Avertir le modérateur

lundi, 16 juillet 2007

Cérémonie pour la Paix et contre le Terrorisme /Par Hkl

Cérémonie pour la paix et contre le terrorisme du 15 juillet à Paris

 

medium_ceremonie_pour_la_paix_le_15_juillet_2007_61_.3.JPG

Une manifestation de principe a eu lieu contre la présence du Hezbollah en France pour la réunion inter-libanaise organisée par la France à La Celle Saint-Cloud les 14 et 15 juillet pour tenter de débloquer une situation préoccupante pour le Liban, mais aussi pour la région. Avec le rappel de la nature terroriste du mouvement à l'origine de maint attentat et enlèvements, y compris contre des Français.

 

 

Manifestation de principe car il aurait été illusoire de croire qu'il y aurait foule un dimanche de la mi-juillet à Paris. Cependant, pour les organisations ayant appelé à ce qui était « une cérémonie pour la paix et contre le terrorisme, en hommage aux victimes du terrorisme du Hezbollah » il importait de dénoncer le caractère terroriste du mouvement chiite libanais. En rappelant notamment l'attentat du Drakkar, qui coûta le vie à 53 parachutistes français dans un attentat qui avait détruit l'immeuble du Drakkar où ils se trouvaient. Soldats français qui étaient à Beyrouth pour tenter d'y maintenir la paix. Ce même jour 241 marines américains, également en mission de paix, périssaient dans un autre attentat.

Un poème écrit par une Libanaise au lendemain de l'attentat du Drakkar a d'ailleurs été lu lors de la cérémonie.

Parmi les otages occidentaux enlevés par « le Parti de Dieu, » armé et soutenu par l'Iran et la Syrie, il y eut le chercheur Michel Seurat, qui trouva la mort pendant sa détention et le journaliste Jean-Paul Kaufman qui ne fut libéré qu'au bout de près de 3 années de détention.

 

En octobre 2000 trois soldats de Tsahal avaient été kidnappés sur le territoire israélien. Et sont morts aux mains du Hezbollah. En juillet 2006 ce sont deux soldats qui ont été kidnappés, toujours sur le territoire israélien. Il n'y a eu aucune nouvelle d'eux un an plus tard. Trois autres soldats avaient été tués lors de cette incursion en territoire israélien et un autre grièvement blessé. Cinq autres soldats furent tués en tentant de libérer les deux soldat kidnappés, le 12 juillet 2006. De tirs de roquettes avaient frappé le nord d'Israël dans une opération de diversion avant ce kidnapping.

La cérémonie, avec allumage de bougies à la mémoire des victimes du Hezbollah, a été co-organisée par l'UEJF – Union des Etudiants Juifs de France- et s'est déroulée en présence de son nouveau Président, Raphaël Haddad, qui a pris la parole pour dénoncer les méfaits du Hezbollah. Comme l'a fait également Huguette Chomsky-Magnis, Présidente du Mouvement pour la Paix et Contre le Terrorisme, association co-organisatrice de la manifestation. Avec SOS Attentats. 

Richard Prasquier, le nouveau Président du CRIF – Conseil Représentatif des Institutions Juives de France -, était venu apporter son soutien, comme Gil Taïeb, Président de l'ABSI – Association pour le bien-être des soldats israéliens – ou Yves Kamami, représentant le B'nai B'rith de France. Le FSJU – Fonds Social Juif Unifié -, la WIZO les CCJ – Union des Conseils des Communautés juives de France - ou Medbrige soutenaient aussi la cérémonie.

 

Richard Prasquier rappelait également les attentats visant des Juifs perpétrés par le Hezbollah. Avec, notamment, 85 morts et plus de 200 blessés à Buenos Aires.

Il faut également souligner la présence de l'Amiral Darmon, Président d'Honneur de France-Israël, d'administrateurs du Consistoire de Paris Ile-de-France, de la nouvelle Présidente de « Ni putes ni soumises » ou de Diagne Chanel, Présidente du Comité Soudan.

 

medium_rassemblement_pour_la_paix_et_contre_le_terrorisme_photo_Alain_Azria_5_.2.JPG

Si, pour l'UEJF, la présence du Hezbollah sur le territoire français était inadmissible, le CRIF, pour sa part, bien que prenant acte de la volonté française de favoriser la recherche de la paix au Liban, déplorait que le Hezbollah puisse tirer une quelconque légitimité de sa participation à la réunion interlibanaise.

Il faut rappeler que le Président de la République, lorsqu'il a reçu les familles des deux soldats kidnappés par le Hezbollah et du soldat kidnappé par le Hamas, a dit clairement qu'il considérait que le Hezbollah est une organisation terroriste et qu'il ne le rencontrerait pas. Ce qu'a confirmé David Martinon, porte-parole de l'Elysée. Qui a également déclaré que pour la Commission Européenne ce parti chiite n'est pas considéré comme un mouvement terroriste. Même si le Parlement européen a réclamé son désarmement prévu dans les nombreuses résolutions des Nations Unies à propos du Liban.

Un sujet qui a fait débat parmi les participants à cette cérémonie, certains y voyant un double langage.

 

Toutefois, comme l'avaient promis le Chef de l'Etat et le ministre des Affaires étrangères lorsqu'ils ont reçu récemment les familles des soldats kidnappés, leur sort a été évoqué lors de la rencontre de La Celle Saint- Cloud. Bernard Kouchner a déclaré dans une conférence de presse qui s'est tenue à l'issue de cette rencontre à huit-clos avoir compris qu'ils étaient vivants et que les négociations en cours sous l'égide de l'ONU étaient en bonne voie. Il ne semble pourtant pas qu'une preuve de leur état de santé ait été donnée, mis à part des assurances verbales.

 

Il déclarait, par ailleurs, que si les relations entre les 31 Libanais représentant 14 partis et la société civile libanais avaient été tendues le premier jour, elles avaient été sereines et même amicales, parfois fraternelles, le second. Avec des avancées qui font espérer que ce dialogue inter-libanais se poursuivra. Bernard Kouchner doit d'ailleurs se rendre à Beyrouth à la fin du mois pour poursuivre cette mission de facilitateur. On ne peut qu'espérer qu'il demandera des preuves tangibles du sort des deux soldats kidnappés et que la Croix-Rouge puisse les rencontrer. Comme c'est le cas  pour les Libanais détenus en Israël. Prisonniers arabes dont il a également été fait mention lors des conversations avec le ministre des Affaires étrangères.

 

medium_rassemblement_pour_la_paix_et_contre_le_terrorisme_photo_Alain_Azria_.2.JPG

La cérémonie à la mémoire des victimes du Hezbollah s'est clôturée par la Marseillaise. Et s'il y avait quelques drapeaux israéliens, des drapeaux français avaient été distribués en grand nombre, signifiant que le terrorisme du Hezbollah ne touche pas que des Israéliens.

 

Par Hélène Keller- Lind  pour Telej.info

08:30 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 15 juillet 2007

LE CHEF DE LA DELEGATION DU HEZBOLLAH AFFIRME QUE SON MOUVEMENT ..

Sujet : Dans une interview au "Figaro", le chef de la délégation du Hezbollah affirme que son mouvement a les moyens d'affronter à nouveau Israël.

 

Une correspondante me transmet cet article.

 

« Dans une interview au "Figaro", le chef de la délégation du Hezbollah affirme que son mouvement a les moyens d'affronter à nouveau Israël. »

 

Notre hospitalité a fait de nous des complices des terroristes. La porte est ouverte. Les journaux les plus connus  publieront sans honte des interviewes où la haine s'affiche.

 

A la veille des cérémonies commémoratives de la Rafle du Vélodrome d'Hiver, on publie ce texte. Le mot Juif en est soigneusement absent. Il est remplacé par  « entité sioniste ». Objet de la même haine. Aucun commentaire de la journaliste. Elle a tendu son micro à un criminel. Son choix était fait. Pour l'occasion, le langage hystérique et antisémite du Hezbollah s'est policé. Nous sommes entre gens d'équivoque compagnie. Ceux qui regardent les programmes d'Al Manar  dans des salons.

 

Le texte est publié le 14 juillet. Un 14 juillet  qui donne la nausée.

 

 

B. Capdevielle

 

 

 

 

Mohammad Fneich (Hezbollah) : "L'approche française est plus équilibrée"

Propos recueillis à Beyrouth par SIBYLLE RIZK. (nom typiquement libanais)

Publié le 14 juillet 2007

 

Dans une interview au "Figaro", le chef de la délégation du Hezbollah affirme que son mouvement a les moyens d'affronter à nouveau Israël.

 

medium_mohammad_Fneich_Photo_Joseph_Barrak_Afp.jpgLE MINISTRE démissionnaire Mohammad Fneich représente le Hezbollah à la réunion interlibanaise qui s'ouvre aujourd'hui. Cette participation est un événement en soi pour le Parti de Dieu, qui acquiert ainsi une reconnaissance dépassant celle de ses alliés syrien et iranien. Mohammad Fneich a expliqué au Figaro comment le Hezbollah abordait la rencontre.

 

 

 

LE FIGARO. - Comment avez-vous réagi aux déclarations de Nicolas Sarkozy invitant le Hezbollah à cesser ses actions terroristes ?

 

Mohammad FNEICH. - Nous avons envisagé dans un premier temps de renoncer à nous rendre à Paris, car de tels propos nous portent préjudice. Mais un communiqué de clarification des autorités françaises a ensuite rectifié les choses.

 

 

 

Qu'attendez-vous de la réunion de La Celle-Saint-Cloud ?

 

Nous étions dès le départ favorables à l'initiative française. D'autant que la France a modifié son approche de la question libanaise, qui est désormais plus équilibrée, au moins dans la forme. Ce n'est un secret pour personne que la précédente équipe avait pris ouvertement parti pour un camp. La nouvelle administration tire les leçons de cette expérience politique, qui n'a fait qu'exacerber la crise. La France sait que si elle veut continuer de jouer un rôle au Liban elle n'a pas intérêt à ce que la situation y devienne incontrôlable. Ses objectifs diffèrent en cela de ceux des États-Unis, qui se servent du Liban pour satisfaire leurs intérêts régionaux. Désormais, l'objectif français semble être de vouloir rapprocher les Libanais. Cette initiative pourrait créer un climat positif en mesure d'ouvrir la voie à une éventuelle solution.

 

 

 

Quelles sont les chances de succès de la conférence ?

 

Le dialogue ne sera pas fructueux si toutes les parties ne prennent pas conscience du danger d'arriver à l'élection présidentielle libanaise (en septembre, NDLR) sans entente interne préalable destinée à résoudre la crise du pouvoir exécutif. Cela passe par l'acceptation du principe d'un partenariat véritable, faute de quoi le pays s'enfoncera dans l'inconnu. Le camp au pouvoir doit faire comprendre à ses amis américains que leurs intérêts nationaux diffèrent des calculs régionaux des États-Unis. La position du Hezbollah est claire, nous voulons la fin des pratiques hégémoniques du camp au pouvoir et revenir aux pratiques institutionnelles normales.

 

 

 

Le saut dans l'inconnu que vous craignez comprend-il des risques d'une guerre entre sunnites et chiites ?

 

Certainement pas. Pour le Hezbollah en tout cas, il s'agit d'une ligne rouge.

 

 

 

Percevez-vous une différence de politique entre l'Iran et la Syrie au Liban, la première ayant davantage intérêt à sa stabilité que la seconde ?

 

Il n'y a pas de différence sur le plan stratégique. Mais chacun a ses particularités. La Syrie est le voisin direct du Liban à qui elle est donc liée par des intérêts vitaux. Elle se perçoit aujourd'hui comme la cible principale de l'offensive américaine qui passe par le Liban. Or, il est évident que si Damas considère que le système politique libanais allié à ses adversaires constitue un danger pour sa sécurité et ses intérêts, elle ne va pas rester sans réagir. Il faut comprendre une réalité géopolitique essentielle : faute d'établir des relations amicales avec la Syrie, le Liban est voué à l'instabilité politique et économique.

 

 

 

Les armes dont dispose le Hezbollah n'autorisent-elles pas vos rivaux libanais à se sentir menacés ?

 

La résistance est le résultat de l'occupation. Nous avons pris les armes pour défendre notre terre. Elles n'ont jamais servi pour obtenir des victoires internes. Celui qui invente des peurs en ce sens a des motivations politiciennes. Elles ne sont pas réalistes.

 

 

 

Qui a commis selon vous l'attentat par lequel six Casques bleus espagnols ont été tués le 24 juin au Liban-Sud ? La Syrie manipule-t-elle des groupuscules islamistes sunnites ?

 

La déclaration d'Ayman Zawahiri (le numéro deux d'al-Qaida) fait office de revendication de mon point de vue. Al-Qaida considère la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) comme une puissance occupante et a été jusqu'à nous accuser de protéger la frontière israélienne en acceptant la présence des Casques bleus. Personne ne peut démêler le jeu des services de renseignements de toutes sortes, mais je ne crois pas possible d'imputer à la Syrie les agissements d'al-Qaida au Liban.

 

 

 

La guerre de l'été 2006 a été déclenchée à la suite de la capture par le Hezbollah de soldats israéliens. Où en est le dossier de l'échange de prisonniers ?

 

Il ne dépend pas uniquement du Hezbollah. Nous sommes entièrement disposés à réaliser une opération d'échange de prisonniers et l'ONU est en train de jouer les intermédiaires. Nous avons déclaré dès le premier instant que l'objectif de notre opération était de parvenir à un tel échange. Il s'agissait pour nous d'un moyen de pression sur Israël. Mais elle a servi de prétexte pour déclencher une offensive préméditée par Israël et les États-Unis. Il est apparu que la guerre était avant tout américaine. Condoleezza Rice l'a énoncé clairement en disant qu'elle symbolisait l'accouchement du nouveau Moyen-Orient.

 

 

 

Êtes-vous en train de réarmer, en prévision d'une nouvelle guerre ?

 

Le Liban est dans la tourmente depuis la création de l'entité sioniste. Notre expérience nous a appris que les crises régionales se répercutent d'une façon ou d'une autre au Liban. Par conséquent, nous n'allons pas céder à l'illusion béate que tous les dangers ont disparu. L'arsenal dont dispose le Hezbollah est largement suffisant.

 

http://www.lefigaro.fr/international/20070714.FIG000000656_mohammad_fneich_hezbollah_l_approche_francaise_est_plus_equilibree.html

08:25 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (1)

samedi, 14 juillet 2007

LE HEZBOLLAH EST INVITE A PARIS

Le Hezbollah est invité à Paris...

Rassemblement et une cérémonie pour la paix et contre le terrorisme

Dimanche 15 juillet à 16 h

place de la République

à Paris

 

A l'heure où des représentants du Hezbollah sont invités sur le territoire de la République , nous tenons à réaffirmer que le Hezbollah est une organisation terroriste, comme l'a récemment déclaré le Président de la République.

Nous affirmons qu’inviter le Hezbollah à Paris, alors qu’il détient en otage deux soldats israéliens, qu’il ne permet  pas au Comité International de la Croix Rouge de rendre visite à ces deux soldats ni  ne donne la moindre garantie sur leur état de santé, n’est pas rendre service à la paix.

Nous rappelons que des civils et militaires français ont été victimes du terrorisme du Hezbollah, notamment lors de l’attentat du Drakkar en 1983.

En la  mémoire de toutes les victimes, le rassemblement sera suivi d’une cérémonie.

Pour Raphaël Haddad, Président de l'UEJF: "Aujourd’hui, accueillir le Hezbollah sans conditions dans les châteaux de la République est une insulte à la France. Il n'est pas normal que l’on invite une organisation terroriste qui a porté atteinte à la France , notamment en tuant lâchement nos soldats lors de l'attentat du  Drakkar."
 

L'UEJF, avec le soutien du CRIF, rejoint par le MPCT (Mouvement pour la paix et contre le terrorisme), SOS Attentats, Club Convergences, Resiliencetv, L'Observatoire International des Libertés, Bnai Brith de France, le  FSJU,  la Wizo et de nombreuses autres associations, organise ce rassemblement pour la paix et contre le terrorisme.


12:03 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 13 juillet 2007

COMITE INTERNATIONAL POUR LA LIBERATION DES 3 SOLDATS ISRAELIENS

COMITE INTERNATIONAL POUR LA LIBERATION DES 3 SOLDATS ISRAELIENS

medium_Photo_Alain_Azria.jpg

1500 personnes ont répondu à l’appel du CONSISTOIRE DE PARIS et de SIONA,

 le 8 juillet à la synagogue de la Victoire à Paris en présence de tous les dirigeants

de la Communauté juive de France dont Monsieur Richard PRASQUIER Président

du CRIF, Monsieur Pierre BESNAINOU Président du FSJU et Monsieur David

KORNBLUTH Ambassadeur Plénipotentiaire, délégué d’Israël auprès de l’UNESCO,

 et de nombreux élus.medium_DSC00379_copy.jpg


La cérémonie était organisée pour sensibiliser l’opinion publique française au problème

 des trois soldats détenus en otage, Guilad SHALIT, Oudi GOLDWASSER, Eldad REGEV,

 en présence de leurs familles.


Joël MERGUI, Président du Consistoire de Paris qui ouvrait la cérémonie salua

chaleureusement l’assistance et s’adressa directement aux familles en rappelant

que depuis l’origine, le Consistoire de Paris participait aux côtés de SIONA

à l’action pour la libération des trois soldats.medium_Sina_victoire_8_juillet_2007_Photo_Alain_Azria_51_.JPG

 


Le Président rappela combien le judaïsme était sensible à la libération des prisonniers

et expliqua que la synagogue était le lieu le mieux adapté pour réunir des juifs autour

 medium_Sina_victoire_8_juillet_2007_Photo_Alain_Azria_32_.JPGd’un sujet aussi sensible.


L
e lendemain de la cérémonie, le Président de la République Nicolas SARKOZY,

 le Maire de Paris Bertrand DELANOË et le Ministre des Affaires étrangères

 Bernard KOUCHNER ont reçu les familles des trois soldats détenus en otage

 en présence du Président du Consistoire de Paris Joël MERGUI et le Président

du Mouvement SIONA Roger PINTO.

22:05 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

EDITO DE JEAN MICHEL CASA AMBASSADEUR DE FRANCE EN ISRAEL

EDITO: EXCLUSIF ISRAEL FRANCE L'AMBASSADEUR de FRANCE en ISRAEL JEAN-MICHEL CASA : le renouveau des bonnes relations France-Israël

Permalink Consulter les précédents éditos

medium_JEAN_MICHEL_CASA_PHOTO_ALAIN_AZRIA.jpgJean-Michel Casa, Ambassadeur de France en Israël : ” L’une des tâches de cette ambassade est que, sur la base de ce qui existe déjà, l’on puisse aller plus loin…”

jul11

Par Par Mati Ben-Avraham

D’une année à l’autre, le 14 juillet est une bonne occasion pour une mise en perspective des relations franco-israéliennes. L’actuel ambassadeur de France, Jean-Michel Casa, s’est prêté au jeu.

Mati Ben-Avraham : Mme Livni était, la semaine passée, à Paris. Vous avez assisté à ses différents entretiens au plus haut niveau de l’état français. Les familles des soldats enlevés voici un an ont été reçues à l’Elysée lundi, puis le lendemain au Quai d’Orsay. Le président Nicolas Sarkozy n’a pas hésité, devant ses hôtes, à qualifier le Hezbollah de mouvement terroriste. Tout ceci est interprété, ici, comme des signes d’une réorientation de la politique française au Proche-orient en général et vis-à-vis d’Israël en particulier. Alors, monsieur l’ambassadeur, réorientation ou nouvel équilibrage?

Jean-Michel Casa : Je vais me référer, tout d’abord, à la première partie de votre question. Je crois qu’il est très important, effectivement, que les trois familles des trois soldats capturés aient été reçues au meilleur niveau à Paris. Le président de la République tenait à les recevoir et en particulier, la famille du soldat Shalit, qui est un binational franco-israélien, pour témoigner à la fois de notre solidarité et des efforts que nous déployons pour obtenir sa libération. Cela dit, le président de la république – si je ne me trompe pas – à dit très exactement que le Hezbollah qui est un parti politique libanais, qui s’inscrivait dans le panorama politique libanais – et à ce titre serait invité prochainement à Paris dans le cadre de la réunion informelle qui aura lieu après le 14 juillet pour essayer de relancer le dialogue national libanais – et bien, ce qu’a dit le président c’est que nous souhaitions que le Hezbollah renonce aux actes terroristes, renonce à la pratique du terrorisme. Cela donne donc aussi un éclairage d’ensemble à la question que vous m’avez posée de l’orientation ou équilibrage. Je crois qu’il y a toujours de la part de la France, quels que soient ses responsables, un grand intérêt pour les questions de la région. Ne sommes-nous pas des voisins. Les problèmes de cette région nous affectent durablement. Alors, certainement par ce qui a pu être perçu, peut-être, comme un déséquilibre par les israéliens, il y a aujourd’hui, très clairement, la volonté de la part des autorités françaises – du président de la république, du ministre des Affaires étrangères – de parler à tout le monde, d’être écouté de tout le monde, de dispenser nos conseils, d’aider de manière peut être plus active à la reprise d’un processus de paix, d’amener un apaisement dans la région, que ce soit au Liban, dans la relation libano-israélienne, mais aussi dans la relation israélo-palestinienne. Je voudrais rappeler, à ce propos, que Mme Livni a été reçue avec beaucoup de chaleur à Paris, par le président de la république, par le ministre Bernard Kouchner. Les entretiens, auxquels j’ai participé, se sont particulièrement bien passés. Mais cette visite faisait suite aux visites d’autres dirigeants de la région, tel le président Mahmoud Abbas qui était à Paris quelques jours auparavant. Dans nos discussions avec nos amis israéliens, en particulier lors de la visite de Mme Livni – et j’insiste bien sur le terme ” amis israéliens ”, le président a rappelé qu’Israël est l’ami de la France – nous désirons en même temps tenir un langage franc, et dire à Israël que nous souhaitons, par exemple, tel ou tel geste dans tel ou tel domaine en direction des palestiniens, en particulier du président Abbas et du gouvernement de monsieur Fayed pour la reprise d’un processus de paix.

MBA : Passons au plan économique, pris dans son sens le plus large. Où en est-on et quels sont pour vous les créneaux les plus porteurs?

Jean-Michel Casa : Nous sommes dans une situation qui n’est pas mauvaise, avec des échanges significatifs. Un milliard d’euros d’échanges commerciaux, avec un léger excédent pour la France. Mais, on pourrait faire mieux, à la fois en termes d’échanges commerciaux, de coopération d’entreprises, de capital-risque, d’investissements français en Israël et israéliens en France. Il y a des investissements français en Israël. Je citerai Véolia, BNP-Paribas, Alstom mais on pourrait faire mieux, notamment dans les domaines des biens, des services. On pourrait aussi espérer plus d’investissements israéliens en France. Ils existent mais, par exemple, à la Bourse de Paris, la présence israélienne est très faible, les d’entreprises israéliennes sont encore très peu cotées sur nos marchés financiers. Il y a donc une marge d’amélioration, d’autant plus que nous avons affaire à deux économies puissantes, prospères. La France est un pays moteur en Europe. L’ouverture du marché français signifie une ouverture sur tout le marché européen, dans une zone libre de barrières, avec l’atout formidable que représente la France, qui a une très forte attractivité, qui est l’un des principaux terrains d’accueil des investissements étrangers. Il y a aussi le lien humain extraordinaire qui existe entre la France et Israël , qui ne se résume pas bien sûr à la présence des franco-israéliens ici et à l’importance de la communauté juive en France, mais dont il faut tenir compte. La France a la plus grande communauté juive du monde après les Etats-Unis, avec une proximité géographique très forte avec Israël, qui se double d’une proximité affective de par les familles qui vivent ici et là-bas. Dans la durée, il serait bien que tous ces liens humains formidables puissent se développer mais aussi se traduire en terme de développement des échanges, des investissements, de prospérité partagée. Grâce à l’accroissement de leur pouvoir d’achat, les israéliens se tournent de plus en plus vers des produits, disons plus sophistiqués que le marché français est à même de leur proposer. Mais c’est vrai aussi dans le domaine des machines, des travaux publics. Et il y a des possibilités de coopération formidables dans le domaine des hautes technologies où Israël est l’un des pays les plus avancés au monde, c’est bien connu, avec des pôles technologiques très performants et nous-mêmes, nous essayons de valoriser nos pôles de compétitivité. Nous avons d’excellents laboratoires, nous avons des universités de haut niveau et je suis sûr que, au-delà des coopérations qui existent déjà entre certains pôles technologiques français et des pôles israéliens tels le Technion de Haïfa, ou celui de l’Institut Weizman, je suis sûr donc que nous pouvons développer davantage les relations dans le domaine des nouvelles technologies de manière générale : les technologies de l’information, biotechnologies, nanotechnologies… Il y a là un domaine d’excellence où Israël et la France ne sont non pas concurrents, mais probablement tout à fait complémentaires. Je crois que l’une des tâches que doit se fixer cette ambassade est que, sur la base de ce qui existe déjà – et qui est bien – l’on puisse aller plus loin, et quelque chose qui soit à la hauteur à la fois de la qualité de nos relations politiques et des ambitions de notre relation.

MBA : Côté culturel, l’actualité est particulièrement bien fournie : inauguration du nouvel Institut, des manifestations multiples… Tout se passe comme si le culturel était devenu la locomotive des échanges franco-israéliens. A moins qu’il soit l’iceberg, la vitrine, c’est-à-dire ce que l’on est autorisé à voir dans ces échanges, la discrétion étant de rigueur sur d’autres plans.

Jean-Michel Casa : Non, non, ce n’est pas cela, ce n’est pas une vitrine, ni un iceberg! Simplement, la culture c’est quelque-chose qui se voit par définition, qui est populaire, qui intéresse les gens, qui parle aux gens, peut-être plus que les chiffres des échanges économiques. Et puis, je dirai qu’il y a aussi une vraie attraction, qui était là même au moment où les relations étaient moins chaleureuses entre la France et Israël. Il y a toujours eu un intérêt culturel commun très, très fort. Par exemple, nous avons toujours une très forte présence de touristes israéliens en France. Il y a un intérêt pour sa culture, pour ses musées, pour ses chansons et inversement, un intérêt des français pour la culture israélienne. Il suffit de voir le succès du film israélien en France, succès qui ne s’est jamais démentie au cours des années. Simplement, ce dont nous manquions, en Israël et en particulier à Tel-Aviv, la capitale culturelle du pays, l’une des capitales culturelles du monde, une ville qui a la juste réputation d’être en mouvement perpétuel, nous manquions donc d’un bel écrin, d’une belle vitrine pour la culture française. Désormais, nous l’avons avec le nouveau bâtiment qui est un choix politique, mais non un choix politique de choisir la culture au détriment d’autre chose, mais tout au contraire de prendre la culture pour instrument d’expression du rapprochement politique entre nos deux pays. C’est donc un choix très fort que d’acheter un bâtiment historique, dans le centre de Tel-Aviv, un bâtiment Bauhaus de très belle facture, de le rénover et d’en faire la vitrine des activités cultuelles françaises dans ce pays. L’inauguration a eu lieu il y a quinze jours, en fanfare dirai-je, dans le cadre de la fête de la musique. Je crois qu’elle a marqué le public israélien. Une très belle programmation est prévue pour les semaines et les mois qui viennent. Je pense à l’inauguration, le 13, d’une très belle exposition sur les Justes de France, qui vient du Mémorial de la Shoah à Paris, qui fera place à une très belle vidéo réalisée par Agnès Varda pour la cérémonie à la mémoire des Justes en janvier dernier, sous la présidence de Jacques Chirac, alors président de la république, et de Mme Simone Weil. Il y aura aussi des activités portant sur la musique, sur le cinéma où nous avons œuvré, cette année, à ce que les films israéliens, en fait des coproductions, soient présents à Cannes où ils ont connu le succès puisque la plupart d’entre eux ont été primés. Mais encore une fois, ce n’est pas un substitut mais, au contraire, quelque-chose d’emblématique dans nos relations que cette embellie de nos relations culturelles. Cela correspond à quelque-chose de très profond entre nos deux pays et en même temps, dans un contexte politique renouvelé, traduit une volonté d’aller plus loin. De la même manière, si l’on reste dans ce domaine, l’ouverture en septembre prochain d’un lycée franco-israélien, d’un embryon de lycée franco-israélien, traduit également la volonté de renouveler en quelque sorte ce qui a toujours existé, mais qui avait besoin de retrouver un nouveau souffle, c’est-à-dire les très anciennes relations entre la France et le peuple juif, entre la France et Israël, entre Israël et la Francophonie et de donner un nouvel élan à la fois, en Israël, à la francophonie et à la culture française.

MBA : Dernier point, les projets d’ici au 14 juillet 2008?

Jean-Michel Casa : Je crois que, de prime abord, nous devrons travailler à consolider ce qui existe. A réussir complètement le lancement du nouvel Institut. A réussir celui du lycée franco-israélien. Dans les nouveaux projets, il y a bien sûr le 60ème anniversaire de l’état d’Israël et nous souhaitons nous associer aux célébrations de cet évènement. Nous avons des projets au plan musical, comme par exemple produire en Israël un très bel Oratorio du musicien français Honegger, consacré au roi David. Nous espérons également monter, au musée d’Israël, une exposition de très belles œuvres, volées par les occupants nazis en France et récupérées après la guerre. Elles seront donc exposées pour la 1ère fois en Israël. Je crois que c’est très symbolique sur le plan de la mémoire, du rappel de ce que furent le nazisme et la Shoah. Et ce sera aussi une exposition artistique de très grande valeur. Et puis, nous comptons aussi, d’ici un an, inaugurer par des manifestations artistiques ou une soirée portes ouvertes au musée de Tel-Aviv, notre semestre de présidence de l’Union européenne et nous tenons à associer nos amis israéliens à cet évènement.

 http://www.israelvalley.com/edito/2007/07/11/11392/exclusif-israel-france-l-ambassadeur-de-france-en-israel-jean-michel-casa-le-renouveau-des-bonnes-relations-france-isrannl

 

 

00:45 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu