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samedi, 15 décembre 2007

QUI EST RATIONNEL? / Par Caroline B.Glick

 


http://www.jewishworldreview.com/1207/glick121407.php3

 

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©
Israël n’est que le dernier exemple de gouvernement dans le monde libre qui, hélas, partage une maladie fréquente mettant toujours nos vies en danger. 
La vie dans le Sud d’Israël est insupportable. Depuis janvier dernier, en moyenne 6,3 obus de mortier et roquettes ont été tirés de Gaza sur le Sud d’Israël chaque jour. Comme le ministre adjoint de la défense, Matan Vilnaï en a averti les chefs des communautés autour de Gaza la semaine dernière, du fait des améliorations de l’arsenal palestinien depuis qu’Israël a évacué Gaza il y a deux ans, les Palestiniens mettent maintenant en action des missiles et des roquettes ayant des portées étendues qui placent 130.000 Israéliens sous la menace d’attaques de missiles.
Mercredi dernier, le chef d’Etat Major Général de Tsahal, le Lt. Général Gabi Ashkenazi a fait savoir clairement que si Israël veut assurer la sécurité de ses citoyens, il n’y a qu’une chose à faire. Il doit conquérir Gaza.
Dans un discours à l’Université de Tel Aviv, Ashkenazi a expliqué : « Il est impossible de vaincre une organisation terroriste sans finalement contrôler le territoire. La bonne situation en Judée et Samarie est le résultat de notre contrôle sur la zone et nous ne serons pas en mesure de parvenir à la victoire dans le conflit à Gaza seulement par des tirs et des attaques indirects par voie aérienne ». Sans doute Ashkenazi a-t-il fait cette intervention mercredi matin lors de la réunion du cabinet de sécurité. Mais apparemment, sa proposition n’a pas été suivie.
Totalement opposée à Ashkenazi, la ministre des affaires étrangères Tzipi Livni a prévenu ses collègues qu’assurer la sécurité du Sud d’Israël détruirait le processus de paix. Si Israël sécurise le Sud, les Arabes et l’administration Bush en deviendraient vraiment dingues. Et le chef palestinien « modéré »

Mahmoud Abbas tournera le dos au processus de paix pour réunifier ses forces entraînées par les USA avec les forces du Hamas entraînées par les Iraniens. Le message de Livni était clair : le gouvernement doit choisir entre la sécurité et le processus de paix.

Livni l’a emporté. Le processus de paix a gagné contre la sécurité du Sud d’Israël. La préférence du gouvernement Olmert pour le processus contre l’essentiel n’est pas unique. De fait, c’est une affection partagée par des gouvernements du monde libre sur toute la planète. Les fondements philosophiques de cette affection sont pareillement partagés.
Les attaques du 11 septembre 2001 sur les USA ont intensifié un conflit qui mijotait depuis la fin de la Guerre Froide sur la définition de la rationalité. Les deux factions en guerre dans le débat, qui a fait rage à travers le monde libre, peuvent être qualifiées de ratiocinateurs et de rationalistes. Chaque partie a donné sa propre définition de la rationalité, et ces définitions concurrentes ont formé la base des prescriptions politiques des camps concurrents, pour faire face à la menace des terroristes islamistes et à leurs Etats parrains depuis lors.
Les ratiocinateurs comprennent des politiciens comme Olmert et Livni et la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, et les appareils de sécurité et de stratégie politique comme la CIA, le département d’Etat, le ministère des affaires étrangères et leurs homologues en Europe.
Les ratiocinateurs définissent la rationalité comme la sensibilité à la pression étrangère et la volonté de compromis. Selon cette vue, si votre adversaire veut négocier avec vous, alors il est rationnel. Et puisqu’il est rationnel, il est capable de compromis. Et puisqu’il veut un compromis, il n’est pas vraiment votre ennemi.
L’Estimation du Renseignement National [NIE en anglais, Ndt] de l’ensemble des services de renseignement des USA sur les capacités et les intentions nucléaires de l’Iran est un exemplaire parfait de l’opinion des ratiocinateurs. La NIE, qui affirme que l’Iran a cessé son programme d’armes nucléaires en 2003 suite à la découverte du programme et à l’enquête internationale qui s’est ensuivie, a conclu que « les décisions de Téhéran sont guidées par une approche coûts / bénéfices plutôt que par la ruée vers une arme sans tenir compte des coûts militaires, politiques et économiques ».
Et puisque l’Iran est rationnelle, la NIE recommande que les USA et ses alliés lui fassent une offre qui comprenne « une certaine combinaison de menaces d’intensifier l’enquête internationale et les pressions, et des opportunités pour l’Iran d’obtenir sécurité, prestige, et ses objectifs d’influence régionale par d’autres voies ». 

 


L’avis des ratiocinateurs sur la rationalité est attrayant pour deux raisons principales. D’abord, son argument essentiel est que l’Occident est seul responsable de déterminer si le monde jouira de la paix ou souffrira les ravages de la guerre. Si les Etats occidentaux crachent un ensemble de concessions suffisant, alors les terroristes et leurs Etats parrains négocieront avec eux. Si les nations occidentales refusent de faire les concessions nécessaires, alors les terroristes et leurs Etats parrains les attaqueront et les nations de l’Occident ne pourront que se blâmer avec leur obstination. 

 


Au-delà, puisque la rationalité du monde arabe et islamique est uniquement fonction de la volonté occidentale, l’idéologie du jihad qui guide les terroristes et leurs Etats parrains est immatérielle. En ce qui concerne les ratiocinateurs, il n’y a aucune raison de fermer les sites Internet des jihadistes ni leurs centres d’endoctrinement. De fait, il n’y a pas aucune raison de mettre en cause la validité des doctrines et des valeurs jihadistes.
Cette opinion résonne aussi dans la NIE. Le rapport ne mentionne pas que le régime de l’Iran a été fondé sur les valeurs du jihad. Il ignore que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et ses partisans croient qu’en fomentant l’apocalypse, ils peuvent hâter la venue du messie shiite et faire advenir une ère de domination islamique globale dans un monde où les USA et Israël ne seront plus que des souvenirs amers. Si la NIE avait pris ces vues idéologiques en compte, ses auteurs auraient remarqué qu’il y a une parfaite logique pour les ayatollahs à obtenir des armes nucléaires.
Mais prendre en compte les aspirations, valeurs et l’idéologie du régime iranien impliquerait de passer la ligne vers le camp opposé des rationalistes. Pour les rationalistes, il est rationnel  que la stratégie politique et les actes d’un Etat reflètent et fassent progresser ses valeurs, aspirations et croyances. En conséquence, il est essentiel de comprendre et de faire face à ces croyances, valeurs et aspirations.

 


De même que les opinions des ratiocinateurs sont attractives parce qu’elles placent tout le pouvoir de déterminer les questions de la guerre et de la paix dans les mains des nations occidentales, de même les avis des rationalistes sont désagréables parce qu’ils supposent que le monde libre ne peut pas déterminer seul le cours des évènements. Il ne peut pas déterminer l’adhésion d’une société aux croyances et aspirations jihadistes. Le mieux qu’il puisse faire est de prendre des mesures pour empêcher les sociétés jihadistes d’agir suivant leurs croyances.
Quand le Lt. Général Ashkenazi a expliqué que la conquête de Gaza est la seule manière d’assurer la sécurité du Sud d’Israël, il représentait l’avis du camp rationaliste de la rationalité. Puisque les Palestiniens soutiennent dans leur grande majorité l’objectif jihadiste de la destruction d’Israël, il est rationnel pour eux d’attaquer Israël aussi longtemps qu’ils le peuvent. Puisque Israël ne peut pas changer la façon dont les Palestiniens comprennent le monde et le sens de la vie, sa seule manière d’empêcher ses citoyens d’être assassinés, c’est de supprimer la capacité d’attaque par les Palestiniens.  

 


Peut-être que l’aspect le plus étrange du dénigrement de l’importance de l’idéologie par les ratiocinateurs, c’est le mal qu’ils se donnent pour ignorer l’idéologie jihadiste d’un côté, et pour l’apaiser de l’autre. Les agents des unités de l’anti-terrorisme du FBI par exemple sont dissuadés d’étudier le Coran. Leurs chefs soutiennent que seule une petite minorité de Musulmans aux USA et dans le monde souscrivent à une interprétation religieuse suprématiste du Coran qui soutient et encourage le terrorisme, le massacre et la guerre à mort contre les non musulmans, et donc ce que le Coran dit est sans importance. 

 


Pourtant même s’il est vrai que seule une petite minorité de Musulmans pense que l’Islam est une politique suprématiste en même temps qu’une croyance religieuse, alors les ratiocinateurs devraient traiter les vrais jihadistes avec un mépris identique à celui qu’ils affichent envers les suprématistes blancs. Après tout, agir ainsi ne devrait pas gêner le reste de leurs coreligionnaires qui rejettent leurs vues. Mais le contraire se produit.
Les agents du FBI suivent une “formation à la sensibilité” islamique par des gens qui sont eux-mêmes sujets de leurs enquêtes anti-terroristes. Le personnel militaire des USA de Guantanamo est obligé de porter des gants quand ils prennent en main des copies du Coran appartenant à leurs prisonniers jihadistes.
Plus troublant, dans leur empressement à calmer cette petite minorité sans importance de jihadistes, les officiels israéliens, américains et européens brisent volontairement leurs valeurs centrales du respect de la loi et de la liberté d’expression. En Israël, des Juifs israéliens qui ont bâti des maisons sans permis sont poursuivis selon la rigueur de la loi et chassés de leurs foyers. Des Arabes israéliens qui ont construit des villes entières illégalement sont ignorés par les autorités afin d’éviter des conséquences diplomatiques ou d’allumer des passions.
Aux USA, un individu peut se tenir devant la Maison Blanche et brûler le drapeau américain sans craindre des poursuites judiciaires. Mais si une personne dessine un porc sur une copie du Coran dans une bibliothèque publique, il peut être arrêter pour avoir commis un crime de haine. Et en Europe, vous pouvez participer à une manifestation en invoquant l’Islam pour appeler à la destruction de la Grande Bretagne, ou de la Hollande ou du Danemark sans craindre de poursuite légale, mais si vous publiez une caricature de Mohammed dans votre journal, vous pouvez être soumis à une enquête criminelle et obligé de vous cacher pour promotion du racisme.
En Israël, il est difficile de convaincre les gens que l’idéologie du jihad est sans importance. Mais les ratiocinateurs ont deux autres manières de convaincre le grand public et leur base politique qu’ils ont raison d’ignorer les actions et les intentions de l’ennemi, et de consacrer leurs efforts au compromis. D’abord, il y a le facteur peur. Etant donnée la nature implacable de la haine du monde arabe et islamique envers Israël et le Peuple juif, les ratiocinateurs d’Israël défendent leur préférence pour des processus de paix imaginaires plutôt que pour la sécurité, en soutenant qu’Israël ne peut pas se permettre de mener une guerre. Bien mieux que de se confronter à cette haine sur le champ de bataille, il y a l’option de la reddition préventive. Comme le soutiennent les ratiocinateurs, si Israël se réduit aux lignes d’armistice de 1949, construit un grand mur et se cache derrière, alors peut-être les Arabes oublieront-ils que nous sommes toujours là et nous laisseront tranquilles. 

 


Politiquement, il y a le fait que le parti Kadima du Premier Ministre Ehud Olmert a été fondé sur l’option que le territoire n’a pas de valeur défensive, et qu’une reddition préventive est une stratégie nationale raisonnable. Reconnaître l’importance du territoire, ou que la cession de territoire à votre ennemi le renforce et vous affaiblit, impliquerait d’admettre que les principes fondateurs de Kadima sont tous faux. Aussi Olmert, Livni et leurs associés maintiennent cette fiction, ne font rien pour sécuriser le Sud d’Israël et cherchent à transférer Jérusalem, la Judée et la Samarie aux terroristes du Fatah. 

 


Depuis le 11 septembre 2001, les ratiocinateurs ont gagné beaucoup de leurs batailles contre les rationalistes, et les résultats de leurs victoires ont été à la fois ironiques et tragiques. Suite au contrôle de la politique par les ratiocinateurs, les seuls qui se sont constamment impliqués dans la poursuite rationnelle de leurs intérêts, valeurs et aspirations, ce sont les jihadistes et leurs Etats parrains. De leur côté, les dirigeants du monde libre semblent essayer de vivre selon la remarque de George Orwell : « La manière la plus rapide de mettre fin à une guerre est de la perdre ».
Contribuant à la JWR, Caroline B. Glick est membre senior pour le Moyen Orient du “Center for Security Policy” [Centre pour la Politique de Sécurité] à Washington, DC et rédacteur en chef adjoint du « Jerusalem Post ».

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samedi, 08 décembre 2007

La Turquie est-elle encore un allié de l’Occident?



par Daniel Pipes

7bdcdfbaf377e7fe5e8b0dae4aaf7d2b.jpgJerusalem Post, 5 décembre 2007

Adaptation française d'Alain Jean-Mairet

VO:
http://www.danielpipes.org/article/5180


«Loin d’être une source d’anti-américanisme en Turquie, l’AKP constitue un partenaire idéal pour les États-Unis dans la région.» Ce jugement porté sur le Parti de la justice et du développement (AKP) est signée Joshua W. Walker, un ex-chef de pupitre chargé de la Turquie au Département d’État qui étudie actuellement à l’université de Princ­eton. Dans un texte publié par The Washington Quarterly, Walker soutient sa thèse en relevant le rôle constructif joué par la Turquie en Irak et loue «le soin avec lequel l’AKP a préservé l’alliance (avec les États-Unis) et tenté de coopérer avec l’administration Bush, surtout en comparaison avec l’attitude des autres nations européennes».


Et ce n’est pas tout; il se réjouit de l’affaiblissement de l’establishment laïque, auquel il reproche d’être «parvenu, des décennies durant, à définir la laïcité de manière assez étroite pour sauvegarder les caractéristiques désuètes et répressives de l’État turc».


Cette analyse qui «réexamine l’alliance entre les États-Unis et la Turquie» est un véritable défi lancé aux gens qui, comme moi, apprécient le long effort des dirigeants laïques et soupçonnent l’AKP d’être une organisation islamiste cherchant à imposer la loi islamique (la charia) et peut-être à renverser l’ordre laïque d’Atatürk en vue de créer une république islamique de Turquie.


Face aux nouvelles réalités, il faut procéder à une douloureuse réévaluation de la situation et renoncer aux relations chaleureuses établies au long de 60 ans d’alliance. Des mesures courageuses seront nécessaires pour ramener le pays dans le camp occidental tout en minimisant les dommages qu’une Turquie islamiste peut infliger aux intérêts occidentaux. Même si tous les gouvernements occidentaux partagent actuellement la complaisance et même l’enthousiasme de Walker pour une Turquie en fait de plus en plus hostile, leurs paroles apaisantes et leurs appréciations désinvoltes ne doivent pas nous cacher la dangereuse évolution actuelle.


Walker propose d’ailleurs obligeamment des indications de cette nouvelle situation. Pour commencer, l’anti-américanisme a prospéré avec exubérance pendant les cinq années du règne de l’AKP, au point que les sondages désignent régulièrement les Turcs comme la population du monde la plus hostile à l’Amérique. En 2000, les enquêtes les montraient bien disposés envers les États-Unis à 52% – ce taux est tombé à 9% en 2007. Il est incontestable que le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan et Abdullah Gül a contribué à favoriser ce que Walker appelle un «glissement à long terme vers un anti-américanisme qui ne pourra pas être effacé par l’élection d’un nouveau président des États-Unis en janvier 2009».


L’événement catalyseur et devenu aujourd’hui emblématique de ce changement a été le vote du parlement turc, le 1er mars 2003, pour refuser d’autoriser les forces américaines à organiser l’attaque contre le régime irakien de Saddam Hussein depuis la Turquie. Ce refus a nourri des soupçons mutuels et a écarté Ankara des prises de décision sur l’Irak. Or cette exclusion s’est révélée lourde de conséquences lorsque le gouvernement kurde local prit le pouvoir au nord d’Irak et permit à un groupe terroriste antiturc, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), d’utiliser le territoire irakien pour lancer des attaques contre les intérêts turcs, enflammant ainsi l’opinion publique turque.


En outre, le développement d’une doctrine de politique étrangère largement remaniée, baptisée «Profondeur stratégique» et qui appelle Ankara à mettre l’accent sur les relations avec ses voisins et à réduire sa dépendance de Washington, a également causé des tensions lorsque son principal défenseur, Ahmet Davutoğlu, est devenu le premier conseiller de politique étrangère d’Erdoğan. Walker admet que «ce type de politique n’est pas de bonne augure pour l’alliance historique avec les États-Unis».


Ironie du sort, ces problèmes sont dus en partie à l’administration Bush qui, à la fin de 2002, dans une version précoce de la politique d’encouragement à l’accession au pouvoir d’islamistes légaux, avait aidé Erdoğan à consolider une position légale précaire. Alors, rompant avec ses précédents, le président le rencontra – un simple leader de parti à l’époque, et non un officiel – à la Maison Blanche. De l’avis de Walker, ce geste a émis «un clair signe de soutien de l’administration Bush pour Erdoğan et le gouvernement de l’AKP».


La Turquie, comme le Japon, a montré qu’elle figure parmi les pays les plus influençables. En à peine 15 ans et presque à lui tout seul, Atatürk parvint à faire passer le pays à l’Occident; et il a fallu à peine cinq ans à Erdoğan pour le rediriger vers l’Orient. La transformation récente s’est déroulée si rapidement que la Turquie, en dépit de ses relations formelles avec l’OTAN, ne peut être considérée comme un allié de l’Occident. Elle n’est certes pas un ennemi non plus. Elle s’inscrit plutôt dans un statut intermédiaire de rival – à l’instar de la Russie, de la Chine et de l’Arabie Saoudite. Un jour elle coopère et le lendemain elle rivalise. Elle pourrait fort bien devenir menaçante sous peu.


Les influences extérieures n’auront que peu d’impact sur une Turquie résolue à devenir islamiste, mais les instruments à disposition doivent tout de même être pleinement déployés. Le plus important consiste à empêcher l’adhésion à l’Union européenne d’une Turquie péremptoire sur le plan idéologique.

 

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vendredi, 07 décembre 2007

Discours à la Knesset de Benjamin Netanyahou

Discours à la Knesset de l’ancien Premier Ministre Benjamin Netanyahou


29 Novembre 2007

 



Le texte en anglais est en doc joint
The English text is in the doc herewith

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

 
La résolution de l’ONU du 29 novembre 1947 reconnaissant un Etat juif a été un moment important de l’histoire de notre nation, et un moment important de l’histoire de toutes les nations.


Depuis lors, nous avons fait la paix avec l’Egypte et la Jordanie, mais l’obstacle à l’élargissement du cercle de la paix demeure ce qu’il a toujours été : le refus des ennemis d’Israël de reconnaître l’Etat juif quelles que soient ses frontières.


Nos ennemis ne veulent pas un Etat arabe à côté d’Israël. Ils veulent un Etat arabe à la place d’Israël.


A plusieurs reprises, on leur a offert un Etat arabe à côté d’Israël : d’abord, avec le plan de partition de 1947 ; puis indirectement, avec les accords d’Oslo ; plus tard, sans équivoque, à Camp David en 2000 ; et enfin, lors des innombrables déclarations depuis aussi bien par les dirigeants israéliens et internationaux qui ont appelé à deux Etats pour deux peuples..


Et comment nos ennemis ont-ils répondu à ces offres ? A plusieurs reprises, ils les ont violemment rejetées. En 1947 ils ont lancé des attaques terroristes, puis une guerre totale pour annihiler l’Etat juif. Pendant le processus des accords d’Oslo, ils ont terrorisé Israël avec des attentats suicide à la bombe ; après Camp David, ils ont orchestré la seconde intifada pendant laquelle plus de 1.000 Israéliens ont été assassinés ; depuis lors, ils ont tiré des milliers de roquettes Katiousha sur la Galilée et des milliers de roquettes Qassam sur le Neguev occidental de façon à , disent-ils, « libérer la Palestine occupée » - en d’autres termes, Haïfa « occupée, Saint-Jean d’Acre « occupé », Sderot « occupée, et Ashkelon « occupée ».


Ce faisant, le Hezbollah et le Hamas  se conforment simplement aux déclarations de Jamal Husseini, cousin du mufti et membre du Haut Comité Arabe, qui déclara quatre jours avant le vote de l’ONU sur la partition : « La Palestine sera submergée de feu et de sang si les Juifs en reçoivent ne fût-ce qu’une parcelle ».


De façon regrettable, même les Palestiniens les plus modérés refusent de contribuer à faire la paix avec Israël en tant qu’Etat juif. Ils soutiennent deux Etats pour un peuple : un Etat palestinien nettoyé des Juifs, et un Etat binational qu’ils espèrent submerger de Palestiniens  suivant ce qu’ils appellent le « droit au retour ».


Jusqu’à ce qu’ils reconnaissent et internalisent vraiment le droit du Peuple juif à son propre Etat et jusqu’à ce que leurs dirigeants s’élèvent au courage du Président Anouar el Sadate d’Egypte et du Roi  Hussein de Jordanie, il est douteux que nous disposions d’un vrai partenaire pour une paix véritable.


Dans ce contexte, nous pouvons comprendre ce qui advint - et ce qui ne se survint pas – avec l’adoption  de la résolution sur la partition de l’ONU de 1947.


La résolution ne régla pas définitivement  les contours d’un règlement définitif entre nous et nos voisins. Après tout, nos voisins rejetaient l’établissement d’un Etat juif et cherchaient à le détruire. Le jour suivant le vote, le mufti lui-même déclara : « ce que l’ONU a écrit à l’encre noire, nous l’écrirons avec du sang rouge ».


Les dirigeants arabes ne peuvent pas venir aujourd’hui, 60 ans après, et exiger de remonter l’horloge du temps comme si rien n’était arrivé. Ils ne peuvent pas exiger que nous acceptions un accord qu’ils ont eux-mêmes déchiré en lambeaux parce que, ayant échoué à détruire Israël, ils en concluent désormais que ses dispositions en appelleraient à la perte d’Israël.


Ben Gourion comprenait parfaitement cela quand il déclara lors de l’un des premiers conseils du gouvernement d’Israël : « Les décisions du 29 novembre sont mortes. Les frontières de la partition sont mortes. Jérusalem en tant que « cité internationale » est un simple fantasme. Il répéta ces idées dans son discours à la Knesset le 12 décembre 1949, quand il déclara que la décision de l’ONU était nulle et dénuée de sens.


Ainsi, ni les frontières de la partition, ni l’internationalisation de Jérusalem ne sont les paramètres durables du vote de l’ONU.

Ce qui est durable est la reconnaissance internationale du droit du Peuple juif à son propre Etat, un droit ancré dans la Déclaration Balfour, qui reconnaissait le droit des Juifs à un Foyer National sur la terre d’Israël, et qui fut réaffirmé à la fois lors de la conférence de San Remo en 1920, et par la Société des Nations* en 1922.


Mais le vote de partition de l‘ONU est flétri dans notre mémoire parce que, immédiatement après le vote, la Grande Bretagne commença à quitter le pays, ouvrant la voie à la bataille fatidique qui mit presque fin à notre existence.


Le vote de partition de l’ONU n’établissait pas l’Etat d’Israël. Il reconnaissait simplement le droit historique du Peuple juif au retour dans son foyer, et la restauration de son existence souveraine.


Mais sans l’aspiration millénaire du Peuple juif à la Terre d’Israël, sans la présence continue des Juifs sur place à travers les siècles, et les soixante-dix ans d’implantation intensive sur le territoire qui précédèrent le vote de l’ONU, ce droit historique n’aurait jamais été réalisé.

Et même si cela n’avait pas suffi alors que les fils d’une petite Nation, à la suite de l’horrible Holocauste, avaient levé ‘l’épée des Macchabim’ et avec un héroïsme incomparable, repoussé une attaque arabe qui devait submerger l’Etat naissant,


La croyance persistante en nos droits historiques, l’effort d’implantation qui réalisa ces droits, et la lutte militaire qui les défendait – voilà ce qui établissait l’Etat juif.


Le vote de l’ONU ne faisait que donner à cela une reconnaissance internationale. Pourtant le vote de l’ONU était une décision historique importante, et il est vrai que nous commémorons ce vote aujourd’hui avec les ambassadeurs éminents des pays qui le soutinrent.

Mais songez à ceci : Que serait-il advenu de la décision de l’ONU si nous avions été vaincus lors de la guerre d’Indépendance ?


La clé de l’existence d’Israël s’est toujours enracinée dans le renforcement du sionisme, et notre capacité à nous défendre nous-mêmes. – et cela demeure la clé de notre existence, et la solution pour forger une vraie paix avec tous nos voisins arabes. Ce n’est que lorsque certains d’entre eux reconnurent la permanence d’Israël et son indestructibilité qu’ils se sont réconciliés avec eux-mêmes pour faire la paix avec nous.


C’est pourquoi j’ai été choqué d’entendre le Premier Ministre déclarer à la presse : « S’il n’y a pas deux Etats, c’en est fini d’Israël ».

Mr le Premier Ministre : l’Etat d’Israël ne sera jamais fini ! Notre destinée sera déterminée par nous, et nous seuls !

Notre existence ne dépend pas de la volonté des Palestiniens de faire la paix avec nous. Notre existence est assurée par notre droit de vivre sur cette terre et sur notre capacité à défendre ce droit.


Nous avons construit notre pays pendant 31 ans avant l’accord de paix avec l’Egypte, nous avons continué de le construire pendant encore 16 ans avant l’accord de paix avec la Jordanie, et j’espère que nous n’attendrons pas longtemps avant de pouvoir réaliser un accord de paix avec les Palestiniens et avec d’autres dans le monde arabe.


Mais nous ne conditionnons pas notre existence à leur accord. Cela a été la politique de tous les gouvernements israéliens jusqu’à présent, et doit être la politique de tous les gouvernements israéliens dans l’avenir. Je le répète : Notre destinée sera déterminée par nous, et nous seuls !


Au Moyen-Orient, la paix et la sécurité vont de pair. En fait, la sécurité, qui provient de la force d’Israël, précède la paix et les accords de paix. Celui qui ne le comprend pas restera sans sécurité et sans paix.


Seul un Israël fort, confiant en la justice de sa cause et guidé par une puissante direction, sera capable d’obtenir la paix durable avec nos voisins à laquelle nous aspirons tous.

 

Note du traducteur

*SDN, précurseur de l’ONU avant la seconde guerre mondiale

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jeudi, 06 décembre 2007

Des scientifiques israéliens ont créé le premier véritable moteur propre

Des scientifiques israéliens ont créé le premier véritable moteur propre

Innovation - Des scientifiques israéliens ont créé le premier véritable moteur propre

Innovation

Une compagnie de moteurs israélienne a récemment mise au point un système de carburants plus efficace, moins cher, et surtout beaucoup moins polluant. Une véritable innovation technologique, qui peut être montée sur tous types de véhicules. C’est à Nativ Haasara, une petite localité israélienne dans le Néguev occidental, que ce concept prometteur fut mis au point. Infolive.tv vous emmène sur la trace du moteur propre. 05/12/2007

WWW.INFOLIVE.TV

08:33 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

Prochaine visite de Bush en Israël

Le président George Bush est attendu en Israël début janvier 2008. Il s'agirait de sa première visite en tant que président des Etats-Unis.

Le Premier ministre Ehoud Olmert avait profité de la conférence d'Annapolis pour inviter le président Bush.

Le bureau du Premier ministre a expliqué mardi 4 décembre qu'il ne pouvait pas confirmer cette visite d'une manière définitive mais qu'il avait reçu des signes encourageants en provenance de la Maison Blanche.

Bush avait visité Israël en 1998, alors qu'il était gouverneur du Texas et présentait sa candidature pour la présidence. A l'occasion de cette visite, Bush avait survolé Israël en hélicoptère accompagné d'Ariel Sharon, député à l'époque. Cette rencontre avait scellé des liens profonds entre les deux hommes.  

L'objet de la visite de Bush sera de continuer les discussions entre Israéliens et Palestiniens engagées à Annapolis, lesquelles doivent déboucher sur un accord de paix fin 2008 comme annoncé à la conférence. Une telle visite pourrait accélerer les progrès des négociations.

La question de l'Iran occupera très certainement les discussions.

George Bush devrait arriver en Israël au moment où le rapport Vinograd sera publié. Ce rapport donnera ses conclusions sur la manière dont la seconde guerre du Liban a été menée.

www.jpost.com


08:08 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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