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mercredi, 27 juin 2007

GAZA ,LES RAISONS DE LA VIOLENCE / Par Gunnar Heinsohn

     www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-925515,0.html

 








e 11 septembre 2005, Israël évacuait la bande de Gaza. Le lendemain, quatre synagogues y étaient incendiées. Une foule enthousiaste de jeunes du Hamas et du Fatah applaudirent à ces profanations, qu'ils célébrèrent comme des feux de joie annonçant l'avenir d'une Palestine indépendante.

Dix-huit mois plus tard, les combattants des deux organisations mènent toujours des attaques conjointes contre leur voisin détesté. De septembre 2005 à juin 2007, leurs fusées Kassam ont tué 11 Israéliens. Mais, durant la même période, quelque 600 Palestiniens sont morts dans les affrontements entre factions rivales. Des milliers d'autres ont été blessés et la moitié de la population traumatisée par une spirale sans fin de meurtres et de représailles. On voit même des frères, le visage dissimulé sous des cagoules, qui cherchent à s'égorger entre eux.

Qui est responsable de cette violence et de ces conflits ? Il y a beaucoup de réponses à cette question, mais il est intéressant de noter qu'Ahmed Youssef, haut responsable du Hamas et conseiller politique d'Ismaïl Haniyeh, le premier ministre palestinien (limogé le 14 juin), ne met pas les troubles en cours à Gaza sur le dos des "Juifs" ni sur le manque de dévotion religieuse de ses adversaires du Fatah. En mai, il a déclaré au journal cairote Al-Ahram que le principal problème résidait dans l'incapacité du Fatah comme du Hamas à "contrôler leurs hommes dans les rues". Mais pourquoi donc la violence a-t-elle pu échapper à tout contrôle dans une culture où l'obéissance est une vertu cardinale ? La réponse est à chercher du côté d'une explosion d'une autre nature.

Gaza est submergée par un boom démographique, qui ne montre pas le moindre signe de ralentissement. Entre 1950 et 2007, sa population est passée de 240 000 à près de 1,5 million d'habitants. Comment une croissance aussi rapide a-t-elle été possible dans un territoire d'une telle exiguïté et privé d'une économie digne de ce nom ? Cet exploit insigne a été réalisé par l'United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient). En vertu du droit international, l'UNRWA considère en effet tout résident de Gaza comme un réfugié. L'organisme fournit donc un logement et assure les frais de scolarité et de santé à tout nouveau-né - que celui-ci soit le premier ou le dixième enfant d'une famille.

Résultat de la politique et des programmes de l'UNRWA, la majorité juive qui prévalait en Israël et dans les territoires occupés est devenue minoritaire. Dans la tranche d'âge des plus de 60 ans, les Juifs sont trois fois plus nombreux que les Palestiniens. Mais ils sont minoritaires dans les générations plus jeunes, où se recruteront les combattants des guerres des décennies à venir. En 2005, on comptait 640 000 garçons juifs de moins de 15 ans, contre 1,1 million d'enfants mâles du même âge dans la partie arabe. Beaucoup de jeunes Juifs sont des fils uniques qui se consacrent avant tout à leur future carrière professionnelle. En face, plus des deux tiers des garçons arabes ont deux, trois ou quatre frères. Ni leurs pères ni l'UNRWA ne leur laisseront le moindre bien ni ne leur prépareront une place décente dans la vie.

M. Haniyeh, par exemple, est né en 1962 et a été élevé grâce à l'argent de l'aide occidentale. Il est le père de 13 enfants. En cette année, Gaza compte 46 000 hommes dans la tranche d'âge des 45-59 ans, à laquelle appartient M. Haniyeh. Dans la tranche des 0-14 ans, on dénombre 343 000 garçons. Aux Etats-Unis, pour 1 000 hommes âgés de 45 à 49 ans, on ne compte que 945 garçons âgés de 0 à 4 ans. Chez les Juifs israéliens, le rapport est d'environ 1 500 pour 1 000. A Gaza, en revanche, pour 1 000 hommes de 45 à 49 ans, on compte près de 6 200 garçons entre 0 et 4 ans.

JEUNES GENS EN COLÈRE

Si la population américaine avait suivi le même taux de croissance que celle de Gaza, les Etats-Unis seraient passés d'une population de 152 millions en 1950 à 945 millions en 2007, soit près du triple de son chiffre actuel, de 301 millions. Les hommes de 15 à 29 ans, qui sont ceux traditionnellement en âge de combattre, seraient non pas 31 millions comme c'est le cas, mais 130 millions. Confrontés à une telle explosion démographique, les institutions culturelles et les politiciens américains seraient-ils en mesure de "contrôler leurs hommes dans les rues" ?

Au cours des quinze prochaines années, un nombre toujours croissant de jeunes gens en colère vont écumer les rues de la Palestine en raison d'une faille originelle dans le processus de paix Arafat-Rabin. Une promesse occidentale d'aider tous les enfants déjà nés mais de supprimer les aides internationales à ceux venus au monde après 1992 et, en même temps, de stopper toute nouvelle installation de colonie israélienne, aurait dû être le premier pas du processus d'Oslo. Comme en Algérie ou en Tunisie, où le taux de fécondité est tombé de 7 à moins de 2 et où le terrorisme a cessé, Gaza, en 2007, aurait vu la quasi-totalité de ses garçons atteindre l'âge de 15 ans en tant que fils uniques. Ils n'auraient dès lors guère eu de raisons de tuer leurs concitoyens ou des Israéliens. Aujourd'hui, pourtant, le taux de fécondité à Gaza est toujours proche de 6. Cette démographie galopante continuera de produire en grand nombre des jeunes hommes sans perspective d'emploi ni aucune place dans la société, et dont l'unique espoir sera de se battre pour s'assurer l'une et l'autre.

Traduit de l'anglais par Gilles Berton.


Gunnar Heinsohn est directeur du Raphael-Lemkin-Institut de l'université de Brême (premier institut européen consacré à l'étude comparative des génocides).

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dimanche, 24 juin 2007

Jour de solidarité pour la famille de gilad shalit

Jour de solidarité pour la famille de Gilad Shalit

 


A l¹occasion du premier aniversaire de l¹enlèvement du caporal Gilad Shalit, perpétré par le Hamas le 25 juin dernier, plus de 200 personnes, dont la plupart tout spécialement venues du Nord d¹Israël, se sont rassemblées ce dimanche 24 juin dans le jardin des Roses de Jérusalem. Il s¹agissait d¹une manifestation de solidarité envers les familles des soldats enlevés. Le 12 juillet 2006, Ehoud Goldwasser et Eldad Regev étaient kidnappés à leur tour par le Hezbollah à la frontière libanaise.

Les participants portaient des bannières mentionnant les noms de Gilad Shalit et des deux réservistes Regev et Goldwasser et demandant : ³ne laissez pas l¹apathie les tuer².

Le père de Gilad, Noam Shalit s¹est exprimé en public pour déclarer que les trois soldats ne devaient pas payer le prix des erreurs du governement. ³Le Premier ministre sait ce qui doit être fait pour ramener Gilad, je demande au Premier ministre de prendre ses responsabilités et de décider, d¹ignorer les considérations politiques et de décider d¹agir², a -t-il dit, ³si vous ne savez pas quoi faire, s¹il vous plaît, passez les rennes à quelqu¹un d¹autre qui saura comment traiter le dossier et ramener [nos fils].²

Ailleurs, à Jérusalem, le nouveau président Shimon Peres participait à une conférence organisée par l¹Agence juive. Il a affirmé que la famille de Shalit ne devait pas perdre espoir. ³Nous sommes une grande famille², a-t-il déclaré, ³Gilad est notre fils à tous et nous ferons tout pour le ramener chez lui.²

 

Les francophones israéliens demandent à Sarkozy d¹aider à la libération de Shalit

 


La communauté francophone d¹Israël a lancé une campagne publique,
ce dimanche 24 juin, pour demander au président français Nicolas Sarkozy de contribuer à la libération du soldat Gilad Shalit, toujours aux mains du Hamas.

La campagne marquera le premier anniversaire de l¹enlèvement du jeune caporal, survenu le 25 juin dernier dans la bande de Gaza.

Shalit est détenteur de la double nationalité franco-israélienne.

³Sarkozy a déclaré qu¹un Français n¹est jamais seul dans le monde. Il est temps qu¹il le prouve², a fait savoir Sylvain Semhoun, le représentant israélien du parti de l¹UMP. C¹est lui qui est à l¹origine de la campagne, suite à ce qu¹il appelle la stagnation des efforts dans la libération de Shalit.

 

Sderot : 3 blessés légers par des Kassam

 


Deux roquettes Kassam ont été tirées depuis la bande de Gaza, ce dimanche 24 juin au matin, en direction du Neguev occidental. Les deux engins ont atterri sur Sderot et l¹un d¹entre eux a frappé le centre-ville.

Trois personnes ont été légèrement blessées suite à des éclats de métal et plusieurs autres ont été déclarées en état de choc.

Une habitation résidentielle, qui avait déjà été la cible d¹une roquette il y a un mois environ affiche d¹importants dégâts matériels.

 

Le gouvernement d¹accord pour libérer les taxes bloquées de l¹AP

 


Le cabinet a approuvé ce dimanche 24 juin la demande du Premier ministre  de dégeler des millions de dollars sous forme de taxes palestiniennes dans le cadre d¹un geste de bonne volonté envers le chef de l¹Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Ehoud Olmert devrait également soumettre d¹autres mesures au cabinet qui seront elles-aussi destinées à renforcer le pouvoir du nouveau gouvernement palestinien dirigé par Salaam Fayad.

Les taxes gelées par Israël sont actuellement estimées entre 300 et 400 millions de dolalrs. Selon un officiel, l¹argent sera versé ar étapes après un accord de coordination avec les Palestiniens.

 

Israël arrête un haut responsable du Hamas

 


L'armée israélienne a arrêté samedi 23 juin le fondateur de la branche militaire du Hamas en Cisjordanie, où le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a nommé une commission d'enquête après la déroute de ses forces de sécurité dans la Bande de Gaza, désormais aux mains du Mouvement de la résistance islamique.

Peu avant l'aube, les troupes israéliennes ont arrêté Saleh Arouri, le fondateur de la branche armée du Hamas, les brigades Izzedine al-Qassam. Il avait passé quinze ans dans une prison israélienne, avant d'être remis en liberté en mars dernier.

Son épouse, Hana, a précisé qu'une dizaine de jeeps avaient encerclé leur maison dans le village d'Aroura. Les soldats ont ensuite ordonné à son mari de sortir. De sources militaires israéliennes, on affirmait que Saleh Arouri avait repris des activités violentes au sein du Hamas depuis sa libération.

 

Le Fatah a peur de rendre Alan Johnston

 


Les ravisseurs du journaliste britannique Alan Johnston ne l'ont toujours pas relâché par crainte d'être attaqués, a affirmé samedi 2 juin un haut responsable du mouvement de la résistance islamique.

Le correspondant de la BBC dans les territoires palestiniens a été enlevé à Gaza le 12 mars dernier par des hommes armés, rapt revendiqué par un mouvement palestinien, l'Armée de l'Islam. "Les ravisseurs ont peur", a souligné un des hommes forts du Hamas à Gaza, Mahmoud Zahar, lors d'un sermon dans une mosquée de la ville.

Le Mouvement de la résistance islamique tente de convaincre les ravisseurs qu'ils ne seront pas tués s'ils le relâchent. Mais la promesse de fournir des "garanties écrites" n'a pas apaisé leurs craintes d'être attaqués par d'autres factions, a souligné Mahmoud Zahar.

De leur côté, des leaders du Fatah ont appelé les ravisseurs à ne pas rendre Johnston, car le Hamas, qui déploie de grands efforts pour parvenir à la relaxe du journaliste, pourrait tirer profit d¹une telle libération. Certains représentants du mouvement de Ramallah auraient ainsi téléphoné aux ravisseurs dans ce but, dont Mohammad Dahlan, affirment des sources proches du mouvement de résistance islamique.

 

Le Hamas ³blessé² par les critiques de Moubarak

 


Le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhari, a fait savoir ce dimanche 24 juin que son mouvement avait été blessé par les déclarations du président égyptien. La veille, Hosni Moubarak avait condamné la prise de contrôle du Hamas sur la bande de Gaza, qu¹il considère comme un ³coup².

Il a également tiré la sonnette d¹alarme en ce qui concerne les conflits entre le mouvement de résistance islamique et le Fatah qui pourraient conduire à la création de deux entités palestiniennes.

Zouhari, qui s¹était exprimé sur les ondes de la radio britannqiue BBC, a reproché à Moubarak de soutenir une seule des deux parties au détriment de l¹autre. ³Le Hamas a été élu légalement et a accepté d¹établir un gouvernement d¹union avec le Fatah, mais celui qui est responsable de sa dissolution, c¹est le chef de l¹Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et non le Hamas², a-t-il affirmé.

 

El Al augmente le prix de ses billets

 


El Al, la compagnie nationale d¹aviation va augmenter le prix de ses billets en raison de la hausse des coûts de carburant. L¹information a été annoncée ce dimanche 24 juin.

L¹augmentation prendra effet à partir du 2 juillet prochain.

Les vols en direction de l¹Europe devraient subir une hausse de 10 dollars par billet et pour toutes les autres destinations de distance supérieure, l¹augmentation pourra atteindre 20 dollars par billet.

 

Olmert soutient Ramon pour les Finances

 


Le Premier ministre Ehoud Olmert serait favorable à la candidature de Haïm Ramon (Kadima) pour le poste de ministre des Finances. L¹information a été annoncée suite à une rencontre entre les deux hommes par des officiels du parti centriste. Mais ils n¹ont toutefois pas confirmé qu¹Olmert avait offert le poste à Ramon.

Les principaux candidats de Ramon seraient l¹actuel ministre de l¹Intérieur, Roni Bar-On, et celui de la Construction et du Logement, Meïr Chetrit.

Des sources proches d¹Olmert ont annoncé que le Premier ministre devrait faire connaître sa décision cette semaine. C¹est lui qui assume actuellement le portefeuille des Finances depuis qu¹Avraham Hirchson s¹est suspendu de ses fonctions en avril dernier, suite à des allégations de corruption qui pèsent contre lui.

Ramon, qui avait quitté son poste de ministre de la Justice en août dernier, a été accusé d¹acte indécent auprès d¹une jeune soldate. Son retour en politique suscite la désapprobation de quelques députées et d¹organisations qui militent pour les droits des femmes.

 

Incendies dans le Nord

 


Les pompiers du nord du pays tentent actuellement de venir à bout de deux incendies d¹envergure, sur les hauteurs du Golan. Les deux foyers se sont déclarés ce dimanche matin 24 juin.

Vendredi et samedi, plus de 20 incendies ont dû être maîtrisés dans le nord du pays. Cest l¹intense vague de chaleur qui sévit ces derniers jours sur ensemble du territoire israélien qui est à l¹origine de ces feux accidentels.

 

MOYEN-ORIENT

 

 

Liban : explosion à Nahr el-Bared, trois soldats  tués

 


Trois soldats libanais ont été tués et un quatrième grièvement blessé samedi 23 juin dans l'explosion d'une bombe dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared, au nord du Liban.

Selon un haut responsable qui a requis l'anonymat, la déflagration s'est produite alors que les militaires tentaient de désamorcer des bombes et des mines antipersonnelles dans le camp.

Nahr el-Bared est le théâtre d'affrontements depuis un mois entre l'armée libanaise et les hommes du Fatah al-Islam qui y sont retranchés. Au total, 79 soldats ont été tués et plus de 150 blessés depuis le début des combats le 20 mai dans ce camp proche de la ville portuaire de Tripoli.

Le ministre de la Défense Elias Murr avait pourtant crié victoire jeudi 21 juin. Depuis, l'armée tente de nettoyer les parties du camp dont elle a récupéré le contrôle. Cependant, des tirs de mitrailleuses et d'artillerie lourde retentissaient dans Nahr el-Bared samedi, signe que les combats se poursuivaient.

 

Irak : le cousin de Saddam Hussein condamné à la peine de mort

 


Le cousin de Saddam Hussein, connu sous le nom d"'Ali le chimique", ainsi que deux autres anciens responsables du régime, ont été condamnés ce dimanche 24 juin à la peine de mort par pendaison pour leur rôle dans les atrocités commises contre les Kurdes irakiens lors d'une opération militaire dans les années 1980 qui a coûté la vie à 180 000 personnes.

L'ancien président irakien Saddam Hussein était également poursuivi dans ce dossier mais a été exécuté par pendaison fin décembre dernier après sa condamnation pour crimes contre l'humanité commis en 1982 avec le massacre de 148 chiites à Doujaïl.

Quelque 180 000 hommes, femmes et enfants, principalement civils, avaient trouvé la mort au cours de l'opération "Anfal". Les accusés ont affirmé avoir obéi aux ordres et assuré que la campagne visait les rebelles kurdes, soutiens de l'Iran pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988).

© Jerusalem Post édition française   www.jpost.com

 

 

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vendredi, 22 juin 2007

Vers un dialogue entre Israel et la Syrie ? Par Guy Senbel

L'éditorial du Rédacteur en chef

 

 

 

Vers un dialogue entre Israël et la Syrie ?

 

Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur la question du « drôle de dialogue » que la Syrie semblerait vouloir ouvrir avec Israël. Jeudi 21 juin, la ministre israélienne des affaires étrangères, Tsipi Livni, s’entretenait avec Mahmoud Abbas, le président de l’autorité palestinienne, pour lui dire combien la séparation entre les extrémistes et les modérés parmi les Palestiniens créait une nouvelle opportunité de faire progresser le processus de paix. Ce n’est pas un échange qu’elle pourrait avoir aujourd’hui avec son homologue syrien.

Car désormais au Moyen Orient, il ya bien deux camps. Et si les Palestiniens sont divisés entre un Fatah modéré et un Hamas terroriste, la Syrie est rangée parmi les pays extrémistes.

Il y a le camp qui rassemble les pays favorables à la progression de la paix, prêts à faire des concessions pour coexister pacifiquement. C’est le camp des pays modérés.
Et il y a le camp des pays qui empêchent la paix de s’établir, il rassemble des pays qui pratiquent un terrorisme d’Etat, des Etats qui favorisent des mouvements radicaux et terroristes. C’est le camp des extrémistes.

La Syrie, accusée par l’ensemble du monde occidental de faciliter voire d’encourager le terrorisme islamiste, et même d’organiser le chaos au Liban, doit montrer des signes d’ouverture au dialogue avec Israël. Difficile de mesurer la sincérité du propos, il n’en demeure pas moins que les contradictions et incohérences sont nombreuses.

Au cours de la seule journée du jeudi 21 juin, la Syrie s’est dite « plus que prête » à « reprendre des négociations de paix avec Israël, sans conditions préalables ». Le ministre syrien des affaires étrangères Walid Mouallem a également déclaré dans une interview au quotidien « Al Hayyat » que si les «Israéliens décident de relancer les pourparlers, ils trouveront un partenaire prêt à dialoguer ».

Quelques heures plus tard, la Syrie a déclarait par la voie de son vice président syrien qu'il sera difficile de mener des pourparlers avec Israël tant que durera la rupture entre le Fatah et le Hamas. ''Le Fatah, même s'il est reconnu par la communauté internationale, ne peut ignorer le Hamas'', a affirmé Farouk a-Shara, le vice-président syrien… Plus tard dans la soirée, Farouk a-Shara, déclarait que George Bush n’était pas disposé à voir avancer le dialogue entre la Syrie et Israël…

La Syrie n’est pas une démocratie, mais une dictature dont hérite Bashar Al-Assad. Les droits de l’homme n’y sont pas respectés. Le droit international non plus. La Syrie n’a pas d’autre choix que de se montrer ouverte au dialogue, mais elle fait tout son possible pour le retarder. Il serait plus explicite alors d’interrompre le réarmement du Hezbollah, de cesser de financer le terrorisme, de peser de tout son poids dans la libération de nos soldats retenus en otage.

Ce soir, nos pensées vont vers les familles des trois soldats d’Israël, kidnappés depuis un an, Ehould Goldwasser, Eldad Reguev, Guilad Shalit. Nos pensées vont aussi vers le journaliste de la BBC Alan Johnston kidnappé par l’Armée de l’Islam, une organisation terroriste palestinienne qui menace de l’assassiner.

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Guy Senbel

www.guysen.com



 

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jeudi, 21 juin 2007

L'ALTERNATIVE DE PAIX..

L’ALTERNATIVE DE PAIX

 

 

Asharq Al Awsat (Le Moyen Orient), journal en arabe paraissant à Londres – 18/06/07

 

Par Tsipi Livni, vice-Premier ministre et ministre des Affaires

 

Traduction française de l’anglais : Menahem Macina
 
Le Moyen-Orient a trop longtemps été gouverné par la logique du « pas de cadeau » [1]. Ce que perdait l’une des parties était considéré comme un gain par l’autre. Cette conception a causé beaucoup de souffrances à notre région. Elle a contribué à polariser les points de vue de chacune des parties et à blesser ceux qui cherchent des points sur lesquels on peut s’accorder.

 

La vérité est que les peuples du Moyen-Orient ont le même destin en partage. Nous sommes voués à être voisins. Nos avenirs respectifs sont inéluctablement liés, et aucune paix ne durera si elle omet de prendre en compte ce fait.

 

 

 

C’est vrai pour Israël comme ce l’est pour d’autres nations de la région. Nous avons édifié une puissante société démocratique et dynamique, dont nous pouvons être fiers sur beaucoup de points. Mais, malgré toutes les réussites du pays, notre nation lutte toujours pour obtenir le droit fondamental à une existence pacifique aux côtés de nos voisins de la région.

 

 

 

Trop souvent, les positions d’Israël ont été dénaturées, ou mal comprises. Il y a trop souvent eu un écart entre la perception et la réalité. Et les peuples du Moyen-Orient se sont trop rarement parlé directement, ouvertement et franchement, non pour s’efforcer de dénoncer le passé, mais pour tenter de partager la responsabilité de l’avenir.

 

 

 

C’est pourquoi je voudrais saisir cette opportunité de vous faire part, directement, de la vision des choses d’Israël et de ses préoccupations, de manière à ce que nous soyons en mesure d’entamer un véritable dialogue au bénéfice de toute la région.

 

 

 

Le but d’Israël était et demeure d’être une démocratie pacifique et un Etat juif, et de faire en sorte que ces valeurs s’expriment dans l’harmonie et non dans la contradiction. Ce sont ces valeurs-là qui nous amènent à adopter la perspective de deux patries, deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité, et à rechercher une véritable paix avec tous nos voisins.

 

 

 

Nous ne voulons pas du tout dominer la vie des Palestiniens. Des terroristes palestiniens ont pris pour cibles des Israéliens, et nous devons nous défendre contre eux, mais ils ont aussi causé une tragédie aux Palestiniens. Comme les récents événements de Gaza l’ont montré, les terroristes peuvent bien proclamer qu’ils ont fait avancer la cause des droits des Palestiniens, mais, en réalité, ils n’ont réussi qu’à la saper.

 

 

 

Israël a un intérêt concret, partagé par les modérés de toute la région, celui d’avoir un voisin stable, prospère et pacifique, qui se consacre à promouvoir un Etat palestinien, sans s’opposer à l’Etat juif. Comme nous l’avons démontré en nous désengageant de Gaza, Israël est prêt à prendre des mesures douloureuses pour promouvoir ce but. Mais nous avons besoin de savoir que nos partenaires sont, eux aussi, prêts à des compromis historiques, et que nos sacrifices amèneront une paix sûre et durable. Nous avons également besoin d’un horizon politique.

 

 

 

Le principe de deux patries pour deux peuples n’est pas nouveau. Et pourtant, sa signification très profonde n’est pas toujours perçue. La création d’Israël a fourni la réponse aux aspirations nationales historiques du peuple juif, à ceux vivant en Terre Sainte et à ceux n’y résidant pas, aux réfugiés qui fuyaient les horreurs de l’Holocauste et à ceux qui avaient quitté les pays arabes et autres, ou en avaient été expulsés.

 

 

 

Telle doit être aussi la véritable aspiration du futur Etat de Palestine : être la solution aux revendications nationales des Palestiniens qui vivent en Cisjordanie et à Gaza, de ceux qui vivent en Diaspora, de ceux qui languissent dans des camps de réfugiés, et de ceux qui bénéficient de l’égalité des droits en tant que citoyens d’autres Etats. La création de la Palestine elle-même doit constituer la réponse à l’exigence palestinienne d’un retour, qui ne doit pas rester une plaie ouverte entretenant l’activité du conflit.

 

 

 

Le principe selon lequel les deux Etats doivent vivre en paix et en sécurité est évident en soi. Le futur Etat de Palestine ne peut pas être un Etat terroriste. Ni les parties, ni la région ne peuvent se le permettre. Pour cette raison, la communauté internationale a insisté sur le fait que la voie vers un Etat palestinien passe par l’acceptation des principes du Quatuor, y compris le renoncement au terrorisme et la mise en œuvre des obligations de la Feuille de route. Tout futur règlement devra inclure les accords déjà conclus et des garanties de nature à assurer que la sécurité est effectivement préservée. Ce ne sont pas là des obstacles à la paix, mais des principes fondateurs de cette paix.

 

 

 

Israéliens et Palestiniens devront aussi parvenir à un accord sur une frontière commune, qui inclura des retraits territoriaux supplémentaires. Il en est qui croient que, si l’on pouvait ramener l’horloge du temps à 1967, tout serait réglé. Mais, en 1967, il n’y avait pas d’Etat palestinien, il n’y avait aucun lien entre la Cisjordanie et Gaza, et il n’y avait pas de sécurité. Une frontière internationale entre Israël et un Etat palestinien viable est une création nouvelle qui ne peut pas être imposée, mais doit être négociée conformément à la Résolution 242 du Conseil de Sécurité.

 

 

 

Je crois que ces principes de base expriment un intérêt commun, partagé par tous ceux qui encouragent une réconciliation israélo-palestinienne. Ils sont tout simplement en faveur de la paix.

 

 

 

Pour faire progresser ce processus, les Israéliens et les Palestiniens qui se conforment aux principes du Quartet ont la responsabilité de faire front commun, et de créer ensemble les conditions pour des négociations réussies.

 

 

 

Dans ce contexte, le Premier ministre Olmert et le Président Abbas ont accepté, parallèlement aux mesures indispensables pour améliorer la sécurité et la situation humanitaire, de s’engager dans de fréquentes discussions au contenu tangible sur la nature du futur Etat palestinien viable, qui sera partie prenante de tout accord potentiel. Ces conversations pourraient fournir aux deux parties l’horizon politique qu’elles recherchent et permettre de sortir de la méfiance et de l’insécurité qui ont caractérisé les relations israélo-palestiniennes durant si longtemps.

 

 

 

Puisqu’il n’y a pas de substitut à un dialogue israélo-palestinien direct, le rôle de soutien de la communauté internationale sera essentiel. Tous ceux qui soutiennent la cause de la paix doivent continuer de refuser tout compromis face aux extrémistes, se saisir du problème de l’incitation à la haine et à l’intolérance, tout en épaulant ceux qui sont vraiment engagés dans la voie de la coexistence. C’est seulement de cette manière que nous pouvons démontrer que seuls le dialogue et la reconnaissance mutuelle, et non la violence et le rejet, produiront des résultats.

 

 

 

Dans ce contexte, le rôle du monde arabe est capital. Nous avons fait fausse route, dans le passé, en n’impliquant pas suffisamment des acteurs régionaux constructifs dans l’aide au processus de réconciliation israélo-palestinienne.

 

 

 

Le tournant que constitue l’initiative arabe de paix offre précisément une telle opportunité d’un engagement régional positif. Si elle est utilisée correctement, elle peut servir non de diktat qui lie les mains aux parties qui négocient, mais de vecteur permettant à des Etats arabes de fournir appui et légitimité aux compromis consentis que devront faire Israéliens et Palestiniens pour tout futur accord négocié entre eux.

 

 

 

Les mondes arabe et musulman peuvent également jouer le rôle de catalyseur d’une réconciliation israélo-palestinienne, en promouvant des initiatives parallèles de réconciliation régionale, et en donnant à tous les peuples du Moyen-Orient des indications tangibles sur les avantages dont ils bénéficieront quand la région sera en paix. De cette manière, le principe de normalisation peut passer du statut de vague récompense offerte en fin de conflit, à celui de processus qui aide à opérer cette normalisation.

 

 

 

Il y a des signes encourageants en ce sens. La première rencontre historique entre Israël et des représentants de la Ligue Arabe, qui s’est tenue au Caire le mois dernier, pourrait être le signe annonciateur du début d’un processus de travail en commun pour soutenir la cause de la paix et créer le climat dans lequel ce processus pourrait s’enraciner.

 

 

 

Nous ne devons pas nous faire des illusions. Les ennemis de la coexistence, menés par leurs homologues d’Iran, du Hezbollah et du Hamas, feront tout ce qui est en leur pouvoir pour saboter la moindre perspective de paix. Ils sont déterminés à transformer des conflits de nature politique, susceptibles d’être résolus, en affrontements irréductibles de nature religieuse. S’ils y parviennent, un avenir de violence, de haine et de désespoir nous attend tous. Nous ne pouvons fermer les yeux sur les dangers qu’ils constituent, et nous ne parviendrons à la paix qu’en œuvrant ensemble à les vaincre.

 

 

 

Il ne suffit pas aux peuples du Moyen-Orient d’espérer tranquillement que les noirs desseins des extrémistes ne se réaliseront pas. Oui, il y a une alternative de paix. Elle nous offre à tous un avenir plus radieux, plus sûr et plus digne. Elle propose une autre réalité pour une région édifiée sur l’espoir plutôt que sur la peur. Mais les peuples du Moyen-Orient et leurs dirigeants doivent avoir la sagesse et le courage d’en faire le choix.

 


Note du traducteur
[1] En anglais, « zero-sum », littéralement, « total zéro », c’est-à-dire une situation où l’on ne fait pas le moindre compromis, où tout ce qui est gagné par l’un est considéré comme perdu pour l’autre, et où toute perte doit absolument être compensée par un bénéfice équivalent.

 

 

 

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The Peace Alternative  - by Tzipi Livni
Asharq Alawsat - 18 June, 2007

 

Original en anglais, traduit de l'arabe

 

 

 

For too long, the Middle East has been governed by zero-sum logic. One side's loss was seen as the other's gain. This thinking has brought much suffering to our region. It has helped polarize each side's view of the other and hurt those seeking common ground.

 

The truth is that the peoples of the Middle East share the same fate. We are destined to be neighbors. Our futures are inevitably linked together.  And no peace will be lasting if it fails to take this fact into account.

 

 

 

This is as true for Israel as it is for other nations in the region. We have built a strong and dynamic democratic society that has much to be proud of. But for all of the country's achievements, we remain a nation struggling to realize our basic right to a peaceful existence side by side with our neighbors in the region.

 

 

 

Too often Israel 's positions have been misrepresented or misunderstood. Too often there has been a gap between perception and reality. And too rarely have the people of the Middle East spoken directly to each other, openly and honestly, not in an effort to lay blame for the past but in an attempt to share responsibility for the future.

 

 

 

I would like, therefore, to take this opportunity to share with you, directly, Israel 's vision and its concerns, so that we can begin a genuine dialogue for the benefit of the region as a whole.

 

Israel 's raison d'être was, and remains, to be a peaceful democratic and Jewish State - with these values existing in harmony and not in contradiction. It is these very values that lead us to embrace the vision of two homelands, two States - Israel and Palestine - living side by side in peace and security, and to pursue genuine peace with all our neighbors. 

 

 

 

We have no desire to control the lives of Palestinians. Palestinian terrorists have targeted Israelis, and we must defend ourselves against them, but they have also brought tragedy to Palestinians. As recent events in Gaza have shown, while the terrorists may claim to be advancing Palestinian rights, they have succeeded only in undermining them.

 

 

 

Israel has a vested interest, shared by moderates throughout the region, in the creation of a stable, prosperous and peaceful neighbor that is committed to advancing the Palestinian State , not opposing the Jewish one. As we demonstrated through the disengagement from Gaza, Israel is ready to take painful steps to advance this goal. But we need to know that our partners too are ready for historic compromise, and that our sacrifices will bring a secure and lasting peace. We too deserve a political horizon.

 

 

 

The principle of two homelands for two peoples is not new. And yet, its deeper meaning is not always appreciated. The establishment of Israel provided the answer to the historic national aspirations of the Jewish people, those living in the Holy Land and those outside it, those refugees fleeing the horrors of the Holocaust and those that left or were expelled from Arab and other lands.

 

 

 

This must also be the true calling of the future State of Palestine - to be the solution to the national claims of the Palestinian people, those in the West Bank and Gaza and those in the Diaspora, those languishing in refugee camps and those who enjoy equal rights as citizens in other States. The establishment of Palestine must itself constitute the answer to the Palestinian claim of return – it cannot remain as an open wound that keeps the conflict alive.

 

 

 

The principle that both States must live in peace and security is equally self-evident. The future State of Palestine must not be a terror State . Neither the parties, nor the region can afford it. For this reason, the international community has insisted that the path to Palestinian statehood goes through acceptance of the Quartet principles, including the renunciation of terror, and the implementation of Roadmap obligations. Any future settlement will need to include agreed arrangements and guarantees to ensure that security is effectively maintained. These are not obstacles to peace, but foundational principles for it.

 

 

 

Israelis and Palestinians will also need to reach agreement on a common boundary, that will include additional territorial withdrawal. There are those who believe that if only we could turn back the hands of time to 1967 all would be resolved. But, in 1967, there was no Palestinian State , there was no link between the West Bank and Gaza , and there was no security. An international boundary between Israel and a viable Palestinian State is a new creation that cannot be dictated but needs to be negotiated in accordance with Security Council Resolution 242.

 

 

 

I believe that these basic principles express a common interest shared by all those who support Israeli-Palestinian reconciliation. These principles are not pro-Israeli or pro-Palestinian. They are, simply, pro-peace.

 

 

 

To advance this process, Israelis and Palestinians committed to the Quartet principles have the responsibility to engage each other, face to face, and together create the conditions for successful negotiations.

 

 

 

In this context, Prime Minister Olmert and President Abbas have agreed that, alongside needed measures to improve the security and humanitarian situation, they will engage in frequent and substantive discussions on the nature of the future, viable Palestinian State that will be part of any prospective agreement. These talks could provide both sides with the political horizon they seek and offer a way out of the mistrust and insecurity that have characterized Israeli-Palestinian relations for far too long.

 

 

 

While there is no substitute for direct Israeli-Palestinian dialogue, the supporting role of the international community will be essential. All those who support the cause of peace need to maintain an uncompromising stand against the extremists, tackle incitement and intolerance, while strengthening those truly committed to co-existence. Only in this way can we demonstrate that it is dialogue and mutual recognition not violence and rejection which produce results.

 

 

 

The role of the Arab world in this context is critical. We have erred in the past by not sufficiently involving constructive regional actors in assisting the process of Israeli-Palestinian peace-making.

 

The landmark Arab peace initiative presents just such an opportunity for positive regional engagement. If used correctly, it can serve not as a dictate that ties the hands of the negotiating parties, but as a vehicle for Arab States to provide support and legitimacy for the agreed compromises that both Israelis and Palestinians will need to make as part of any future agreement negotiated between them.

 

 

 

The Arab and Muslim world can also act as a catalyst for Israeli-Palestinian reconciliation by advancing parallel steps towards regional reconciliation and giving all peoples of the Middle East tangible indications of the benefits they will enjoy when the region is at peace. In this way, the principle of normalization can be transformed from a vague reward offered at the end of the conflict into a concrete process that helps bring it about.

 

 

 

There are some encouraging signs that we are moving in this direction. The first historic meeting between Israel and representatives of the Arab League, held in Cairo last month, could signal the beginning of a process of working together to support the cause of peace, and creating the climate in which it can take root.

 

 

 

We should have no illusions. The enemies of co-existence, headed by the likes of Iran , Hezbollah and Hamas will do all in their power to sabotage any prospect for peace. They are determined to transform conflicts that are political and resolvable into ones that are religious and irreconcilable. If they succeed, they promise a future of violence, hatred and despair for us all. We cannot close our eyes to the dangers they pose and we will not reach peace unless we work together to overcome them.

 

 

 

It is not enough for the people of the Middle East to quietly hope that the dark designs of the extremists will not materialize. Yes, there is a peace alternative. It offers a brighter, more secure and more dignified future for us all. It offers an alternative reality for a region built on hope rather than fear. But the people of the Middle East , and their leaders, must have the wisdom and the courage to choose it.

 

 

 

*The writer is Vice Prime-Minister and Minister of Foreign Affairs of Israel

 

 

 

The article in Arabic can be found on the Asharq Alawsat website at:

 

www.asharqalawsat.com/leader.asp?section=3&article=424203&issue=10429

 

 

 

22:39 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

Nos " alliés" du Fatah..

Jewish World Review 18 juin2007 / 2 Tamuz, 5766

 


Nos “alliés” du Fatah

 


Par Barry Rubin

 


http://jewishworldreview.com/0607/rubin061807.php3

 


Adaptation française de Sentinelle 5767 ©

 

 


Article donnant à réfléchir, que l’administration Bush, l’UE et tout autre soi-disant "humanitaire" devraient lire

 


Pendant la Première Guerre Mondiale, l’Allemagne conclut que son principal allié, l’Autriche-Hongrie, était plus une charge qu’un atout. Comme un officiel allemand le formula, être membre de cette alliance, c’était être « enchaîné à un cadavre ».

 


Et plus d’un siècle avant, on disait de la dynastie française condamnée, les Bourbons, qu’ils n’apprenaient rien et n’oubliaient rien.

 


Bienvenue dans l’alliance avec le Fatah, espèce d’Autriche-Hongrie et de Bourbons enroulés en une pièce. Le groupe dirige maintenant d’un demi Etat sur la Rive Occidentale après que le Hamas se soit emparé de la bande de Gaza à ses dépens. Les Etats Unis soutiennent le chef de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, par leur aide et probablement une assistance militaire. De même, le gouvernement d’Israël fait tout ce qu’il peut pour préserver ce régime.

 


C’est une décision politique complètement logique. Elle est pleine de sens étant donné l’équilibre des forces et la situation globale. Je comprends pourquoi cela est fait. Le problème est que cela ne va pas très bien marcher, ou au moins seulement dans une mesure limitée. Et si nous savons cela dès à présent, peut-être cela peut-il un peu remodeler la stratégie politique ?

 


Mais d’abord, nettoyons le sol de tous les débris qui font partie de la boite à ordures. Il y a ceux maintenant qui sont en faveur d’un soutien, ou au moins de parlementer avec le Hamas. On dit que l’Union Européenne va poursuivre son aide à la bande de Gaza sous la férule du Hamas, de façon à éviter une crise humanitaire.

 


Comme je le rappelle, en temps de guerre, on n’envoie pas d’aide aux Etats dirigés par l’ennemi, même pour y aider les civils. Mettre la pression est nécessaire pour vaincre l’ennemi. Bien sûr, les Etats-Unis et l’Europe ne sont pas en guerre avec le Hamas, ou le Hezbollah, la Syrie ou l’Iran dans cette affaire. Le problème est que l’Occident ne comprend généralement pas que ces forces sont en guerre avec nous.

 


Si vous envoyez de l’aide à la bande de Gaza, cela renforcera la férule du Hamas. L’aide sera détournée pour payer des terroristes et acheter des armes. Les instituteurs dont vous payez le salaire enseigneront aux enfants que leur devoir le plus élevé est de devenir un islamikaze à la bombe, et que les Chrétiens et les Juifs sont des sous-hommes. Les salaires payés sont utilisés pour acheter le soutien pour le Hamas.

 


Ceux qui sont loyaux sont payés ; ceux qui s’opposent au Hamas ne le sont pas. Tout cela est-il trop dur à comprendre ?

 


Et si quelqu’un veut faire quelque chose d’humanitaire, prenez l’argent qui serait envoyé à la bande de Gaza, et donnez le aux pauvres gens d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud, d’Irak, et même à la rive Occidentale. Ne financez pas le terrorisme, l’antisémitisme, et l’islamisme radical, Bon Sang !
Tout cela est-il trop dur à comprendre ?

 


La seconde partie absurde est qu’il existe une grande opportunité pour faire avancer le processus de paix. N’ayez aucun doute. Les Etats-Unis et Israël peuvent donner de l’argent au Fatah, échanger quelques renseignements, et essayer d’obtenir de faire cesser les attaques terroristes à travers la frontière.
Mais des négociations sérieuses ? Laissez tomber.

 


Pour comprendre la vision du monde du Fatah, essayons un test simple. Vous
êtes un officiel du Fatah. Vous recevez de l’argent. Qu’en faites-vous ? Réponse : vous le mettez sur votre compte bancaire à l’étranger. Pourquoi ? Parce que à côté de l’avidité pure et de la culture de la corruption, vous avez peur que le Hamas ne s’empare aussi de la Rive Occidentale. Vous aurez besoin de fonds pour que vous et votre famille puissiez vous enfuir à l’étranger et y vivre confortablement, très confortablement.

 


De même pour Abbas : c’est un perdant, et ce n’est que s’il est remplacé que l’on pourra commencer à croire à la survie du Fatah. Il représente ce qu’il y a de plus proche d’un intellectuel français dans le mouvement palestinien, mais pas le type de personne que vous aimeriez avoir à côté de vous dans une lutte au couteau.

 


Réfléchissez à ses deux premières décisions. Quel est le Premier Ministre que Abbas a choisi ? Mohammed Dahlan, qui a prévenu de la menace du Hamas depuis plus de cinq ans, ou quelque autre guerrier ?
Non, Salam Fayed, un économiste professionnel. Pourquoi ? Est-ce que Abbas a l’intention de lancer une campagne de développement majeure, et contre la pauvreté ? Non, c’est parce que Fayed, un homme il est vrai honnête et expérimenté, mais certainement pas un conseiller de temps de guerre, est plus adapté pour faire venir l’aide de l’argent occidental.

 


De plus, Abbas a refusé de mettre le Hamas hors la loi sur la Rive Occidentale. Peut-être espère-t-il une réconciliation ? Ou veut-il éviter une confrontation sur ce qui lui reste de territoire ? Si Abbas pense comme un bureaucrate de l’Union Européenne, l est vraiment condamné.

 


Il y a aussi quelque chose de plus profond, dans ce désir de beaucoup de gens en Occident ou en Israël de croire dans une alliance ave le Fatah, groupe qui continue de perpétrer des attaques terroristes, et ne croit pas dans le droit à l’existence d’Israël. Il s’agit de l’obsession du rêve de processus de paix.

 


Aujourd’hui la paix est une très bonne chose. Elle est certainement préférable à la guerre. La paix sert beaucoup mieux les intérêts de gens dans la moyenne. Mais hélas, une paix complète, formelle, ne se produira pas.
Oubliez la. Humez le café. Et faites face à la réalité déplaisante.

 


OK, alors nous devons traiter avec les cartes distribuées. Mais cela signifie une politique dure, montrant aux adversaires ce qu’il en coûte d’être des ennemis ; en faisant pression sur les alliés supposés de livrer les gages.

 


Quelle leçon l’Iran tire-t-elle de la faiblesse occidentale dans son opposition au programme d’armes nucléaires ? Pour paraphraser les mots de l’Amiral de l’Union pendant la Guerre Civile [aux USA, Ndt] : « Au diable les notes diplomatiques ! Mettez pleine vitesse en avant ! »

 


Quelle leçon la Syrie tire-t-elle de l’échec d’Israël à mener des représailles contre elle l’été dernier, et dans le torrent des prétendants qui lui apportent des cadeaux et flattent la dictature ?

 


Poursuivre l’escalade de la guerre contre le Liban !

 


Quelle leçon le Hezbollah tire-t-il du refus occidental de durcir sa position sur la contrebande d’armes, et le tremblement des Européens de crainte que le Hezbollah n’attaque les Forces de gardiens de la paix de la FINUL au Liban ? Réarmez-vous, reconstruisez vos positions dans le Sud, et recommencez à expédier des roquettes sur Israël !

 


Alors d’accord, coopérez avec le Fatah, mais n’ayez aucune illusion, ni aucune attente.
Et ne cédez rien pour rien.

 


Contribuant à la JWR, Barry Rubin est directeur du Centre interdisciplinaire “Global Research in International Affairs (GLORIA = Recherche Mondiale dans les Affaires Internationales), et rédacteur de « Middle East Review of International Affairs » (MEMRI). Son dernier livre : "The Truth About Syria". [la vérité sur la Syrie]

 

07:44 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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