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lundi, 13 août 2007

LA FAMILLE D'AHMED HATIB SOUTIENT UNE NOUVELLE FOIS....

La famille d'Ahmed Mahmoud Hatib soutient une nouvelle fois que leur proche, auteur de l'attentat de vendredi à Jérusalem, était incapable de lever la main sur quiconque, et que les films des caméras de surveillance postées sur place, ont été ''fabriqués de toutes pièces''.
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dimanche, 12 août 2007

INFO / JERUSALEM POST

ISRAEL ET AUTORITE PALESTINIENNE


Le gouvernement valide le budget défense : 50,5 milliards de shekels

Le gouvernement a approuvé dimanche 12 août le budget de la défense pour 2008, une somme de 50,5 milliards de shekels qui correspond à celle indiquée par le rapport de la commission Brodet. 500 millions de shekels vont être ajoutés au budget de la défense de cette année ; 1,3 milliard sera annexé au budget de 2009.

Le ministre des Transports, Shaoul Mofaz, avait explosé de colère lors d'un débat gouvernemental sur le budget, laissant une note au Premier ministre Ehoud Olmert : "C'est une attitude irresponsable au niveau national et je ne compte pas y contribuer." Shaul Mofaz s'était emporté dimanche matin lorsqu'il avait découvert que 150 millions de shekels allaient être amputés du budget des transports, principalement consacré à la lutte contre les accidents de la route.

Dès l'ouverture de la réunion avec ses ministres, Ehoud Olmert a évoqué un budget "à connotation sociale". "Ce budget est attentif à trois domaines : la sécurité, le système de protection social et l'éducation", a-t-il expliqué, avant d'ajouter que le budget n'excéderait pas de plus de 1,7 % les cadres prévus.

Ehoud Olmert a reconnu qu'il était difficile de satisfaire toutes les exigences des différents partis, ajoutant qu'il ne se souvenait pas d'une fois où tous les ministres auraient "sourit et acquiescé : 'oui, c'est ce que nous voulons'" lors de la présentation d'un nouveau budget de l'Etat.


Le Caire n'accueillera pas les réfugiés entrés illégalement en Israël


Les tensions diplomatiques entre l'Egypte et Israël se sont intensifiées, samedi 11 août, après la déclaration égyptienne sur les réfugiés africains.

Le gouvernement de Hosni Moubarak a fait savoir qu'il ne reprendra pas les milliers de réfugiés africains entrés illégalement en Israël via l'Egypte.

"L'Egypte a officiellement informé Israël qu'elle ne se sentait pas obligée de reprendre les citoyens non égyptiens qui ont illégalement passé la frontière avec Israël", a déclaré le ministre des Affaires étrangères égyptiennes.

La déclaration égyptienne est en contradiction avec lŒannonce, le 1er juillet, du Premier ministre Ehoud Olmert, faisant état de la promesse du président égyptien Hosni Moubarak de reprendre les réfugiés.

Contrairement aux déclarations d'Olmert, Moubarak n'a jamais publiquement reconnu l'accord.

Israël estime à 2 300 le nombre de réfugiés africains vivant illégalement sur le territoire. La plupart d'entre eux se trouvent dans le sud du pays, travaillent dans des hôtels à Eilat ou dans des kibboutzim près de Beershéva. D'autres vivent dans une prison du désert du Néguev.

Des rapports de plus en plus nombreux font état des violences égyptiennes à l'encontre des réfugiés. La semaine dernière, le corps d'un réfugié de trente ans a été retrouvé à l'extérieur d'un village dans le nord du Sinaï, pieds et points liés, battu jusqu'au sang.


Livni rencontrera Fayyad à Jéricho

La ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, rencontrera le Premier ministre palestinien Salam Fayyad mercredi 14 août dans la ville cisjordanienne de Jéricho.

Les ministres jordanien et japonais des Affaires étrangères devraient également participer à cette réunion, ont ajouté des responsables ayant requis l'anonymat.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mark Regev, a confirmé qu'une rencontre israélo-palestinienne était en préparation pour mercredi.

Les deux parties tentent de réduire les divergences qui bloquent encore la reprise des discussions de paix depuis que le président palestinien Mahmoud Abbas a exclu le Hamas du gouvernement en juin dernier, à la suite du coup de force du mouvement islamiste dans la bande de Gaza.

Les Etats-Unis encouragent Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations et prévoient d'organiser une rencontre internationale sur ce thème à l'automne.

Le Premier ministre Ehoud Olmert a rencontré Mahmoud Abbas la semaine dernière à Jéricho.

Barak veut repousser le désengagement israélien de la Cisjordanie à 5 ans


Samedi 11 août, des sources officielles ont annoncé que le ministre de la Défense Ehoud Barak ne serait pas prêt à accepter le désengagement de la Cisjordanie tant que la mise en place du projet Iron Dome, un bouclier antimissile destiné à contrer les tirs de roquettes Katioucha et Kassam, ne serait pas complète.

Lors d'une réunion du parti travailliste vendredi 10 août, Barak a publiquement nié avoir tenu des propos dans un rapport rendu public par le Yedioth Aharonot, selon lesquels il estimerait qu'aucun accord de paix avec les Palestiniens n'est plausible et qu'il n'y a aucune différence entre le Hamas et le Fatah.

Les collaborateurs de Barak ont expréssement rejeté un des titres du rapport selon lequel ses prises de position politiques seraient encore plus à droite que celles du chef du Likoud, Binyamin Netanyahou. "Dans le passé, il a pratiquement abandonné toute la Cisjordanie donc c'est impossible qu'il devienne un héros pour la droite. A l'heure actuelle, il est seulement réaliste", a déclaré une source proche de Barak.

En tant que ministre de la Défense, Barak souhaite renforcer le pouvoir de dissuasion de l'armée, ainsi que sa capacité à vaincre ses ennemis sur leurs territoires et enfin, protéger le plus possible la population civile du nord. Pour atteindre ses objectifs, Barak soutient la mise en place du projet Iron Dome, mais aussi des systèmes de défense plus modernes qui permettront de se battre sur plusieurs fronts et enfin, un entraînement plus conséquent pour les soldats réservistes.


Week-end meurtrier sur les routes


Un père et son fils ont été tués dans un accident de voiture, après qu'un camion a heurté leur voiture, samedi 11 août dans la soirée, sur l'autoroute n° 1.

Les secours ont réussi à dégager la mère, piégée dans le véhicule, et à l'évacuer  dans un état grave vers le centre médical Sheba Tel Hashomer. Un quatrième passager, un jeune garçon, souffrant de blessures moins sérieuses, a aussi été évacué.

Cet incident est le dernier d'une série qui causé la mort de cinq personnes depuis vendredi 10 août.

Samedi, un piéton de 82 ans a été heurté par une voiture sur la route Alouf Sadeh, à Ramat Gan.

A Tel-Aviv, un homme de 57 ans qui lavait sa voiture dans une station service au croisement de l'intersection Kfar Hayarok, a heurté un homme alors qu'il essayait de déplacer son véhicule.

Vendredi soir, une jeune femme de 23 ans, Shimrit Hillel, a été tuée à
Tibériade alors qu'elle traversait la rue près d'un hôpital.

La police envisage l'augmentation de ses effectifs sur  les routes


Les chefs de la police de la route ont décidé dimanche 12 août
d'augmenter le nombre de patrouilles qui surveillent les axes
principaux du pays, ainsi que la présence de la police pendant les
week-ends et les soirées et le recrutement de plus de volontaires.

Cette décision suit les nombreux accidents de ce week-end, durant
lequel sept personnes sont décédées sur la route. Avi Ben-Hamo, commandant en chef de la police de la route nationale, a appelé à la tenue d'une réunion d'urgence ce dimanche afin de régler ce problème. Etaient présents les chefs des polices de la route de chaque région et certains commandants de la Police.

Samedi 11 août au soir, un père de famille de 45 ans et sa fille de 5
ans, qui roulaient sur l'autoroute n°1 entre Tel-Aviv et Jérusalem,
sont morts dans leur voiture après qu'un camion leur a rentré
dedans. Le chauffard était bien connu des services de police, et avait auparavant enfreint le code de la route plus de 190 fois.

Les maîtres nageurs retardent leur grève

La grève des maîtres nageurs qui devait avoir lieu ce week-end a été annulée vendredi 10 août, même si les prud'hommes l'avait autorisée.

La cour avait décidé d'autoriser les sauveteurs à ne pas travailler entre 7 et 9 heures du matin samedi 11 août, à condition que les autorités locales placent des gardes dès 6 h 30 afin d'empêcher les baigneurs d'entrer dans l'eau. Le syndicat des sauveteurs a néanmoins décidé de reporter la grève d'une semaine, déclarant que les autorités locales n'auraient pas eu le temps de se préparer.

Pendant ce temps, le corps d'une jeune femme de 26 ans originaire d'Afoula, noyée dans le lac de Tibériade, a été retrouvé samedi. Des pompiers l'ont sorti de l'eau puis signalé aux autorités.

La cour suprême refuse aux étudiants de Gaza d'étudier à Bethléem


La cour suprême a rejeté, jeudi 9 août, dix pétitions demandant l'autorisation pour dix étudiants de Gaza en ergothérapie d'aller étudier durant deux mois à Bethléem, afin de compléter leur cursus.

C'est le seul endroit certifié pour étudier l'ergothérapie, a fait savoir Gicha, le centre pour la protection de la liberté de mouvement.

La pétition a été signée par plusieurs mouvements, le 1er décembre 2005, aux noms des dix étudiants qui avaient gagné une bourse pour étudier l'ergothérapie à Bethléem. Il n'y a pas d'école qui enseigne cette discipline dans la bande de Gaza.

Netanyahou : Olmert veut la victoire de Moshé Feiglin aux primaires du Likoud


Binyamin Netanyahou, l'actuel dirigeant du Likoud, a déclaré devant des militants rassemblés à Kiryat Motzkin mercredi 8 août, que les directions de Kadima et du parti travailliste voulaient voir son rival Moshé Feiglin gagner la course.

Netanyahou s'est, jusqu'à présent, abstenu de critiquer Feiglin tout en ne reconnaissant pas le troisième candidat en course, Danny Danon. Dans ses déclarations officielles, il concentrait la plupart de ses attaques sur ses concurrents aux prochaines élections législatives, c'est-à-dire le chef du parti travailliste, Ehoud Barak et le Premier ministre Ehoud Olmert. "Si on demandait à Olmert et à Barak pour qui vous devriez voter, ils répondraient : Feiglin ou restez à la maison", a déclaré Netanyahou.

"Il ne fait aucun doute que Binyamin Netanyahou subit beaucoup de pression et qu'il fait des erreurs quand il devient hystérique", a déclaré le porte-parole de Feiglin.

Hillel Weiss poursuivi pour avoir souhaité la mort de l'officier en charge de l'évacuation d'Hébron


Hillel Weiss, professeur titulaire de littérature hébraïque à l'université Bar Ilan, a verbalement attaqué dans une vidéo datée du
mercredi 8 août, le colonel Yehouda Fuchs qui commande la Brigade de Hébron.

Une enquête policière contre le professeur, aux idées marquées à droite, va être ouverte.

La fille d'Hillel Weiss, son beau-fils et ses six petits-enfants faisaient
partie des familles expulsées des habitations d'Hébron, mardi 7 août.

Après avoir parlé en privé au colonel Fuchs durant l'expulsion, Weiss a déclaré face à la caméra des journalistes : "J'espère que sa mère perdra son fils, que sa femme deviendra veuve et que ses enfants seront orphelins." "Et je lui ai aussi dit que j'espérais que mes petits-enfants se vengeront de lui et de tous les juifs pourris comme lui", a-t-il ajouté.

Weiss a déclaré jeudi 9 août au Jerusalem Post, que "sur le plan
personnel", il regrettait ses propos. "Mais au niveau national, ceux qui ont ordonné l'expulsion de Hébron sont antisémites. Ils mettent en danger notre existence même alors que la Syrie, l'Iran et le Hamas se préparent à nous détruire."

Tsahal ouvre un peu plus ses portes


L'armée prévoit d'autoriser les "Yordim", les citoyens israéliens partis vivre à l'étranger, à étudier dans les universités israéliennes sans redouter d'être incorporés, a appris le Jerusalem Post.

Jusqu'à présent, un Israélien né à l'étranger ­ même un enfant dont un des parents est de nationalité israélienne ­, était seulement autorisé à résider en Israël durant 18 mois. Il avait ensuite l'obligation de s'engager dans Tsahal ou de quitter le pays.

Cette mesure fait partie des nombreux changements étudiés par Tsahal en vue de recruter des expatriés. Autre changement, le ministère de la Défense a décidé d'ouvrir son programme de volontariat, appelé Mahal, aux citoyens israéliens vivant à l'étranger.

Mahal, un service militaire de 14 mois, a été créé en 1948 quand environ 3 500 volontaires originaires de 43 pays sont venus défendre le nouvel Etat.

"Les jeunes étrangers n'ont pas forcément envie de servir dans l'armée durant trois années mais ils veulent connaître davantage Israël et ce programme [Mahal] peut leur convenir", a déclaré Avigdor Kahalani, qui dirige le bureau social et militaire au ministère de la Défense.

Autre changement dans le programme Mahal, les volontaires, tant qu'ils ont le droit à la citoyenneté israélienne, n'ont plus besoin d'être de confession juive.

Quelque 700 000 Israéliens vivent à l'étranger, la plupart d'entre eux aux Etats-Unis.


Premières arrestations dans l'affaire Heftsiba


La police de Tel-Aviv a arrêté, vendredi 10 août, Zeev Tannenbaum, le directeur financier de l'entreprise de construction Heftsiba, déclarée en faillite la semaine dernière.

Les magistrats du tribunal de Tel-Aviv ont par la suite décidé de placer Tannenbaum en détention préventive pendant une semaine  pour les motifs de fraude, irrégularités financières et abus contre la clientèle.

La faillite de Heftsiba a laissé quelque 500 familles dans une situation incertaine, celles-ci ayant acheté un appartement à la compagnie de construction, et ce forçant la police à ouvrir une enquête criminelle contre la direction de l'entreprise.

Le propriétaire de Heftsiba, Boaz Yona, est en fuite, probablement à
l'étranger.

 

Un nouveau parti pour l'annexion de la Judée-Samarie et de la bande de Gaza

Yeschiel Aaron, originaire du New Jersey aux Etats-Unis, a décidé de lancer un nouveau parti politique pour promouvoir l'annexion à Israël de la Judée, de la Samarie et de la bande de Gaza. Son parti, Lashouv (revenir), représente "un retour vers notre force [Š] vers là où nous sommes plus sensibles à Dieu, à notre pays et notre peuple".

Aaron a émigré en Israël avec sa famille il y a deux ans et vit à Hashmonaïm, près de Modiin. S'il ne veut pas dévoiler les noms de ceux qui sont sur sa liste, il assure pourtant avoir de nombreux soutiens en Israël et aux Etats-Unis. Selon lui, Lashouv serait un parti de droite en ce qui concerne la question palestinienne et les affaires diplomatiques, mais offrirait une politique économique plus centriste.

Interrogé sur le sort des millions de Palestiniens vivant en Cisjordanie et à Gaza, il a répondu que s'ils respectaient la loi israélienne, ils pourraient obtenir la nationalité après une période de 25 ans. Yeschiel Aaron a fait part du peu de confiance qu'il a en Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne : "Abbas ne s'intéresse pas à la paix, il serait heureux si les Palestiniens nous tuaient tous", a-t-il déclaré.

Quant à la libération du soldat Gilad Schalit, Aaron préconise les coupures de gaz et d'électricité dans la bande de Gaza, suivies d'une grève militaire. Lorsque Aaron a voulu déclarer son parti, il s'est heurté à beaucoup d'obstacles. Le dernier en date : le ministère de l'Intérieur lui réclame la somme supplémentaire de 72 000 shekels, qu'il essaie de récolter auprès de ses soutiens.

Cantona tape le ballon en Israël


Eric Cantona, entraîneur de l'équipe nationale de France de football de plage, n'avait pas prévu de participer lui-même au tournoi Diamonds Challenge cette semaine à Netanya. "Nous sommes là pour gagner, donc je ne vais pas jouer", avait-il déclaré jeudi 9 août avant que la compétition ne commence.

De la part de l'homme qui avait déclaré, à l'apogée d'une glorieuse carrière, "Je suis Dieu", cela pouvait paraître étrange. Le déroulement du tournoi a prouvé que Cantona aurait eu tort de se contenter du banc de touche. Sans lui, la France a perdu jeudi dans les dernières minutes contre l'Allemagne, alors qu'elle avait dominé 3-2 durant tout le match.

Vendredi au contraire, lorsque Cantona est entré sur le terrain pour disputer la troisième place à la Turquie, la France a dominé avant de triompher 6-4. Malgré les actions héroïques du goal turque, Cantona a marqué le but qui a scellé la victoire.

A 41 ans, plus de 10 ans après avoir rendu ses crampons à Manchester United, Cantona reste celui qui a propulsé l'équipe d'Alex Ferguson vers le titre de champions d'Angleterre jusqu'à la fin des années 1990. Vendredi, c'est avec bonheur que les spectateurs ont applaudi son jeu, toujours avec le maillot numéro 7.

C'est un Cantona assagi qui est apparu à Netanya. Celui qui, au début de sa carrière, avait été sanctionné pour avoir insulté l'entraîneur de l'équipe de France, lancé ses chaussures dans la tête d'un adversaire, battu un spectateur qui l'avait insulté en 1995, s'est montré discipliné, professionnel et gentleman. Chaque fois que son nom était prononcé au micro, il saluait la foule, est resté conciliant lorsqu'un de ses joueurs s'est fait insulter, et s'est plié à nombres d'interviews et d'autographes.

Départ de feu après un tir de roquette Kassam mais aucun blessé

Une roquette de type Kassam, tirée depuis la bande de Gaza, sŒest écrasée dans une zone boisée près de Sderot, vendredi après-midi 10 août.

Personne n'a été blessé mais un feu s'est déclaré à l'endroit de l'impact.

En outre, Tsahal a arrêté, samedi 11 août, deux Palestiniens près de Naplouse. Constatant un comportement suspect, les soldats ont fouillé leurs affaires. Ils y ont trouvé un fusil et des munitions

Les suspects ont été transférés vers les forces de sécurité pour poursuivre leur interrogatoire.

L'aide humanitaire vers la bande de Gaza est toujours acheminée par Tsahal

Selon la déclaration d'un porte-parole de Tsahal mardi 7 août, 50
000 tonnes de produits humanitaires ont été transférés par Tsahal dans la bande de Gaza depuis le 19 juin 2007.

Malgré une situation sécuritaire plus que précaire, l'armée continue
donc ses efforts afin d'offrir une réponse aux besoins humanitaires
dans la bande Gaza.

Parmi les denrées envoyées à Gaza via les frontières de Soufa et Kerem Shalom, on compte 168 tonnes de médicaments, 2 565 tonnes de produits laitiers, 5 775 tonnes de sucre, ainsi que du sel, du riz, de la viande, des ¦ufs fertilisés et des fruits.

Des personnalités de l'Autorité palestinienne veulent créer un "Kadima palestinien"

Déçus par le Fatah et le Hamas, un groupe d'hommes d'affaires et d'universitaires ont décidé de fonder un nouveau parti politique et de se présenter aux prochaines élections de l'Autorité palestinienne. A l'occasion de la première réunion de ce genre depuis des années, 120 éminentes personnalités se sont rassemblées à Ramallah ce week-end afin de discuter de la formation d'un nouveau mouvement.

Les représentants de l'Autorité palestinienne ont accueilli favorablement l'initiative, en précisant que Mahmoud Abbas avait donné sa bénédiction aux organisateurs.

Le groupe est dirigé par le très respecté milliardaire Munib al-Masri de Naplouse, qui n'appartient à aucune formation politique. Parmi les autres personnalités ayant rejoint le groupe, Mazen Sinokrot, Bassem Khoury, Mouhammad Hirbawi, Maha Abou Shoushesh et Said Kanan étaient présents.

"Nous voulons offrir aux Palestiniens une voie nouvelle", a déclaré un participant. "En fait, nous tentons de créer une version palestinienne du parti israélien Kadima, qui a attiré à la fois des électeurs du Likoud et du parti travailliste. Nous sommes conscients que beaucoup de Palestiniens sont déçus par le Fatah et le Hamas et voudraient voir naître un nouveau parti qui puisse leur offrir la perspective d'un avenir meilleur", a-t-il ajouté.

 

Erekat : Israël a promis de démanteler prochainement des barrages routiers en Cisjordanie

Le Premier ministre Ehoud Olmert aurait promis au président palestinien Mahmoud Abbas de lui fournir dès la semaine prochaine une liste de barrages routiers de Cisjordanie qui seront démantelés, a affirmé samedi 11 août Saeb Erekat, un proche conseiller de Mahmoud Abbas.

Le négociateur palestinien a précisé que lors de la dernière réunion Abbas-Olmert la semaine dernière à Jéricho, le Premier ministre israélien a promis que "d'ici la semaine prochaine, le ministre de la Défense soumettra une liste entière de postes de contrôle majeurs qui seront supprimés en Cisjordanie, pour permettre la mobilité des Palestiniens". Cette annonce n'a pas été confirmée côté israélien.

Erekat s'exprimait au lendemain de la parution de propos attribués au ministre de la Défense Ehoud Barak dans le Yedioth Aharonot, selon lesquels les efforts récents d'Olmert pour un rapprochement israélo-palestinien ne sont que "fantaisies".

Selon le quotidien, Barak aurait également déclaré lors de conversations privées qu'il n'entend pas supprimer les barrages en Cisjordanie, estimant que Mahmoud Abbas, dont les forces de sécurité ont été défaites par le Hamas dans la bande de Gaza, aurait le plus grand mal à assurer la sécurité dans le plus grand des deux territoires palestiniens. Toujours selon le quotidien, Barak a estimé que les forces israéliennes resteraient en Cisjordanie pendant au moins cinq ans encore.

Le bureau d'Ehoud Barak a démenti la teneur de l'article. Barak a cependant affirmé ne pas soutenir le retrait de Cisjordanie tant que le système de défense contre les roquettes Kassam et Katioucha surnommé "Dôme d'acier" n'est pas installé.

Des milliers de participants au rassemblement du mouvement islamique mondial à Ramallah

Un mouvement islamique mondial désirant rapprocher les musulmans de leurs racines et de leur religion a rassemblé une foule de plus de 10 000 personnes samedi 11 août à Ramallah. Les tracts distribués qualifiaient d'infidèles les dirigeants de l'Autorité palestinienne modérée qui gèrent la Cisjordanie.

Le parti de la libération, le mouvement Hizb al-Tahrir fondé en 1953 par un clerc palestinien à Jérusalem, demande le rétablissement du califat ou d'un Etat islamique à travers le monde arabe. Il prône cependant un changement non-violent : les services de sécurité palestiniens ont déclaré ne pas avoir l'intention de contrôler le mouvement tant qu'il n'a pas recours à la violence.

Le rassemblement annuel s'est tenu à un moment de très grande tension entre le Hamas et le Fatah du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas après la prise de Gaza par le Hamas en juin.

"Le califat arrive", pouvait-on lire sur une affiche collée sur le mur du terrain de sport de l'école où se tenait le ralliement, et où de nombreuses tentes avaient été plantées pour l'occasion. Accueillis par des cris : "Allah Akbar" ("Dieu est grand"), les responsables se sont exprimés tour à tour en précisant leur projet d'Etat islamique. Celui-ci serait composé de 13 ministères, dont un pour les médias et un destiné aux Affaires étrangères.

Dans une déclaration distribuée à la foule, le mouvement affirme que l'Autorité palestinienne est dirigée par des infidèles qui se battent contre le califat : "Les employés de l'Autorité palestinienne sont supposés être des musulmans. Comment peuvent-ils accepter les infidèles qui luttent contre leur religion et leur nation ?". Sur son site Internet, le groupe a annoncé qu'il allait se réunir dimanche en Indonésie, au Pakistan, en Malaisie et aux Pays-Bas.

Le Hamas établit une unité de gardes-côtes dans la bande de Gaza

La Force exécutive, milice du Hamas en charge de la sécurité dans la bande de Gaza, a annoncé samedi 11 août la création de sa nouvelle unité de gardes-côtes, baptisée la police marine.

Selon le porte-parole Saber Khalifeh, la nouvelle unité sera composée de 150 hommes et commencera très prochainement à patrouiller le long de la côte de la bande de Gaza. Ses tâches principales seront la lutte contre le trafic de drogue vers Gaza, la protection des pêcheurs gazaouïs et la sécurité des habitants sur la plage.

Il s'agit de la dernière mesure du Hamas pour rétablir l'ordre et la sécurité dans la bande de Gaza, où le mouvement a défait les forces de sécurité du Fatah en juin dernier. Le Hamas a déjà établi une unité de police de la circulation et lancera bientôt une nouvelle agence de sécurité interne, selon des responsables du mouvement.

 

32 partisans du Fatah arrêtés par le Hamas dans la bande de Gaza

Des miliciens du Hamas ont arrêté 32 partisans du Fatah en différents points de la bande de Gaza au cours de la nuit de vendredi à samedi 11 août, souvent sans ménagement, selon des témoins. Après son coup de force dans la bande de Gaza en juin, le Hamas s'était engagé à amnistier les combattants du Fatah. On ignore pour l'heure si le coup de filet de la nuit est le début d'une opération de répression anti-Fatah ou le résultat d'incidents isolés.

A Beit Hanoun, ville du nord du territoire côtier, 15 partisans du Fatah ont été arrêtés tard vendredi par des hommes de la Force exécutive, la police du Hamas à Gaza, qui ont fait irruption en pleine célébration de mariage.

Les miliciens ont fait valoir que des participants à ces festivités avaient tiré des coups de feu en l'air, troublant l'ordre public, ce qu'ont démenti les convives interrogés. Des images de l'agence de presse locale Ramattan montrent en revanche des personnes présentes à la fête reprenant des chants à la gloire du président Mahmoud Abbas et de son prédécesseur Yasser Arafat.

Dans ce même reportage, diffusé par la chaîne Palestine TV, on peut voir les miliciens du Hamas arrivant sur place à bord de quatre Jeeps de la Force exécutive, certains tirant des salves d'intimidation, d'autres brandissant des matraques. Suivent des scènes d'affrontements.

Dans un incident séparé, survenu près d'Abbassan, village du sud de la bande de Gaza, 12 autres partisans du Fatah, dont un membre du conseil municipal, ont été interpellés à l'issue des prières du vendredi, selon des militants du parti de Mahmoud Abbas.

Par ailleurs, cinq membres des Brigades des martyrs d'al-Aqsa, la milice du Fatah, ont été arrêtés et placés en détention durant cinq heures, subissant des mauvais traitements avant d'être remis en liberté, selon des responsables du Fatah. Les cinq miliciens n'étaient pas armés, précisait-on de mêmes sources.

MOYEN-ORIENT

Le Fatah al-Islam sur la liste américaine des organisations terroristes

Les Etats-Unis ont placé le groupe islamiste libanais Fatah al-Islam sur leur liste des "organisations terroristes étrangères", selon des responsables américains. Le groupe combat l'armée libanaise dans un camp de réfugiés palestiniens du nord du Liban depuis plus de deux mois.

Le Département d'Etat américain devrait annoncer lundi 13 août l'inscription sur liste noire du groupe, qui tire son inspiration d'al-Qaïda et est soupçonné d'entretenir des liens avec la Syrie. La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice aurait approuvé la décision vendredi.

Cette mesure impose entre autres des restrictions sur les déplacements des membres de l'organisation.

Les combats dans le camp de réfugiés de Nahr el-Bared, près de la ville portuaire de Tripoli, dans le nord du Liban, sont les pires violences internes que le pays ait connu depuis la guerre civile entre 1975 et 1990. Ils ont fait au moins 136 morts depuis le début des hostilités au mois de mai dernier.

Sur Internet : la liste des organisations terroristes étrangères du Département d'Etat : http://www.state.gov/s/ct/rls/fs/37191.htm

 

L'Arabie Saoudite menace de confisquer bibles, étoiles de David et crucifix aux touristes étrangers

Malgré une série d'initiatives destinées à attirer les touristes étrangers dans le royaume, le gouvernement saoudien continue d'empêcher les touristes juifs et chrétiens d'apporter, dans leurs bagages, des objets religieux tels que des bibles, des crucifix ou des étoiles de David et menace de les confisquer en cas de découverte dans la rue.

"Certains objets sont interdits à l'intérieur du royaume, pour des raisons religieuses relatives aux lois locales", a fait savoir le site de la compagnie aérienne nationale, Saudi Arabian Airlines.

Après avoir informé les touristes potentiels de l'interdiction d'introduire dans le pays de la drogue, des armes à feu et des objets pornographiques, le site Internet a ajouté : "Les objets, appartenant à d'autres religions que l'islam, sont aussi interdits."


FRANCE

Nicolas Sarkozy accueilli par George W. Bush dans son ranch

Le président français Nicolas Sarkozy a reçu un accueil chaleureux de la part de son homologue américain George W. Bush à son arrivée samedi 11 août dans la résidence d'été de la famille Bush, à Kennebunkport, dans le Maine (nord-est des Etats-Unis), pour une rencontre dont le caractère informel n'en symbolise pas moins le nouveau climat des relations franco-américaines. Le président français est seulement le deuxième à être convié dans la résidence familliale, après le Russe Vladimir Poutine le mois dernier.

Dès son premier discours de président élu, Sarkozy avait assuré que les Etats-Unis "peuvent compter sur notre amitié", mais doivent aussi "accepter que ses amis puissent penser différemment", une référence à l'opposition française à la guerre en Irak.

Le président français s'est aussi focalisé sur l'histoire de plus de deux siècles qui unissait les deux pays, remerciant les Etats-Unis pour leur rôle joué en faveur de la France lors de la Seconde Guerre mondiale.

Le président américain, qui entretenait une relation compliquée avec l'ancien président Jacques Chirac, s'est réjoui de l'opportunité d'un dialogue "franc", qui malgré sa nature informelle devait toucher aux "sujets clés" de l'actualité internationale, dont le dossier nucléaire iranien.

Les deux présidents se sont rencontrés en privé durant 50 minutes. Ils ont notamment parlé de l'Iran. George W.Bush cherche à obtenir l'aide de Nicolas Sarkozy pour contrer la course soupçonnée du pays vers l'arme nucléaire.


INTERNATIONAL

Les Juifs hongrois demandent la dissolution d'un groupe extrémiste

Un groupe de Juifs hongrois a demandé mercredi 8 août au gouvernement de dissoudre un nouveau groupe nationaliste d'extrême droite, Magyar Garda, faisant savoir que leurs uniformes noirs rappelaient ceux des fascistes dans les années 1940. Le groupe extrémiste a quelques représentants dans plusieurs
conseils municipaux hongrois.

"Nous faisons confiance au gouvernement pour trouver un moyen
constitutionnel pour lutter contre l'existence de ce groupe et d'autres groupes similaires et garantir une existence paisible aux Juifs hongrois et à tous les citoyens de ce pays", a déclaré la Fédération des communautés juives de Hongrie (Mazsihisz).

Quelque 300 personnes ont fait une demande pour adhérer au groupe Magyar Garda, a déclaré son fondateur, Gabor Vona, la semaine dernière, sur la radio publique hongroise.

 

Un site Internet israélien déclenche l'alerte maximale à New York

Les autorités new-yorkaises ont pris des précautions antiterroristes supplémentaires ce week-end, en réponse à ce qu'ils ont appelé une menace d'al-Qaida injustifiée signalée par le site Internet israélien DEBKAfile ( debka.com <http://debka.com> ).

DEBKAfile a publié vendredi 10 août une discussion Internet qui laissait entendre qu'al-Qaïda allait utiliser une "bombe sale", des camions chargés d'explosifs radioactifs, pour attaquer New York. Los Angeles et Miami étaient également présentées comme des cibles potentielles pour des attaques à la bombe.

Les autorités new-yorkaises n'ont pas modifié le niveau d'alerte de la ville mais la police a tout de même déployé des détecteurs radioactifs dans les rues, des patrouilles sur l'eau et dans les airs, et a arrêté tous les véhicules aux points d'entrée de l'île de Manhattan.

Le commissaire de police adjoint Paul J. Browne a déclaré que les mesures prises étaient "strictement des mesures de précaution". Le FBI a ajouté qu'il n'y avait aucune menace crédible. Le maire de New York, Michael Bloomberg, a assuré que les mesures prises ce week-end n'avaient rien d'extraordinaires.

Giora Shamis, fondateur de DEBKAfile, a refusé de citer sa source mais a défendu l'information et déclaré que les new-yorkais devaient avoir peur : "Il y avait sans aucun doute un passage qui se référait très précisément à New York", a-t-il déclaré à Aroutz 10. Le site DEBKAfile, fondé en 2000, est dédié aux questions de sécurité. Les services de sécurité ont parfois douté de la crédibilité de ses informations jugées parfois exagérées.

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Tour du Golan et notes stratégiques

Tour du Golan et notes stratégiques (1ère partie) (info # 011108/7)[Analyse]

Par Stéphane Juffa © Metula News Agency

 

Hier, vendredi, ce fut mon tour d’aller prendre l’ambiance dans le Golan et d’inspecter le niveau de déploiement des deux armées se faisant face. Jean Tsadik avait certes déjà effectué cette reconnaissance la semaine dernière, mais deux opinions valant toujours mieux qu’une, j’y suis allé jeter un coup d’œil, en empruntant un itinéraire différent du sien. N’allez surtout pas imaginer une expédition au Pôle Nord ou une traversé du désert de Gobi, le plateau du Golan se situant à une demi heure de voiture de nos bureaux.  

 

Partant de Kiriat-Shmona, dès qu’on dépasse le "Carrefour du tank" – l’endroit le plus avancé jamais atteint par un char syrien – la route s’élève rapidement et devient méandreuse. Des deux côtés de la voie, des concentrations d’Eucalyptus désignent l’emplacement des camps des soldats de Hafez Al Assad à l’aube de la Guerre des Six jours, au printemps 1967.

 

C’est le maître espion Elie Cohen, pendu sur la place publique à Damas, qui avait persuadé l’état-major ennemi de planter ces grands arbres autour des places fortes, pour "donner de l’ombre à la troupe". En conquérant les pentes de la montagne, on reste étonné du contraste de ces taches vertes sur le paysage ocre qui prévaut ; on évalue, une fois de plus, la position archi-dominante qu’occupaient les Syriens, en observant, dans la vallée et à un jet de pierre, toutes nos agglomérations, le Kibboutz de Daphna, celui de Shamir, et, plus au Nord, mon village de Metula ; et on se dit que la junte alaouite était fort naïve de planter ces arbres, ou que Cohen sut se montrer extrêmement convainquant. Toujours est-il que ces mini-forêts avaient fait du repérage aérien un jeu d’enfant et aussi, que sans le trait de génie d’Elie Cohen, les positions adverses auraient été terriblement difficiles à identifier, tant le versant occidental, abrupte et accidenté, se prête au camouflage.

 

Je tourne à droite après les ruines de Banias, une ville sur la voie des épices et de la soie, qui égalait Jérusalem, à certaines périodes, par sa taille et sa richesse, je choisis de suivre la route de service de l’oléoduc de l’Aramco, baptisé le Tapline. Ce pipeline, inauguré en 1950, acheminait le brut du nord de l’Arabie Saoudite et de Bahreïn jusqu’au port libanais de Sidon. Il transitait par la face ouest du Golan, à quelques kilomètres de la frontière israélienne d’alors. L’écoulement de l’or noir ne fut pas interrompu par la guerre de 67, du moins pas jusqu’au jour où un tracteur israélien sectionna (plus ou moins) accidentellement la conduite. S’ensuivirent des négociations délicates, qui aboutirent à la remise en état de l’oléoduc, qui transporta du pétrole saoudien sur un territoire contrôlé par Israël jusqu’en 1975 environ. Dès cette époque, les supertankers constituèrent une alternative de transport plus avantageuse et le Tapline se tarit.

 

La route de service n’est pas entretenue mais elle demeure carrossable avec précaution. Elle traverse d’anciens camps syriens ainsi qu’un nouveau lotissement de villas israéliennes. Parfois, des troupeaux entiers de biches s’aventurent à proximité de la voiture, finissant de donner à ce lieu d’exception un caractère magique.

 

Je rejoins la nationale et mets le cap au Nord. Ce qui m’intéresse, c’est le niveau d’activité prévalant dans la région de la route de Damas. Situation cocasse : les milliers de touristes qui utilisent la voie principale menant de Boukata (village druze du nord-Golan) au sud du plateau, ne peuvent pas imaginer qu’ils viennent de couper l’artère la plus stratégique du différend israélo-syrien. Il faut dire que la route de Damas n’est pas signalisée et qu’elle ne paie pas de mine. Grise, large, criblée de petits cratères, elle s’enfonce, droite comme un règle à calcul, direction nord-ouest.

 

La route de Damas est censée se trouver en terrain militaire interdit. Toutefois, des agriculteurs druzes la pratiquent régulièrement pour se rendre à leurs vergers. Si l’on fait fi des interdictions et du danger de se trouver sur le premier axe qui sera assurément bombardé en cas de reprise du conflit, on peut avancer de cinq kilomètres environ, dans un paysage devenant de plus en plus désert et sous une tension de plus en plus palpable. Mais aucun soldat n’est visible. Ceux-ci me regardent depuis les collines – d’anciens volcans éteints, de 50 à 300 mètres d’élévation, qui parsèment le plateau du Golan – et que Tsahal a puissamment fortifiées.

 

Par temps calme, la plupart de ces positions sont laissées en jachère ; ces jours, elles sont occupées. C’est le signe le plus évident du niveau d’alerte de l’armée israélienne.

 

Au bout de la route de Damas, juste avant d’arriver en Syrie, un barrage antichar coupe l’horizon. Il est constitué d’énormes blocs de basalte inertes, ne laissant un passage que pour un véhicule à la fois. En cas d’alerte, des bulldozers poussent les rochers sur la chaussée, qui devient ainsi infranchissable. Lorsqu’on a passé ce dernier rempart – ce que je déconseille vivement à nos lecteurs -, on se trouve devant une brève descente, puis la zone de séparation, contrôlée par l’ONU, qui ne dépasse pas ici une trentaine de mètres et où les casques bleus n’assurent pas de présence permanente.

 

En face, de l’autre côté du chemin des patrouilles, la ville de "La Nouvelle Kuneïtra", que les Al Assad ont construite pour remplacer l’ancienne, à 8 kilomètres au Sud, occupée et détruite par les Israéliens en 67. C’est le seul endroit sur la frontière où les intrépides et les désobéissants peuvent apercevoir l’intérieur d’une cité syrienne.

 

Une grande mosquée sur la droite. Une jeep militaire d’un modèle ancien, pas d’activité frénétique ni de concentration de troupes visible.

 

Arrière toute, histoire de ne pas attirer l’attention. Destination le sommet du Mont Hermon, les abords de L’observatoire des neiges, (Mitspé Hashlagim), l’œil d’Israël, à 2 400 mètres d’altitude et 42 kilomètres, à vol d’oiseau, de la capitale syrienne. Le grand public peut accéder à un point de vue aménagé en empruntant un télésiège, mais uniquement par groupes, et sous la conduite d’un guide officiel.

 

Je m’autocensure… les soldats israéliens sont bien installés et ils disposent de tous les moyens nécessaires à identifier un mouvement inhabituel, sur le Golan, dans la plaine qui s’étire en pente douce en direction de Damas, à Damas et bien au-delà.

 

Dans la capitale syrienne, je distingue, à l’œil nu, la piste de l’aéroport international. Entre nos postes avancés, sur le plateau, mille mètres en contrebas, à mi-chemin de Damas, le gros bourg de Sassa. C’est dans cette région, entre le plateau et sa capitale, que l’armée syrienne a déployé ses roquettes. Du gros, du même type que celles détruites par l’armée de l’air israélienne dans les entrepôts du Hezbollah, au début de juillet dernier. Des engins de 200, de 300 et de 600 millimètres, capables de véhiculer des charges de 100 kilos à une demi tonne. De quoi souffler un bloc d’immeubles entier à Tel-Aviv.

 

Le problème suggéré par certains analystes civils et militaires : si les Syriens décident d’ouvrir les hostilités, il n’y aura pas de temps d’alarme. Ils peuvent tirer des centaines de ces roquettes, ainsi que des Scud, de l’endroit où ils se trouvent, ce, avant d’activer les systèmes de guidage de leurs missiles sol-air, dont la signature est repérable, et dont la multiplication annonce soit de grandes manœuvres, soit des intentions bellicistes.

 

En constatant les positions occupées actuellement par l’armée syrienne, il faut exclure une confrontation type Guerre de Kippour. Si Béchar attaque, le seul scénario qu’il puisse suivre est le suivant : noyer nos villes et nos bases militaires sous un tsunami de roquettes, et peut-être de Scud, tout en protégeant ses lanceurs de nos contre-attaques, avec les missiles sol-air et antichars qu’il a reçus des Russes et qui lui sont offerts par les Iraniens.

 

Je ne conteste pas la possibilité dont dispose Al Assad pour se lancer dans une telle opération. J’admets également que Téhéran le pousse à la guerre, en lui faisant croire que nous allons procéder à une action préventive qui va engloutir son régime. Je concède également que les décisions opérationnelles des Syriens sont parfois intuitives et contre-productives, comme l’assassinat de Rafic Hariri. S’ils n’avaient pas fait ce mauvais calcul stratégique, ils seraient, plus que probablement, encore les maîtres du Liban.

 

Certes, mais ce qui compte, ce n’est pas comment un conflit commence mais comment il se termine. Or les confrères analystes stratégiques auxquels je fais allusion terminent leur réflexion à l’issue de l’évaluation du risque d’une hypothétique agression syrienne. C’est là qu’ils s’égarent et qu’ils risquent d’égarer une partie de l’état-major : ils oublient soudain qu’un grand nombre de pays possèdent la capacité d’agresser un Etat tiers et de lui infliger des dommages initiaux plus ou moins conséquents. A moins de faire la guerre à tous ceux qui possèdent une armée et qui étalent des intentions hostiles – on n’en finirait pas ! –, il faut considérer que la décision de déclencher une guerre appartient au chef de toute armée et qu’elle ne saurait être contrôlée par l’agressé potentiel.

 

Mais ce n’est pas ce qui importe en définitive dans une analyse stratégique. Ce qui compte, plus que tout autre chose, c’est d’évaluer correctement les capacités de réaction de l’agressé potentiel, avant, pendant et après que l’agression se produisît. Dans le cas d’une attaque syrienne, selon le scénario envisagé, il s’agirait d’un suicide pur et simple de la part des dirigeants de la junte syrienne, et je ne doute pas un instant qu’ils en soient conscients.

 

Au pire – on en est loin ! – si l’atteinte tactique s’avérait si énorme qu’elle mettait en danger l’existence même d’Israël et de ses habitants, le gouvernement de l’Etat hébreu possède le recours ultime de détruire la Syrie corps et biens, au moyen des diverses versions de l’arme atomique dont il dispose dans ses arsenaux. Même si nous n’envisageons pas qu’un conflit entre la Syrie et Israël pourrait, dans les normes actuelles, nécessiter la mise en œuvre de cette hypothèse apocalyptique, celui qui s’apprête à faire la guerre à une puissance nucléaire a meilleur temps d’évaluer soigneusement le risque qu’il encourt.

 

Cela signifie, en particulier, que Béchar Al Assad n’a le choix qu’entre une défaite et une victoire limitée. La possibilité d’infliger une déroute à ses ennemis lui ferait en effet affronter le plus grand des périls. Avouez que cette donnée limite déjà, et même considérablement, la marge de manœuvre de l’armée syrienne. Celle-ci peut ainsi, au mieux pour elle, "récupérer" quelques arpents de Golan et/ou provoquer des destructions non fondamentales dans les infrastructures civiles et militaires d’Israël.

 

Cela exclut – dans une lecture stratégique excluant les actes menant à un suicide national – l’emploi de missiles dotés d’ogives de destruction massive, genre chimiques ou bactériologiques. Car si c’était le cas, Jérusalem se verrait légitimée à utiliser, à son tour, des armes tactiques. Or Israël se situe dans le peloton de tête dans le domaine de ces armements. Et si la Syrie est totalement incapable, lors d’une agression par surprise, de priver l’Etat hébreu de la capacité de second recours, ce dernier peut, pour sa part, moduler sa riposte à sa guise, en choisissant la proportion du territoire et les cibles qu’il entend neutraliser à coup sûr en Syrie. Le fossé entre les deux niveaux technologiques, et les possibilités qu’ils offrent, est simplement colossal. Suffisamment large pour ramener à la raison les intentions autodestructrices de Damas.

www.menapress.com

 

               

 

Metula News

Agency © 

16:13 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

Voulez-vous arrêter le terrorisme ?

Voulez-vous arrêter

le terrorisme ?


Cédez à ses partisans
 


Par Diana West

         
    http://www.jewishworldreview.com/0807/about_face.php3    
    Adaptation française de Sentinelle 5767 ©    

 

Ami, quand on en vient à l’Arabie Saoudite, sûr que Condi Rice et Bob Gates ont fait un rude marché.


En visitant le “Royaume”, (surnom du conte de fées grinçant de cette fosse aux droits de l’homme, riche en pétrole), la secrétaire d’Etat et le secrétaire à la défense américains ont livré un message abrupt : si vous continuez de fomenter et de financer le jihad mondial ; si vous continuez d’enseigner et de prêcher l’éradication ou la répression des non musulmans ; si vous continuez de fouler aux pieds les droits de l’homme, les droits de femmes, la liberté de conscience et la liberté d’expression ; et si vous continuez de soutenir les insurgés sunnites en Irak qui combattent les troupes américaines, alors les USA seront obligés d’agir. Oui monsieur, vous pouvez parier votre derrière en pétrodollars. Vous autres Saoudiens continuez de persévérer dans ces vilaines affaires, et l’Uncle Sam va… vous livrer pour 20 milliards de dollars d’armements dernier cri, aussitôt que possible.


Cela va les arranger.


Ou bien cela va-t-il nous arranger ? Il est facile d’obtenir des choses embrouillées, à moins de vous souvenir de la dernière version de la Doctrine Bush : Soit vous êtes avec nous, ou bien nous vous vendons des bombes intelligentes.


Dans l’administration Bush, une telle conciliation compte pour de la grande stratégie. Comme principal Etat sunnite, l’Arabie saoudite est supposée servir de contrepoids à l’étatisme terroriste iranien shiite. Oubliez le terrorisme d’Etat de l’Arabie saoudite. Et de grâce, ne demandez pas ce qui surviendra si et quand des révolutionnaires jihadistes, considérés comme ayant déjà infiltré les forces de sécurité saoudiennes, mettront la main sur nos bombes intelligentes. Inspirés par les enseignements de James Baker – en pratique un principicule saoudien honoraire – Condi, Bob et George considèrent les Saoudiens comme nos alliés modérés. Qui se soucie qu’ils fassent la promotion de la doctrine jihadiste ? Qui se soucie qu’ils parrainent le Hamas ? Qui se soucie de savoir combien de Saoudiens soutiennent - voire appartiennent à – al Qaïda ?


Les Saoudiens et les Etats sunnites associés, dont l’Egypte et la Jordanie, sont supposés donner leur accord à l’administration Bush pour prendre part à la stabilisation de l’Irak à majorité shiite – qui, dans le « Bushland », est supposée mettre un frein à l’Iran shiite, et non simplement en faire leur allié naturel dans cette  situation. Il est dans l’intérêt des Etats sunnites, continue la grande Stratégie, d’aider à stabiliser l’Irak et de soutenir le soi-disant processus de paix entre Israël et les Palestiniens – ou plutôt, entre Israël et les « bons » Palestiniens du Fatah, et pas les « mauvais » palestiniens du Hamas. Oubliez que les Chartes des deux groupes appellent à la destruction d’Israël.
Et oubliez le soutien saoudien au Hamas.  


Les Sunnites n’adhèrent pas à la vision du monde de l’administration Bush, qui à la manière politiquement correcte, ignore la question islamique à 64.000 $ : pourquoi sur les prairies vertes d’Allah, ces Etats arrêteraient –ils l’hémorragie de l’ennemi idéologique n°1 en Irak ?
Bien sûr que les mêmes Etats sont heureux d’acheter des fusils et des munitions américains. Ce qui pourrait transformer Condi, Bob et George en maîtres de la « politick du laisser-faire des affaires ». Cependant, cela ne dit pas grand-chose. Mais les Saoudiens ont promis d’ouvrir une ambassade à Bagdad, et de venir à des pourparlers de paix avec Israël, diront les porte-voix de l’administration. Eh bien, pas exactement. Les Saoudiens disent qu’ils vont considérer l’ouverture une ambassade, et envisager de venir à une conférence de paix.


Franchement, ouvrir cette ambassade à Bagdad prend du sens pour les Saoudiens (il est bien plus facile de fournir les insurgés en Irak à partir de la valise diplomatique). Mais depuis quand la présence d’un violeur des droits de l’homme d’envergure internationale, lors d’une pause dans un lieu de conférence pour quelque chose d’obséquieux, est-il digne de se traîner devant lui ? Réponse. Depuis cette semaine, quand les Etats-Unis, représentés par Rice, ont signé une déclaration commune endossant ce petit chou de plan de paix saoudien, celui qui renvoie Israël à des frontières indéfendables, d’avant les frontières de 1967. Qu’y a-t-il en retour ? La reconnaisance arabe d’Israël (Ô joie !  Les violateurs rétrogrades des droits de l’homme pourraient reconnaître la démocratie amante de la liberté !) Il s’agit bien d’un prix fou. Cela marque aussi un glissement capital dans la politique américaine qui prouve notre vérité calamiteuse : le terrorisme jihadiste paie.


C’est une vérité décourageante dans une ère déprimante. La détermination américaine a ouvert la voie à la soumission américaine, et presque personne ne l’a remarqué.  Une très faible indignation au sujet de la vente saoudienne a débordé, même dans ce qui pourrait encore être appelé le camp de la guerre. Les Israéliens eux-mêmes n’ont exprimé que peu ou pas de contestation. Jusqu’à présent, à l’exception de représentant Républicain du New Jersey Mike Ferguson, le groupe de soutien anti-saoudien apparaît concentré sur un petit segment de la Gauche Démocratique : les députés au congrès de New York Jerrold Nadler et Anthony Weiner, le représentant au Congrès de la Floride Robert Wexler, l’écrivain de Gauche Robert Scheer, et le candidat aux présidentielles John Edwards.


Tout cela nous amène où, en définitive ? D’une certaine manière, il paraît pertinent de répondre : errant dans les étendues sauvages.

 

15:35 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 11 août 2007

SOIREE DU 22 AOUT A NETANYA

MOUVEMENT FRANCOPHONE

20:40 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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