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samedi, 23 juin 2007

BOMBARDER OU NON L'IRAN???

BOMBARDER OU NON L’IRAN Par Norman Podhoretz, stratège américain, rédacteur en chef de Commentary entre 1960 et 1995, auteur de 11 livres dont le dernier "La 4ème guerre mondiale, la longue lutte contre l'islamo-fascisme"  sortira le 11/9, lauréat 2007 de la médaille "Gardien de Sion" du Centre Ingeborg Rennert pour les études à Jérusalem, de l'Université Bar Ilan. Paru dans Commentary –juin 2007 Article traduit par Fred Rothenberg pour www.nuitdorient.com

 

  Bien que beaucoup persistent à le nier je continue à croire que le 11 septembre 2001 nous a plongé, la tête la première, dans rien moins qu’une autre guerre mondiale. Je l’appelle la quatrième guerre mondiale parce que je crois aussi que ce qui a été généralement appelé la guerre froide est en fait la troisième guerre mondiale et que la guerre actuelle est plus proche de cette dernière que de la seconde guerre mondiale. Comme la guerre froide que l’historien militaire Eliot Cohen a été le premier à qualifier, celle que nous vivons a des racines idéologiques nous opposant à l’islamo-fascisme, une mutation du virus totalitaire que nous avions d’abord défait en tant que nazisme et fascisme, puis en tant que communisme. C’est une pathologie généralisée employant une large variété d’armes certaines non militaires et qui risque de se poursuivre probablement plusieurs décennies (1). Ce qui résulte d’une telle façon d’analyser les cinq dernières années c’est que les campagnes militaires d’Afghanistan et d’Irak ne peuvent être considérées comme des guerres limitées. Au contraire, nous devrions les considérer comme des fronts ou des théâtres opérationnels ouverts dans les premiers stades d’une campagne globale prolongée. Il en est de même pour l’Iran. En tant que centre actuel de l’idéologie islamo-fasciste contre laquelle nous nous battons depuis le 11 septembre et, d’après le dernier rapport du Département d’Etat sur le sujet, comme le principal commanditaire du terrorisme qui est l’arme de choix de l’islamo-fascisme, l’Iran est aussi un front de la quatrième guerre mondiale. De plus, son projet d’obtenir un arsenal nucléaire le qualifie comme le plus dangereux parmi tous. Les Iraniens ont bien sûr toujours nié avoir l’intention de se créer un arsenal nucléaire et pourtant dans la foulée, ils n’hésitent pas à décrire l’usage qu’ils en feraient. Leur première priorité comme le répète sans relâche leur président Mahmoud Ahmadinejad est "d’effacer Israël de la carte", une priorité qui ne peut être obtenue par les armes conventionnelles.         Mais les ambitions d’Ahmadinejad ne sont pas limitées à la destruction d’Israël. Il veut aussi dominer le grand Moyen-Orient et contrôler les champs de pétrole de la région et le flux de pétrole à travers le Golfe Persique. S’il obtenait une capacité nucléaire, il n’aurait même pas à l’employer pour parvenir à ces objectifs. L’intimidation et le chantage suffiraient. D’ailleurs, les ambitions d’Ahmadinejad ne se limitent pas à la région. Il a de plus hautes aspirations: développer la puissance et l’influence de l’Islam dans l’Europe entière et, cela aussi, il espère l’obtenir en jouant sur la peur que la résistance à l’Iran conduise à une guerre nucléaire. Et finalement se fait jour le plus important rêve parmi tous, ce qu’Ahmadinejad n’hésite pas à qualifier de "monde sans l’Amérique". Aussi aliéné qu’il puisse être, il est difficile de penser qu’Ahmadinejad puisse imaginer effacer l’Amérique de la carte, même avec des armes nucléaires. Mais ce qu’il envisage peut-être est une diminution de la volonté américaine de lui résister: c’est-à-dire, si ce n'est pas un monde sans l’Amérique, il accepterait au moins à court terme un monde avec une influence américaine amoindrie.   Il n’est pas surprenant que les experts de politique étrangère américains traditionnels et de nombreux autres considèrent ces rêves comme les chimères d’un fou. Ils qualifient aussi ceux qui ne pensent pas comme eux de néoconservateurs alarmistes, susceptibles d’entraîner le pays dans une autre guerre insensée qui ne servirait pas les intérêts des Etats-Unis, mais seulement ceux d’Israël. Mais l’ironie veut que les rêves d’Ahmadinejad soient plus réalistes que les démentis de ces rêves qui les qualifient d’illusions. Pour comprendre pourquoi une analogie avec la troisième guerre mondiale s’avère utile.   A certains moments de la précédente guerre, certains parmi nous craignaient que les soviétiques ne prennent le contrôle des puits pétroliers du Moyen-Orient et que l’Occident ne soit placé devant le choix de capituler devant leur domination ou d’essayer de les arrêter au risque d’un affrontement nucléaire et qu'il choisisse de capituler. Dans ce cas, pensions-nous, le résultat serait ce qu’on appelait alors une finlandisation. En Europe où il y avait d’importants partis communistes, la finlandisation consistait à admettre ces partis au pouvoir pour qu’ils établissent des régimes ressemblant à un "Vichy rouge", comme celui déjà en place en Finlande – régimes dont la soumission aux soviets aussi bien à l’intérieur qu’en politique étrangère rendait l’occupation militaire inutile et préservait ainsi un degré minimum d’indépendance nationale. Aux Etats-Unis où il n’y avait pas de parti communiste en tant que tel, on pensait que la finlandisation prendrait une forme plus subtile. En diplomatie, les politiciens et les gourous célébraient l’arrivée d’une nouvelle ère de paix et d’amitié grâce à laquelle la politique de guerre froide et d’encerclement serait abandonnée, donnant ainsi aux soviétiques une liberté complète pour s’étendre sans rencontrer d’obstacles significatifs. Et en politique intérieure, la finlandisation signifierait que les seuls candidats à des postes pouvant être élus seraient ceux qui s’engageraient à œuvrer pour un système sociopolitique plus en harmonie avec celui des soviets que la ploutocratie capitaliste injuste sous laquelle nous vivions. Bien sûr, grâce à Dieu, aux dissidents derrière le rideau de fer et à Ronald Reagan nous avons gagné la troisième guerre mondiale et nous avons fait l’économie des déprédations que la finlandisation nous aurait apportées. Hélas, nous sommes loin de connaître ce que sera le résultat de la quatrième guerre mondiale. Mais tout de même, en analysant l’Europe aujourd’hui nous voyons se déployer un processus analogue à la finlandisation et qui a été appelé à juste titre l’islamisation. Considérez par exemple ce qui s’est passé lorsqu’il y a seulement quelques semaines les Iraniens ont capturé quinze marins britanniques et les ont gardé en otage. La Royal Navy, qui jadis prétendait régenter les mers, a-t-elle répliqué immédiatement à cet acte d’agression, ou même seulement menacé de le faire si les captifs n’étaient pas libérés séance tenante ? Pas le moins du monde. Au contraire l’usage de la force était la dernière chose au monde que les britanniques envisageaient et ils l’ont fait savoir. Au contraire, ils se fiaient à la "diplomatie tranquille", si appréciée des européens évolués et de leurs homologues américains en visite sur leur continent.     Mais ensuite comme si cette démonstration d’impuissance n’était pas suffisamment humiliante, les Britanniques ne furent même pas capables de mobiliser la "diplomatie tranquille". L’Union européenne dont ils sont membres refusa de menacer l’Iran d’un gel des importations. Quant à l’ONU, sous les auspices de laquelle les marins patrouillaient les eaux internationales, elle montra à nouveau son véritable visage en refusant de condamner les Iraniens. Le maximum que le Conseil de Sécurité s’autorisa fut d’exprimer "sa grave préoccupation". Simultanément, un membre du cabinet britannique réussit à faire encore mieux que le Conseil de Sécurité. Ne trouvant aucune objection aux photos de propagande de la seule femme otage qui avait été forcée d’échanger son uniforme pour les vêtements islamiques, la Secrétaire à la Santé Madame Patricia Hewitt  jugea "déplorable" qu’elle se soit permis d’être photographiée une cigarette à la bouche. "Ceci" expliqua Hewitt "envoie un message totalement négatif à nos jeunes".    D’après John Bolton, notre ancien ambassadeur à l’ONU, les Iraniens ont testé les Britanniques pour voir s’ils auraient un quelconque prix à payer pour ce qui aurait été considéré dans le temps comme un acte de guerre. Ayant reçu la réponse, Ahmadinejad pût ensuite même bénéficier, comme l’a expliqué le commentateur Daniel Johnson, d’apparaître comme "un bienfaiteur", en libérant les otages, tout en ordonnant plus d’attaques en Irak et même de continuer à armer les organisations terroristes qu’elles soient chiite (Hezbollah) ou sunnite (Hamas). Pour les chiites fanatiques Ahmadinejad et ses semblables mettent de côté les différences sectaires, lorsqu’il s’agit de nouer des alliances djihadistes contre les infidèles.    Si dans les circonstances actuelles, lors du kidnapping des marins britanniques, Ahmadinejad a pu obtenir l’extraordinaire résultat décrit, que n’obtiendrait-il pas en ayant un arsenal nucléaire derrière lui – des bombes nucléaires placées sur des missiles capables d’atteindre l’Europe ? Dans ce contexte, Robert G. Joseph, l’envoyé spécial U.S. pour la non-prolifération nucléaire, nous indique que l’Iran "développe ce qui est déjà la plus importante force offensive de missiles de la région. De plus il travaille en étroite collaboration avec la Corée du Nord, le proliférateur de missiles numéro un dans le monde pour mettre au point des missiles balistiques encore plus perfectionnés". "Ceci", confirme Joseph, "est la raison de l’accord des analystes sur le fait que, dans un avenir prévisible, l’Iran sera armé de missiles à moyenne et longue portée, et aussi c’est pourquoi nous pourrions nous réveiller un matin en présence d’un Iran ayant pris en otage Berlin, Paris ou Londres pour obtenir ses desideratas du moment, quels qu’ils soient".                                 Note de www.nuitdorient.com (1) Selon une interview réalisée par sa fille Ruthie Blum pour l'édition internationale du Jerusalem Post (15/21 Juin 2007- n°2433), N Podhoretz pense que la 4ème guerre mondiale durera entre 30/40 ans et que les forces de la liberté finiront par l'emporter. Il pense qu'aussi bien le Pakistan que l'Arabie sont des ennemis des Etats-Unis, qui à terme finiront par être défaits et se rallieront au libéralisme occidental, mais que l'Iran reste la priorité immédiate. En ce qui concerne la Syrie, il pense que l'opportunité de se débarrasser du régime des Assad a été ratée, au début de l'invasion de l'Irak… The Case for Bombing Iran Norman Podhoretz Commentary –june 2007 Although many persist in denying it, I continue to believe that what September 11, 2001 did was to plunge us headlong into nothing less than another world war. I call this new war World War IV, because I also believe that what is generally known as the cold war was actually World War III, and that this one bears a closer resemblance to that great conflict than it does to World War II. Like the cold war, as the military historian Eliot Cohen was the first to recognize, the one we are now in has ideological roots, pitting us against Islamofascism, yet another mutation of the totalitarian disease we defeated first in the shape of Nazism and fascism and then in the shape of Communism; it is global in scope; it is being fought with a variety of weapons, not all of them military; and it is likely to go on for decades. What follows from this way of looking at the last five years is that the military campaigns in Afghanistan and Iraq cannot be understood if they are regarded as self-contained wars in their own right. Instead we have to see them as fronts or theaters that have been opened up in the early stages of a protracted global struggle. The same thing is true of Iran . As the currently main center of the Islamofascist ideology against which we have been fighting since 9/11, and as (according to the State Department’s latest annual report on the subject) the main sponsor of the terrorism that is Islamofascism’s weapon of choice, Iran too is a front in World War IV. Moreover, its effort to build a nuclear arsenal makes it the potentially most dangerous one of all. The Iranians, of course, never cease denying that they intend to build a nuclear arsenal, and yet in the same breath they openly tell us what they intend to do with it. Their first priority, as repeatedly and unequivocally announced by their president, Mahmoud Ahmadinejad, is to “wipe Israel off the map”—a feat that could not be accomplished by conventional weapons alone. But Ahmadinejad’s ambitions are not confined to the destruction of Israel . He also wishes to dominate the greater Middle East, and thereby to control the oilfields of the region and the flow of oil out of it through the Persian Gulf . If he acquired a nuclear capability, he would not even have to use it in order to put all this within his reach. Intimidation and blackmail by themselves would do the trick. Nor are Ahmadinejad’s ambitions merely regional in scope. He has a larger dream of extending the power and influence of Islam throughout Europe, and this too he hopes to accomplish by playing on the fear that resistance to Iran would lead to a nuclear war. And then, finally, comes the largest dream of all: what Ahmadinejad does not shrink from describing as “a world without America .” Demented though he may be, I doubt that Ahmadinejad is so crazy as to imagine that he could wipe America off the map even if he had nuclear weapons. But what he probably does envisage is a diminution of the American will to oppose him: that is, if not a world without America , he will settle, at least in the short run, for a world without much American influence. Not surprisingly, the old American foreign-policy establishment and many others say that these dreams are nothing more than the fantasies of a madman. They also dismiss those who think otherwise as neoconservative alarmists trying to drag this country into another senseless war that is in the interest not of the United States but only of Israel . But the irony is that Ahmadinejad’s dreams are more realistic than the dismissal of those dreams as merely insane delusions. To understand why, an analogy with World War III may help. At certain points in that earlier war, some of us feared that the Soviets might seize control of the oil fields of the Middle East, and that the West, faced with a choice between surrendering to their dominance or trying to stop them at the risk of a nuclear exchange, would choose surrender. In that case, we thought, the result would be what in those days went by the name of Finlandization. In Europe, where there were large Communist parties, Finlandization would take the form of bringing these parties to power so that they could establish “Red Vichy” regimes like the one already in place in Finland—regimes whose subservience to the Soviet will in all things, domestic and foreign alike, would make military occupation unnecessary and would therefore preserve a minimal degree of national independence. In the United States , where there was no Communist party to speak of, we speculated that Finlandization would take a subtler form. In the realm of foreign affairs, politicians and pundits would arise to celebrate the arrival of a new era of peace and friendship in which the cold-war policy of containment would be scrapped, thus giving the Soviets complete freedom to expand without encountering any significant obstacles. And in the realm of domestic affairs, Finlandization would mean that the only candidates running for office with a prayer of being elected would be those who promised to work toward a sociopolitical system more in harmony with the Soviet model than the unjust capitalist plutocracy under which we had been living. Of course, by the grace of God, the dissidents behind the Iron Curtain, and Ronald Reagan, we won World War III and were therefore spared the depredations that Finlandization would have brought. Alas, we are far from knowing what the outcome of World War IV will be. But in the meantime, looking at Europe today, we already see the unfolding of a process analogous to Finlandization: it has been called, rightly, Islamization. Consider, for example, what happened when, only a few weeks ago, the Iranians captured fifteen British sailors and marines and held them hostage. Did the Royal Navy, which once boasted that it ruled the waves, immediately retaliate against this blatant act of aggression, or even threaten to do so unless the captives were immediately released? Not by any stretch of the imagination. Indeed, using force was the last thing in the world the British contemplated doing, as they made sure to announce. Instead they relied on the “soft power” so beloved of “sophisticated” Europeans and their American fellow travelers. But then, as if this show of impotence were not humiliating enough, the British were unable even to mobilize any of that soft power. The European Union, of which they are a member, turned down their request to threaten Iran with a freeze of imports. As for the UN, under whose very auspices they were patrolling the international waters in which the sailors were kidnapped, it once again showed its true colors by refusing even to condemn the Iranians. The most the Security Council could bring itself to do was to express “grave concern.” Meanwhile, a member of the British cabinet was going the Security Council one better. While registering no objection to propaganda pictures of the one woman hostage, who had been forced to shed her uniform and dress for the cameras in Muslim clothing, Health Secretary Patricia Hewitt pronounced it “deplorable” that she should have permitted herself to be photographed with a cigarette in her mouth. “This,” said Hewitt, “sends completely the wrong message to our young people.” According to John Bolton, our former ambassador to the UN, the Iranians were testing the British to see if there would be any price to pay for committing what would once have been considered an act of war. Having received his answer, Ahmadinejad could now reap the additional benefit of, as the British commentator Daniel Johnson puts it, “posing as a benefactor” by releasing the hostages, even while ordering more attacks in Iraq and even while continuing to arm terrorist organizations, whether Shiite (Hizballah) or Sunni (Hamas). For fanatical Shiites though Ahmadinejad and his ilk assuredly are, they are obviously willing to set sectarian differences aside when it comes to forging jihadist alliances against the infidels. If, then, under present circumstances Ahmadinejad could bring about the extraordinary degree of kowtowing that resulted from the kidnapping of the British sailors, what might he not accomplish with a nuclear arsenal behind him—nuclear bombs that could be fitted on missiles capable of reaching Europe? As to such a capability, Robert G. Joseph, the U.S. Special Envoy for Nuclear Non-Proliferation, tells us that Iran is “expanding what is already the largest offensive missile force in the region. Moreover, it is reported to be working closely with North Korea , the world’s number-one missile proliferator, to develop even more capable ballistic missiles.” This, Joseph goes on, is why “analysts agree that in the foreseeable future Iran will be armed with medium- and long-range ballistic missiles,” and it is also why “we could wake up one morning to find that Iran is holding Berlin, Paris or London hostage to whatever its demands are then.”

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vendredi, 22 juin 2007

De tous les Etats du monde ..

Retour à la Une  

D’Israël, ils font table rase

“De tous les Etats du monde,

le seul dont l’existence soit contestée est

 Israël”.

 Arouet le Jeune prend à rebrousse-poil les

 partisans de la théorie de la “Parenthèse”.

Tous les Etats du monde sont nés aux forceps. Il n’en est pas un seul qui ne soit pas sorti d’une guerre, d’un conflit meurtrier, de massacres de masse. L’histoire accouche des Etats dans le sang des innocents. Ces monstres n’en sont pas moins légitimes. On peut le regretter et juger que l’Histoire aurait été différente, meilleure, plus morale, «plus bien», si elle avait eu recours à la douceur plutôt qu’à la violence, à la paix plutôt qu’à la guerre, à la transaction plutôt qu’au crime, etc. Ainsi va le monde. Or il est un Etat à qui cette loi commune est reprochée ; il est le seul : c’est Israël. De tous les Etats du monde, le seul dont l’existence soit contestée est Israël. Tous les autres sont légitimes, sauf Israël. Pourtant, de tous les Etats du monde, Israël est le seul dont la création résulte d’un consensus international et qui, en théorie, n’est pas né d’une violence. Certes, en 1948, l’ONU, dont émane la décision, ne regroupait pas tous les pays du monde, mais elle en regroupait suffisamment pour que les décisions qui y étaient prises eussent une validité universelle. Que les voisins d’Israël jugent que cet Etat s’est établi à leurs dépens et qu’ils en souhaitent la destruction peut se comprendre. Mais que des Européens le jugent également et qu’ils souhaitent la fin d’Israël, en termes feutrés ou à demi-mots bien sûr, dépasse l’entendement. Il ne viendrait à l’idée de personne de contester la légitimité de la France, sous le prétexte qu’au XVIIe siècle, Louis XIV a annexé l’Alsace, la Franche-Comté, le Roussillon, etc. Qu’un Etat européen, se fondant sur ces réalités, exige de la France qu’elle revienne à ses frontières de 1600, et c’est une guerre  qui se déclare.

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Israël n’est pas une exception dans le monde, il est L’EXCEPTION.

De 1894 à 1923, les Turcs ont massacré près de deux millions d’Arméniens, de chrétiens chaldéens, de Grecs. Ni les Français, ni l’Union européenne, ni les autres Etats, ni les organisations internationales, qu’elles soient ONG ou OG, ne demandent aux Turcs de réparer les crimes passés. L’Union européenne est réputée ne pas badiner avec les crimes, les génocides, le racisme, les meurtres de masse, l’épuration ethnique, mais elle est près d’accueillir en son sein la Turquie, nonobstant tout cela. Entre 1920 et 1923, les Turcs ont mené une guerre totale pour empêcher que soit appliqué le traité de Sèvres, qui prévoyait la création d’Etats arménien, kurde, grec dans un territoire dont les Turcs se sont emparés. Il y vivait des Grecs, des Chrétiens, des Juifs, des Arméniens, aussi nombreux que les Turcs ; il n’y vit plus que des Turcs, fiers d’eux et de leur histoire. En quelques années, leur pays a été purifié. Il n’est pas exigé d’eux qu’ils appliquent enfin le traité de Sèvres, ni même qu’ils accordent un «droit au retour» aux descendants des populations qu’ils ont chassées. De même il n’est rien exigé des Chinois, ni des Russes, ni de l’Algérie, etc. En 1948, 800000 musulmans ont quitté volontairement ou sous la menace le territoire attribué à Israël. Le seul Etat du monde dont il est exigé qu’il accorde un «droit au retour», universel et général, aux quelque quatre millions de descendants des réfugiés de 1948 est Israël.

Tout faisait ventre chez Rabelais ; tout est à raser chez les gauchistes et autres progressistes. Rien n’échappe à leur ire vengeresse. Après le passé, l’école, la langue française, etc. voilà que la tabula rasa touche Israël. Cette folie nihiliste tient en partie au franco-centrisme, forme que l’ethnocentrisme prend en France et qui consiste à juger une situation, des faits, une histoire, comme si cette situation, ces faits, cette histoire étaient propres à la France ou à l’Europe, et n’avaient pas d’autre source que la France ou l’Europe. Il en va ainsi de l’analyse française des événements, récents ou anciens, du Proche-Orient, dans laquelle l’Orient analysé est un Orient imaginaire, fantasmé, de pacotille évidemment, spécifiquement occidental, mais dont le simulacre brandi, non seulement empêche de comprendre la situation, mais aussi amène de plus en plus d’essayistes, d’intellectuels, de militants, de commentateurs, à faire d’Israël table rase ou, pour parodier Ionesco, à jouer la pièce absurde «Israël, ou comment s’en débarrasser».

Deux exemples illustrent cette vision franco-centrée. Il est incontestable que le génocide dont les Allemands se sont rendus coupables à l’encontre des Juifs, entre 1942 et 1945, aussi bien en Allemagne que dans les territoires qu’ils contrôlaient, a hâté en 1947 la décision de l’ONU, mais elle n’en est pas le facteur essentiel. Sinon, la création d’Israël serait contingente. Israël serait un accident en quelque sorte, visant à réparer des crimes sans nom. Les revendications que l’on entend parfois «donner un Etat aux Juifs en Europe ou en Bavière» sont justifiées par cette thèse. Il est vrai encore que les accords signés en 1917 par deux diplomates, anglais, Sykes, et français, Picot, prévoyaient l’établissement d’un foyer national juif dans une partie de l’Empire Ottoman, dont la SDN a confié la gestion provisoire à la Grande-Bretagne, avec le mandat de l’amener à l’indépendance. Le principe de la création d’un foyer national juif n’a pas été octroyé, comme cela se répète souvent, en échange de la contribution massive des financiers juifs du monde entier à l’effort de guerre des alliés, mais ces accords ont eu pour but d’éviter que ne se renouvelle au Proche-Orient la tragédie arménienne, dont les minorités de l’ancien Empire Ottoman auraient pu être les victimes.

La légitimité d’Israël tient à d’autres raisons, qui sont propres à l’histoire du Proche-Orient. A la fin du XIXe siècle, l’Empire Ottoman était à l’agonie. Sous l’ordre artificiel et objectivement inhumain qu’il imposait, bouillonnaient des peuples soumis, réduits au silence et qui n’aspiraient qu’à revivre. Dans l’Europe du Sud-Est, ces peuples ont retrouvé une existence : Grecs, Croates, Serbes, Roumains, Albanais, Bulgares, Macédoniens. Certains ont disparu : les Thraces du Sud. Au Proche-Orient, d’autres peuples soumis, arabes ou non, chrétiens ou musulmans, juifs aussi, attendaient que cet empire se disloque totalement pour exister, se constituer en nations et disposer enfin, après de longs siècles de silence, d’un Etat, libre, souverain et indépendant. Les Egyptiens l’ont fait en 1914, puis en 1923 ; les Libanais en 1920, puis, en 1943, à la fin du mandat français. Il en est allé de même des Saoudiens, Syriens, Irakiens, Jordaniens. Entre 1920 et 1940, des peuples n’ont pas eu cette chance : les Chaldéens d’Irak, les Grecs catholiques ou les Melkites de Syrie, les Kurdes. Ces peuples esclaves, suivant la dénomination de Mme Bat Ye’or, n’ont pas eu d’Etat : ou bien ils ont disparu ou bien ils continuent à vivre sous la férule d’un Etat qui n’est pas le leur. Eux, ils sont deux fois soumis : politiquement en tant que peuples et juridiquement ou religieusement, en tant que chrétiens, à qui la charia est imposée. Le seul peuple qui ait échappé à ce triste sort est le peuple juif.

Les Juifs du Proche-Orient, mais aussi les Kurdes et les minorités chrétiennes, avaient, à la fin du XIXe siècle, autant de légitimité que les Egyptiens, les Syriens, les Irakiens, à revivre enfin en tant que peuple et nation dans un fragment qui aurait pu leur être concédé du territoire de l’Empire Ottoman. C’est ce à quoi les Juifs aspiraient, plus que les Juifs d’Europe, et c’est ce qu'ils ont obtenu en 1947. Il est un fait généralement passé sous silence : la fondation en 1860 de l’Alliance israélite universelle, qui a ouvert de nombreuses écoles dans les communautés juives du Proche-Orient. Le succès de ces écoles atteste qu’elles satisfaisaient un besoin de reconnaissance, une volonté d’existence, une conscience aiguë de l’identité, une aspiration à la connaissance chez les Juifs de cette région du monde : réalités qui ont débouché sur une revendication de souveraineté. Replacé dans le cadre de l’Empire Ottoman, Israël a autant de légitimité que le Liban, l’Irak, la Syrie, l’Arabie saoudite.

Ce qui est incompréhensible, du point de vue du droit des peuples à se déterminer librement, c’est que, en 1948, des peuples qui avaient joui de ce droit entre 1918 et 1944 l’ont dénié aux Juifs, en même temps qu’ils ont chassé de leur territoire, par la violence ou la menace, comme les Turcs l’ont fait des Arméniens, les Juifs qui y vivaient encore : l’Egypte entre 1948 et 1956, le Maroc à la fin des années 1960, etc. Ces peuples ont refusé aux autres ce qu’ils revendiquaient comme «naturel» pour eux-mêmes. D’une part, il a été refusé aux Juifs de vivre dans les Etats arabes nouvellement constitués ; de l’autre, l’Etat où ils se sont réfugiés ou pouvaient se réfugier a été frappé d’interdit et menacé de destruction. La monstruosité, puisqu’il y en a une, est là. On peut en rendre compte par la haine vouée aux Juifs, qui est un effet de la vieille loi islamique : une terre dite d’islam, parce qu’elle a été conquise par les Arabes islamisés au VIIe siècle, doit être éternellement islamique et être régie par des Musulmans. Pour cacher cette monstruosité, la rhétorique arabe (qui est aussi devenue celle des gauchistes) a fait d’Israël un Etat colonial sans légitimité au Proche-Orient ou une annexe de l’infidélité en terre d’islam ou un surgeon de l’impérialisme occidental dans un territoire arabe. Que des Arabes recourent à cette rhétorique spécieuse est de bonne guerre. Le sidérant est que des Français, prétendument progressistes, antiracistes et tout le tintouin, la fassent leur. Que cache ce simulacre ? De la pure imbécillité ou du racisme ? A moins que ce ne soit les deux ?


Arouet le Jeune pour LibertyVox

http://www.libertyvox.com/article.php?id=257

 

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jeudi, 21 juin 2007

MAHMOUD ABBAS CONTRE-ATTAQUE.

  A LA UNE

 

   
Mahmoud Abbas contre-attaque
« Il n’y a pas de dialogue possible avec des meurtriers, des terroristes et des traîtres » a lancé le Président de l’Autorité Palestinienne à l’adresse du Hamas dans son premier discours officiel depuis la prise de Gaza par le mouvement islamiste.
 
Devant le comité central de l’OLP, Mahmoud Abbas a prononcé une diatribe inhabituellement virulente contre le Hamas, tranchant avec le ton réservé qu’il avait conservé depuis le début du coup de force du mouvement islamiste. Le chef de l’Autorité palestinienne a accusé le Hamas d’avoir « foulé au pied le drapeau de l’OLP et le projet national palestinien (…) C’est un combat entre ceux qui utilisent la force et le meurtre pour atteindre leurs buts, et ceux qui respectent la loi».
 Mahmoud Abbas est aussi revenu sur la récente tentative d’assassinat menée contre lui par des miliciens islamistes, dévoilant qu’ils avaient placé 250 kilos d’explosifs sous la route qu’il devait emprunter pour rejoindre sa résidence de Gaza. Le Président palestinien a exigé que le Hamas renonce à son coup de force et revienne aux positions qu’il occupait auparavant.
Mahmoud Abbas a également indiqué qu’il prévoyait une réforme de la loi électorale pour prévenir une nouvelle victoire du Hamas lors du prochain scrutin prévu pour 2010. Le Président palestinien cherche par ailleurs à isoler totalement ce mouvement, et à l’empêcher de créer une entité politique indépendante dans la Bande de Gaza. Pour ce faire, une des premières mesures de son gouvernement d’urgence sera l’annulation de tous les passeports émis dans ce territoire. A partir du 1er juillet, seuls les documents établis à Ramallah seront valables pour se rendre à l’étranger, a indiqué un porte-parole du gouvernement Fatah.
 A Gaza, où le Hamas devait organiser un grand rassemblement pour célébrer sa victoire, le porte-parole du mouvement islamiste a accusé Mahmoud Abbas de s’être discrédité en tenant des propos incompatibles avec sa fonction.

www.israelinfos.net

 

 

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mardi, 19 juin 2007

L'Union européenne et les USA vont reprendre l' aide directe aux Palestiniens

ISRAEL ET AUTORITE PALESTINIENNE

 

 

L'Union européenne et les Etats-Unis vont reprendre l'aide directe aux Palestiniens

 


Les Etats-Unis ont annoncé lundi 18 juin la reprise de leur aide financière directe au gouvernement palestinien, après l'éviction du Hamas, ainsi que des contacts politiques bilatéraux. L'Union européenne (UE) devrait leur emboîter le pas.

Le nouveau cabinet palestinien dirigé par le nouveau Premier ministre Salam Fayyad pourrait également bénéficier du déblocage des taxes perçues par Israël pour le compte des Palestiniens, à condition que l'exécutif reconnaisse le droit d'exister de l'Etat hébreu.

Quatre jours après la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas et le limogeage du Premier ministre Ismaïl Haniyeh issu de ses rangs vendredi 15 juin, les Etats-Unis ont donc décidé de lever leur embargo économique et politique à l'encontre du gouvernement palestinien, dont la nouvelle équipe ne comprend plus aucun ministre du Hamas. Washington veut en effet asseoir l'autorité du président de l'Autorité palestinienne, (AP) Mahmoud Abbas, du Fatah.

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a ainsi téléphoné lundi au nouveau Premier ministre palestinien pour l'informer de la décision de Washington. "Je lui ai dit que les Etats-Unis reprendraient leur aide complète au gouvernement palestinien et des contacts normaux de gouvernement à gouvernement", a-t-elle déclaré aux journalistes au département d'Etat.

 

La direction du Fatah rompt tout contact avec le Hamas

 


La direction du Fatah a décidé mardi 19 juin de rompre tout contact avec le Hamas. La décision a été prise lors d'une réunion du Comité central du mouvement, selon un participant, Azzam al-Ahmed.

"Le Comité central du Fatah a décidé aujourd'hui de ne pas entretenir tout type de contact, dialogue ou réunions avec le Hamas, à moins qu'il ne décide de suspendre son coup militaire à Gaza et ne rétablisse une situation normale", a-t-il ajouté. "Le Fatah n'aura aucune relation avec le Hamas, quel que soit le niveau".

 

L'ONU condamne les tirs de roquettes sur Israël

 


Le conseil de sécurité de l'ONU a condamné les attaques à la roquette de dimanche soir 17 juin sur Kiryat Shmona perpétrées contre Israël en provenance du Liban, qualifiant cet incident de "sérieuse brèche" dans le cessez-le-feu en vigueur le long de la frontière israélo-libanaise.

Deux roquettes tirées depuis le Liban ont en effet frappé dimanche le nord d'Israël, provoquant des dégâts sans faire de victimes. L'armée libanaise a affirmé que trois roquettes avaient été tirées au total et que des troupes envoyées en reconnaissance pour déterminer la zone de tir présumée près de la frontière avec l'Etat hébreu en avaient découvert une quatrième équipée d'un retardateur.

"Les membres du conseil de sécurité ont fermement condamné les attaques de roquettes perpétrées contre Israël depuis le sud du Liban [...] qui constituent une sérieuse brèche dans la cessation des hostilités et une violation flagrante de la résolution 1701" des Nations unies, affirme le conseil dans un communiqué, en référence à la résolution qui a mis un terme à la seconde guerre du Liban de l'été dernier avec le Hezbollah.

La porte-parole des Nations unies Michele Montas a déclaré lundi aux journalistes que le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon "déplore vivement l'attaque de roquettes". Ban Ki-moon a invité toutes les parties à "faire preuve de la plus grande retenue", observant que cette attaque était la plus sérieuse violation du cessez-le-feu à ce jour, a ajouté Montas.

 

Barak entre en fonction en tant que ministre de la Défense

 

Le nouveau président du parti travailliste, Ehoud Barak, est officiellement entré en fonction en tant que nouveau ministre de la Défense de l'Etat hébreu mardi matin 19 juin, après une cérémonie à la base militaire de Kirya, à Tel-Aviv.

La cérémonie a eu lieu le lendemain de la validation de sa nomination par la Knesset, avec 46 voix contre 22. Il a été assermenté immédiatement après l'approbation de la Knesset.

 

Le Hezbollah enquête sur les tirs de roquette de dimanche

 


Le Hezbollah aurait ouvert une enquête sur les tirs de roquettes qui se sont abattues sur Kiryat Shmona dimanche 17 juin, selon les déclarations au Jerusalem Post d'un officier haut gradé de la Finul - la Force intérimaire des Nations unies au Liban - mardi 19 juin.

Selon l'officier en question, l'identité des terroristes à l'origine de ces tirs n'est toujours pas claire. Lundi 18 juin, le groupe, autoproclamé "les brigades du Djihadi Badr de la branche libanaise", avait revendiqué la responsabilité de l'attaque.

 

Tsahal entre dans la bande de Gaza pour protéger le point de passage d'Erez

 


Un certain nombre de tanks de Tsahal sont entrés dans la bande de Gaza par l'intermédiaire du point de passage d'Erez mardi après-midi 19 juin.

De source militaire, cette action aurait pour but de protéger le point de passage des incidents similaires à ceux de lundi 18 juin, lors desquels des Palestiniens ont ouvert le feu et lancé une grenade sur un avant-poste militaire.

 

Fusillade au point de passage d'Erez

 


Une fusillade a éclaté lundi soir 18 juin au point de passage d'Erez entre Israël et la bande de Gaza, faisant au moins un mort et 15 blessés, tous Palestiniens, selon les secouristes israéliens et des responsables hospitaliers. La télévision faisait état de quatre morts. Certains des blessés ont été évacués en ambulance vers un hôpital d'Ashkelon.

Israéliens et Palestiniens ont fourni des versions des faits divergentes. Selon Tsahal, des Palestiniens armés ont lancé une grenade et ouvert le feu à l'arme automatique sur un groupe de plusieurs dizaines de Palestiniens qui attendaient dans un tunnel, côté Gaza, pour fuir la bande de Gaza.

"Les victimes proviennent des tirs palestiniens", a affirmé le commandant Tal Evram, porte-parole de Tsahal. "L'incident est avant tout une attaque terroriste palestinienne sur des Palestiniens."

Et du côté palestinien, Abou Moujahid, porte-parole des Comités de résistance populaire, a affirmé que deux militants de son groupe avaient ouvert le feu sur des soldats au point de passage d'Erez et que ces derniers avaient riposté, atteignant des civils.

 

Les chrétiens menacés à Gaza

 

Le leader d'un groupe islamiste de Gaza indique que les chrétiens vont devoir respecter la loi islamique s'ils veulent "continuer à vivre en paix".

D'après un responsable de la Djihadia Salafiya, les chrétiens devront notamment accepter la prohibition de l'alcool et le port du voile pour les femmes, ajoutant que les "missionnaires" seraient traités "durement".

Les menaces sont formulées deux jours après l'attaque d'une école et d'une église de la petite communauté chrétienne de Gaza, à la faveur de la prise de pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza.

 

Le ministre de l'Environnement souhaite la libération de Marouane Barghouti

 


Selon le ministre de l'Environnement Gideon Ezra, Israël devrait libérer Marouane Barghouti, le chef du Tanzim ("l'Organisation") proche du Fatah de Mahmoud Abbas, emprisonné à perpétuité en Israël pour le meurtre de citoyens israéliens dans des attentats qu'il a commandités.

Ezra rappelle que plusieurs prisonniers palestiniens, incarcérés pour actes de terrorisme et libérés dans le cadre des accords d'Oslo, avaient ensuite rejoint les forces politiques palestiniennes modérées.

Selon Ezra, Israël doit donner les moyens à Mahmoud Abbas de faire respecter l'Autorité palestinienne et donner leur chance à de nouveaux responsables palestiniens, plutôt qu'à ceux qui avaient "échoué" à Gaza.

Gideon Ezra a également estimé que si tel était le souhait de Mahmoud Abbas, Israël devrait permettre aux réfugiés de Gaza de se rendre en Cisjordanie pour s'y installer.

 

INTERNATIONAL

 

 

La Corée du Nord tire un missile vers les eaux entre la péninsule et le Japon

 


La Corée du Nord a tiré un missile à courte portée en direction des eaux séparant la péninsule coréenne et le Japon, a annoncé mardi après-midi 19 juin un responsable des services de renseignement sud-coréens.

Ce tir a lieu alors que des progrès semblent se faire jour dans les négociations internationales destinées à obtenir l'arrêt du programme d'armes nucléaires du régime de Pyongyang.

La Corée du Nord "a tiré un missile à courte portée, a précisé ce responsable, qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat en raison du caractère sensible de l'information.

Selon lui, le missile avait une portée d'une centaine de kilomètres. Il n'a pas fourni d'autres détails. Des inspecteurs des Nations unies doivent effectuer la semaine prochaine une visite en Corée du Nord pour vérifier la fermeture effective du réacteur nucléaire de Yongbyon, conformément à l'accord conclu avec Pyongyang en février dernier.

 

Irak : vaste offensive de l'armée américaine contre Al-Qaïda

 


Quelque 10 000 soldats américains ont lancé tôt mardi 19 juin une vaste offensive contre Al-Qaïda dans la province insurgée de Diyala, au nord-est de Bagdad, tuant au moins 22 insurgés, a annoncé l'armée américaine.

Cette opération baptisée "Pointe de flèche" a été lancée à Bakouba, la capitale de la province de Diyala, et implique l'aviation à la faveur de l'obscurité, a précisé l'armée américaine dans un communiqué.

 

Affrontements dans le sud de l'Irak

 


Pour la deuxième journée consécutive, de violents affrontements opposaient mardi 19 juin dans le sud de l'Irak les forces irakiennes de sécurité aux combattants chiites de l'Armée du Mahdi - la milice dirigée par l'imam radical Moqtada al-Sadr - a annoncé la police.

Neuf obus de mortier sont tombés tôt mardi sur le siège de la police de la ville et trois policiers ont été blessés et un véhicule a été détruit dans le pilonnage.

Les combats faisaient rage notamment à Nassiriyah, à 320 kilomètres au sud-est de Bagdad où huit personnes ont été tuées lundi 18 juin. Plus de 60 personnes y avaient été également blessées, des policiers pour la plupart. Un couvre-feu a été imposé.

Lundi, au moins 36 personnes avaient été tuées dans de violents accrochages opposant miliciens chiites et forces britanniques qui procédaient à des fouilles de maisons dans le même secteur. Ces accrochages qui ont également fait plus d'une centaine de blessés se sont déroulés à Amarah, à 320km au sud-est de Bagdad.

 

FRANCE

 

 

Jean-Marie Le Pen: le FN va devoir se serrer la ceinture

 


Au lendemain du second tour des législatives, le président du Front national Jean-Marie Le Pen a souligné lundi 18 juin que son parti - dont aucun candidat n'a été élu député - allait être contraint d'annuler l'organisation de manifestations "coûteuses" et d'envisager des économies en raison de ses échecs électoraux.

"Il n'y aura pas d'université d'été, il n'y aura pas non plus de BBR [fête des "Bleu, blanc, rouge"] cette année parce que ce sont des manifestations coûteuses", a-t-il dit. "Nous n'excluons pas des compressions dans tous les domaines, dans tous les budgets, que ce soit les budgets de publicité, que ce soit des budgets de fonctionnement, des budgets administratifs, des budgets de personnel".

Dimanche soir 17 juin, Jean-Marie Le Pen avait déjà lancé un appel à "la souscription nationale" pour renflouer la formation d'extrême droite, dont la "subvention publique de fonctionnement" sera "amputée de 60 %". Cela obligera le FN "à réduire drastiquement [ses] frais d'administration et de propagande", avait-il déclaré.

"La moitié de nos candidats, près de 300, victimes de l'abstention, n'ayant pas franchi la barre des 5 %, ne seront pas remboursés de leurs frais de campagne", avait-il observé, jugeant "désastreuses" les conséquences de ces défaites électorales "sur le plan financier".

© Jerusalem Post édition française

www.jpost.com

 

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SHAOUL MOFAZ A PARIS..

Le Crif en action
 
Shaoul Mofaz à Paris
19/06/07
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- - Thème: Rencontres

WWW.CRIF.ORG


 

 

Lundi 18 juin, lors d’une soirée organisée par l’ASI, en collaboration avec le CRIF, le ministre israélien des Transports, Shaoul Mofaz, a rencontré la communauté juive. En visite à Paris à l’occasion du salon du Bourget, il s’est adressé à la salle comble de l’auditorium de l’Espace Rachi. Le ministre israélien a dressé un tableau de la situation politique du Proche-Orient. Il a rappelé le danger que représente l’Iran d’Ahmadinejad et le Hezbollah libanais et évoqué la situation dans les territoires palestiniens, notamment dans la bande de Gaza.
Gil Taieb, le président de l’ASI, Joseph Zrihen, vice-président du CRIF, et Ariel Goldmann, qui représentait le Fond Social Juif unifié, ont salué le ministre et rappelé le soutien de la communauté juive envers Israël.
Photo : © 2007 Alain Azria

15:40 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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