Avertir le modérateur

jeudi, 12 juillet 2007

Le Maire de Paris Bertrand Delanoe va faire apposer la photo des trois soldat israeliens dans un lieu public..

Bertrand Delanoë va faire apposer la photo des 3 soldats israéliens dans un lieu public
10 juillet 2007 - Par Sabine Roitman à Paris pour IsraelValle

La rencontre de la délégation israélienne avec le Maire de Paris a été chaleureuse.
Bertrand Delanoë s’est déclaré opposé à discuter avec le Hezbollah ou le Hamas et a proposé d’écrire tout de suite après la rencontre deux lettres, l’une au Ministre des Affaires Etrangères afin de lui demander d’obtenir un signe de vie des 2 soldats détenus en otages du Hezbollah encore avant la réunion et une lettre au Président du Parlement libanais, Nabih Berri, proche de Nasrallah.
Rendre une visite de la Croix Rouge possible auprès des otages, a également été évoqué.
Le Maire de Paris a accepté le principe de trouver un lieu public, le mieux approprié à Paris afin d’y apposer la photo des 3 soldats.

Delanoë : il faut obtenir des preuves de vie des soldats israéliens enlevés

Bertrand Delanoë a communiqué au CRIF une lettre qu’il vient d’écrire à Bernard Kouchner, quelques jours avant la tenue à Paris de la conférence interlibanaise.
Le Maire de Paris écrit au ministre des Affaires étrangères : « Il m’apparaît indispensable que soit exigés du Hezbollah, avec la plus grande fermeté des preuves de vie et de bonne santé des soldats israéliens enlevés en juillet 2006, et des signes tangibles en vue de leur prochaine libération ».




09:20 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 10 juillet 2007

PORTRAIT ARCADI GAYDAMAK

 

 

 

"Je suis un homme étrange", déclarait-il en 2000. Sept ans après, l'"étrange" Arcadi Gaydamak est toujours autant sollicité. Aujourd'hui, à peine arrivé dans ce grand hôtel de Tel-Aviv, l'homme que certains Israéliens appellent "melech" (le roi) est immédiatement entouré. Avant d'arriver, il nous avait prévenu : "Vous allez voir, ils vont tous se précipiter." Ce fut le cas. Alors le voilà qui écoute les quémandeurs et promet de se pencher sur les requêtes. Le voilà donc, ce milliardaire d'origine russe qui se définit lui-même comme "l'homme le plus populaire d'Israël".

Cette popularité, réelle, il l'a construite pas à pas, jusqu'à devenir, dit-il, la personnalité "la plus citée dans les médias". Lundi 9 juillet, le milliardaire a décidé de mettre cette célébrité au service de ses ambitions. Les premières assises de son parti, baptisé "Justice sociale", devraient se tenir jeudi 12 juillet à Jérusalem.

La popularité d'Arcadi Gaydamak est montée au zénith en 2006 lorsqu'il a décidé de devenir le philanthrope numéro un d'Israël. Il s'est découvert une "âme de bienfaiteur" lors de la guerre des 33 jours, au Liban, pendant l'été 2006. Estimant que l'Etat ne remplissait pas ses devoirs, il s'est proposé d'accueillir dans des camps de vacances les réfugiés de Galilée qui fuyaient les roquettes Katioucha du Hezbollah. L'opération ayant particulièrement bien marché, il a décidé de la renouveler chaque fois que nécessaire. Et d'abord pour venir en aide à la population de Sdérot, ville frontalière de la bande de Gaza et cible des tirs du Hamas.

Au printemps, pour la deuxième fois en moins d'un an, il a donc affrété des autobus pour évacuer les habitants, loué des chambres d'hôtel pour les accueillir et installé, à ses frais, des camps de tentes pour offrir un toit à ceux qui ne supportaient plus de vivre sous la menace.

L'"Ange d'Israël", ainsi baptisé par les bénéficiaires de ses largesses, estime qu'il ne s'agit là que de "l'expression de la tradition juive de solidarité. Apporter aide et soutien à ceux qui en ont besoin : c'est comme cela que nous avons survécu pendant des millénaires". "Nos dirigeants sont irresponsables", poursuit-il. "Le gouvernement est incapable de protéger ses citoyens. Que va-t-il se passer lorsque des bombes tomberont sur Ashkelon, Ashdod ou Tel-Aviv ?" Gaydamak se veut l'"homme-providence". Il sait utiliser tous les événements pour faire parler de lui. Il organise des barbecues géants à l'occasion du Nouvel An juif ou de la fête nationale. Son nom est sur toutes les lèvres. Pour quel bénéfice ? Voilà la question.

Il avoue presque timidement avoir récemment décidé de devenir "un homme public". Pas un politicien, car "c'est artificiel". Lui, il est "un homme de la vie réelle". S'il le voulait, dit-il, il pourrait obtenir 40 députés sur 120 à la Knesset (Parlement). Il veut créer le bien-être social. Il est persuadé que c'est la seule manière de résoudre les crises. "La prospérité économique permettra d'éliminer les tensions et de réconcilier Juifs et Arabes. Les extrémismes naissent du désespoir." Les problèmes politiques, la création d'un Etat palestinien, la tension à Gaza, tout sera réglé par le développement. "Regardez en Russie, lance-t-il, depuis qu'il n'y a plus d'idéologie, il n'y a plus de confrontation. Ce qui compte, c'est le consumérisme. Tout le monde doit faire de l'argent."

Mais comment fait-on "de l'argent" ? Comment Arcadi Gaydamak est-il devenu si riche ? Né au centre de Moscou, ancien membre des Jeunesses communistes, il débarque en Israël à 20 ans, profitant de la "loi du retour", et travaille dans un kibboutz. Deux mois plus tard, il part en France. Traducteur-interprète, son parcours se perd ensuite dans les méandres des affaires. Gaydamak se définit d'abord comme un homme d'affaires international. "Lorsque vous êtes né dans un village, vous n'avez que les opportunités que vous offre ce village. Moi, je suis un homme du monde et je saisis les opportunités au niveau mondial." Pour ce faire, il a beaucoup voyagé, s'établissant à Londres, à Paris, à Moscou. Il refuse de dire s'il est riche : "C'est un mot que je n'utilise pas, comme celui de "pauvre" d'ailleurs."

Le secret de sa réussite ? "Il n'y en a pas. Il faut avoir de la dignité. Les gens qui gagnent de l'argent ont l'esprit de dignité plus développé que les autres." Comment ça ? "L'argent vous procure une défense contre l'humiliation. L'argent vous protège." Et d'expliquer que lorsque l'on n'a plus envie de prendre le bus, on s'achète une voiture. Que lorsqu'on ne veut plus prendre les avions de ligne, on s'achète un jet privé. "Mon objectif, c'est d'être libre, ne plus subir d'humiliation." Tel serait le moteur d'Arcadi Gaydamak. Souvent accusé de collusions mafieuses, de trafic d'armes, ce karatéka de 55 ans balaie ces "médisances" d'un revers de main.

Soupçonné de blanchiment d'argent en Israël, il affirme que c'est "une histoire totalement imaginaire" et qu'il attend toujours d'être inculpé. "Que la justice me dise exactement ce qu'on me reproche." Il dément qu'une somme de 4,9 millions de dollars soit toujours consignée par la justice israélienne dans l'attente de la conclusion de l'enquête. Quant au mandat d'arrêt international délivré par le juge Philippe Courroye, le 6 décembre 2000, pour un trafic d'armes à destination de l'Angola, il explique : "C'est une manipulation politique montée contre moi par la DGSE. (...) Je suis prêt à m'expliquer. Je suis prêt à être jugé. Je suis prêt à accepter la décision du tribunal, mais je ne veux à aucun prix être placé en détention préventive." C'est pour cela qu'il aurait fui la France, tandis que Pierre Falcone, son complice présumé, était inculpé et écroué sept mois à partir du 1er décembre 2000 pour "commerce d'armes illicite, fraude illicite, fraude fiscale, abus de biens sociaux, abus de confiance et trafic d'influence". L'"Angolagate" débute. L'instruction durera plus de cinq ans et s'achèvera en juin 2005. Elle permet d'établir qu'en 1993 et 1994 plus de 600 millions de dollars de matériels militaires ont été vendus au régime angolais de José Eduardo Dos Santos. C'était l'époque de la guerre contre les rebelles de l'Unita dirigée par feu Jonas Savimbi. Les soldats cubains étaient partis. Le pouvoir en place à Luanda avait besoin d'armes en échange de pétrole.

Michel Bôle-Richard

Article paru dans l'édition du 11.07.07.

WWW.LEMONDE.FR

 

21:05 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 09 juillet 2007

LE CRIF EN ACTION

Le Crif en action
 
Sarkozy : Je fais de la libération des trois soldats israéliens une question personnelle
09/07/07
  imprimer cet article envoyer à un ami    
- - Thème: Proche-Orient


 

 

medium_elysee_Roger_Pinto_Joel_Mergui_et_Richard_Prasquier.jpgNicolas Sarkozy a reçu, lundi 9 juillet, la famille de Gilad Shalit, Ehud Goldwasser et Eldad Regev, ces trois soldats israéliens, qui avaient été enlevés l’été dernier par le Hamas pour le premier et le Hezbollah pour les deux autres.
Le président de la République a indiqué à la délégation, qui comprenait également Richard Prasquier, président du CRIF, Roger Pinto, président du comité international pour la libération des soldats israéliens, et Joël Mergui, président du Consistoire de Paris, qu’il faisait de la libération des trois soldats israéliens « une question personnelle ». Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il ne serait « pas tranquille », tant que les trois militaires, dont l’un d’entre eux a également la nationalité française, n’auraient pas retrouvé leurs familles.
Evoquant la prochaine conférence interlibanaise, qui doit se tenir à Paris dans quelques jours, Nicolas Sarkozy a « répété » que le « Hezbollah est une organisation terroriste », mais qu’on ne pourrait pas avancer dans la recherche d’une solution si elle était absente de la réunion de Paris.
Richard Prasquier a insisté sur la responsabilité du gouvernement libanais, qui devait mettre en application les résolutions de l’ONU, dont celle liée à la libération des deux soldats enlevés par le Hezbollah.
La veille, un office solennel avait été organisé à la synagogue de la Victoire, en solidarité avec les trois soldats israéliens, à l’initiative de Roger Pinto. Richard Prasquier, accompagné d’Ariel Goldmann et de Meyer Habib, membres de l’exécutif du CRIF, a pris part à cette cérémonie.
 

22:00 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (1)

Le dialogue inter-libanais de la Celle St Cloud

Le dialogue inter- libanais de La Celle St Cloud, ou quand la politique new look du Quai d’Orsay déroule ses tapis persans

 Marc Brzustowski, le 8 juillet 2007

Depuis la fin du mois de mai dernier, les initiatives diplomatiques françaises n’ont eu de cesse de dérouler des tapis rouges sous les pieds du Hezbollah, dans sa longue marche vers la conquête du pouvoir à Beyrouth. Le nouveau Ministère des Affaires étrangères sous la direction de Bernard Kouchner n’a fait que répondre avec toujours plus de déférence aux ultimatums de l’opposition libanaise pro-syrienne dont le « Parti de Dieu » est le fer de lance. Les discussions inter- libanaises du Château de la Celle St Cloud apparaissent comme le moment d’apogée dans cette reconnaissance officielle de l’utilisation au forcing du terrorisme comme mode de consécration légitime en diplomatie :

 

Depuis quelques temps, en effet, le Président Michel Lahoud tempête et menace : si une solution n’était pas trouvée à la crise libanaise, le 15 juillet, il autoriserait cette opposition pro-irano-syrienne menée par la milice shi’ite, avec le concours du groupe Amal de Nabih Berri, mais aussi les Chrétiens de Michel Aoun, à constituer un « gouvernement bis », parallèle à celui de Fouad Siniora, regroupant Sunnites, Druzes et Chrétiens maronites. Le 15 juillet coïncide également avec la mise en œuvre par le Conseil de Sécurité de l’ONU, d’une nouvelle étape vers le Tribunal International devant déterminer les responsabilités dans l’assassinat de Rafic Hariri. Autant dire que, pour Damas, il s’agit d’une date-butoir, à partir de laquelle tous les coups seront permis. C’est donc sur cette journée-charnière que la politique étrangère française s’est alignée et calée pour résoudre, d’un coup d’un seul, tous les défis qui pavent le chemin de Damas, clé de résolution de la crise libanaise…

 

Le seul risque de « rupture » qu’encoure la diplomatie française avec son passé, est celui qui menace la chaîne de décision et les rapports de forces dans le Liban sous tutelles concurrentes et impitoyables : les Forces libanaises, composées à 40% d’officiers shi’ites, pourraient adopter une prudente neutralité, laissant alors grand ouvert le portail vers l’accession au pouvoir des plus déterminés, après une période, plus ou moins longue, de guerre civile.

 

Le Hezbollah s’y prépare ardemment, si l’on en croit la presse arabe et iranienne synthétisée par MEMRI (http://memri.org/bin/latestnews.cgi?ID=SD164807). Elle surentraîne ses séides dans la plaine de la Beqaa et envoie sans discontinuer les plus affûtés d’entre eux parfaire leur formation en guérilla dans les camps de la Force Quds en Iran, dont les officiers sont les spécialistes du lavage de cerveaux, étape élémentaire pour la mise au point des bombes humaines.

 

La montée des marches au pas cadensé des menaces et du crime :

 

Si l’on suit, page après page, l’agenda observé par le Quai d’Orsay, depuis cette période, l’opposition pro-syrienne a obtenu la part belle dans cette écoute attentive des revendications du camp anti-occidental libanais :

 

•         le lundi 28 mai, le Général Michel Aoun, était reçu durant 45 minutes par Bernard Kouchner.. Il passait à Paris pour présenter et signer son livre : « Général Aoun, une certaine vision du Liban », écrit par Frédéric Domont, correspondant de RFI au Liban. Le 31 mai, Aoun était présent au Palais des Congrès de Paris, pour un rassemblement avec ses partisans en France.

•         Le lendemain de sa visite au nouveau Ministre des Affaires étrangères, le, 29 mai, ce dernier recevait une autre demande expresse du député du Hezbollah de Bint Jbeil (fief hezbollahni du Sud-Liban, théâtre central durant la dernière guerre avec Israël), Hassan (Sayed Mohammed Hussein) Fadlallah. Lui aussi souhaitait « discuter avec les autorités » françaises des « issues possibles » à la crise inter- libanaise. Inutile de préciser que le Quai s’empressa de lui retourner un avis favorable. Ce n’était, à peine deux jours plus tard, que pour mieux pousser son fameux cri de guerre : « mort à l’Amérique », à Berne, devant le très attentif ambassadeur suisse, intrigué par le sens de cette rhétorique. Evidemment, avec ce petit rien de bonnes manières châtiées que lui enseignent ses invites renouvelées sous les ores des différents ministères et ambassades :

 

« Les États-Unis jouent un rôle dommageable au Liban, en faisant la <I style="mso-bidi-font-style: normal">promotion du chaos et de la discorde et ainsi limitent les solutions potentielles », -avait-t-il alors déclaré, riant déjà sous djellabah-, suite à une réunion avec l'ambassadeur suisse François Barras avec lequel il avait discuté des dernières évolutions de la scène politique libanaise et de l'initiative de Berne pour promouvoir un dialogue entre les Libanais » (Libnanews, 31 mai 2007)

 

Un premier projet visant à organiser le dialogue inter- libanais, accueilli à la Celle Saint-Cloud, voit le jour : il est d’abord fixé entre le 29 juin et le 1er juillet. Mais, quelques jours après cette annonce, Damas impose sa marque à cette initiative : elle se solde, le 13 juin par une fin de non-recevoir : l’assassinat du député anti-syrien Walid Eido. Paris affiche alors le sentiment de comprendre, une première fois, qu’il peut recevoir et rassembler sous ses bons offices, tous les dialogues et tous les intermédiaires qu’il voudra. Les « Parrains » iraniens et syriens ne manqueront pas de répondre à sa généreuse sollicitude, pour pousser vers une résolution qui ne puisse qu’être conforme à leur propre vision de l’avenir du Liban. Si l’on a bien entendu Fadlallah, ceux qui font la promotion du chaos ne peuvent être les voisins bienveillants de ce pays du Cèdre, souverain et indépendant. Mais par là, il annonçait un autre projet parallèle : celui de faire du Liban un nouvel Irak à gérer pour les Occidentaux, la France aux premières loges...

 

Cette fois, Paris annule (en fait, reporte) tout. Jean-Claude Cousseran, prévu pour être sur le départ vers Damas, fait ses valises diplomatiques pour Paris. Au préalable, il devait rencontrer le vice-président Farouk Chareh et le ministre des Affaires étrangères Walid Al Moallem, pour s’entretenir avec eux de la situation au Liban. Il n’en sera rien.

 

On s’est alors interrogé sur les motivations de ce changement de programme. En l’absence de réponse claire, on pouvait émettre des hypothèses. Parmi celles-ci, certains ont estimé que « la diplomatie française » avait signé « <I style="mso-bidi-font-style: normal">son premier échec sous l’ère Sarkozy ». D’autres ont évoqué « une prudence sur- mesurée qui a poussé Paris à renoncer à sa médiation, <I style="mso-bidi-font-style: normal">de peur d’un échec ».

 

Reste la dernière hypothèse, la plus probable : les rapports des services de renseignements et des diplomates convergent vers un seul constat : « <I style="mso-bidi-font-style: normal">la Syrie joue son va-tout et ne permettra pas au Libanais de se réconcilier ». D’où les événements de Nahr El-Bared ; d’où aussi les renforts des positions des factions palestiniennes liées à Damas ; d’où également le coup d’Etat du Hamas à Gaza (avec toutes ses retombées sur l’ensemble de la région) ; et d’où la poursuite des assassinats au Liban. Ces rapports, désormais entre les mains de toutes les chancelleries, devant le Conseil de sécurité de l’ONU et devant la Ligue arabe, condamnent la Syrie et attestent de sa détermination à mettre en échec toute médiation inter- libanaise. D’où l’annulation de la conférence de Paris. La décision a été prise, soulignons-le, après une rencontre tenue au Maroc entre Cousseran et le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud Al-Fayçal.

 

Quant à l’annulation de la visite de Cousseran à Damas, l’hypothèse la plus probable porte sur « <I style="mso-bidi-font-style: normal">le refus de la France de se faire humilier gratuitement par la Syrie ».

--

Dans la même veine, Albert Soued écrivait, le jour même de l’assassinat de Walid Eido, ce texte envoyé à plus de 2000 correspondants :

 

« Sous l'influence du quai d'Orsay, le trio Sarkosy-Fillon-Kouchner vient de commettre sa première bévue au Moyen Orient. Dans sa grande générosité, il a invité un groupe terroriste à une réunion sur le Liban à Paris. Le résultat ne s'est pas fait attendre. Au bout de 48 h un attentat à Beyrouth du type "Hariri" a fauché une dizaine de vies, dont celle du député anti-syrien Walid Eido et son fils. Le trio Iran-Syrie-Hezbollah (Iran commanditaire, Syrie commandité, Hezbollah petite main) poursuit ses éliminations ciblées, après une trêve. Son but est d'obtenir au parlement libanais le quorum pour bloquer les décisions prises à l'encontre de la Syrie et refaire du Liban un satellite de fait. Le trio infernal n'a pas trouvé mieux comme solution que d'éliminer physiquement et progressivement le groupe anti-syrien au Parlement, le groupe du 14 mars. (1)- Le quai d'Orsay lui a donné le feu vert.

C'est ce qu'on appelle le changement dans la continuité. »

 

Albert Soued- 13/06/07

(1) déjà 3 assassinats, il ne reste plus que 2 autres députés à assassiner, pour réduire le nombre de la majorité anti-syrienne à 65 députés et la rendre impuissante.

 

Suite à cette interprétation par Albert Soued du message de Damas, on aurait pu croire qu'il y aurait une inclination gouvernementale à détecter lucidement le genre de "diplomatie" terroriste à laquelle se heurte en dansant la St Guy, cette politique étrangère faite d'amnistie, d'amnésie d'une fois sur l'autre, d'apeasement et disons-le, de diplomatie du Turban à l'égard des Mollahs. L’avertissement damascène n’a collé au palais de la chancellerie que le temps d’une quinzaine de jours, avant qu’elle ne reprenne langue et se lance à nouveau dans la belle ouvrage. La voilà persuadée réussir, cette fois, sa broderie, avec un peu de persévérance et de sens de la persuasion. Bernard Kouchner se changerait en animateur bienveillant des sessions d’entretiens entre les 14 différents partis, à l’issue duquel brain storming, toutes les menaces fratricides se lèveraient pour que sous les lampions du 14 juillet des solutions inouïes commencent enfin à poindre. Le French Doctor ferait aux différentes familles libanaises irréconciliables, le coup des « Etats Généraux » ou conférences de consensus qui ont tant réussi à son ancienne égérie, Ségolène Royale ; et, de jury en jury, pas à pas, la loi et l’ordre juste, le sens du compromis reprendraient leurs droits au Liban. Exit, les dates-butoirs et tous ces ultimatum qui ne sont qu’autant de barrières psychologiques limitant l’innovation à la Française, la dynamique de groupes spontanée des Libanais  !

 

Tout le monde a intérêt, au Liban en particulier, à faire comme si. Le Hezbollah fait en sorte d'être considéré comme incontournable, apparemment "pacifié", mais réarme à tout-va, joue parfaitement, sur le plan politique, son rôle de "minorité de blocage", lorsqu'à chaque proposition, un incident survient, dans lequel, bien entendu, il ne se trouve être absolument pour rien! On aura entretemps inventé d'autres milices pour faire le sale boulot à sa place. Parfois Assad s'en mêle directement. Comme cette annonce (http://lebnanews.com/Newlib/content/view/543/32/) qui n’a effarouché personne, parmi les invités au bal de la République, que l’armée syrienne s’enfonçait dans une bande de 3 kms à l’intérieur de la Beqaa, confisquée au Liban souverain. Et ça marche! Personne ne bronche! Ni Ban Ki Moon, ni Kouchner, ni Rice, ni personne !

 

Suite aux infos de Lebnanews, il n'y a eu à cette heure, aucune réaction sensée quant à ce qui constituerait une violation de souveraineté, une provocation ouverte de la part de la Syrie. Nouvel ultimatum, qui, si le Liban avait jamais été souverai, aurait valu Casus beli.

 

Le matin du 8 juillet encore, Dennis Ross, ex-médiateur d'Oslo envisageait la possibilité d'une guerre entre Israël et la Syrie (Ynet).

 

Israël est trop fréquemment aux abonnés absents pour cause de crise de leadership, mais se sait à deux doigts de la guerre à l’une ou plusieurs de ses frontières en même temps. Nos institutions Juives ont du mal à se positionner s’il s’agit d’un Etat supposé être protégé par la France. Elles "déploreront" la présence du Hezbollah et demeureront dans le flou "diplomatiquement correct" ; pendant ce temps, tranquillement, les Etats-voyous prennent leurs marques et imposent leur cadence. Le "loup" est depuis longtemps au milieu de la bergerie, mais attendons qu'il nous envoie une invitation au festin en bonne et due forme! Sans réaction appropriée d'aucune sorte. "Wait and See"! Nous vivons dans la bulle d'illusion qu'en France, un vent de réforme soufflerait favorablement pour tenir plus solidement les rênes que par le passé, avoir la franchise de ses "convictions". Nicolas Sarkozy, bien avant que d’annoncer sa candidature, n’avait-il pas été beaucoup plus franc, beaucoup plus loin encore qu’un Jacques Chirac inhabituellement sévère, ce 14 juillet 2006, à l’encontre du Hezbollah « irresponsable », que son dauphin n’hésitait pas à traiter de « Terroriste », l’appelant, pour une fois, par son nom. Mais c’était avant, à une époque où il était encore question qu’on ne nous « mentirait pas », qu'on ne "nous décevrait pas" !

 

Il serait temps que nous décillions les yeux. Si nous ne nous faisons pas un peu violence, qui le fera? Eux, assurément

09:05 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

CONTRIBUTEURS SPECIALISES

Contributeurs Spécialisés
Les sites de Socrate et de Galilée n'auraient pas eu 'le plus fort taux de visites', Mme Boutin !
« Christine Boutin rendant George Bush responsable des attentats du 11-Septembre ? Pour le collectif ReOpen911, pas de doute. Sur son site Internet, qui exhume une vidéo de novembre 2006, les tenants de la théorie "conspirationniste" des attentats de New York et Washington vont plus loin, affirmant : "Le gouvernement français, représenté par Christine Boutin, envisage la responsabilité de G.W. Bush dans les attentats du 11 septembre 2001." » ("Le Monde"). Imaginez un instant l'incident diplomatique entre la France et les Etats-Unis, qu'eût causé la révélation que l'an dernier, au plus fort de l'affaire 'Clearstream', un membre républicain du Congrès avait confié aux médias qu'il était possible, voire hautement probable, que Nicolas Sarkozy avait un compte occulte dans cette banque d'affaires ! (Menahem Macina).
Imprimer    Envoyer à un ami 

 

 

 

1. De quoi s’agit-il ?

D’un bref extrait d'une vidéo qui figure sur le site de DailyMotion, sous le titre suivant : « La ministre Boutin et le 11 septembre - Vidéo de ReOpen911 ».

 

 

La vidéo s’ouvre sur ces phrases racoleuses, disposées comme suit :

 

« Le gouvernement français

représenté par Christine Boutin,

ministre du logement et de la ville

envisage la responsabilité de G.W. Bush

Dans les attentats du 11 septembre 2001. »

 

Et elle se clôt sur les propos suivants (même disposition) :

 

Pour la première fois

une personnalité au pouvoir

brise le silence.

D’autres viendront bientôt dénoncer ce scandale qui est

à l’origine de plusieurs guerres

et [de] plus d’un million de morts.

Faites comme le gouvernement français.

Venez vous informer sur

ReOpen911.info.

 

  • Ce document a causé une telle émotion chez certains de nos collègues responsables de site, que l'un d'entre eux a même pris l'initiative d'une pétition demandant la démission de Madame Boutin.
  • Qu'en est-il réellement ?
  • La chose est-elle avérée ? Et si c'est le cas, qu'y a-t-il lieu de faire? C'est ce que je vais essayer de tirer au clair, ci-après.

 

En fait, cette vidéo tronquée est une charge qui s’apparente à une manipulation. Comme le démontrent les journalistes du Monde, Oriane Raffin et Benoît Vitkine, dans un article intitulé "Christine Boutin rattrapée par ses propos controversés sur le 11-Septembre", mis en ligne le 5 juillet, il s’agit d’un extrait, soigneusement tronqué, d’une longue interview de Christine Boutin, qui figure sur le site de Karl Zéro. Précision que se garde de mentionner celui qui a mis en ligne la vidéo sur DailyMotion : l’interview en question a eu lieu en novembre 2006, et donc, comme le rappelle l’article du Monde, à une époque où Mme « Boutin n'était pas encore ministre de la ville et du logement ». C’est donc un anachronisme et une désinformation que d’affirmer, comme le fait le texte cité ci-dessus, que « le gouvernement français » est « représenté par Christine Boutin, ministre du logement et de la ville ».

L’article du Monde précise encore que l’interview s’est déroulée « en compagnie de deux blogueurs, Natasha Quester-Semeon et Atmoh, représentant de ReOpen 911 et membre du collectif Jeudi Noir ».

 

 

Suite à l’émotion (somme toute bien compréhensible, au vu des éléments à leur disposition) qui s’est emparée de plusieurs collègues responsables de sites et/ou de blogues, j'ai cru utile de mettre les choses en perspective et de les ramener à leurs justes proportions, en transcrivant, ci-dessous, le passage de cette interview, qui a trait à la thèse conspirationniste, selon laquelle G.W. Bush et son entourage auraient provoqué les attentats du 11 septembre, afin d’avoir les coudées franches pour leurs "projets bellicistes", au Moyen-Orient. Cette transcription ne se limite pas à la version tronquée mise en ligne sur DailyMotion, mais reprend l’intégralité de l’échange entre Ch. Boutin et Atmoh sur ce sujet. J'ai ajouté les phrases escamotées dans la version tronquée qui circule largement sur le Net.

 

Je fais suivre ce texte d’un bref commentaire de mon cru. Comme le dit Mme Boutin, les internautes se feront leur propre opinion sur ce non-événement, qui, selon moi, fera long feu, mais dont, à ce qu’il me semble, l’image de Mme Boutin ne sortira pas indemne.

 

 

2. Que dit exactement Christine Boutin ?
(En bleu, ce qui a été escamoté dans la vidéo tronquée)

Karl Zéro à Atmoh :

 

« Atmoh, [tu vas nous parler de l’] Islam et le 11 septembre, je pense ».

 

Atmoh (qui entrouvre sa veste, sous laquelle on aperçoit la tenue orange des détenus islamistes de Guantanamo) :

 

« Oui, Tu vois, je sors juste de Guantanamo. Pourquoi Guantanamo ? En fait, ils sont venus me chercher parce que j’avais un site où je montrais un petit peu une autre explication de l’information sur les attentats du 11 septembre [2001]. C’est-à-dire, avec pas mal de documents – je ne sais pas si c’est la faute à ces dossiers, en tout cas, il s’agit vraiment de montrer que le dossier du 11 septembre, c’est la fin de la démocratie, avec un Etat qui intervient pour favoriser des attentats sur son propre sol. Bon, c’est pas nouveau, si on regarde dans les archives des Etats-Unis, il y a l’opération Northwoods, où justement c’était prévu par la CIA de fabriquer ça pour aller à Cuba, et, en l’occurrence, pour le 11 septembre, Bush s’arrange pour qu’il y ait des attentats, puis aller en Afghanistan, puis en Iraq, comme par hasard, où c’est une catastrophe. Donc alors là [il s’adresse à Ch. Boutin], je voulais juste te demander un petit peu ton avis sur le gouvernement Bush et sa liaison [lire : "sa relation"] avec la menace de [lire : qu’il fait peser sur] la démocratie ; et puis, peut-être plus précisément, est-ce que tu penses que Bush peut être à l’origine de ces attentats ? »

 

Christine Boutin :

 

« Je pense que c’est possible… »

 

Atmoh

 

« D’accord. »

 

Christine Boutin :

 

« Je pense que c’est possible, et je le suppose d’autant plus que je sais que les sites qui parlent de ce problème sont des sites qui sont, euh… qui ont le plus [grand] taux de visites…

 

Atmoh

 

« Incroyable… C’est incroyable. »

 

Christine Boutin :

 

« Et donc je me dis – moi qui suis très sensibilisée aux problèmes des nouvelles technologies de l’information et de la communication -, je me dis que cette expression de la masse et du peuple ne peut pas être sans aucune vérité. Donc, je ne te dis pas que j’adhère formellement à cette posture, mais je m’interroge un petit peu sur cette question. »

 

En outre, comme le précise l'article du Le Monde, « plus loin, la ministre explique aussi que "c'est la responsabilité de chaque blogueur de se faire son idée".

 

 

3. Mon commentaire et mon appréciation

(dont j’endosse seul la responsabilité)

Le chef de Cabinet de Mme Boutin a beau jeu de dédouaner sa ministre, en excipant de l’avant-dernière phrase de celle-ci : 

 

« Donc, je ne te dis pas que j’adhère formellement à cette posture, mais je m’interroge un petit peu sur cette question ».

 

Il n’en reste pas moins que, lorsqu’on lui demandait si elle ne pensait pas que

 

« Bush [pouvait] être à l’origine de ces attentats »,

 

Mme Boutin répondait sans ambiguïté :

 

« Je pense que c’est possible… »

 

 

Mais il y a pire. Non seulement Mme Boutin persiste et signe, mais elle le fait en des termes époustouflants, dont nous allons voir que, si on les prenait au sérieux, c’est tout un monde – que l’on croyait enfoui - de chasses aux sorcières, de procès d’inquisition et d’accusations de meurtres rituels, qui acquerrait, a posteriori, un statut d’honorabilité, dont les pires perpétrateurs de ces exactions, n’avaient eux-mêmes sans doute pas rêvé. Qu’on en juge (les enrichissements typographiques sont de moi) :

 

« …je le suppose d’autant plus que je sais que les sites qui parlent de ce problème sont des sites… qui ont le plus [fort] taux de visites Et donc je me dis que cette expression de la masse et du peuple ne peut pas être sans aucune vérité. »

 

Faut-il voir, dans cette candide (?) profession de foi de la très catholique Mme Boutin, une lointaine réminiscence du "Vox populi, vox Dei" - La voix du peuple (= celle des sites qui ont le plus fort taux de visites !) est la voix de Dieu ?

 

A ce compte, sans parler de Socrate, et pour nous limiter aux calomnies qui ont tant coûté au peuple juif :

 

·         Les Juifs ont, à n’en pas douter, empoisonné les puits et répandu la peste noire au Moyen-Âge, puisque des populaces l’ont cru (outre qu'ils ont massacré le plus de "coupables" qu’ils ont pu).

·         Quoiqu’ils s’en défendent comme des beaux diables, c’est l’évidence même que les Juifs projettent de dominer le monde, comme l’affirment les "Protocoles des Sages de Sion", à l’authenticité desquels des millions de gens croient sans hésiter.

·         Et même si, grâce à leur or et à leurs complicités occultes avec les Francs-maçons et des Grands de ce monde, les Juifs ont réussi à jeter le doute sur la culpabilité d’Alfred Dreyfus, des millions de gens ont cru - et nombre de nos contemporains croient encore - que cet officier juif a bel et bien trahi la France.

·         Etc. Etc.

 

A la lumière de son argumentation rapportée ci-dessus, on peut douter que Mme Boutin aurait eu la moyenne à l’épreuve de dissertation française du baccalauréat, si le sujet avait été le suivant :

 

"La vérité des faits est-elle fonction de ce que croient un très grand nombre de gens, ou se peut-il qu’un petit nombre de personnes, voire une seule, aient raison contre l’immense majorité de leurs contemporains ?"

 

J’entends d’ici celles et ceux qui soufflent la formule magique (ils ont raison, mais on ne souffle durant un examen !) :

 

« Eppure, se muove – Et pourtant, elle tourne ! »,

 

phrase attribuée à Galileo Galilei, emprisonné pour avoir osé professer, face à des centaines de clercs et de théologiens de son époque, et contre la croyance fidéiste d'une immense majorité de croyants incultes, le contraire de ce que dit littéralement l’Ecriture. Il affirmait, en effet - à juste titre, mais, hélas pour lui, très en avance sur le calendrier et sur la science de son temps -, que c’est la terre qui tourne autour du soleil, et non l’inverse.

 

Menahem Macina

Mis en ligne le 8 juillet 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

00:30 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (4)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu