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dimanche, 17 juin 2007

GAZA :l'avertissement de Moshé Yaalon

Gaza : l’avertissement de Moshé Yaalon


Shraga Blum


jeudi 14 juin 2007 -


Pendant que les médias et la coalition politique festoient les succès de leurs « poulains », la mort poursuit son cours de manière typiquement palestinienne dans la bande de Gaza. Les événements se précipitent depuis cinq jours dans ce territoire qui a été vidé de ses Juifs pour y « permettre le développement de l’économie et la prospérité des habitants ».

Cela fait longtemps que l’on attendait le moment crucial où Ismaïl Hanyeh et le Hamas allaient tenter de faire définitivement pencher la balance en leur faveur, en soumettant le Fatah et son chef Abou Mazen. Les innombrables embrasements, et les cessez-le-feu obtenus par l’entremise des Egyptiens, ne trompaient personne. Ce n’était qu’une question de temps. Après avoir pris le contrôle des principaux axes de circulation, les milices terroristes affiliées au Hamas ont entrepris un quadrillage méthodique des points névralgiques de la Bande de Gaza, du Nord au Sud.

Les combats sont cruels et sans pitié, les femmes et les enfants ne sont pas épargnés. Hier, une manifestation « pacifique » de Palestiniens contre les combats, à Khan Younes, a été la cible des tirs des terroristes. Ailleurs, un commando a fait irruption par un tunnel creusé sous l’édifice, dans un poste de commandement du Fatah, assassinant froidement une dizaine de personnes.

Ce matin, le Hamas a commencé à prendre pour cible les derniers bastions symboliques appartenant au Fatah, et annonce que « cette fois-ci, ils iront jusqu’au bout.» La « résistance » des forces fidèles à Abou Mazen est quasiment inexistante. Des dizaines d’officiers de la police palestinienne ont fui vers l’Egypte, les chefs « politiques » du Fatah sont aux abonnés absents, et Abou Mazen multiplie les déclarations que personne n’écoute. Il n’y a qu’en Judée-Samarie, où le Fatah est (pour le moment) plus fort que le Hamas, qu’une réaction commence à se manifester timidement. Des dizaines de terroristes du Hamas y ont été interpellés par la Police palestinienne.

En quelques jours, une centaine de personnes ont été tuées, sans que cela ne soulève la moindre protestation, ni du Conseil de Sécurité, ni de l’Union Européenne, ni d’Amnesty ni…ni…ni…

Les balles ne sont pas israéliennes.

Aucune solution n’est en vue à l’horizon. Les Egyptiens sont découragés. Israël ne veut pas intervenir. Les timides tentatives de l’ONU de proposer l’arrivée d’une force multinationale d’interposition ont été balayées d’un revers de la main par Hanyeh. « Si une force internationale arrive ici, nous la considérerons comme une force d’occupation »

Alors que faire ? Lorsque Binyamin Netanyahou avait averti de la création d’un « Hamastan », ses opposants l’avaient accusé de « répandre la peur dans la population. » Et aujourd’hui, tous les analystes politiques israéliens redoublent aujourd’hui d’imagination pour expliquer la situation, alors que ce scénario était prévu et annoncé.

Parmi ceux qui avaient prévu les événements tels qu’ils se déroulent actuellement, il y avait aussi Moché (Bouggy) Yaalon, ancien chef d’Etat major, et qui avait payé de son poste son scepticisme quant à l’évacuation du Goush Katif. Son remplacement par Dan Haloutz avait constitué l’une des nombreuses escroqueries politiques pratiquées par Sharon pour arriver à ses fins.

Yaalon n’a cessé depuis avant même son éviction, de s’exprimer sur les risques encourus par Israël, sur la voie de garage empruntée par le gouvernement Olmert, et ses analyses pointues sont toujours pertinentes et vérifiées. Et à nouveau, s’allonge la liste de ceux qui ouvrent les yeux quand il est trop tard : des officiers de Tsahal de la division de Gaza avouent maintenant publiquement « qu’on aurait du écouter Yaalon à l’époque. La Hitnatkout a propulsé le Hamas en avant, et tout ce qu’il avait dit se réalise sous nos yeux ». Mais voilà. L’urgent était de chasser les Juifs du Goush Katif, pour effectuer « un changement de cap historique vers la paix… »

Aujourd’hui, l’ancien chef d’Etat major avertit : « Ce qui se passe à Gaza n’est que le début. » Quant à la solution, pour peu qu’il y en ait une, Bouggy Yaalon insiste sur la nécessité vitale pour Israël « de ne compter sur personne, et d’effectuer une offensive terrestre majeure à Gaza ». Tout en se disant conscient des risques encourus par nos soldats, Yaalon précise « qu’il ne s’agit pas d’intervenir pour rendre service à Abou Mazen, mais parce que le stade suivant c’est la constitution du ‘Hamastan’ et ensuite des bombardements sur Ashkelon, Ashdod, Ofakim, Netivot ou Kyriat Gat ». Qui maintenant oserait se lever et taxer le général de paranoïa ?!

Les arguments des « pro-offensive » sont en substance les suivants : « Il est vrai que c’est l’option la plus coûteuse en vies humaines de notre côté. Mais nos ennemis s’arment de manière continue, et plus nous attendons, plus ce sera difficile et meurtrier, car de toutes façons, nous serons tôt ou tard obligés d’entrer à Gaza. » C’est la thèse de Moché Yaalon, comme de nombreux officiers de Tsahal.

A la fin de son interview, il réitère les déclarations qu’il a déjà exprimées à plusieurs reprises : « Il est certain que ce qui se passe dans la Bande de Gaza, tout comme la deuxième guerre du Liban, sont des conséquences directes de l’évacuation du Goush Katif. »

« Si vous fuyez Gaza, Gaza vous poursuivra ». En Israël, les Cassandres ont souvent raison. 

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vendredi, 15 juin 2007

Etat d'urgence à Gaza

  A LA UNE

   
Etat d’urgence à Gaza
Le président de l’Autorité palestinienne a décrété jeudi soir l’état d’urgence et limogé le Premier ministre Ismaïl Haniyeh.
 
La prise de contrôle quasi totale du Hamas sur la bande de Gaza a amené Mahmoud Abbas à prendre des mesures dramatiques. La constitution palestinienne le lui autorisant, il s’est adjugé tous les pouvoirs, et a dissous le gouvernement d’union nationale dirigé par le Premier ministre islamiste Ismaïl Haniyeh, qui est en place depuis le mois de mars après l’accord signé en Arabie saoudite destiné à mettre fin aux violences inter-palestiniennes.
Durant la journée de jeudi, les hommes du Hamas ont pris par les armes le contrôle des bureaux de l’Autorité Palestinienne encore tenus  par le Fatah à Gaza.   Le quartier général de la sécurité préventive a également été conquis par le parti d'Haniyeh dans des combats qui ont duré plusieurs heures, et à l'issue desquels les hommes du Premier ministre ont occupé le bâtiment sur lequel ils ont hissé le drapeau vert de leur mouvement. Dans un communiqué, la branche armée du Hamas a affirmé y avoir saisi des documents "prouvant que ce service complote avec l'ennemi sioniste pour assassiner les chefs de la résistance".  L’offensive générale du mouvement islamiste a également touché les services d’informations, radios et télévisions, qui ont  ensuite diffusé en boucle des messages de leur parti. Dans la soirée, les membres de la branche armée du Hamas attaquaient les derniers postes militaires dépendant du Fatah à Gaza, afin de prendre le contrôle total de ce territoire.        
Les violences ont aussi atteint la ville de Shekhem (Naplouse) où des membres du Fatah ont incendié un bureau qui sert de siège aux députés du Hamas, et des dizaines de militants islamistes ont également été arrêtés par le Fatah dans plusieurs villes de Judée-Samarie.
Dans une conférence de presse spéciale tenue dans la nuit par le Premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh a proclamé que le gouvernement ne serait pas dissous et que les mesures prises par le Président étaient sans valeur, déclarant notamment que la présence du Hamas au gouvernement était " une décision du Peuple palestinien qu'il représente à 96%". Il a ensuite qualifié la résolution de Mahmoud Abbas "d'impétueuse" indiquant que l'entourage du Président n'avait pas réfléchi à toutes ses implications. Appelant au retour au calme, Haniyeh a demandé à ses hommes de libérer les prisonniers du Fatah et s'est engagé à faire revenir la paix dans les territoires, et à créer un nouveau ministère de la sécurité regroupant tous les services d'ordre.
On compte plus d'une centaine de morts dans les affrontements qui opposent depuis une semaine les factions rivales palestiniennes.
Dans ce contexte, les ministres des Affaires étrangères arabes tiendront vendredi au Caire une réunion extraordinaire pour examiner la situation dans la bande de Gaza.

www.israelinfos.net

 

 

07:55 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

GAZA MENACE DE GUERRE PAR GUY SENBEL

Gaza, la menace de guerre
Editorial de la semaine du 16/06/2007

Par Guy Senbel pour Guysen Israël News
Vendredi 15 juin 2007 à 00:46
medium_i90_hamas.jpgCette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur le drame humain et politique qui frappe la bande de Gaza. Depuis deux semaines, deux mois, deux ans, de véritables luttes intestines ouvrent de nouvelles plaies. Chaque jour, la guerre ouverte entre les factions principales palestiniennes que sont le Fatah et le Hamas alimentent des violences terroristes qui mettent en danger Israël et risquent de déstabiliser le Moyen Orient.

Au prétexte de coup d’Etat ou de menace de renversement d’un régime politique encore embryonnaire, le Hamas fait son possible pour discréditer jusqu’au principe même d’une autonomie palestinienne ; les Palestiniens avaient cru qu’une Autorité, qui ne parvient toujours pas à s’affirmer, serait une étape intermédiaire en direction de la constitution d’un Etat.
Phénomène étrange, alors que les principaux leaders politiques israéliens n’affirment plus leur opposition à la création d’un Etat palestinien et que nombre d’entre eux la disent même souhaitable, les Palestiniens ne parlent plus de leur Etat. Comme s’il s’agissait de protéger un statut de victime, cultivé depuis la création de l’Etat hébreu. Comme si la « cause palestinienne » devait continuer de servir les intérêts de pays toujours hostiles à la présence d’une nation non arabe sur les ''terres d’Islam.''

La démonstration peut sembler caduque, mais c’est bien ce que l’on comprend des prêches prononcés par des Imams intégristes qui relayent à Gaza et ailleurs en Judée et Samarie les messages, voire l’action terroriste d’Al Qaïda.
Al Qaïda n’a plus besoin d’envoyer des cassettes vidéo aux chaînes d’information pour signer son œuvre mortifère. Al Qaïda s’implante.

L’extension du conflit interne aux Palestiniens risque à la fois de faire de Gaza une « terre du Hamas », véritable poche terroriste au flanc d’Israël, et de développer des risques de conflits ouverts entre le Hamas, le Fatah, et les Israéliens installés en Judée – Samarie.

Le risque d’embrasement est élevé. Une nouvelle guerre dans la région obligerait les Israéliens à frapper des cibles probables et identifiées, mais aussi peut-être des pays avec lesquels Israël est en « guerre froide » depuis des décennies.

Quelles que soient les conséquences des tensions qui s’exacerbent, Israël devra jouer à fond la carte diplomatique, avec les pays occidentaux notamment...
Mais, le pessimisme se doit d'être de rigueur, il est certain que le Hamas encouragé par ses alliés naturels, l'Iran et la Syrie cherchera à déclencher la guerre, histoire de se grandir dans le monde arabe, comme l'a fait le Hezbollah à travers la guerre du Liban II.

Dans ce contexte, l’élection de Shimon Pérès à la fonction de Président de l’Etat d’Israël, pourrait être utile. Cet homme est aimé en Europe, où son image est celle d’un modéré, pacifique, en constante recherche d’alliances.
On le dit charismatique.

Le grand père de la vie politique israélienne aura pratiquement réussi à obtenir 82 voix de ses camarades de la Knesset, à l’aube de ses 85 ans.

Mais au poste le plus symbolique d’Israël, nous avons désormais un homme qui est le symbole des grandes réussites mais aussi des plus grands échecs de notre pays, de la puissance de sa défense à l’échec retentissant des accords d’Oslo.

Il faut admettre que cet homme, qui aura suscité l’admiration des uns et le mépris des autres donne à Israël, au-delà des polémiques, une image de paix, d’ouverture et d’expérience.
Le rôle de représentation qui est aujourd’hui celui de Shimon Pérès, l’oblige désormais à faire l’indispensable pour le retour de nos trois soldats, ceux que Shaoul Mofaz appelle « nos trois garçons ».

Car cette semaine, nos pensées vont vers Guilad Shalit, Ehoud Goldwasser et Eldad Reguev, nos enfants, retenus en otage depuis un an. 

www.guysen.com





 

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mercredi, 13 juin 2007

ISRAEL A UN NOUVEAU PRESIDENT

Israël a un nouveau président de l’Etat
Shraga Blum
mercredi 13 juin 2007 - 16:14



Tel un candidat répété au baccalauréat à qui l’on souhaitait de finalement réussir, Shimon Pérès est devenu cet après-midi le 9e président de l’Etat d’Israël. Après des mois d’hésitations, Shimon Pérès avait finalement déposé sa candidature à ce poste certes honorifique, mais délicat et important au vu de la situation actuelle.

 

Durant la campagne, toutes les configurations étaient évoquées, étudiées, analysées, espérées ou redoutées. La procédure du bulletin secret permettait en effet d’ébaucher de multiples scénarios : alliance de dernière minute, doubles promesses de soutien, trahisons, vengeances personnelles, amitiés trans-partisanes etc..

 

Les conseillers en communication de Shimon Pérès – particulièrement Eyal Arad - sachant le personnage controversé, ont apparemment trouvé la corde sur laquelle jouer pour promouvoir leur candidat, si souvent « trahi » par les urnes dans le passé : son âge. Handicap pour une fonction politique, il s’avérait au contraire un atout de taille pour ce poste honorifique. Pérès en était d’ailleurs très conscient, en déclarant lors de sa candidature : « Ce sera sans doute mon dernier mandat ». Dès lors, il ne fallait pas forcément appartenir au Parti des Retraités pour se dire alors qu’il serait souhaitable que ce vétéran de la classe politique israélienne finisse sa longue carrière sur un succès, d’autant qu’il se manifesterait à propos d’une fonction assez consensuelle, et sans trop de risques politiques pour Israël !

 

Plus l’échéance approchait, et plus l’éventualité de sa victoire était évoquée. Le soutien du parti Shass, annoncé de manière dramatique après un vrai-faux suspense, ne laissait plus planer le doute, si ce n’était le label de la malédiction qui planait sur celui qui s’était taillé la réputation de l’éternel perdant.

 

Le premier tour de l’élection a en fait constitué une mini-surprise, et déjoué les pronostics de la plupart des experts, qui prévoyaient presque tous la tenue de 3 tours. En obtenant 58 voix, Shimon Pérès avait frôlé la victoire dès le premier tour, et du coup, provoqué un « choc électrique » qui allait précipiter les choses. N’ayant obtenu que 21 voix, Colette Avital annonçait dès la fin des résultats, son retrait de la course, déclarant « avoir obtenu ce qu’elle voulait, c'est-à-dire un résultat honorable ». Dans la foulée, Reouven Rivline invitait les journalistes à lui tendre les micros, dans lesquels il annonçait, la voix tremblante d’émotion, son retrait, et surtout sa demande « de voir toute la Knesset voter pour Shimon Pérès » en signe d’union. Finalement, Pérès aura bénéficié de 86 voix sur 120, ce qui est net, mais cependant pas le « grand rassemblement » escompté par certains.

 

Tous les analystes ainsi que les hommes politiques interrogés à chaud ont reconnu la grandeur et la noblesse de ces deux personnages, qui ont d’ailleurs été en phase avec la réputation unanime de droiture et d’honnêteté qui est la leur dans l’exercice de leur mandat.

 

Le 2e tour, de pure formalité, a donc consacré la victoire de Shimon Pérès. En fin de compte, une coalition de considérations politiciennes, tactiques, personnelles et éthiques auront contribuer à le porter à cette haute fonction.

 

Comme lors de la distribution des Césars du cinéma, certains diront qu’elle représente « tout l’oeuvre de sa vie », et s’il est vrai que si Pérès, vers la fin de sa carrière politique active a été à l’origine d’initiatives hautement contestables, une défaite aujourd’hui aurait été ressentie par beaucoup – à part lui - comme une humiliation ultime qu’un cœur juif a du mal a accepter.

 

Shimon Pérès accède en fait à une fonction « inoffensive » qui aurait du être la sienne depuis un certain temps. Cet homme qui a joué, rappelons-le, un rôle majeur dans l’édification de la puissance militaire israélienne - et surtout de sa force nucléaire - fait partie des « icônes » des personnages politiques de l’après-naissance de l’Etat d’Israël. Son action en faveur de l’Etat d’Israël, et sa volonté de lutter pour son bien ne sont pas à mettre en doute, même si la cécité propre à la gauche israélienne l’a poussé à promouvoir les accords d’Oslo en dépit du prix qu’ils nous ont coûtés, et des risques énormes qui n’ont cessé de se confirmer depuis. Son rêve d’ « un nouveau Moyen-Orient » s’est évanoui dans le sang des victimes du terrorisme aveugle, et sous le bruit des bombes humaines, des balles et des missiles.

 

Par contre de Président de l’Etat sied tout à fait à Pérès, habitué des cérémonies et des voyages à l’étranger. Tout le monde espère que l’ancien Premier ministre réussira sur les deux

scènes : à l’intérieur, de rehausser l’image mise à mal de l’institution présidentielle, et à l’étranger, à être un ambassadeur de la cause israélienne face à la détérioration dramatique de la cause sioniste dans le monde.

 

Cette victoire de Pérès est aussi celle d’Ehoud Olmert. A court terme certes, mais tout de même. En misant sur Pérès dès le début, Olmert prenait un risque politique certain, vu sa situation catastrophique dans l’opinion politique. La victoire de son « cheval » procure une victoire psychologique à ce Premier ministre que l’on disait « agoniser », et il lui libère d’un coup quatre postes ministériels qu’il pourra distribuer à des personnes « stratégiquement intéressantes. » Son visage radieux lors de son discours de félicitations cet après-midi, n’a rien à voir avec celui de l’Olmert des conclusions Winograd. Mais en politique israélienne, les victoires à court terme le sont réellement, et les mois qui viennent ne seront pas des plus faciles pour Olmert, et de nombreux écueils l’attendent au tournant.

 

Le grand perdant de ce scrutin, même si c’est avec panache et grandeur, est Rouven Rivline. Personnage haut en couleurs, estimé au-delà de son parti, et comptant des amis personnels dans des formations bien éloignées du Likoud, Rivline aura sans doute été trahi par de nombreux députés qui lui « auront promis leur voix ». Comme il l’a lui-même déclaré hier de manière ironique - et prophétique- « si je perds dans cette élection, j’aurais au moins droit à apparaître dans le Livre des Record du Guiness, pour être le seul à avoir perdu contre Shimon Pérès !». Mais sa relative jeunesse lui permettra peut-être de briguer un nouveau mandat, avec cette fois-ci une configuration parlementaire plus favorable à la droite.

 

En attendant, les premières images diffusées du Président Pérès, sont celles d’un homme soulagé, mais fatigué par les poids des années, dont le visage traduit un certain retrait par rapport à la réalité. Il essaiera sans doute de jouer le rôle « du grand-père de la Nation » durant ses années de Présidence.

 

Malgré les nombreux griefs que l’ont peut avoir quant à ses initiatives politiques passées, au nom du respect de l’âge préconisé par la Thora, souhaitons-lui réussite dans son mandat, et proclamons avec Reouven Rivline. « Vive le Président de l’Etat, vive l’Etat d’Israël. »



23:35 Publié dans Israel | Lien permanent | Commentaires (0)

REFLEXTIONS SUR L'ABANDON DU GOLAN

REFLEXIONS SUR L’ABANDON PAR LE PREMIER MINISTRE OLMERT DU GOLAN AU PROFIT DE LA SYRIE

 

 

 

Par Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH

 

Bertrand.ramas-muhlbach@wanadoo

 

13 juin 2007 

 

 

 

Selon le Yediot Aharonot du vendredi 8 juin 2007, le Premier Ministre Ehoud Olmert serait prêt à offrir le plateau du Golan à la Syrie, en échange de la paix.

 

L’information a naturellement déclenché un concert de protestations des députés de la droite israélienne tel le Député Guideon Saar (Likoud) qui a appelé les partis Israël Beitenou et Shass à quitter la coalition, ou les Députés Zevouloum et Effi Eitam (PNR) qui estiment que la démarche est dictée par un intérêt politique personnel, voire encore le Député Israël Katz (Likoud) qui considère que le Premier Ministre devient une charge stratégique pour l’Etat. Pour sa part, le Député arabe Ahmed Tibi a encouragé Monsieur Olmert à poursuivre sur cette voie en appelant à un retrait total du Golan.

 

En réalité, la loi israélienne ne confère pas au Premier Ministre le droit de remettre en cause l’intégrité territoriale de l’Etat. Aussi, la mise en place d’un référendum tel que préconisé par Feu le Premier Ministre Yitzhak RABIN, restituerait au peuple d’Israël le choix d’une configuration nouvelle de l’Etat (1°). En tout état de cause, aucun fondement juridique, éthique ou philosophique ni même une (très improbable) perspective de paix, ne justifie un tel cadeau à la Syrie (2°).

 

 

 

1° l’opportunité d’un référendum concernant l’abandon de souveraineté sur le Golan

 

 

 

Depuis sa naissance, Israël a toujours contrôlé tout ou partie du plateau du Golan : lors de l’armistice de 1949, l’armée syrienne s’est retirée au-delà de la frontière et le secteur, déclaré zone démilitarisée, a été partagé entre Israël qui prenait le contrôle de la partie centrale alors que les syriens prenaient possession de EL Hamma sur la rive Nord est de Tibériade. Par la suite, le Golan a été entièrement occupé par Israël le 4 juin 1967 (guerre des six jours) puis annexé le 14 décembre 1981.

 

Désormais, le Golan fait partie intégrante du territoire israélien et ce, en dépit d’une absence de reconnaissance internationale et de condamnations répétées de la communauté internationale (résolutions n° 242, résolution n°338 du 22 octobre 1973, résolution 497 du 17 décembre 1981, résolution 497, résolution 1998/2 de la Commission des Droits de l’Homme...)

 

Le problème se pose donc de savoir si l’Etat hébreu doit sacrifier sa sécurité et s’amputer d’une région dont l’importance est stratégique et économique, alors même que la population « non juive » locale (quelques milliers d’âmes) n’a aucune origine historique commune avec la population syrienne. En effet, les druzes en tant que secte chiite, sont considérés par les sunnites syriens comme des égarés qui rejettent la charia et les obligations rituelles qui en découlent.

 

Dès lors, en cas de décision portant abandon de souveraineté du Golan, sûrement conviendrait-il d’associer la population israélienne par la voie du référendum, conformément à la position défendue à la Knesset par le Premier Ministre Yitzhak RABIN en 1994.

 

Monsieur RABIN, avant de disparaître tragiquement, avait suggéré la mise en place d’un référendum sur un éventuel retrait du Golan pour associer le peuple d’Israël « aux choix douloureux, susceptibles de conduire à la paix ».

 

Aussi, et pour ce qu’il en est des modalités, Monsieur RABIN avait suggéré de finaliser préalablement le projet afin de pouvoir le présenter au peuple et dire : « Regardez, c’est ce que nous avons réalisé, et c'est le prix à payer. L'accomplissement est la paix avec la sécurité et des aménagements pour la sécurité. Vous devez choisir entre le maintien de la situation existante ou indiquer si vous êtes prêt pour la paix, avec le prix qu'elle nécessite » (Rabin, débats à la Knesset du 17 janvier 1994).

 

Le projet n’ayant jamais été finalisé, le référendum n’a pu être soumis au peuple d’Israël. Néanmoins, si la question venait à être reposée, c’est au peuple d’Israël qu’elle devrait l’être pour lui permettre de décider des contours nouveaux de l’Etat sans que la modification ne puisse être imputée à une décision politique partisane et controversée.

 

Dans cette occurrence, peut-être conviendrait-il de faire participer les juifs de diaspora à ce référendum (de façon purement consultative) pour deux raisons principales :

 

- tout d’abord, en leur qualité de membre du peuple juif, il conviendrait de les associer au devenir de l’Etat hébreu.

 

- par ailleurs, pour ceux des candidats à l’Alya qui envisageraient une installation dans le Golan, il est important de mesurer les risques d’un passage sous souveraineté syrienne ou des possibles désagréments occasionnés par un déplacement forcé, comme ce fut le cas des populations juives du Gouch Katif au cours de l’été 2005.

 

 

 

2° l’absence de fondement au retrait

 

 

 

En tout état de cause, rien ne justifie un tel abandon de souveraineté.

 

La Syrie semble conditionner la paix avec Israël à une restitution du Golan alors qu’en réalité, le Golan n’est qu’un prétexte pour justifier l’attitude belliqueuse du pouvoir syrien et l’Etat de belligérance, sans relation avec l’annexion du plateau du Golan.

 

Pour les pays arabes (dont la Syrie), c’est le principe même de la création de l’Etat d’Israël qui pose problème et non son implantation sur telle ou telle partie du territoire.

 

Aussi, un abandon de souveraineté sur la région serait parfaitement contreproductif car non seulement la paix ne serait pas signée mais en outre, l’Etat d’Israël serait encore délégitimé sur la scène internationale : si le Golan est restitué, c’est que son annexion est illégitime. Or si tel est le cas, on peut considérer que l’annexion de Jérusalem l’est également tout comme la création de l’Etat hébreu lui-même.

 

Le chef de l'opposition syrienne Farid Ghadry en tournée avec le député Youval Steinitz (Likoud) sur le plateau du Golan ne s’y est pas trompé et a appelé Israël à ne pas entamer de négociations de paix avec Damas.

 

En tout état de cause, l’Etat Hébreu ne doit pas tomber dans le piège d’une remise en cause des étapes du processus historique sauf à se perdre dans des conjectures tout aussi stériles qu’absurdes.

 

En effet, au lieu de restituer le Golan à la Syrie, pourquoi ne pas restituer la Syrie à la France qui était la puissance mandataire instituée par la société des nations le 25 avril 1920. Dans ce cas, les négociations sur le Golan se poursuivraient avec le Président Nicolas Sarkozy.

 

De la même manière, pourquoi ne pas imaginer une restitution du Moyen Orient à la Turquie puisque la région faisait partie de l’Empire Ottoman avant la Première guerre mondiale. Dans cette hypothèse, et compte tenu du souhait exprimé par la Turquie d’entrer dans l’Union européenne, les négociations sur le Golan pourraient se poursuivre avec le Président de l’Union européenne et le président Turque Ahmet Necdet Sezer.

 

Inversement, et plus symboliquement, pourquoi en marge du retrait du Golan, le Premier Ministre Olmert n’irait pas jusqu’au bout de son raisonnement en préconisant une reconstitution de la Syrie Historique Bilad al-Cham qui comprenait la Syrie actuelle, le Liban, la Jordanie, la Palestine Historique c'est-à-dire Israël et les territoires palestiniens :  il suffirait, pour se faire, de renoncer à la souveraineté juive sur l’Etat d’Israël et de faire allégeance à la Syrie...

 

Ne nous y trompons pas : il n’y a d’autre solution que de figer les situations contemporaines en conservant le Golan à l’intérieur des frontières de l’Etat juif.

 

De même, lorsqu’un Premier Ministre est confronté à des problèmes personnels, il conviendrait de ne pas détourner l’attention du public en délégitimant l’Etat d’Israël.

 

 

 

Note de www.nuitdorient.com

 

L'ouverture de paix syrienne n'a d'autre but que de desserrer l'étau américain. Elle implique la restitution du plateau du Golan par Israël à la Syrie. Or ce plateau a été conquis suite à une offensive syrienne contre Israël en 1973. En dehors de son intérêt stratégique sur le plan militaire et sur le plan de l'approvisionnement en eau, ce plateau a appartenu à la Syrie moins longtemps qu'il n'a appartenu à Israël, depuis son annexion. Territoire très peu dense, il est peuplé aujourd'hui de presqu'autant de Juifs que de Druzes. Or les Druzes étaient prêts à faire allégeance à Israël, si cet état était ferme et clair dans ses intentions.

 

 

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