la chaîne France 2 se serait rendu coupable d’agression vis-à-vis d’un de ses collaborateurs. Selon une main courante déposée dans un commissariat parisien, William Leymergie aurait tenté d’étrangler un de ses chroniqueurs.

Les syndicats montent au créneau et dénoncent cette violence. Jean Jacques Cordival, président du syndicat CGC média déclare : « Ce n'est pas la première fois qu'un tel incident se produit. … Cette fois ça suffit ! Il faut que la direction prenne des mesures pouvant aller jusqu'au licenciement, mais dans l'immédiat il doit être suspendu de ses fonctions et de l'antenne. »

Le SNJ (syndicat national des journalistes) juge ce comportement indigne du service public. « Cela fait des années qu'on a des plaintes, que des salariés arrivent dans nos bureaux en pleurs, qu'ils subissent des pressions. Cet homme devient excessivement violent. Il n'est pas digne du service public car l'image qu'il en donne est proprement scandaleuse ».

Dans la journée de jeudi, la direction de France 2 "a décidé une mise à pied" et un retrait de l'antenne pour 15 jours de l'animateur-producteur de l'émission « Télématin ».

Primo salue la rapidité exemplaire dont a su faire preuve France 2 lors de cet incident. En effet, moins de 4 heures après l’intervention des syndicats, la sanction tombe.

Primo tient à saluer également l’exemplarité morale des syndicats de France 2, qui accusent William Leymergie d’être indigne du service public car l’image qu’il en donne est proprement scandaleuse.

Une autre affaire, que France 2 tente de passer sous silence, a nui grandement à l'image de probité que France 2 se donne à bon compte. C’est celle de l’affaire Al Dura, le fameux « reportage » de Charles Enderlin.

Il a fallu 7 ans et plusieurs actions en justice – et encore nnous ne sommes pas certains aujourd'hui de la collaboration pleine et entière de France 2 – pour que la chaîne de télévision livre les dessous de l’affaire, à savoir les rushes contenant le "meurtre" du petit Mohamed Al Dura filmé par Tala Abu Rahma et commenté par Charles Enderlin.

N’en déplaise aux syndicats, l’exemplarité du service public reste à prouver et la rigueur morale à trouver. Cette rigueur morale ne doit pas se limiter à du déclaratif mais doit être démontrée jour après jour, et ce, concernant toutes les informations distillées sur cette grande chaîne de service public.

Sans vouloir en quoi que ce soit dévaloriser la douleur de Jean-Philippe Viaud, les conséquences du reportage diffusé par France 2 sont autrement plus graves.

Il nous suffira de noter que France 2 bouge rapidement lorsqu’un familier des sunlights est mis en cause et devient étrangement statique dans d’autres dossiers. L’effet « pipole », comme on dit de nos jours.

Dans cette société qui privilégie désormais l' information immédiate à l’analyse honnête et réfléchie, il ne fait pas bon être humble.

Cette mésaventure est l’occasion de réfléchir sur le harcèlement moral ou physique et donc de revenir sur un dossier dont Primo n'a cessé de se préoccuper depuis quelques mois.

Les faits suivants sont avérés. Nous avons changé le prénom de la victime et n’avons pas précisé le lieu. Mais cet article a été envoyé par nos soins aux principaux intéressés, les mettant au défi de contredire quoique ce soit affirmé ci-dessous. Ils se reconnaitront.

Une employée à la bibliothèque municipale d’un arrondissement de Paris, que nous appelerons Hélène, bibliothécaire depuis 19 ans au moment des faits, titulaire de son poste sur concours, s’occupe particulièrement d’un fond consacré à l’Histoire, notamment celle du judaïsme. Cette section est appréciée des utilisateurs, le taux d’emprunt est excellent. A tel point que, le 12 juillet 2005, elle est félicitée et promue d’un grade par la directrice des Affaires culturelles.

Le conservateur de la bibliothèque, qui soutenait ce projet, décède le même été et une nouvelle directrice est nommée. C’est le début des ennuis pour Hélène. Dès le mois de septembre, la nouvelle directrice décide de rapatrier les livres dans le catalogue général. Hélène ressent cela comme une blessure personnelle. Mais au fond, jusque là, rien ne s’oppose à ce qu’un responsable prenne de telles décisions, fussent-elles injustes.

Ou plutôt, rien ne s’y opposerait si…

Car, dans les histoires de harcèlement moral, il y a toujours un petit fait duquel tout le reste découle. A l'automne 2005, Hélène essaie fort civilement de plaider pour la continuation de son fond littéraire auprès des autorités compétentes. Elle défend son projet avec acharnement.

Au travail, Hélène constate que la situation empire. Moqueries, agressions verbales de la part d’un de ses collègues, obstruction caractérisée de la directrice vis-à-vis des démarches d'Hélène. L’ambiance peu à peu est plombée. Hélène est opiniâtre : elle veut conserver ce fond judaïque et même l’enrichir.

Mais Hélène s’aperçoit que les livres de ce fond subissent de régulières dégradations, certains étant jetés sans autre forme de procès à la poubelle. Cette pratique est bien évidemment rigoureusement interdite au sein des bibliothèques.

Les livres abîmés doivent être remis à un service central et portés au pilon par des personnes assermentées. Ceci pour éviter toute initiative personnelle s’apparentant à de la censure, on le comprend bien. Un fonctionnaire ne peut décider seul du destin de chaque livre.

Hélène se bat et dénonce cette pratique. Le 3 décembre 2005, un de ses collègues, JM, responsable des dégradations, la provoque et veut se jeter sur elle. Il faut, pour l’en empêcher, la présence fortuite de deux policiers qui proposent leur aide à Hélène.

Les autres collègues, pour certains courageux, ont porté témoignage de ce fait. D’autres, la majorité, ont préféré se taire et détourner les yeux.

C'est la victime que l'on condamne

Et, comme toujours en pareil cas, Hélène, l’empêcheuse de tourner en rond, s’aperçoit qu’une partie du personnel commence à lui tourner le dos. Rien ne pourra être prouvé des multiples petites vexations qui vont suivre et qui vont contribuer à faire de sa vie un enfer au quotidien. C’est le traumatisme habituel décrit par les victimes de harcèlement moral.

Pour éviter le saccage du fond qu’elle a contribué à monter, Hélène interpelle le service central des bibliothèques et son collègue prend connaissance de cette initiative.

Le ton monte. Les jours, les semaines se succèdent à travailler dans une ambiance délétère. La directrice de la bibliothèque prend ouvertement parti pour le collègue auteur des dégradations.

Le 25 janvier 2006, un cap est franchi. JM s’en prend à Hélène en l’insultant « « Débile ! », « Sioniste protégée de partout mais ça ne va pas durer ! » « Ils font semblant d’être avec toi pour montrer qu’ils sont avec les sionistes ».

Cette dernière phrase est appuyée d'un coup de pied d’une grande violence, décoché avant qu'Hélène puisse s’enfermer dans un bureau pour se protéger de l'agression. Les ecchymoses sont constatées par la médecine du travail. Il s’ensuit 8 jours d’interruption de travail.

Il faut ici préciser qu'Hélène souffre d’une polyarthrite rhumatoïde très handicapante. Un coup violent dans le genou d'une personne souffrant de cette maladie peut avoir des conséquences dramatiques.

Les procédures de la mairie de Paris sont extrêmement précises lorsqu’un tel incident se produit.

Il est prévu que, pour toute agression, un encadrant doit faire remplir par la victime une fiche technique d’analyse d’incident le plus rapidement possible après l’incident et doit le communiquer, avec le nom de l’agent, au conseiller en Prévention des risques Professionnels de la Direction. Une copie de cette fiche doit être transmise au groupe de travail "Prévention des agressions" de la Coordination Centrale Hygiène-Sécurité-Ergonomie.

Le problème pour Hélène est que l’encadrant est, soit la directrice de la bibliothèque, soit l’agresseur, c'est-à-dire ses supérieurs hiérarchiques directs, ceux qui lui font subir l'enfer depuis des mois.

Ils ont donc tout tenté pour faire obstruction à ses démarches, jusqu’à freiner l’obtention des papiers pour la Sécurité Sociale. Hélène a dû payer de sa poche les premières consultations médicales.

De février à juin 2006, Hélène s’est battue, a tout tenté, jusqu’à demander l’intervention du Maire de Paris, sans obtenir aucune réaction. Une procédure est en cours devant le tribunal administratif de Paris. Les syndicats, interpellés, n’ont pas montré un réel enthousiasme pour aider Hélène. Pourtant, la direction des ressources humaines, en sa commission du mois de mai 2006, a désigné comme principaux responsables la directrice et le supérieur hiérarchique de Hélène.

Entre temps, et afin de calmer le jeu, Hélène s’est vu proposé une simple mutation, ce qu’elle a refusé.

Le pire reste à venir.

Depuis cette agression, Hélène a été mise à pied. Elle ne perçoit plus que 670 euros de salaire mensuel. L’agresseur, à quelques mois de la retraite au moment des faits, a bénéficié d’une promotion, ce qui lui a permis de collecter des points supplémentaires. Il s’agit d’une pratique courante dans les administrations.

Harcelée, frappée par un supérieur hiérarchique alors qu’elle était en état de faiblesse dûe à une maladie grave et invalidante, privée de ressources par une décision inique, Hélène a vu son état de santé empirer.

Elle attend maintenant que le tribunal administratif veuille bien statuer sur son sort. Nous sommes en Septembre 2007. L’affaire date de presque deux ans, sans aucune réaction des responsables administratifs, syndicaux et politiques.

Une décision humaine, normale, aurait été de proposer à Hélène un soutien dans cette épreuve, la reconnaissance de son statut de victime, une réparation et la condamnation du fonctionnaire responsable des coups. La simple dignité aurait commandé de prendre son parti plutôt que celui de l’agresseur et auteur d’insultes gravissimes répétées.

Primo est conscient du fait que, dans tout harcèlement, il y a des facteurs déclenchants qui échappent à la simple logique cartésienne. Primo, qui connaît bien Hélène, sait combien elle peut parfois être intransigeante et donc agaçante pour certains.

Mais nous savons que cette intransigeance, elle se l’applique aussi à elle-même. Nous aurions été bien heureux de pouvoir en dire autant du milieu professionnel dans lequel elle évolue.

Quelles que soient les circonstances et l’intensité des animosités qui peuvent se créer dans le monde du travail, le fait de frapper une personne plus faible et hiérarchiquement inférieure reste et doit rester inacceptable, et donc condamnable.

Ce qui motive les lignes qui précèdent n'est donc pas seulement lié aux insultes antisémites qu'Hélène a subies - inexcusables par ailleurs - mais à cette simple ligne de conduite qui devrait rester la règle dans toute la société et, a fortiori, dans la fonction publique.

Que serait la justice ?

La justice consisterait à rétablir Hélène dans ses fonctions, à s'assurer qu'elle recoive les arriérés de salaire qu'elle n'avait pas perçu jusqu'à aujourd'hui du fait de ce scandale, à prendre des dispositions pour que les auteurs de ces harcèlements et de l'agression soient clairement sanctionnés, et qu'elle reçoive un dédommagement significatif en reconnaissance du préjudice subi.

Primo, en relatant ce fait, s’attend à des réactions politiques ou syndicales, voire à des plaintes pour diffamation. Nous en avons l’habitude. Cet article a été envoyé par courriel aux personnes concernées avec possibilité pour elles de réagir, voire d’infirmer les propos que nous tenons. Sur ce point, nous sommes tranquilles.

Mais décidément, Hélène n’a pas eu de chance.

Elle aurait dû travailler à France 2 au lieu de prendre soin des livres dans une bibliothèque. Les médias et les syndicats, voire les politiques, auraient certainement été un peu plus réactifs et indignés... Très indignés !

Paul Lémand © Primo, 28 septembre 2007

WWW.PRIMO-EUROPE.ORG 

16:10 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

"Je brûle la toge que vous m'avez donnée"

"Je brûle la toge que vous m'avez donnée"

http://wiadomosci.onet.pl/1613296,12,1,1,item.html

Traduit de l'italien en anglais par Sylvia Wysicka, de l'agence de presse PAP
Traduction française de Sentinelle 5768 ©


L'ancien président italien écrit aux racistes " vieux jeu ". Rome, Italie, 27 septembre 2007

Pour protester contre l'invitation du président de l'Iran Mahmoud Ahmadinejad à l'Université Columbia de New York, l'ancien président italien Francesco Cossiga a renvoyé son titre de Docteur " Honoris Causa " décerné par l'Université. Le sénateur Cossiga écrit qu'il était indigné par la mise en scène par le chancelier de l'Université Columbia d'une conférence du chef iranien, qu'il a appelé " un néonazi menaçant et un terroriste islamiste ".

L'ancien président italien a rappelé dans une lettre sèche au recteur de l'Université Columbia que Ahmadinejad avait exprimé sa soif de destruction d'Israël…

Sans respect pour les six millions de Juifs assassinés pour lesquels vous n'en n'avez montré aucun - vous, racistes vieux jeu, et aujourd'hui aussi défenseurs des terroristes islamistes, moi le catholique, je vous retourne le titre Honoris Causa décerné, et je brûle la toge que vous m'avez donnée ", a déclaré Cossiga.
Sa lettre s'est terminée par ces mots : " Sans respect. Francesco Cossiga ".

Bien joué mon ami, dans ce combat. Bien joué.


Adressé par Pamela Geller jeudi 27 septembre 2007.


COSSIGA: PICCONATE E DINAMITE
Giovedì, 27 Settembre 2007
http://www.congedatifolgore.com/news/index.html

16:07 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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