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dimanche, 03 juin 2007

ISRAEL ET AUTORITE PALESTINIENNE

ISRAEL ET AUTORITE PALESTINIENNE

Shimon Peres officiellement candidat à la présidence de l¹Etat

Le vice-Premier ministre Shimon Peres a officiellement annoncé sa candidature pour la présidence de l¹Etat, ce dimanche 3 juin. Les députés Kadima Yoël Hasson et Ronit Tirosh ont validé le nombre de signatures nécessaires pour que ce vétéran de la politique puisse déposer son dossier au secrétariat de la Knesset.

La travailliste Colette Avital a de son côté affirmé avoir été approchée par des officiels de Kadima qui lui auraient proposé le poste de vice-ministre des Affaires étrangères si elle renonçait à se présenter contre Shimon Peres.

Avital a précisé qu¹elle n¹aurait pas mauvaise conscience si son ancien mentor devait perdre les élections, prévues le 13 juin prochain, par sa faute.

Netanyahou appelle à la dissolution du gouvernement

Le gouvernement actuel a échoué et doit être remplacé, a déclaré Binyamin Netanyahou ce dimanche matin 3 juin, sur les ondes de Galei Tsahal (la radio de l¹armée).

Il a fait référence au rapport intérimaire de la commission Winograd sur la récente guerre du Liban et a indiqué que l¹administration Olmert avait fait des erreurs de jugement et s¹était révélée irresponsable. Le Premier ministre manque de connaissance en matière de gestion militaire, a-t-il ajouté.

C¹est pourquoi, a-t-il poursuivi, ³il est nécessaire de remplacer le leadership actuel. Le rapport annonce que la totalité du gouvernement a échoué. Nous ne pouvons pas continuer à être complaisant², a précisé le chef de l¹opposition et président du Likoud. Et d¹ajouter : ³le public décidera, je ne crains pas de nouvelles élections².

4 soldats blessés au point de passage Erez

Quatre soldats ont été blessés ce dimanche 3 juin, suite à 4 tirs de mortier palestiniens au point de passage Erez. Les militaires ont été atteints par des éclats de métal et ont été transportés au centre médical Barzilaï d¹Ashkelon. Trois sont légèrement touchés et le quatrième souffre de blessures de moyenne gravité.

Un autre tir de mortier a été lancé en direction de la communauté de Netiv Haasserah, sans toutefois provoquer ni victime, ni dégâts.

Le point de contrôle Erez est le passage obligé pour les personnes qui veulent se rendre d¹Israël à Gaza ou inversement.

Le Hamas a revendiqué la responsabilité de l¹attaque.

Le Hamas refuse une trêve avec Israël et en envisage une autre

Le Hamas, qui a affirmé samedi 2 juin n'avoir pas tiré de roquette sur Israël depuis mercredi, a laissé entendre qu'il pourrait envisager une trêve d'un an avec l'Etat hébreu.

Le précédent cessez-le-feu avait été rompu à la mi-mai avec l'intensification des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza, qui ont tué deux habitants de la ville de Sderot.

"Nous pourrions accepter un cessez-le-feu d'un an", a déclaré Moussa Abou Marzouk, numéro 2 du bureau politique du Hamas vivant en exil en Syrie, cité par le quotidien égyptien Al-Ahram. Cependant, le Hamas exige d¹élargir le cessez-le-feu à la Judée-Samarie et a refusé la trêve d¹un mois proposée par la président de l¹Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Mahmoud Abbas a proposé ce week-end l¹arrêt des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza contre l¹arrêt des interventions de Tsahal, trêve d¹un mois qui serait ensuite élargie à la Judée-Samarie, si elle s¹avérait efficace. Le Hamas a rejeté l¹idée.

La cessation des violences figurera en tête des préoccupations de la rencontre entre le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre Ehoud Olmert prévue le 7 juin prochain.

3 tirs de roquettes sur Israël samedi

Le Djihad islamique et d'autres groupes palestiniens ont revendiqué au moins trois tirs de roquettes sur Israël, qui n'ont fait aucun blessé samedi 2 juin.

Par ailleurs, dans la soirée, des soldats de Tsahal ont tué par balles un Palestinien et en ont blessé trois autres à Naplouse, selon les services de secours palestiniens. L'armée a déclaré avoir tiré sur un homme armé au cours d'une opération d'interpellation dans la ville.

Un membre du Fatah mortellement touché à Djénine

Tsahal a mortellement touché un membre du Fatah ce dimanche matin, lors d¹un raid militaire dans un camp de réfugiés de Djénine, en Samarie. L¹homme a été identifié comme étant Mohammed Amin Farahati, 22 ans, appartenant à la branche armée du Fatah.

Selon l¹armée, Farahati qui commandait une cellule de liaison entre le Djihad islamique et la branche armée du Fatah, serait mort lors d¹échanges de tirs. Tsahal rapporte également avoir trouvé une mitraillette de type M 16  côté de son corps.

Dans la nuit de samedi à dimanche, ce sont deux Palestiniens armés qui ont également trouvé la mort sous les balles de Tsahal, lors de deux incidents distincts, à Naplouse. Des Palestiniens avaient dressé des barricades dans le centre de la ville pour empêcher les forces de sécurité de procéder à des arrestations de terroristes recherchés. Une femme palestinienne a été légèrement blessée.

La veille, vendredi, 2 adolescents palestiniens de 10 et 13 ans ont eux aussi été mortellement touchés alors que, selon Tsahal, ils déposaient un objet suspect le long de la barrière de sécurité qui sépare Israël de la bande de Gaza, à proximité de la localité de Dougit. Ils avaient ignoré les injonctions d¹arrêt et les tirs en l¹air de Tsahal. Un autre Palestinien de 16 ans qui les accompagnait a été transporté à l¹hôpital Barzilaï d¹Ashkelon après avoir été blessé.

Israël se mobilise contre la menace de boycott des syndicats britanniques

Tzipi Livni, la ministre des Affaires étrangères, devrait tenir en début de semaine une réunion interministérielle afin d'envisager un plan d'action pour faire face à la menace de boycott enclenchée par des syndicats britanniques à l'encontre d'Israël.

Un appel au boycott des écoles et des universités israéliennes avait été décidé par le BUC, le syndicat des écoles et des universités britanniques le 29 mai dernier. Selon le syndicat, Israël ne respecte pas le "droit à l'éducation des enfants, étudiants et enseignants palestiniens".

Un autre syndicat britannique, l'Unison, a annoncé qu'il envisageait de s'associer au mouvement initié par les académiciens. Il s'agit du syndicat le plus important de Grande-Bretagne.

Tzipi Livni a rencontré vendredi 1er juin avec la secrétaire des Affaires étrangères britannique, Margaret Beckett, en soulignant qu'elle considérait avec "beaucoup de gravité" cette décision qui était en "totale opposition" avec les bonnes relations entretenues entre la Grande-Bretagne et Israël.

3 adolescents arrêtés pour meurtre

Un adolescent de 16 ans, a avoué samedi 2 juin avoir assassiné vendredi soir un jeune garçon de Rehovot. La victime, Adma Terrico, était âgée de 17 ans.

Deux autres complices, également âgés de 16 ans, ont reconnu avoir participé au meurtre.

700 000 Israéliens ont des problèmes d¹audition

Quelque 700 000 Israéliens ­ dont un tiers de personnes de plus de 65 ans ­ souffrent de troubles de l¹audition. Beaucoup ont des difficultés de communication avec leur entourage et déplorent ainsi une baisse sensible de leur qualité de vie. Mais parmi eux, bon nombre se refusent à demander de l¹aide, gênés et honteux de leur handicap.

Mardi 5 juin démarrera pour la quatrième année consécutive la semaine de l¹audition. Les activités proposées à travers le pays à l¹initiative du ministère de la Santé sont destinées à encourager la prise de conscience devant ces troubles fonctionnels et leur dépistage précoce pour un meilleur traitement.

A Sderot, la défense passive a distribué 40 appareils auditifs aux sourds et malentendants dans l¹incapacité d¹entendre les alertes annonçant l¹imminence de roquettes Kassam sur la ville. L¹Agence juive en a distribué 100 autres.

Pour tout renseignement sur les troubles auditifs, vous pouvez appeler le *2700 depuis un téléphone fixe ou un téléphone portable.

Le Shin Bet aurait mis en scène le détournement de l'avion d'Entebbe

Un document diplomatique confidentiel britiannique, publié vendredi 1er juin, affirme que le Shin Bet aurait pris part au détournement de l'avion Air France en 1976 par des terroristes palestiniens du FPLP (Front de libération populaire pour la Palestine), prenant en otage 200 passagers à l'aéroport d'Entebbe (Ouganda) .

Selon ce document, issu d'un diplomate britannique à l'ambassade de Paris, citant un contact de l'association du parlement euro-arabe, le détournement aurait été destiné à "torpiller les positions de l'OLP en France, afin d'éviter un rapprochement trop important avec les Américains". Selon le document, l'imposition de la pax americana au Moyen-Orient aurait été à l'avantage de l'OLP et à la défaveur des fronts de refus".

L'intervention secrète du Shin bet aurait donc eu pour but de discréditer l'OLP auprès de la France et des Etats-Unis, favorables à l'OLP à cette époque.

Le document en question provient des archives nationales de Londres. Shimon Peres, ministre de la Défense à l'époque des faits, a fortement démenti ces affirmations, déclarant qu'elles étaient outrageuses et sans fondements.

Des journalistes palestiniennes menacées de mort pour "comportement indécent"

Un groupe islamiste radical a menacé de mort les femmes journalistes de Palestine TV, chaîne de télévision officielle de l'Autorité palestinienne (AP).

Ces dernières sont accusées de "violer les préceptes de l'Islam" par une tenue et un comportement "indécents" à l'écran. La menace a été proférée par un groupe intitulé les Sabres vertueux de l'Islam.

"C'est une honte que les journalistes qui travaillent pour un média officiel rivalisent de talents pour exposer leurs charmes", affirmait le communiqué, qui ajoutait de "détruire leur maison" si ces dernières refusaient de porter le voile.

Ce groupe avait revendiqué une série d'attaques de cybercafés et de restaurants de la bande de Gaza au courant de l'année. Il est l'un des trois groupes islamistes affilié à al-Qaïda apparu dans la bande de Gaza ces trois dernières années.

Les Brigades des martyrs d'al-Aqsa, branche armée du Fatah, ont fermement condamné cette menace et se sont engagés à protéger les femmes menacées.

Shahar Peer éliminée à Roland-Garros

La joueuse de tennis Shahar Peer s¹est inclinée ce dimanche 3 juin en huitième de finale contre la numéro 3 mondiale, la slovaque Svetlana Kuznetsova, 6-4, 6-3. Le match a été de courte durée et a mis à néant les espoirs prometteurs de la jeune Israélienne de 20 ans, classée à la 15e place des meilleures joueuses de tennis mondiales.

Elle était pourtant venue à bout de la numéro 20 mondiale, Katarina Srebotnik, lors du troisième tour de Roland-Garros, samedi 2 juin et s¹offrait ainsi une place pour les huitièmes de finale de ce tournoi du Grand Chelem. La numéro 1 israélienne avait bataillé pendant 128 minutes avant de remporter le match 6-1, 4-6, 6-3.

MOYEN-ORIENT


Visite de l'ONU à la frontière libano-syrienne

Une équipe de l'ONU s'est rendue samedi 2 juin dans un important poste frontalier situé entre le Liban et la Syrie, pour s¹entretenir avec des responsables des douanes et de l'immigration, au moment où des informations font état de contrebande d'armes entre les deux pays, ont annoncé des responsables de la sécurité.

Ce déplacement au poste frontalier de Masnaa, dans la vallée de la Bekaa, intervient quelques semaines après l'appel lancé par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon à la Syrie, pour que Damas collabore avec le Liban et tente d¹empêcher ce trafic d'armes transfrontalier.

Selon des responsables de la sécurité, l'équipe de l'ONU est arrivée à bord de plusieurs véhicules sous bonne garde, et elle a passé plus d'une heure à Masnaa.

Intensification de l'offensive militaire libanaise contre le Fatah al-Islam

Pour la première fois depuis le début des affrontements le 20 mai dernier, l'armée libanaise a fait appel à un hélicoptère samedi 2 juin dans les combats meurtriers contre les miliciens du groupe radical Fatah al-Islam, retranchés dans le camp de réfugiés palestinien de Nahr el-Bared, dans le nord du pays du Cèdre.

Un hélicoptère de type Gazelle a tiré deux missiles et ouvert le feu à la mitrailleuse, apparemment contre des positions du groupe islamiste à la lisière ouest du camp, au deuxième jour d'une offensive visant à déloger les militants armés. Il s'agissait semble-t-il d'une tentative visant à interdire toute fuite par voie maritime. L'armée libanaise, qui ne possède pas d'avions, dispose d'hélicoptères, généralement réservés au fret.

L'intervention d'un de ses aéronefs témoigne de l'intensité des combats sur le terrain.

Après une accalmie vendredi soir 1er juin, l'offensive a repris samedi matin à coups de tirs d'artillerie et de mitrailleuses. "Nous continuons à avancer aujourd'hui et nous avons espoir de mettre fin" à l'opération, a déclaré un officier en refusant d'en dire plus. Samedi, quatre soldats libanais ont été tués et dix autres blessés, selon des responsables militaires, ce qui porte à six morts et 20 blessés le bilan de l'offensive lancée vendredi dans les rangs de l'armée.

Des représentants des forces de sécurité ont également fait état de plusieurs dizaines de morts et blessés au sein du groupe Fatah al-Islam, mais un haut responsable du mouvement a affirmé que seuls deux miliciens avaient été blessés depuis le début des combats.

FRANCE


Ouverture du procès des attentats antisémites de Casablanca, demain lundi

Huit hommes doivent comparaître à partir de demain, lundi 4 juin, devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir apporté un soutien logistique et financier aux auteurs des attentats de Casablanca qui avaient fait 45 morts, dont 12 terroristes suicidaires, en mai 2003.

En 2004, l'interpellation des suspects qui encourent jusqu¹à 10 années d¹emprisonnement, avait été présentée comme "l'aboutissement d'une longue enquête conduite (...) dans les milieux proches du Groupe islamique combattant marocain (GICM)". Le GICM avait revendiqué les attentats de Casablanca perpétrés le 16 mai 2003 contre un hôtel international, le cimetière juif de l'ancienne médina, un restaurant italien dirigé par un juif marocain, le Cercle de l'Alliance israélite et la Casa Espana, un restaurant associatif jouxtant une antenne de l'ambassade d'Espagne.

Parmi les suspects interpellés en avril 2004, figure notamment le chef présumé de la cellule française, Moustapha Baouchi, de nationalité marocaine, qui s'était rendu à plusieurs reprises dans des camps d'entraînement militaire en Afghanistan.

Il a reconnu au cours de l'enquête appartenir à un groupe terroriste composé de combattants marocains constitué en Afghanistan par des vétérans de la guerre d'Afghanistan. Pour l'accusation, Baouchi était un des membres de la commission militaire du Groupe islamique combattant marocain (GICM) envoyé en France pour y coordonner les activités de la cellule, assurer le transport de fonds vers la structure centrale du GICM et coordonner l'exfiltration de certains auteurs des attentats de Casablanca.

INTERNATIONAL


Ahmadinejad menace encore et toujours Israël

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré ce dimanche 3 juin que le monde assisterait bientôt à la destruction d¹Israël.

Selon le dirigeant islamiste, habitué des provocations et des propos antisémites, la guerre de l¹été dernier au Sud Liban a montré ³pour la première fois que l¹hégémonie du régime sioniste s¹était effondrée et avait enclanché le bouton qui devait compter les jours avant la destruction du régime sioniste².

³Si Dieu le veut, nous assisterons dans un futur proche à la destruction du régime occupant corrompu², a ajouté Ahmadinejad lors d¹un discours prononcé devant des invités internationaux, à l¹occasion du 18e anniversaire de la mort de l¹ayatollah Ruhollah Khomeini, connu pour avoir été le père de la Révolution islamique de 1979.

Bush : la population du Darfour a assez souffert

Le président américain George W. Bush a évoqué la situation au Darfour samedi 2 juin, à l'occasion de son allocution radio hebdomadaire, affirmant que la population de cette région de l'ouest du Soudan "souffrait depuis assez longtemps".

"Nous ne détournerons pas nos yeux d'une crise qui constitue un défi pour la conscience du monde", a-t-il déclaré.

Le président américain s'envolera demain lundi pour l'Europe, où il se rendra dans six pays et assistera au sommet du G8 en Allemagne. Contrairement à de précédents sommets où l'Irak était le principal sujet de tension, d'autres problèmes internationaux devraient être abordés cette fois-ci, notamment la crise humanitaire au Darfour.

© Jerusalem Post édition française

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SOUTENIR L'OPPOSITION DEMOCRATIQUE EN SYRIE

SOUTENIR L’OPPOSITION DEMOCRATIQUE EN SYRIE

 

Par Joseph Puder FrontPageMagazine.com | 31 Mai  2007

Article traduit par Fred Rothenberg pour www.nuitdorient.com  

  Il est plutôt étonnant combien peu d’efforts l’administration U.S. semble déployer pour assurer l’existence d’une opposition significative à Bashar Assad, le dictateur baathiste syrien. Si le Département d’Etat, grâce à l’Ambassade Américaine. à Damas, a découvert un groupe d’opposition, il n’en a rien fait connaître aux journalistes. Et les contacts récents de représentants du gouvernement américain avec leurs homologues syriens servent plutôt à renforcer la dictature syrienne que l’opposition qui existe en Syrie, en toute certitude. Au cours d’une conversation franche avec Sherkoh Abbas, président de l’Assemblée Nationale Kurde syrienne (KNA-S), M. Abbas nous a fait des commentaires autorisés sur la politique américaine envers la Syrie et a clairement souligné la faiblesse du régime Assad, minoritaire (2). Il a aussi décrit les projets futurs du KNA-S pour obtenir une Syrie démocratique. Joseph Puder : M. Abbas, pouvez-vous nous décrire la nature de l’opposition syrienne et pourquoi elle a des chances de mobiliser la nation syrienne ? Sherkoh Abbas :"D’abord laissez-moi décrire le KNA-S. C’est un groupement de partis politiques kurdes, d’ONG, d’organisations des droits de l’homme et de citoyens indépendants du Kurdistan syrien. L’opposition syrienne se compose de trois groupes (1): - le premier est l’opposition classique constituée par les Frères Musulmans. Elle est islamiste par nature et Arabe par orientation. - Le second groupe est originaire du Baath et représente des gens y ayant fait carrière, servant le régime Assad et qui se trouvent maintenant en disgrâce. Important parmi eux est l’ancien Vice-Président Khaddam. - L’oppositions kurde et ses alliés sont devenus un très important acteur et représentent le troisième groupe de cette opposition. Dans le cas des deux premiers groupes, soit ils partagent l’idéologie du régime, soit ils ont été infiltrés par des agents du régime. Les kurdes par contre sont les soutiens les plus fermes de la démocratie et l’opposition la plus sérieuse au régime. Ils envisagent la démocratie comme un sauvetage de la tyrannie. L’opposition non-kurde des deux premiers groupes est moins dangereuse pour le régime, actuellement. Le peuple syrien soutient notre opposition parce qu’elle est globale et tient compte des droits de l’homme, de la liberté, de la démocratie, des droits nationaux, la paix et le développement économique. Par conséquent un comité des groupes d’opposition syriens qui est global et qui n’a pas été infiltré doit travailler à mobiliser l’opinion publique pour une Syrie démocratique et ouverte à tous. L’Assemblée Nationale Kurde syrienne travaille à mobiliser les Syriens appartenant à toutes les strates de la société syrienne : kurdes, druzes, Alaouites, chrétiens, sunnites modérés, etc. et nous avons établi les fondations pour une véritable opposition démocratique et générale qui ait la confiance des masses syriennes. Le progrès est lent toutefois à cause des problèmes financiers et au manque de soutien de la communauté internationale, mais nous sommes résolus à réussir car nous poursuivons un programme démocratique grâce auquel tous les Syriens seront gagnants. C’est une politique "gagnante-gagnante" au lieu d’une politique "gagnante-perdante". JP : L’état de l’économie syrienne est-il un facteur de faiblesse du régime de Bashar Assad ? SA : La faiblesse de l’économie syrienne peut jouer un rôle, mais il dépend des autres facteurs. Elle peut jouer un rôle si la communauté internationale soutient l’opposition en prenant de sévères sanctions et en cherchant à retirer sa légitimité au régime actuel, en appliquant des interdictions de voyager aux officiels du régime. La véritable faiblesse du régime des Assad réside dans l’absence de soutien qu’il reçoit du public. Le régime utilise tous les moyens faisant appel à la force et à l’autorité pour survivre, employant des méthodes brutales comme le meurtre, l’emprisonnement et la torture. En clair le régime a utilisé le terrorisme pour s’agripper au pouvoir. Cette mentalité cruelle est largement répandue au Moyen-Orient. Dans le cas de la Syrie, un simple embargo économique ne suffira pas, comme il n’a pas suffi dans le cas de Saddam Hussein. La communauté internationale doit imposer de véritables sanctions prises de concert et avec l’entier support de l’opposition et doit ôter toute légitimité au régime. L’économie centralisée de la Syrie permettra d’abattre ce régime, de la même manière que les régimes d’Europe de l’Est sont tombés en 1990. Le régime syrien utilise des méthodes maffieuses pour survivre comme le marché-noir, la corruption, l'argent de la drogue, et il soutient les ennemis des USA comme l’Iran, la Chine et la Russie pour se maintenir à flot. Récemment, Assad a réussi à convaincre certains Etats du Golfe d’investir dans son économie, et je suis sûr que l’absence de politique pro-démocratique et d'un soutien clair des Etats-Unis et de l’Occident a aidé à ces capitaux des Etats du Golfe à s'investir en la Syrie. JP : Pourquoi pensez-vous que la politique US envers la Syrie est erronée ? SA : Les Etats-Unis se sont trompés, quand ils ont changé et assoupli leur politique envers la Syrie. Le régime d’Assad s’est félicité de cela et a intensifié son radicalisme. Il a augmenté son aide aux organisations terroristes, renforcé ses relations avec l’Iran et a contré ouvertement les intérêts américains dans la région. Le régime de Damas a réalisé que les Etats-Unis ne sont pas engagés à changer leur régime. L’absence de soutien occidental à l’opposition démocratique syrienne a aussi contribué à renforcer le pouvoir des Assad. Aujourd’hui les résultats du manque d’action américaine contre la Syrie est visible au sud-Liban, en Irak, en Palestine. L’Iran lui-même est plus méfiant envers l’Amérique et l’Occident. Le pouvoir syrien a réussi à manipuler le Département d’Etat.  JP : Quelle est votre vision de l’avenir de la Syrie ? SA : J’envisage une république fédérale de Syrie qui soit multi-ethnique, multi-culturelle et multi-religieuse par essence, où la démocratie, les droits de l’homme, la liberté, une économie avec marché libre et la paix règneront. Nous cherchons à faire de la Syrie une société laïque où être musulman ou chrétien sera un choix personnel. La Syrie occupe une position importante au Moyen-Orient grâce à sa proximité avec l’Europe et parce qu’elle sert de pont entre l’Afrique, l’Asie et l’Europe. Une Syrie démocratique contribuera aussi à stabiliser la région en particulier le Liban, Israël, la Palestine et l’Irak. Une Syrie démocratique empêchera les hauteurs du Golan de devenir le prochain front d’une guerre Syro-Hezbollah contre Israël – à la différence de ce qui s’est passé au sud-Liban l’an dernier. Le régime actuel de Damas a "importé" près de 100.000 nouveaux "citoyens syriens" d’Iran, décidés à saper les pays de la région y compris la Jordanie musulmane sunnite, le Liban à majorité sunnite et Israël. Seul une Syrie démocratique donne la possibilité d’une formule "gagnante-gagnante" (win-win) qui conduira à une paix durable et à une reconnaissance mutuelle entre la Syrie et Israël.  Le Président Georges W. Bush devra être célébré comme le Président qui a apporté la démocratie au Moyen-Orient, plutôt que celui lié au chaos irakien. Pour que sa renommée devienne réalité il ne doit pas être paralysé par la peur de nouvelles critiques au sujet d’un affrontement avec l’Iran ou de soutien à l’opposition démocratique en Syrie. Il doit s’inspirer du Président Harry Truman qui a dit qu’en fin de compte chacun doit faire ce qui est juste (3).         Notes de www.nuitdorient.com (1) Il existe un autre groupe d'opposition libéral regroupant notamment des exilés et agissant de l'extérieur, appuyé par le président Bush et reçu en Israël par Benyamin Natanyahou, celui du Parti de la Réforme de Farid Ghadry. Mais il ne paraît pas très crédible, du fait que ce dernier est citoyen américain, ayant peu d'influence sur le citoyen syrien. (2) Les alaouites sont minoritaires dans le pays, quelques pour cent, mais le président Bashar al Assad, vient d'être réélu pour 7 ans, avec 99% des voix… (3) Les réticences américaines seraient dues au fait que le parti d'opposition est d'ordre ethnique et kurde, le soutenir poserait des problèmes vis-à-vis de la Turquie Supporting the Democratic Opposition in Syria                                    By Joseph Puder
FrontPageMagazine.com | May 31, 2007 It is rather amazing how little effort the U.S. administration seems to have expended in probing the existence of a significant opposition to Bashar Assad, the Baathist dictator of Syria .  If the State Department, through the U.S. embassy in Damascus , has in fact discovered an opposition group, it certainly has not briefed reporters on this matter.  And recent contacts by U.S. government representatives with their Syrian counterparts are serving to bolster the Syrian dictatorship rather than the opposition that most certainly exists within Syria . In a frank conversation with Sherkoh Abbas, president of the Kurdistan National Assembly-Syria (KNA-S), Mr. Abbas made distinct observations about U.S. policy towards Syria and emphasized the weakness of the Assad minority regime.  He also described the KNA-S vision for the future democratic Syria . Joseph Puder: Mr. Abbas, please describe the nature of the Syrian opposition and why it has a chance to mobilize the Syrian nation?   Sherkoh Abbas: “First let me describe KNA-S.  It is an umbrella organization for the Kurdish political parties, NGO’s, human rights organizations, and independent citizens from the Kurdish region of Syria .   The Syrian opposition consists of three types: the first is the classical opposition represented by Muslim Brotherhood. It is Islamist in nature and Arab in orientation. The second group is a Baath party derivative, and it is represented by people who spent their careers serving the Assad regime, and now found themselves out of favor.  One such figure is former Vice President Khaddam. The Kurdish opposition groups and their allies have become a formidable opposition, and they represent the third type.   In the case of the first two opposition groups, they either share the regime’s ideology or have been infiltrated by agents of the regime. The Kurds on the other-hand are the strongest proponent of democracy and the most serious opposition to the regime. They view democracy as their salvation from tyranny. The non-Kurdish opposition making up the first two groups is less of a threat to the regime now.   The Syrian people will support our opposition group because it is inclusive and addresses issues of human rights, freedom, democracy, national rights, peace, and economic development. Therefore, a committee of the Syrian opposition groups that is inclusive and have not been infiltrated must work on mobilization of public opinion based on a democratic and inclusive Syria .  The Kurdistan National Assembly – Syria (KNA-S) is working to mobilize Syrians from the entire spectrum of Syrian society: Kurds, Druze, Alawaite, Christians, Sunni Moderates, etc. and, we have laid the foundation for a true democratic and inclusive opposition that has the confidence of the Syrian masses.   Progress is slow however, due to financial limitations and lack of support from the international community, but we are determined to succeed because we are pursuing a democratic program where all Syrians will be winners.  It is a "win-win" policy instead of current "win-lose" policy.”   JP: Is the state of the Syrian economy a factor in the weakness of the Bashar Assad’s regime?   SA: “The weakness of the Syrian economy may play a role depending on other supporting factors.  It can play a role if the international community supports the opposition by issuing tough sanctions, and seek to remove the legitimacy from the current regime by implementing travel bans on the regime's officials.   The Assad regime’s real weakness stems from the lack of public support for it.   The regime uses all means of force and authority to maintain itself by using brutal methods such as murder, imprisonment, and torture.  Simply put, the regime has been using terrorism to cling to power.  This cruel mentality is widespread throughout the Middle East .  In Syria 's case, an economic embargo alone will not work, just as it did not in Saddam Hussein’s case.  The international community needs to impose effective sanctions that coincide with full support of the opposition, and the removal of legitimacy from the regime.       Syria ’s centralized economy will help bring down the regime in the same way the Eastern European regimes fell in the 1990’s.  The Syrian regime uses creative ways to survive, employing the black-market, corruptions, drug profiting, and assistance from enemies of the US such as Iran, China and Russia , to maintain its existence.   Recently, the Assad regime managed to convince some Gulf States to invest in its economy. I am sure that the lack of a clear pro-democracy policy by US and the west, helped lure many of the Gulf States investments to Syria .”   JP: Why do you think that the current U.S. policy towards Syria is wrong?   SA: “The U.S. erred when it changed and softened its policy towards Syria .  The Assad regime sensed that and it became more radical.  It increased its support for terrorist organizations, strengthened its relationship with Iran, and has worked openly against U.S. interests in the region.  The regime in Damascus realized that the U.S. is not committed to regime change.  The absence of western support for the democratic opposition in Syria further emboldened the Assad regime. Today, the results of American inaction towards Syria is visible in southern Lebanon, Iraq, and Palestine .  Iran too is more defiant towards the America and the west.  The Syrian regime managed to outmaneuver the U.S. State Department.”   JP: What is your vision for Syria ’s future?   SA: “I envision a federal republic of Syria that is multi-ethnic, multi-cultural, and multi-religious in nature, where democracy, human rights, freedom, a free market economy and peace reigns.  We are seeking to make Syria a secular society where to be Muslim or Christian is a personal choice.  Syria occupies an important position in the Middle East by virtue of its proximity to Europe, and because it serves as a bridge between Africa, Asia, and Europe .  A democratic Syria will also contribute to stability in the region especially with regard to Lebanon, Israel-Palestine and Iraq .     A democratic Syria would prevent the Golan Heights from becoming the next front in a Syria/Hezbollah war against Israel - similar to what happened in southern Lebanon last year.  The current regime in Damascus has ‘imported’ around 100,000 new ‘Syrian citizens’ from Iran who are poised to undermine the countries of the region including Sunni-Muslim Jordan, Sunni-led Lebanon and Israel .  Only a democratic Syria has the potential for a ‘win-win’ formula that would bring a lasting peace and mutual recognition between Syria and Israel .” President George W. Bush may be remembered as the president who brought democracy to the Middle East instead of being identified with the Iraqi quagmire.  For his legacy to become a reality; he must not be paralyzed by fear of additional criticism over involving the U.S. in confronting Iran, or supporting the democratic opposition in Syria .  He must learn from President Harry Truman that in the end, one must do what is right.

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"DU RIFI DANS LES CAVES DU VATICAN"

Cet article paru dans "Libé" le 31 mai est un véritable scénario de "polar"politico-religieux :
On pourrait l'appeler : "Du rififi dans les caves du Vatican".

Le Pape Pie XI, né Achille Ratti, s'apprêtait à faire un discours anti-nazi très dur en présence de Mussolini le 11 février 1939.
Il meurt dans la nuit du 10 au 11 février 1939, à quelques heures de prononcer ce discours !

Son successeur, Pie XII, né Eugenio Pacelli, anticommuniste fervent et fin connaisseur de l'Allemagne où il a été nonce de nombreuses années avant la seconde guerre mondiale, est alors Secrétaire d'Etat (ministre des affaires étrangères du Vatican.
Certains le désigneront comme le "Pape de Hitler", alors que d'autres s'apprêtent à le béatifier : farouchement partisan d'un "apaisement" avec les nazis, il fait disparaîte toutes les copies du discours de son prédécesseur, dont il était pourtant le plus proche collaborateur.

La coïncidence troublante de ces faits nous amène à nous demander si on n'aurait pas un peu abréger les jours de Pie XI...





 

 

Monde


La révolte enfouie de Pie XI


Le discours antifasciste que le pape voulait prononcer en février 1939, et que son successeur a fait détruire, a été exhumé des archives vaticanes.


Par Eric JOZSEF


QUOTIDIEN : jeudi 31 mai 2007


Rome de notre correspondant


Le texte devait être lu en présence de Benito Mussolini, le 11 février 1939, à l'occasion du dixième anniversaire du Concordat entre l'Italie et le Vatican. Devant les évêques, le pape Pie XI avait ainsi prévu de tenir urbi et orbi un discours très dur contre le fascisme et le nazisme (lire ci-contre), s'en prenant notamment à une «presse qui agit contre nous» et qui va jusqu'à «nier obstinément toute persécution en Allemagne», mais encore en invitant les prêtres à se méfier des «délateurs». Décédé durant la nuit du 10 février, le pape Achille Ratti (élu en 1922) ne prononcera jamais ce texte de rupture avec le fascisme que l'historienne Emma Fattorini vient de mettre intégralement en lumière provoquant une sérieuse polémique dans les milieux catholiques.


En fouillant dans les archives du Vatican (ouvertes depuis septembre dernier pour la période allant jusqu'à 1939), cette universitaire reconnue, professeure à La Sapienza de Rome, a non seulement retrouvé des passages inédits (les plus critiques) de ce discours de février 1939 mais a acquis la preuve que le très controversé Eugenio Pacelli ­ alias Pie XII (1939-1958) ­ aurait fait délibérément disparaître le texte. A l'ombre de Saint-Pierre, la nouvelle fait l'effet d'une petite bombe. Secrétaire d'Etat d'Achille Ratti, Pacelli-Pie XII est depuis les années 60 critiqué pour ses «silences» durant la Seconde Guerre mondiale mais ardemment défendu par une partie de l'Eglise.


Attaques. 
Dans son ouvrage intitulé Pie XI, Hitler et Mussolini, la solitude d'un pape, Emma Fattorini affirme qu' «à partir des nouveaux documents des archives secrètes du Vatican il existe une preuve certaine que, le pape à peine mort, Pacelli ordonne la destruction immédiate de toutes les copies de ce discours». Le livre n'est sorti qu'hier matin en Italie, mais il fait déjà l'objet d'attaques et de critiques venues principalement de partisans déclarés de Pie XII. La Ligue catholique antidiffamation dénonce «une nouvelle tentative de tordre le cou à la vérité à l'aide d'arguments captieux». 


L'Avvenire, 
le journal de l'épiscopat italien évoque la «confrontation forcée» entre Pie XI et son successeur et nie toute «solitude» du pape Ratti.

Pour Emma Fattorini, il ne s'agit pas d'opposer de manière radicale les deux papes, mais de constater, que, aujourd'hui comme hier, «il existe deux conceptions différentes de l'Eglise. Il y a d'un côté une idée de l'institution où c'est la dimension spirituelle qui prime et une autre conception qui pense davantage à l'aspect politique des choses ». 


Fervent anticommuniste et partisan d'un certain apaisement avec Hitler et Mussolini sans être pronazi, Pie XII aurait ainsi suivi cette seconde voie. A l'inverse, raconte l'universitaire, à partir de 1936, «Pie XI estime que le totalitarisme est incompatible avec la foi. Il demeure un grand conservateur, peu laïque, mais dès cette période il perçoit, et c'est l'un des seuls, qu'Hitler est l'ennemi principal ou encore que la conférence de Munich est une tromperie. En terme de danger imminent, le nazisme se substitue pour lui au bolchévisme». 

En mai 1938, Hitler se rend en visite officielle à Rome. Pie XI quitte alors ostensiblement le Vatican pour se réfugier dans sa résidence d'été de Castel Gandolfo. Le 5 septembre, Mussolini publie un décret qui interdit aux enfants juifs de fréquenter l'école. Le lendemain, devant un groupe de fidèles belges, le pape déclare publiquement que «l'antisémitisme est inadmissible, car spirituellement nous sommes tous sémites». 


Béatification. 
«La question n'est pas tant la destruction du discours par Pie XII mais le fait qu'il n'en a pas repris l'inspiration», insiste Emma Fattorini. L'encyclique condamnant l'antisémitisme préparée sur la demande de Pie XI par le jésuite américain La Farge restera aussi dans les tiroirs après la mort du souverain pontife. Les révélations du livre interviennent quelques jours seulement après l'avis favorable à la béatification d'Eugenio Pacelli émis par la congrégation pour la cause des saints. Elles risquent de rouvrir la controverse avec les communautés juives, qui demandent au Vatican de bloquer la procédure tant que tous les documents concernant le pontificat de Pie XII n'auront pas été rendus accessibles aux historiens. Seuls ceux allant jusqu'à Pie XI sont désormais publics. Mais personne n'a encore pensé à béatifier ce dernier.



http://www.liberation.fr/actualite/monde/257207.FR.php 

http://www.pie12.com/index.php?2007/05/11/21-rabbin-david-dalin-lhistorien-qui-derange voir également ce site sur Pie XII   http://www.pie12.com/


 

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vendredi, 01 juin 2007

Si seulement le gouvernement palestinien revenait dans le camp de la paix...

medium_daniel.jpgSi seulement le gouvernement palestinien revenait dans le camp de la paix...
Le Hamas ou le réflexe de la violence
Par Daniel SHEK
QUOTIDIEN : mardi 29 mai 2007
Par Daniel SHEK ambassadeur d'Israël en France.
     
Peu importent les circonstances politiques, nos multiples et vains espoirs, il faut se rendre à l'évidence, le Hamas est une organisation terroriste. Et les faits semblent indiquer qu'il y a peu de chance que cela change. Il ne s'agit pour le Hamas, ni d'intérêts tactiques ou même stratégiques, mais d'une idéologie ancrée au coeur de sa doctrine. Et bien qu'à chaque fois persiste une lueur d'espoir, chaque fois, cette lueur s'enflamme sous le feu de la violence.
Depuis près d'une décennie, nous avons effectué de nombreuses démarches historiques en faveur des Palestiniens. Dernière en date, il y a près de deux ans, pour la première fois dans l'histoire du peuple palestinien, le retrait de Gaza leur offrait l'occasion unique de gérer un territoire de façon autonome. Ils disposaient pour cela de nombreux atouts, un soutien international, des infrastructures, des frontières ouvertes avec l'Egypte, des moyens de production de haute technologie telles les serres agricoles ; tout était possible pour transformer la bande de Gaza en un laboratoire pour la réalisation d'un modèle d'indépendance palestinienne. Il n'en a rien été. Suite à l'élection du Hamas, Gaza n'est devenue qu'une simple base de lancement de roquettes Kassam sur Israël.
La participation du Hamas à des élections démocratiques aurait pu aussi susciter un espoir. Sa victoire, disait-on, allait le rendre plus sage, plus réaliste ; le contact avec la démocratie et la responsabilité qui vient avec le pouvoir lui imposeraient la modération. Mais il faut se rendre aujourd'hui à l'évidence : la paix s'est éloignée depuis que les Palestiniens ont choisi une organisation qui préfère la violence au dialogue pour les gouverner. Nous respectons le verdict des urnes, mais nous ne pouvons appuyer un gouvernement qui refuse les fondements mêmes du processus de paix. Le Hamas devait tirer toutes les conséquences de sa décision de se présenter aux élections et adhérer au processus démocratique. Il n'en a rien été. La démocratie ne peut se résumer à une simple élection et s'arrêter le lendemain.
La création d'un gouvernement d'union nationale palestinien avait encore laissé penser que le Fatah allait modérer le Hamas. Il n'en a rien été. Au contraire, le Fatah a dû se radicaliser et le Hamas n'a pas cédé grand-chose par rapport à son idéologie. Surtout, une fois de plus, le Hamas n'a pas pu résister à la tentation de la violence. Cette violence s'est d'abord tournée vers son propre partenaire, le Fatah, mais très vite, il n'a pas hésité à entraîner Israël dans une confrontation. Sachez qu'Israël réplique seulement parce que le Hamas l'y oblige. Israël n'a aucun intérêt au chaos palestinien car tôt ou tard, comme l'expérience le prouve, la violence interpalestinienne finit toujours par se tourner vers les Israéliens. C'est comme un réflexe, la tentation de la violence. Aujourd'hui, une fois de plus, des affrontements internes se terminent en feu meurtrier sur les habitants de Sdérot. Le départ de Gaza était un signe d'espoir. Mais le Hamas a transformé ce chant d'espoir en champs de roquettes. Des roquettes qui chaque jour tuent, terrifient et poussent à l'exode des centaines d'Israéliens.
Le gouvernement israélien est responsable de la sécurité de ses citoyens. C'est normal et c'est inscrit dans le droit international. Et, quand le cessez-le-feu signé avec le gouvernement légitime des Palestiniens est rompu des dizaines, voire des centaines de fois par la composante majoritaire de ce même gouvernement, il ne faut pas s'étonner qu'Israël prenne des mesures pour protéger ses citoyens. Il est évident qu'aucun Etat au monde n'accepterait d'être la cible permanente d'attaques de roquettes. Depuis le 14 mai dernier, plus de 200 roquettes Kassam se sont déjà abattues sur le sud d'Israël, la plupart sur la ville de Sdérot. En sept ans, près de 6 000 roquettes palestiniennes ont été lancées sur Israël. Nous le voyons aujourd'hui ; pour le Hamas, il ne s'agit pas d'un conflit territorial puisqu'Israël ne se trouve plus depuis longtemps sur le territoire de Gaza. Il s'agit du même réflexe de la violence avec en plus ce refus profondément idéologique de la paix avec Israël.
Il existe aujourd'hui un test très simple pour différencier les amis de la paix de ses ennemis : le principe de deux Etats pour deux peuples. A ce titre, la charte du Hamas est très claire : elle prône le droit des Palestiniens sur toute la Palestine et la non-reconnaissance du droit d'Israël à exister. Le Hamas, qui n'accepte pas ce principe de base, ne peut donc être considéré comme un ami de la paix.
C'est pourquoi il choisira toujours le chemin de la violence. Comme un réflexe. Et peu importent les conséquences pour le peuple palestinien, dont il est censé améliorer le destin. Depuis son arrivée au pouvoir, le peuple palestinien n'a gagné que chômage, souffrances et misère.
Israël n'a pas quitté la bande de Gaza pour y retourner. Les opérations menées peuvent se terminer immédiatement. Cela ne dépend que de l'arrêt des tirs de roquettes et de la libération du jeune Gilad Shalit, kidnappé, je le rappelle, après le retrait de Gaza il y a déjà près d'un an, en territoire souverain israélien et dont la famille reste sans nouvelle.
Israël souhaite renouer le dialogue avec le gouvernement palestinien, comme il le fait régulièrement avec son président, Mahmoud Abbas. Mais ce dialogue ne peut reprendre que sur la base des trois principes établis par l'ensemble de la communauté internationale : l'arrêt du terrorisme, le respect de tous les accords conclus entre Israël et l'Autorité palestinienne et la reconnaissance de l'Etat d'Israël.
La communauté internationale se doit ainsi d'agir avec une extrême prudence, avant de reconnaître des ministres du Hamas ou de reprendre une aide financière directe. Mais surtout faudra-t-il que le gouvernement palestinien tout entier rejoigne le camp de la paix en acceptant le principe de deux Etats pour deux peuples.
Pour cela, le Hamas devra enfin surmonter cette tentation de la violence, ce réflexe quasi pavlovien qui fait qu'à chaque main tendue par les Israéliens il répond en brandissant les 3K : kalachnikov, Kassam, kamikaze.
Source:liberation du 29 MAI 2007

08:05 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (4)

ISRAEL ET AUTORITE PALESTINIENNE

 

 

Olmert prêt à négocier avec la Syrie

 

Le Premier ministre Ehoud Olmert envisage la possibilité de renouveler les négociations de paix avec la Syrie, a révélé jeudi 31 mai un officiel du gouvernement, sous couvert d'anonymat.

Olmert a récemment commencé à examiner ce que la Syrie serait prête à offrir dans le cadre de telles discussions, a affirmé cet officiel. Avant de s'engager dans des conversations, Israël veut s'assurer que Damas coupera ses liens avec l'Iran, le Hezbollah et le Hamas, a-t-il précisé.

La porte-parole du Premier ministre, Miri Eisin, a refusé de commenter ces déclarations. Elle a simplement signalé qu'Ehoud Olmert était "en faveur de la paix avec la Syrie". "Mais il s'interroge sur le désir du gouvernement du président syrien Bachar el-Assad de parvenir à une résolution et non de simplement ouvrir un processus de négociations", a-t-elle expliqué.

Olmert a récemment affirmé dans des réunions à huis clos qu'Israël serait prêt à céder les hauteurs du Golan. "La question principale reste de savoir ce que l'Etat hébreu recevra en échange", ont insisté des officiels. Environ 18 000 Juifs vivent sur le plateau du Golan.

 

Un jeune garçon succombe des suites d'un tir de Kassam

 

Un jeune garçon agé de 13 ans est mort la semaine dernière des suites de ses blessures causées par une roquette Kassam, a-t-on appris dans la matinée du jeudi 31 mai.

Chaï Shalom, âgé de 13 ans, souffrait d'une paralysie cérébrale et était sourd-muet. Il se déclaçait en chaise roulante. Il a été hospitalisé après qu'une roquette a été lancée à proximité d'un bus dans lequel il se trouvait avec trois autres enfants handicapés.

Les quatre enfants ont été bléssés par la déflagration causée par l'explosion de la roquette et le conducteur du bus a perdu connaissance.

Chaï est décédé la semaine dernière à l'hôpital Sokora. Son père a demandé que son fils soit reconnu comme une victime du terrorisme. Sa requête a été refusée car les conditions spécifiques de l'incident n'avaient pas été signalées.

 

Eli Moyal: le renforcement des maisons ne protège pas les habitants de Sderot

 

Le maire de Sderot Eli Moyal a affirmé mercredi 30 mai dans une interview au Jerusalem Post que la fortification des maisons de la ville ne résoudrait ni le problème de la sécurité des habitants, ni celui des tirs de roquettes.

"C'est un problème kafkaïen : on ne peut pas renforcer les rues, donc on renforce les maisons, or les maisons sont précisément les lieux les moins risqués", a-t-il expliqué. Cela fait partie de la conception générale du gouvernement : traiter les symptômes et non la maladie en elle-même. C'est vrai que les fortifications rassurent les résidents de Sderot, mais cela ne les protège pas.

Déplorant l'inaction du gouvernement pour lutter contre les tirs de roquettes, Eli Moyal a ajouté : "renforcer Sderot signifie implicitement que l'on doit accepter que les attaques terroristes fassent partie de notre quotidien."

"Tant que le gouvernement renforcera les maisons, il ne prendra pas de mesure concrète pour éradiquer le terrorisme dans la région", a-t-il-affirmé.

 

Deux roquettes lancées sur le désert du Néguev

 

 

Une roquette Kassam a été lancée sur le Néguev jeudi 31 mai dans l'après-midi.

C'est la deuxième roquette qui s'abat dans le Néguev ce jeudi 31 mai. Dans la matinée, une première roquette avait aussi atterri dans le Néguev, ne causant ni dégât ni victime.

 

 

Un syndicat d¹enseignants britannique vote le boycott académique d¹Israël

 

Les organisations juives de Grande-Bretagne ont exprimé leur consternation devant la décision mercredi 30 mai de l'union des collèges et des universités britanniques de boycotter les institutions académiques israéliennes. Le syndicat, qui représente 120 000 professeurs d'universités, a exhorté ses membres à considérer "les implications morales" que représentent les liens avec les institutions académiques israéliennes.
La motion accuse Israël de "renier le droit à l'éducation" du peuple palestinien" par le biais "des invasions, de l'enfermement, des points de contrôle, des poursuites et des arrestations de professeurs, de maîtres de conférence, et d'étudiants".

La ministre de la culture Youli Tamir a fortement critiqué cette décision, la qualifiant de "surprenante" et de "non-conforme à la réalité". Elle a par ailleurs affirmé être en contact avec les institutions académiques britanniques afin de neutraliser le boycott et d'en minimiser les retombées.

60 % des universitaires britanniques travaillent en collaboration avec des homologues israéliens, a affirmé Ronnie Fraser, président de l'Amicale académique des amis d'Israël en Grande-Bretagne.

 

La rencontre Olmert -Abbas aura lieu dans les territoires palestiniens

 

Le Premier ministre Ehoud Olmert et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas se rencontreront la semaine prochaine dans les "territoires palestiniens", selon une source officielle palestinienne.

Lors de leur entretien, prévu le 7 juin, les deux hommes tenteront de rétablir le cessez-le-feu dans la bande de Gaza, a précisé un collaborateur de Mahmoud Abbas, Nabil Abou Rdeneh. La rencontre "est attendue dans les territoires palestiniens".

La porte-parole d'Olmert, Miri Eisin, a indiqué que des pourparlers en Judée-Samarie était "une possibilité". Mais elle a fait savoir que la date et le lieu n'avaient pas encore été déterminés.

 

Condoleezza Rice voit une "opportunité" à la paix

 

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a affirmé jeudi 31 mai qu'elle voyait des signes d'espoir suggérant que des progrès sont possibles dans le processus de paix au Proche-Orient.

Le président américain George W. Bush reste engagé dans une solution à deux Etats, qualifiant cela d"'une des pièces maîtresses de notre politique", a-t-elle souligné en marge d'une conférence, à Vienne, sur les efforts déployés par des femmes en faveur de la paix au Proche-Orient.

Elle a ajouté que Washington continuait à ¦uvrer en faveur de "la création d'un Etat palestinien vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité".

Condoleezza Rice a reconnu les difficultés actuelles, mais elle a souligné que certaines tendances dans la région évoquaient un "temps d'opportunité".

 

Olmert : l¹arrêt des Kassam, condition à l¹initiative de paix arabe

 

Le Premier ministre Ehoud Olmert a signalé pour la première fois mercredi 30 mai la volonté d'Israël de s'impliquer sérieusement dans des discussions concernant l'initiative de paix arabe. Olmert a toutefois rappelé que l'arrêt des tirs de roquettes Kassam était une condition préliminaire à toutes négociations.

Le chef du gouvernement a fait l'éloge du plan de paix arabe lors d'une réunion avec une délégation américaine. "Nous voyons une chance tangible dans la position arabe par le simple fait que 22 pays arabes cherche le moyen de faire la paix, pas la guerre, avec Israël", a expliqué le Premier ministre. Cependant, a-t-il souligné, il est impossible de tenir des négociations sérieuses tant que les roquettes continuent de tomber sur les citoyens israéliens.

Depuis le relancement de l'initiative de paix saoudienne en mars, la Ligue arabe a chargé l'Egypte et la Jordanie ­ deux pays ayant un accord de paix avec Israël ­ de représenter le plan face aux interlocuteurs israéliens. Bien qu'Israéliens, Egyptiens et Jordaniens aient confirmé qu'une équipe égyptienne et jordanienne viendrait "bientôt" en Israël, aucune date n'a encore été fixée.

 

La Norvège renouvelle aide à l¹AP

 

La Norvège a repris son aide financière directe à l'Autorité palestinienne en faisant un transfert de 10 millions de dollars (7,5 millions d'euros) sur ses comptes, a annoncé jeudi 31 mai le ministère des Affaires étrangères. La Norvège a été le premier pays européen à reconnaître le gouvernement Hamas.

"Nous espérons que notre contribution aidera à alléger la crise sociale qu'endurent les Palestiniens", a expliqué le ministre des Affaires étrangères Jonas Gahr Stoere.

Les Etats-Unis et l'Union européenne avaient coupé leur aide financière à l'AP l'année dernière, après l'élection du Hamas, qui appelle à la destruction d'Israël. Le Quartet appelle à l'arrêt des violences entre le Hamas et Israël.

 

Tsahal arrête huit fugitifs en Judée-Samarie

 

Les forces de Tsahal ont arrêté mercredi 30 mai dans la soirée, 8 fugitifs palestiniens au cours d'une opération en Judée Samarie.

Par ailleurs un raid aérien de Tsahal visant les lanceurs de roquettes a été mené jeudi 31 mai dans le nord de la bande de Gaza, faisant selon les témoins, au moins deux blessés, affrime le quotidien Haaretz . Un responsable des forces de Tsahal a affirmé qu'un raid aérien avait effectivement été mené dans la zone, mais a affirmé qu'elle était inhabitée.

Quatre missiles se sont abattus sur Sderot mercredi. L'un d'eux a directement touché un appartement, quelques instants seulement après que son propriétaire a quitté les lieux. Personne n'a été blessé, mais plusieurs personnes étaient en état de choc.

Le cabinet de sécurité a rejeté l'idée d'un cessez-le-feu avec le Hamas ainsi que celle d¹une intensification des opérations militaires dans la bande de Gaza, choisissant de poursuivre la politique d'offensives ponctuelles et de frappes aériennes. Olmert a vu dans la diminution des attaques de roquettes Kassam, la preuve de l'efficacité des actions de Tsahal.

 

Une campagne de publicité pour préparer le public à la guerre

 

La course au nucléaire entreprise par l'Iran et les préparatifs de Tsahal en cas d'un conflit avec la Syrie et le Hezbollah, ont amené le commandement central à lancer une campagne de publicité afin de préparer le public à la guerre. Lancée dans les prochaines semaines, la campagne consistera à informer la population sur l'attitude à adopter en cas d'attaque.

Un officiel des forces de Tsahal a affirmé que cette campagne n'avait pas de lien spécifique avec un événement ou une menace particulière, mais qu'elle était destinée à préparer le public à la guerre de manière générale.

"Notre métier est de préparer à une guerre totale", a affirmé le colonel Hilik Sofer, à la tête du département de la population au commandement central.

En mars dernier, le commandement central, la police israélienne, le Magen David Adom ainsi que d'autres services d'urgence avaient effectué un exercice de simulation dans tout le pays, incluant les scénarios les plus extrêmes comme des attaques terroristes de grande envergure ou des attaques de missiles non conventionnels.

 

Un avion de combat de Tsahal s¹écrase près d¹Ashkelon

 

Un avion de combat de Tsahal s'est écrasé jeudi matin 31 mai près d'Ashkelon lors d'un entraînement. Le pilote s'est expulsé de l'appareil quand il a réalisé qu'il avait perdu le contrôle de l'engin. L'avion est tombé dans la mer, et le pilote a été retrouvé sain et sauf par une unité de secours de Tsahal.

 

L¹ingénieur de la méthode Pal-Kal condamné

 

Eli Ron, l'ingénieur qui a inventé la méthode de construction Pal-Kal, a été condamné jeudi 31 mai à quatre ans de prison par le tribunal de Jérusalem. Les ingénieurs Shimon Kaufman et Dan Sheffer ont eux été condamnés à 22 mois de prison, alors que l'ingénieur Ouri Pessah a reçu une peine de six mois.

Il y a six ans, le sol de la salle de fêtes Les Salons Versailles à Jérusalem, s'est effondré pendant un mariage, causant la mort de 23 personnes et en blessant plus de 300. Le plafond du bâtiment avait été construit selon la méthode Pal-Kal.

En décembre dernier, le tribunal avait inculpé Ron pour avoir causé la mort par négligence et sabotage par négligence.

Peu après la catastrophe de 2001, la police avait ouvert une enquête, qui avait révélé que le sol s'était effondré à cause de défauts de construction. Il s'est également avéré que le Pal-Kal n'avait jamais été approuvé par aucune autorité et ne répondait pas aux critères de sécurité.

 

Le vote arabe fera pencher la balance dans la course Barak-Ayalon

 

"Le candidat qui arrivera a récuperer le vote arabe remportera les primaires", a affirmé mercredi 30 mai un représentant du parti travailliste. Amir Peretz, actuel président du parti travailliste et ministre de la Défense, a bénéficié de 30 % de l'éléctorat arabe, avant Barak (33 %) et Ayalon (12 %).

"Nous cherchons le candidat qui fera disparaître les problèmes socio-économiques et nous voulons qu'il fasse avancer le processus de paix et les initiatives de paix arabe", a affirmé Majeed Majadle, ministre arabe du parti travailliste.

Ehoud Barak avait connu une baisse de popularité parmi les Arabes israéliens en octobre 2000 après la mort de 13 Arabes israéliens lors d'affrontements avec la police.

Ami Ayalon est quant à lui principalement vu comme l'ancien directeur du Shin Bet, (l'agence de sécurité israélienne) "qui représente le cauchemar pour la majortité des Arabes israéliens", a affirmé un représentant arabe du parti travailliste.

 

Bezeq baisse les prix

 

La compagnie nationale de téléphonie a annoncé jeudi 31 mai que le prix des communications à l 'intérieur du pays allait baisser de 3,75 % à partir de vendredi 1er juin. Durant les heures de pointe, le tarif sera 0,115 shekels à la minute au lieu de 0,119 shekels.

Le tarif d'installation du téléphone baissera également de 22 %, soit 179 shekels au lieu de 230 shekels. Le prix de la communication au service de renseignements 144 sera aussi réduit. Elle coûtera 1,74 shekels au lieu de 1,81.

 

Réunion Fatah-Hamas au Caire ?

 

Alors qu'il venait d'arriver au Caire pour des discussions visant à mettre fin aux affrontements interpalestiniens, l'ancien ministre Hamas de l'Intérieur, Saïd Siyam, a accusé mercredi 30 mai le Fatah de ne pas respecter les dispositions de l'accord de réconciliation à l'origine de la formation du gouvernement d'union nationale en février dernier.

A la tête d'une délégation Hamas qui a ouvert des discussions mercredi avec des représentants des services de renseignement égyptiens pour trouver une issue aux affrontements avec le Fatah, Siyam a également accusé des "forces extérieures" d'armer les unités du Fatah, dont l'influente garde présidentielle, et d'entraîner ses membres pour combattre le Hamas.

"Ils veulent renforcer la garde présidentielle et les milices aux dépens du Hamas. (...) Ils veulent oblitérer le Hamas", a-t-il déclaré.
La Fatah a annoncé lundi qu'il avait accepté une proposition de rencontre avec le Hamas au Caire, mais on ignorait quand cette réunion pourrait avoir lieu.

Le chef du Hamas, le Premier ministre Ismaïl Haniyeh, a déclaré mercredi qu'il espérait que les discussions en Egypte pourrait mener à "de véritables accords et fermer la douloureuse porte" des combats interpalestiniens, tout en "ouvrant la porte d'un véritable partage du pouvoir".

 

MOYEN-ORIENT

Interpellation de huit membres présumés d'al-Qaïda à Istanbul

 

La police turque a interpellé jeudi 31 mai huit membres présumés de l'organisation terroriste al-Qaïda, qui préparaient des attentats à Istanbul, a annoncé la police. Aucun détail n'a été donné sur l'identité des suspects ou de leur cible.

Des membres de la branche turque d'al-Qaïda avaient provoqué la mort de 58 personnes en 2003 dans des attentats à Istanbul ayant visé deux synagogues, le consulat britannique ainsi qu'une banque britannique.

 

Visite surprise du ministre iranien des Affaires étrangères à Damas

 

Le ministre des Affaires étrangères iranien a effectué jeudi 31 mai une visite surprise à Damas, au lendemain de la décision du Conseil de sécurité de l'ONU d'établir un tribunal international chargé de juger les assassins de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.

Une enquête de l'ONU a démontré l'implication de la Syrie dans l'assassinat de Rafic Hariri en 2005 alors que l'armée syrienne contrôlait le Liban. Des accusations que rejette fermement Damas.

 

FRANCE
L'acteur Jean-Claude Brialy est décédé

 

L'acteur français Jean-Claude Brialy est décédé mercredi 30 mai à l'âge de 74 ans à son domicile parisien.

Acteur, réalisateur, scénariste et écrivain, Jean-Claude Brialy avait tourné avec les plus grands réalisateurs, de Claude Chabrol à François Truffaut, en passant par Jean-Luc Godard, Ettore Scola, Luis Bunuel et Roberto Rossellini tout au long d'une carrière entamée au cinéma en 1956 aux côtés de Darry Cowl dans L'Ami de la famille, de Jacques Pinoteau.

Il avait connu la célébrité deux ans plus tard avec son rôle dans Le beau Serge, de Claude Chabrol, au tout début de la Nouvelle vague dont il deviendra un des acteurs symboliques, tournant avec Jean-Luc Godard (Une femme est une femme, 1960), François Truffaut (La mariée était en noir, 1967), ou encore Eric Rohmer (Le genou de Claire, 1969).

Législatives : sondage

 

 

L'UMP et ses soutiens centristes du Nouveau centre emporteraient les législatives avec 42 % des voix au premier tour et obtiendraient entre 410 et 430 députés dans la nouvelle assemblée, selon un sondage TNS Sofres-Unilog pour "Le Figaro", RTL et LCI.

Selon ce sondage, le PS et ses alliés du parti radical de gauche et du mouvement républicain et citoyen obtiendrait 27 % des voix le 10 juin, ce qui se traduirait par l'élection de 101 à 142 députés le 17.

Le parti communiste (4 % au premier tour) obtiendrait entre 4 et 10 députés et les Verts (3 %) entre 1 et 3. Le MoDem (Mouvement démocrate) de François Bayrou est crédité de 10 % et de 2 à 6 députés. Le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers obtiendrait lui 1,5 % mais 2 ou 3 députés. Le Front national (4 %) ou les différents mouvements d'extrême gauche (4 %) n'auraient à nouveau aucun représentant.

Selon cette étude, 67 % des sondés sont "sûrs de leur choix", 30 % peuvent encore changer d'avis et 3 % sont sans opinion.

- Sondage réalisé par téléphone les 28 et 29 mai auprès d'un échantillon national de 1 000 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. `

Nicolas Sarkozy rend hommage à la résistante Germaine Tillion le jour de son 100e anniversaire

 

 

Le président Nicolas Sarkozy a transmis mercredi 30 mai "l'affection de la Nation toute entière" et "sa reconnaissance", à la résistante Germaine Tillion au jour de son 100e anniversaire.

"A travers vous, c'est devant une certaine idée de la France que je m'incline aujourd'hui", a écrit le chef de l'Etat dans cette lettre remise par Georges-Marc Benamou, son conseiller pour la culture et l'audiovisuel.

Nicolas Sarkozy a rendu hommage à la fondatrice du Réseau du Musée de l'Homme, première grande organisation de résistance en France, créé dès l'été 1940, et déportée à Ravensbruck. Le chef de l'Etat a aussi salué l'ethnologue fondatrice de centres sociaux pour améliorer le sort des populations musulmanes en Algérie.

Le nouveau président, désireux de rendre à la France la fierté de son passé, a multiplié pendant sa campagne les hommages aux héros de la Résistance. Il a annoncé le jour de son investiture que sa première décision de président de la République était de demander que "soit lue en début d'année à tous les lycéens de France" la lettre écrite par le jeune résistant communiste Guy Môquet la veille de son exécution.

 

INTERNATIONAL

 

L¹entrée sera désormais payante dans les anciens camps de concentration nazis

 

 

Les camps de concentration nazis pourraient désormais faire payer l'entrée aux visiteurs dans le but d'aider au financement de leurs services d'éducation, a rapporté jeudi 31 mai le New-York Times.

Pieter Dietz de Loos, president du comité international de Dachau, a confié au journal qu'il n'y avait pas d'autre choix que de rendre les entrées payantes afin que le musée puisse remplir ses obligations concernant l'éducation de la jeunesse aux horreurs de la Shoah. "Dans cinq ans, nous serons totalement ruinés", a-t-il prévenu.

Selon le New-York Times, les musées de Buchenwald et Ravens-bruck font également face à des difficultés du même ordre.

"Ce sont des cimetières. On ne paie pas pour pleurer ses morts", s'est indigné la communauté juive allemande.

Une ville allemande se repent de son passé nazi

 

 

Dans les années 1930, Tübingen a été parmi les premières villes d'Allemagne à expulser ses résidents juifs. Elle a ainsi été érigée en ville modèle par Adolf Hitler.

Tübingen est le foyer historique des premières doctrines antijuives de l'Eglise allemande et, en 1477, la petite ville de Tübingen avait été la première ville allemande à expulser ses habitants juifs.

Une petite communauté chrétienne allemande a fondé TOS (Tübingen Offensive Stadt mission Church), une organisation regroupant quelque 250 personnes, afin de communiquer sur les camps nazis et de se repentir du péché commis par l'Eglise de la ville.

A l'occasion du jour du souvenir de la Shoah, au mois d'avril, TOS a organisé au départ de Tübingen "La marche de la vie", en présence de chrétiens et de juifs allemands, à destination de Dachau. Un débat s'est tenu la veille, entre survivants des camps et descendants de S.S.

La marche s'est conclue par une cérémonie à Dachau. Beaucoup portaient des étoiles jaunes, et certains avaient apporté des photos de leurs proches, morts dans les camps nazis. Un porte-parole de TOS, Stephane Ahrens, a affirmé que la marche avait atteint son but : "confronter les mémoires du passé, discuter ensemble et surtout briser le silence."

Bush nomme Zoellick prochain président de la Banque mondiale

 

 

Le président George W. Bush a choisi l'ancien numéro deux du département d'Etat et ancien secrétaire au Commerce extérieur Robert Zoellick comme prochain président de la Banque mondiale.

Robert Zoellick, 53 ans, remplace Paul Wolfowitz, impliqué dans une affaire de conflit d'intérêts concernant sa compagne Shaha Riza, et dont la démission sera effective le 30 juin prochain.

L'affaire a provoqué un tollé au sein du personnel de la Banque mondiale et créé de vives tensions entre les Etats-Unis, l'Europe et d'autres pays réclamant la démission de ce proche de George Bush.

Irak : un attentat fait au moins 25 morts

 

 

Un terroriste suicidaire s'est fait exploser jeudi 31 mai dans un centre de recrutement de la police à Falloujah, faisant au moins 25 morts et une cinquantaine de blessés, selon la police.

Dix policiers figurent parmi les victimes de l'attaque, qui s'est produite vers 11h du matin. La ville de Falloujah, bastion de l'insurrection sunnite, est située à 65km à l'ouest de Bagdad.

La police a expliqué que le terroriste avait déclenché sa ceinture d'explosifs alors qu'il se trouvait au milieu des recrues potentielles. Le centre avait ouvert samedi seulement dans une école primaire de l'est de Falloujah.

Ahmadinejad : l'Iran est si puissant que nul n'oserait l'attaquer

 

 

Louant l'autosuffisance de l'Iran en matière de production d'armements, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé mercredi 30 mai que son pays était si puissant désormais qu'aucun Etat n'oserait lancer une attaque militaire contre lui.

"Nous avons dépassé notre seuil de vulnérabilité", a-t-il déclaré à la télévision publique. "Cela signifie que personne n'oserait lancer une attaque militaire contre notre pays." "Je ne pense pas qu'il y ait un objet que nous ne puissions produire si nous en avons besoin", a-t-il ajouté.

Ses propos surviennent alors que le Conseil de sécurité de l'ONU se prépare à débattre d'une troisième série de sanctions contre Téhéran, qui continue à refuser de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium.

Après avoir acheté pendant plusieurs décennies des armes étrangères, l'Iran affirme être de plus en plus autosuffisant en la matière et exporte chaque année pour plus de 100 millions de dollars (74 millions d'euros) d'équipements militaires vers plus de 50 pays. Depuis 1992, l'Iran produit ses propres chars, blindés de transport de troupes et missiles. En 2005, la République islamique a annoncé avoir commencé la production de torpilles.

© Jerusalem Post édition française

 

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